Biographie de Balthus

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Commissione Cultura visita mostra a Palazzo StrozziParlamento dello Toscana
fino al 18.VII.2010 Uno sguardo nell'invisibileExibArt

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Il Sole 24 Ore

De Chirico, Max Ernst, Magritte, Balthus. Uno sguardo nell'invisibile
Il Sole 24 Ore
Fino a Balthus, con suo quotidiano tormentato ed enigmatio. Strepitoso il dipinto di grande formato "Le passage du Commerce-Saint-Andrè" (1952-54), ...
DE CHIRICO, ERNST, MAGRITTE E BALTHUS DAL 25 FEBBRAIO A PALAZZO ...Viaroma100.net
Firenze: De Chirico, Max Ernst, Magritte, Balthus - Uno sguardo ...100 Blog Network (Blog)
De Chirico, Sguardo nell'invisibileANSA
Il Reporter -Toscana TV -DGmag.it
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Balthasar Kłossowski de Rola, dit Balthus, Paris, 29 février 1908 - Rossinière, Suisse, 18 février 2001, est un peintre figuratif français d'origine polonaise. Il est le frère de l'écrivain Pierre Klossowski.



« La meilleure façon de commencer est de dire, Balthus est un peintre dont on ne sait rien. Et maintenant, regardons les peintures. » Telle est la réponse laconique que le peintre adresse à la Tate Gallery, qui, organisant une exposition de ses œuvres, souhaitait également agrémenter le catalogue de quelques éléments biographiques. Le « Roi des chats », titre d’un de ses autoportraits, a en effet toujours souhaité s’entourer d’une aura de mystère, ce qui a sans aucun doute contribué à occulter sa personnalité et son œuvre aux yeux du grand public.

Rare et discret, il l'est dès sa naissance, un 29 février 1908 à Paris ; un anniversaire qui fait aussi partie de la « légende Balthus » et que son « grand ami » Rilke ne manquait jamais de souhaiter avec une lettre. D'ascendance polonaise par son père, Erich Klossowski, historien de l’art, peintre et décorateur de théâtre, et russe par sa mère Baladine Klossowska (mais tous deux ressortissants prussiens), Balthus nait à Paris mais sa famille, du fait de ses origines, se réfugie en Suisse lors de la Première Guerre Mondiale. Ses parents se séparent peu après et Balthus passe son enfance dans la région de Genève, près de sa mère.

Baladine rencontre le poète Rilke en 1919 : Balthus a alors 11 ans. Le jeune garçon publie son premier livre de dessins sous l'impulsion de son célèbre mentor, Mitsou. Il signe le recueil du nom de Baltusz, surnom qu'on lui donne à l'époque, et qu'il transformera en Baltus puis en Balthus par la suite. Durant son adolescence, il bénéficie des nombreuses relations de sa mère qui viennent la voir dont André Gide, Maurice Denis, Pierre Bonnard...

Il part à Paris avec sa mère et son frère en 1924 et suit l'enseignement de Pierre Bonnard et de Maurice de Vlaminck. Il peint ses premiers tableaux. Il copie alors des œuvres du Louvre. En 1926, il part pour l'Italie étudier les peintres de la Renaissance, en particulier les fresques de la Légende de la Vraie Croix de Piero della Francesca à Arezzo, ainsi que celles de Masaccio à Florence. En 1929, il expose pour la première fois à Zürich, sans grand succès.

Il s'installe à Paris en 1933. Il entre en contact alors avec le mouvement surréaliste par l'intermédiaire de Pierre Lœb mais il ne se sent guère de point commun avec la mouvance d'André Breton. Il expose en 1934 une série de tableaux mettant en avant des jeunes filles à la tenue équivoque et qui feront sa célébrité.

Il se marie en 1937 avec Antoinette de Watteville (1912-1997). Cette dernière lui sert de modèle dans plusieurs toiles, dont La Toilette (1933, Centre Pompidou, Paris) et Jeune fille en costume d'amazone (1932, collection Stanislas Klossowski).

Il est mobilisé en Alsace au début de la Seconde Guerre mondiale mais est rapidement démobilisé pour des raisons mystérieuses. Il s'installe alors à Champrovent en Savoie, puis rejoint Fribourg en Suisse où naissent deux de ses fils, et Cologny près de Genève. Il y achève Les Beaux Jours (Washington DC, Smithsonian Institute) en 1946. Cette même année, il se sépare de sa femme et retourne à Paris.

Il réalise les décors et les costumes d'une pièce d'Albert Camus, L'État de siège et peint La Chambre (Washington DC, Smithsonian Institute) en 1947-1948). En 1950 il effectue les décors de l'opéra Cosi fan tutte de Wolfgang Amadeus Mozart au festival d'Aix-en-Provence.

En 1953, il quitte Paris pour le château de Chassy, en Bourgogne, où il reste près de huit ans. Il y achève La Chambre et Le passage du Commerce-Saint-André (1952-1954, collection particulière). Il y fait plusieurs paysages, vus de ses fenêtres. Il se crée un personnage de dandy et d’aristocrate « féodal », ainsi qu’il se décrivait, son appartenance à la noblesse restant non établie[1].

En 1961, il est nommé Directeur de l'Académie de France à Rome, à la Villa Médicis, par André Malraux. Il est rejoint par Setsuko Idata, jeune étudiante dont il est amoureux. Elle lui sert de modèle dans plusieurs tableaux dont la Chambre turque (1963-1966, Paris, Centre Georges Pompidou). Il l'épouse en 1967 au cours d'un voyage au Japon.

En 1977, à la fin de son mandat romain, le peintre prend le thé au Grand Chalet de Rossinière, s'en éprend et l'achète. Il y vivra jusqu'à sa mort avec sa femme et sa fille Harumi. Il fait de nombreuses exposition de par le monde et est encensé par la presse et les critiques.



Son œuvre peinte est relativement rare puisqu'on ne compte environ que 300 peintures dont beaucoup ne sont pas datées[2]. C'est un artiste méticuleux, certains tableaux nécessitant plusieurs années pour être achevés et il se servait d'études préparatoires. Balthus est resté célèbre pour ses tableaux de jeunes filles souvent peintes dans des poses ambiguës, jouant sur l'idée de l'innocence perdue à l'adolescence. Il reste un artiste figuratif à une époque où l'abstraction est reine.

  • La Leçon de guitare (1934) est sans doute son œuvre la plus célèbre qui provoqua d'intenses controverses par son exposition d'une scène sexuellement explicite.
« Je vois les adolescentes comme un symbole. Je ne pourrai jamais peindre une femme. La beauté de l’adolescente est plus intéressante. L’adolescente incarne l’avenir, l’être avant qu’il ne se transforme en beauté parfaite. Une femme a déjà trouvé sa place dans le monde, une adolescente, non. Le corps d’une femme est déjà complet. Le mystère a disparu.»
  • La rue (1933)
  • La Toilette de Cathy (1933)
  • Alice dans le miroir (1933)
  • La Caserne (1933)
  • Le roi des chats (1935)
  • Thérèse rêvant (1938)
  • Paysage de Champrovent (1941-1943)


  • Est resté directeur de l'Académie de France à Rome, de 1961 à 1977.
  • A été Président des Amis de Courbet de 1992 à 1998.
  • L'auteure chinoise Shan Sa a écrit son premier roman, Porte de la paix céleste, alors qu'elle faisait office de secrétaire du peintre, chez lui en Suisse.


  • Anecdote cinématographique. Dans le film de François Truffaut Domicile conjugal (1970) (scène reprise in extenso dans L'Amour en fuite (1979)), les deux personnages principaux, Antoine Doinel (interprété par Jean-Pierre Léaud) et sa femme Christine (Claude Jade), se sont quelque peu disputés et vivent séparément. À un moment donné, Christine décroche du mur un petit dessin d'environ 25 x 25 cm et le tend à son mari qui est venu voir leur enfant Alphonse :
    Christine : – Tiens, prends le petit Balthus.
    Antoine : – Ah, le petit Balthus, je te l'ai offert, il est à toi, garde-le.
    Ce dessin présente au premier plan un personnage sombre (de dos ?), dans une allée avec des arbres sur la gauche. Il ne ressemble à rien de ce que Balthus aurait dessiné et n'est pas illustré dans le catalogue raisonné (cf. Bibliographie), mais les recherches continuent pour l'identifier. Extrait du film avec cette scène : Claude Jade donne le Balthus à Jean-Pierre Léaud ([1])


  • Balthus, "Portraits privés",Editions Noir sur Blanc,2008. Dans «Balthus portraits privés», les Editions Noir sur Blanc ont regroupé des témoignages de sa famille, de sa femme Setsuko, de sa fille Harumi, des amis, ...
  • Aubert, Raphaël, Le Paradoxe Balthus, Paris, La Différence, 2005.
  • Balthus, Correspondance amoureuse avec Antoinette de Watteville, Paris, Buchet/Chastel, 2001.
  • Balthus, et Zeki, Semir, Balthus ou la quête de l'essentiel, Paris, Les Belles Lettres/Archimbaud, 1995.
  • Balthus, catalogue de l'exposition au Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, 1983 ; commissaires : Dominique Bozo et Gérard Régnier, avec une préface de D. Bozo, et des textes d'Antonin Artaud, Pierre Jean Jouve, Jean Starobinski, René Char, Paul Éluard, Albert Camus, Pierre Klossowski, Yves Bonnefoy, Jean Cassou, Gaëtan Picon, Jean Clair, Federico Fellini.
  • Balthus, catalogue de l'exposition au Musée des Beaux-Arts de Lausanne du 29 mai au 29 août 1993, sous la direction de Jörg Zutter, Genève, éd. Skira, 1993.
  • Balthus, catalogue de l'exposition au Palazzo Grassi à Venise du 9 septembre 2001 au 6 janvier 2002 (dates non mentionnées dans le catalogue), sous la direction de Jean Clair, Paris, éd. Flammarion, 2001, 496 pages.
  • Clair, Jean, Les Métamorphoses d'Eros, Paris, Réunion des musées nationaux, 1996.
  • Clair, Jean, et Monnier, Virginie, Balthus, Catalogue raisonné de l'œuvre complet, Paris, Gallimard, 1999.
  • (en) Davenport, Guy, A Balthus Notebook, New York, Ecco Press, 1989.
  • Fox Weber, Nicholas, Balthus, une biographie, Paris, éd. Fayard, 2003, 785 pages.
  • Klossowski de Rola, Stanislas, Balthus, peintures, Paris, éd. Hermann, 1983.
  • Lequime, Jérôme, L'Imprenable (Balthus et le paysage), Nièvre, éd. du Pas, 1999.
  • Leymarie, Jean, Balthus, Genève, éd. Skira, 1990.
  • Roy, Claude, Balthus, Paris, Gallimard, 1996.
  • Rilke, Rainer Maria, Lettre à un jeune peintre. Balthus, Paris, éd. Archimbaud, 1994.


  • Balthus de l'autre côté du miroir (1996) de Damian Pettigrew, est un long-métrage documentaire produit par Olivier Gal et Planète (France). Plusieurs fois primé, le film éclaire surtout la démarche du peintre. Tourné en Super 16 pendant quatre saisons en Suisse, en Italie, en France, et en Angleterre (dans les landes désolées du Yorkshire).




  1. Yacob A, Balthus, un exil volontaire au château de Chassy, Dossier de l'art n° 153, p 50-57
  2. Entretien avec Jean Clair, L'exposition anniversaire à la Fondation Gianadda, Dossier de l'art n° 153, p2-16

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