Biographie de Dieudonné

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Dieudonné, nom de scène de Dieudonné M'bala M'bala, est un humoriste et acteur français né le 11 février 1966 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).



Né en 1966 d'une mère française sociologue et peintre (Josiane Grué) et d'un père camerounais expert-comptable, Dieudonné grandit en banlieue parisienne (Antony, Bagneux et Verrières-le-Buisson[1]).



Après avoir vécu de petits boulots, il démarre dans le spectacle d'abord seul par l'écriture, puis avec son ami d'enfance Élie Semoun au sein du duo Élie et Dieudonné.

Le tandem traite des thèmes du racisme et de l'exclusion, cristallisant les hostilités communautaires dans plusieurs de leurs sketchs et notamment dans celui, caractéristique, où Dieudonné jouant le rôle de Bokassa, un noir, est opposé à Élie incarnant Cohen, un Juif.

En 1993, il crée la société Bonnie production, la maison Merlin éditions en 1995 et les Ateliers de la Ganasphère en 1996.

En 1995, il sort un single, J'm'en cure le zen[2].

Dieudonné poursuit sa carrière d'humoriste, notamment dans son théâtre La main d'or à Paris qu'il a acquis à la fin des années 1990. Il fait également de ce café-théâtre un lieu de présentation du travail de jeunes artistes.

En 1997, Élie et Dieudonné se séparent pour des raisons qui apparaissent être autant professionnelles que personnelles[3].

En 1998, il participe à la chanson Je crois que ça va pas être possible de l'album Essence ordinaire du groupe Zebda, dénonçant les discriminations raciales et religieuses.

En 2000, il chante en duo avec Gad Elmaleh dans la chanson J'ai la haine[4].

En 2003, il retrouve le groupe Zebda, pour faire une apparition dans le clip de leur chanson L'erreur est humaine[5].

Les spectacles et interventions de Dieudonné sont souvent en rapport avec l'actualité et des problèmes de société.

C'est le cas pour son spectacle Mes excuses qu'il joue dans le contexte de la polémique autour de certaines de ses interventions médiatiques. C'est aussi le cas pour son spectacle 1905 en rapport avec le débat sur la laïcité et le voile.

En mars 2006, Dieudonné débute un spectacle intitulé Dépôt de bilan.

2007 voit Dieudonné présenter un nouveau spectacle, Best-of : le meilleur de Dieudo; comme à son habitude, l'humoriste se produit au théâtre de la Main d'or, mais aussi au Québec : festival Juste pour rire, impérial de Québec, national de Montréal, Grand Rire de Gatineau.

En 2008, il présente le spectacle J'ai fait l'con.



  • 1991 ~ 1993 : Élie et Dieudonné
  • 1993 ~ : L'avis Des Bêtes - Une Certaine Idée De La France
  • 1996 : Élie et Dieudonné en garde à vue


  • 1997 : Tout seul
  • 2000 : Pardon Judas
  • 2002 : Cocorico à Bobino
  • 2003 : Le divorce de Patrick
  • 2004 : Mes excuses (initialement nommé Mes excuses, dans ton cul)
  • 2005 : 1905
  • 2006 : Dépôt de bilan
  • 2007 : Best-of 1 : le meilleur de Dieudo
  • 2008 : Best-of 2 : le meilleur de Dieudo
  • 2008 : J'ai fait l'con




Dieudonné débute en 1996 une carrière cinématographique avec le film Didier d'Alain Chabat et joue dans de nombreuses comédies entre 1996 et 2004. Deux de ses projets de film, l'un sur Judas[6] et l'autre sur l'esclavage (Le Code noir), n'ont pas abouti.



  • 1991 : Marc et Sophie (TV) (apparition)
  • 1991 : Vivement lundi ! (TV) (apparition)
  • 1992 : Les taupes-niveaux (TV) de Jean-Luc Trotignon : Le propriétaire de la '4L'
  • 1996 : Didier de et avec Alain Chabat : un commentateur sportif
  • 1997 : Le Déménagement d'Olivier Doran : Sam
  • 1997 : Le clone de Fabio Conversi : Léo
  • 1998 : Le Derrière de et avec Valérie Lemercier : Francis
  • 1999 : Vive nous de et avec Camille de Casabianca : Bruno
  • 2001 : Une famille très ordinaire
  • 2001 : Philosophale de Farid Fedjer
  • 2001 : Voyance et manigance d'Eric Fourniols : le mage Alban
  • 2001 : HS Hors Service de Jean-Paul Lilienfeld : Marchand
  • 2001 : Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre de et avec Alain Chabat : Caius Céplus
  • 2003 : Les clefs de bagnole de et avec Laurent Baffie: lui-même
  • 2004 : Les 11 commandements de François Desagnat & Thomas Sorriaux: le Dieu de la blague
  • 2004 : Casablanca Driver de et avec Maurice Barthélémy: Bob Wise
  • 2005 : État de guerre (documentaire) de Francesco Condemi & Béatrice Pignède: lui-même
  • 2007 : La Méthode Bourchnikov de Grégoire Sivan: Roman Goübrick (voix)






  • 1997 : candidat aux législatives dans la deuxième circonscription d'Eure-et-Loir (Dreux) face à Marie-France Stirbois, candidate du Front national. Il obtient 7,74 % des suffrages[7].
  • 1998 : candidat aux élections régionales du Centre. Il obtient 4,77 % des suffrages avec la liste Les Utopistes[8].
  • 30 novembre 2000 : candidat des Utopistes à l'élection présidentielle de 2002[9]. Il ne recueille pas les parrainages nécessaires pour se présenter au premier tour.
  • 9 juin 2002 : candidat aux législatives de la 8e circonscription du Val-d’Oise avec Joby Valente pour suppléante[10]. Il s'oppose au député sortant Dominique Strauss-Kahn. Il obtient 2,18 % des suffrages sous les couleurs du Rassemblement pour la Démocratie et le Civisme.
  • 2004 : initialement candidat sur la liste Euro-Palestine aux élections européennes de juin, il la quitte en octobre, en même temps qu'Alain Soral. Dieudonné estime que « le projet, ponctuel au départ, se transforme en mouvement politique »[11]. L'association de son côté justifie la rupture par les fréquentations qui sont reprochées à l'humoriste[12].
  • 23 décembre 2005 : Dieudonné annonce sa candidature à l'élection présidentielle française de 2007[13], mais la retire le 11 octobre 2006[14], faute d'avoir réuni les signatures suffisantes.


Le 23 décembre 2005, il déclare être candidat à l'élection présidentielle de 2007[15].

Son entourage se compose alors à la fois de personnalités issues de l'extrême gauche, comme Ginette Skandrani ou Maria Poumier[16], et de proches de l'extrême droite comme l'écrivain Alain Soral, ancien du PCF[17], ou Frédéric Chatillon.

Au niveau national, il entend dénoncer l'injustice et le néolibéralisme[18]. Il fustige les deux grands partis français (UMP et PS) qu'il associe sous le sigle UMPS[19]. Il se dit par ailleurs très attaché aux valeurs de la République[20].

Au niveau international, il prend des positions antisionistes[21], dénonçant la politique d'occupation et de colonisation de la Palestine par l'État israélien, et défend certains mouvements islamistes. Il soutient le Hezbollah lors de la Guerre du Liban de 2006. Du 27 au 30 août 2006, il fait partie — avec Alain Soral, Thierry Meyssan, Ahmed Moualek (président de l'association La banlieue s'exprime), Marc Robert et Frédéric Chatillon[16] (un ancien responsable du Groupe union défense dans les années 1990) — de la délégation qui se rend au Liban puis en Syrie. Cette délégation rencontra notamment le président libanais Émile Lahoud, le général Aoun[22], opposant chrétien libanais, et, lors d'un passage à Damas, Hugo Chávez[23], président du Venezuela.

Il se rend en Iran à deux reprises, suite à l'invitation du ministère de la culture[24] : du 14 au 16 avril 2006, à l'occasion d'une conférence d'État sur la Palestine[25], puis en février 2007, où il y rencontrera notamment Mohammad Honardoost, alors vice-président de l'IRIB[26]. Il défend la chaîne Al-Manar lors de son interdiction[27]. Il félicite le Hamas lors de son élection[28]. Dans le même temps, il publie sur son site les textes d'auteurs négationnistes, tels Israël Shamir ou Serge Thion[29]. Son discours est aussi critique envers l'impérialisme américain, et fustige la politique internationale conduite par Georges Bush tout en soutenant certains de ses plus forts opposants comme Hugo Chávez.

Il s'oppose au « système Béké[30] ». En mars 2005, il rencontre en Martinique Aimé Césaire qui le désignera par ces mots « la jeunesse, l'avenir et cela me renconforte[31] ».

Étant loin de l'obtention des parrainages nécessaires pour accéder au premier tour de l'élection, il annonce renoncer à sa candidature le 11 octobre 2006[14]. Il appelle à voter José Bové au premier tour et Ségolène Royal au deuxième[32]. José Bové a pour sa part annoncé qu'il refusait le soutien de Dieudonné[33]. Néanmoins, en cas d'affrontement Jean-Marie Le Pen – Nicolas Sarkozy au second tour, il déclare pouvoir voter pour Le Pen « sans problème », ajoutant que Le Pen n'ayant pas de majorité à l'assemblée, il ne pourrait gouverner, ceci dans une volonté de créer une situation révolutionnaire[34]. Il ira également soutenir en personne Patrick Bourson, candidat du Front national aux législatives à Reims, considérant important que les « hommes de bonne volonté se réunissent[35] ».



Ses prises de positions politiques et ses propos sur les juifs et la Shoah ont provoqué de nombreuses réactions, des poursuites judiciaires et plusieurs condamnations pour propos antisémites[36].

Cela n'empêche pas Dieudonné d'inviter en son théatre des ultra-orthodoxes de Neturei Karta, un mouvement marginal ayant participé à la conférence négationniste organisée par le régime iranien en 2006.



Dieudonné, dans un premier temps, ne s'intéresse principalement qu’aux questions d’ordre social et identitaire. Engagé pour la « cause noire », il milite avec le « collectif Égalité » pour une meilleure représentation des Noirs ainsi que les autres minorités à la télévision et co-organise en 2000 la « marche nationale des peuples noirs de France »[37]. Il dénonce régulièrement un continuum colonial et esclavagiste[38] ainsi que le rôle des religions.

Partisan de la régularisation des sans-papiers, du droit de vote des immigrés et du droit au logement, il soutient activement le DAL. Il est résolument engagé contre le Front National qu’il considère comme un « cancer »[39].

Ainsi, quand il s’engage plus sérieusement dans la politique lors des législatives de 1997, à Dreux, c’est pour s’opposer à Marie-France Stirbois, du FN.

En 1999, il achète la ferme de la Moufle à Vert-en-Drouais (canton de Dreux) pour la transformer en plate-forme culturelle, projet suscitant une polémique locale[40].

En 2000, il fonde un collectif d’humoristes européens anti-Haider[41]. La même année, il se déclare contre « les frontières géographiques, religieuses, ethniques, sociales » avec ses amis de la liste Les Utopistes aux élections régionales ; il réunira 4,77 % des voix.

Dans le cadre de sa campagne pour la présidentielle 2002, il entend incarner la « troisième gauche verte ». Il présente par ailleurs l’esclavage comme la « tragédie la plus terrible de l’histoire de l’humanité » et met en garde contre « un deux poids deux mesures » dans l’indemnisation des descendants de victime de crimes historiques[42]. Ne parvenant pas à réunir les 500 parrainages nécessaires, il participe aux législatives à Sarcelles, en compagnie de Joby Valente - vice-présidente du COFFAD - pour affronter Dominique Strauss-Kahn[43]. Il se présente comme le candidat de « l’avant-garde de tout un continent en train de mourir »[44]. Accusé de communautarisme, il renvoie DSK à son propre communautarisme supposé[45] et met en avant le soutien que lui apporte le Parti des Musulmans de France[46]. Il recueillera 2,18% des suffrages.



Dans un sketch du 1er décembre 2003 sur le plateau de l’émission On ne peut pas plaire à tout le monde, il s’en prend à un « axe américano-sioniste ». S’en suit une polémique et l'annulation de certaines représentations de son spectacle. Il se rapproche alors de l’association CAPJPO-Europalestine, dont il sera un des représentants aux européennes de juin 2004, avant qu'ils ne rompent en octobre 2004, l'association lui reprochant certaines de ses fréquentations[47].

Il cofonde ensuite l’association Les OGRES Utopistes Concrets et leur site internet[48] qui est mentionné dans un rapport de Jean-Yves Camus sur l'antisémitisme en France comme étant le « plus virulent » en la matière[49]. Le MRAP porte plainte contre le site, parlant de la diffusion de « propos infâmes qui rappellent les pires heures de l’occupation nazie et de l’antisémitisme français »[50]. Il parraine dans le même temps l'association La Banlieue S'exprime[51],[52]. Lors de sa campagne présidentielle, le site le soutenant publie des articles des négationnistes Israël Shamir et Serge Thion[29], Ginette Skandrani intègre son équipe de campagne et Maria Poumier rédige des articles sur le site de campagne de Dieudonné[16].



À partir de 2005 et bien qu'ayant combattu le Front National à ses débuts, Dieudonné commence à se rapprocher ouvertement des membres du Front National.

Il prend ainsi la défense de Bruno Gollnisch après ses propos controversé de 2004 : « J'ai des positions politiques qui sont radicalement opposées [à celles de M.Gollnisch] mais quand je vois ce qui se passe aussi avec M. Gollnisch, retirer son travail à quelqu'un sans que la justice ait pu se prononcer. On est dans un État de droit, sous la pression d'un lobby qui se croit tout permis dans ce pays. C'est ce qu'on me fait à moi, on m'interdit de jouer dans des salles simplement parce que je déplais à un petit groupe d'individus »[53].

Le 11 novembre 2006, Dieudonné se rend à la Fête des Bleu-blanc-rouge du FN au Bourget et y rencontre Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch. Cette visite déclenche une polémique dans les médias[54],[55]. Dieudonné s'exprimera à plusieurs reprises sur cette visite, déclarant s'inscrire dans une démarche de dédiabolisation et être sensible à « la main tendue [par Jean-Marie Le Pen] aux Français d'origine étrangère et plus particulièrement aux Français d'origine africaine »[56],[57]. Des commentateurs de la presse nationale y voient un rapprochement d'intérêt avec l'extrême droite en évoquant l'entourage frontiste de Dieudonné[58],[59]. En mars 2007, il accompagne Jany Le Pen en voyage au Cameroun[60]. En septembre 2007, il assiste à l'université d'été du club politique Egalité et Réconciliation, un think-tank dirigé par Alain Soral, alors membre du comité central du Front national[61]. En juillet 2008, Dieudonné fait baptiser sa fille par l'abbé traditionaliste Philippe Laguérie, avec pour parrain Jean-Marie Le Pen[62],[63],[64]. Apprenant cette nouvelle, Élie Semoun a déclaré qu'il coupait définitivement les ponts avec Dieudonné et excluait toute reformation de leur duo[65]. Dieudonné présente cependant ce parrainage comme un « coup de pub » en introduction de son dernier spectacle « J'ai fait l'con » et déclare avoir voulu se moquer des médias français et de la « censure » ou « boycott » dont il se dit victime[66].

Le FN aurait loué le Théâtre de la Main-d'Or, propriété de la maison de production de l'humoriste, pour former ses militants afin d'obtenir les 500 signatures de maires lors de l'élection présidentielle 2007, lui versant 60 000 euros[67]. Si le vice-trésorier du FN, Jean-Michel Dubois, confirme cette information au Parisien, Dieudonné la réfute par la suite. Par ailleurs, en décembre 2008, le Théâtre de la Main d'Or devient officiellement et ouvertement le QG d' Égalité et Réconciliation[68]

En septembre 2007, Dieudonné met en scène et accueille la représentation politique de Kémi Séba, Sarkophobie, au Théâtre de la Main d'Or[69],[70].

Selon Anne-Sophie Mercier, 2005 marque un tournant dans les relations entre le FN et Dieudonné[71]. Ainsi, elle met en avant les propos de l'humoriste sur la montée du FN « Plus [les médias] cassent Le Pen, plus les gens votent pour lui. Plus on me casse moi, plus on vient me voir. Ils sont en train de perdre leur pouvoir, les sionistes. Tant mieux. »[72].

D'après le polititologue Jean-Yves Camus, ce rapprochement politique traduirait également une commune volonté de « dynamiter le système »[73], ce que semble illustrer les propos de Dieudonné lui-même : « Il y a quelques années nous nous sommes beaucoup battus avec Jean-Marie Le Pen. On ne peut faire la paix qu’avec ses adversaires. Je pense qu’un jour la périphérie et les extrêmes se rejoindront contre le centre. Les gens de l’extrême sont très attachés à la justice. Ma rencontre avec Le Pen est un débat sur le colonialisme, l’indépendance des pays africains, le nationalisme. Je préfère que les gens débattent et ne soient pas d’accord »[74].



À partir du début des années 2000, plusieurs déclarations et prises de position de Dieudonné ont fait parler de lui dans la presse.

Certains journalistes et commentateurs, à l'instar d'Olivier Mukuna, reprochent à une partie de la presse française d'avoir monté une campagne de « diabolisation » à l'encontre de Dieudonné, campagne qu'il qualifie de « lynchage médiatique »[75]. Il présente par ailleurs Dieudonné comme « antisioniste », mais en aucun cas comme « antisémite ». D'autres, en revanche, comme Anne-Sophie Mercier, ne tirent pas les mêmes conclusions du traitement médiatique de Dieudonné et l'accusent de « diffuser l'antisémitisme »[76].



En 2000, Dieudonné souhaite se lancer dans l'écriture et la réalisation d'un film sur le Code noir et demande une « aide à l'écriture » au CNC qui lui sera finalement refusé[77]. Dieudonné reviendra à plusieurs reprises sur ce refus, accusant « les sionistes du CNC » de pratiquer un « deux poids, deux mesures », comparant le mauvais sort fait selon lui à la traite des Noirs par rapport à la Shoah[78]. Ces propos de Dieudonné seront perçus comme de l'antisémitisme par des associations anti-racistes telles l'UEJF, la LICRA, la LDH[79]. Ce refus du CNC est selon Dieudonné le déclencheur de ses prises de position ultérieures[80].

Le 21 mars 2000, Dieudonné donne pour le journal France Soir une interview qui lui vaudra un procès pour « diffamation raciale (envers les Blancs) et religieuse (envers les catholiques) » de la part de l'AGRIF[81]. Condamné en première instance, Dieudonné est finalement relaxé en appel en mars 2002[82].

Le 29 janvier 2002, Dieudonné donne une interview pour la magazine Lyon Capitale[83]. Des associations de lutte contre l'antisémitisme (UEJF, LICRA) et le Consistoire décident de porter plainte pour injure raciale et son ancien partenaire Eli Semoun, de son côté, l'accuse d'être devenu une « sorte de Le Pen de gauche »[84]. L'humoriste est relaxé mais un pourvoi aboutit à la cassation en assemblée plénière de cette relaxe en février 2007, la cour lui reprochant l'expression « les Juifs, c'est une secte, une escroquerie. C'est une des plus graves parce que c'est la première » qui constituerait une « injure visant un groupe de personnes en raison de son origine »[85].

En février 2002, des propos[86] de l'humoriste sur Ben Laden tenus dans L'Écho des savanes provoquent un certain émoi[87] et lui vaut d'être poursuivi par le parquet de Paris pour apologie du terrorisme. Il sera définitivement relaxé en juin 2004.

En octobre 2002, dans un entretien pour le site blackmap qui passe inaperçu dans un premier temps, Dieudonné parle de « peuple qui a bradé l'holocauste, qui a vendu la souffrance et la mort, pour monter un pays et gagner de l'argent ». Interrogé sur « l'amélioration de la visibilité des Noirs en France, que ce soit dans le domaine artistique ou dans d'autres domaines », il se plaint ainsi de la situation : « Non, je pense que les Noirs font toujours peur. Il existe toujours un lobby très puissant qui a le monopole de la souffrance humaine et qui ne nous reconnaît absolument aucune existence ! [...] le lobby juif déteste les Noirs, vraiment ! Étant donné que le Noir, dans l'inconscient collectif, porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas, parce que c'est leur business ! Maintenant, il suffit de relever sa manche pour montrer son numéro et avoir droit à la reconnaissance »[88].



La polémique médiatique reprend lorsque, le 1er décembre 2003 sur le plateau de l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde, Dieudonné apparait déguisé en activiste juif, portant un chapeau de Juif orthodoxe affublé de papillotes, une cagoule et un treillis militaire, et fait un sketch contenant des propos paranoïaques vis-à-vis des musulmans (il qualifie notamment d'acte antisémite la présence de Jamel Debbouze sur le plateau) avant de lancer un appel aux jeunes des cités : « Convertissez-vous comme moi. Rejoignez l’axe du bien, l’axe américano-sioniste, qui vous offrira beaucoup de débouchés »[89], ponctué d'un salut bras tendu. Ce sketch entraine des réactions d'hostilité de la part de personnalités politiques[90], un avertissement du CSA à France 3[91], ainsi qu'une plainte de la LICRA, de l'UEJF et du Consistoire pour diffamation raciale pour laquelle Dieudonné est relaxé en septembre 2005[92]. Ce sketch et les réactions qu'il a suscitées sont à l'origine du spectacle « Mes Excuses », que Dieudonné avait initialement prévu d'intituler « Mes excuses, dans ton cul »[93].

Suite à l'épisode du sketch sur France 3, la polémique enfle, alimentée par de nouveaux propos polémiques[94],[95],. Les opposants à Dieudonné, lui reprochent une forme de communautarisme et de vouloir mettre en concurrence les mémoires, l'accusant parfois d'antisémitisme, à l'instar de Pierre-André Taguieff qui estime que son discours relève des « thèmes récurrents qui structurent l’imaginaire antijuif moderne »[96]. Ses partisans avancent pour leur part son anticommunautarisme et son antisionisme. Au-delà de son engagement antisioniste, Dieudonné, lui, explique qu'après le succès en 2003 de son sketch La fine équipe du 11 dans lequel il se moque de certains musulmans, il souhaitait également faire ce sketch chez Fogiel et se moquer de certains Juifs pour montrer qu'il n'avait pas de parti pris anti-musulmans[97].

À la suite de ces polémiques, certaines représentations sont annulées[98]. Dieudonné, par la suite, se verra de moins en moins invité pour faire la promotion de ses spectacles dans les médias et fait l'objet d'un certain nombre d'accusations, ce qui le conduit à se présenter comme victime d'un lynchage médiatique.

En janvier 2004, des propos de Dieudonné tenus au magazine The Source sont cités par Le Monde : il accuse notamment l'animateur Arthur de « financer de manière très active [avec sa socété de production] l'armée israélienne qui n'hésite pas à tuer des enfants palestiniens ». Arthur porte plainte et la justice, reprochant à Dieudonné de lier l'animateur à un « un lobby très puissant ayant fait main basse sur les médias », le condamne en juin 2006 pour diffamation envers l'animateur[99].

En février 2004, Dieudonné joue à la Bourse du Travail de Lyon. Une manifestation est organisée en opposition à l'humoriste devant le théâtre. La manifestation, qui regroupait des membres du Consistoire, de l'UEJF et de la Fédération sioniste de France, d'abord pacifique, tourne mal lorsque des manifestants entrent dans le théâtre et perturbent la représentation. Une jeune fille est blessée par le jet d'un produit chimique[100]. Le lendemain, l'UEJF condamne cette agression.

Quelques jours plus tard, Dieudonné donne une interview au Journal du Dimanche[101] et revient sur la manifestation et l'agression lors du spectacle, mais ses propos relancent la polémique : il lui est reproché d'associer les Juifs à des « négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et l'action terroriste » qui auraient « fondé des empires et des fortunes sur la traite des noirs »[102]. Un procès a lieu et Dieudonné est condamné pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale ou religieuse »[103],[104]. À ce moment-là, plusieurs de ses anciens soutiens se désolidarisent de lui[105].

Toujours en 2004, le rabbin Haïm Korsia, conseiller du grand-rabbin de France Joseph Sitruk, souhaite emmener l'humoriste à Auschwitz[106][107]. Ce projet est annulé la même année[108].

En mars 2005, Dieudonné revient sur le grand profit qu'aurait tiré certains Juifs de la traite négrière et plus globalement sur le rôle de la communauté juive dans celle-ci[109], entrainant une mise en demeure de Méditerranée FM pour racisme[110]. Des historiens et des sociologues lui reprochent de reprendre à son compte certaines théories antisémites de Louis Farrakhan[111] sans que cela ne fasse cesser la polémique sur Internet[112].



Le 16 février des propos tenus lors d'une conférence de presse à Alger et qui lient la Shoah à l'expression « pornographie mémorielle »[113],[114] entrainent une nouvelle polémique et un procès. Dieudonné attribue cette expression à Idith Zertal qui l'aurait utilisée dans son livre La Nation et la mort : La Shoah dans le discours et la politique d'Israël[115] en faisant référence à Norman G. Finkelstein[116] et affirme avoir parlé des commémorations de la Shoah et non de la Shoah elle même. L'historienne et son éditeur nient l'utilisation de cette expression[117] (l'expression vient en fait du traducteur du livre de l'historienne, Marc Saint Upery, qui la lui attribue dans un article publié sur Indymedia[118]). Dans un même temps, il s'en prend au « lobby sioniste, qui cultive l'unicité de la souffrance » et se plaint de ne pouvoir réaliser son film sur la traite des Noirs à cause des « autorités sionistes »[119] qui dominent, selon lui, le CNC.

Dieudonné est condamné, pour ces propos, à 7 000 euros d'amende pour diffamation publique à caractère racial[119].

Lors de cette même conférence de presse, il accuse également le Premier ministre d'alors, Jean-Pierre Raffarin, qui a condamné les artistes qui cherchent à « faire applaudir la haine » au cours d'un discours qu'il vient de prononcer au dîner du CRIF, d'être allé « lécher le cul » du CRIF, qualifié d'« équipe de malfrats », de « mafia »[120].

La mise en avant par les médias de ses propos et de sa personne a entraîné quelques conséquences pour Dieudonné et ses proches[121], ainsi que ses spectateurs, qui ont été pris à partie et ont fait l'objet d'agressions[122]. Il est ainsi agressé en Martinique par quatre individus en mars 2005, peu après la polémique relative a ses propos tenus à Alger. Certaines personnes ont aussi tenté d’empêcher l'humoriste de se produire en spectacle[122]. Dieudonné invoque pour sa défense qu'il n'a jamais visé les Juifs dans leur ensemble mais certains Juifs.



Le vendredi 26 décembre 2008, lors de la dernière représentation de son spectacle J'ai fait l'con et en présence de nombreuses personnalités dont Kémi Séba, Jean-Marie Le Pen[123] et d'autres membres du Front National, Dieudonné a invité le négationniste Robert Faurisson sur scène, a demandé à la salle de l'applaudir et lui a décerné « le prix de l'infréquentabilité et de l'insolence »[124]. Sur scène, Faurisson s'est vu remettre un trophée par un technicien habillé en déporté juif, avec une étoile jaune sur la poitrine [125].

Dieudonné a déclaré : « Je ne suis pas d’accord avec toutes les thèses de Faurisson. Il nie par exemple la traite des esclaves organisée depuis l'île de Gorée, au large de Dakar. Mais pour moi, c’est la liberté d’expression qui compte »[126],[127].

Sur le plan judiciaire, le parquet de Paris déclare ouvrir une enquête préliminaire, avec « pour objet de déterminer si les délits de contestation de crime contre l'humanité commis au cours de la Seconde Guerre mondiale ou d'injures antisémites ont été perpétrés à cette occasion »[128]. Une enquête qui a été confiée aux policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) considère que Dieudonné appelant avec insistance les applaudissements du public et faisant remettre un prix au principal négationniste français par un technicien déguisé en déporté juif a commis un délit d'apologie de négationnisme et demande l'application de la loi en la matière[129].

Sur le plan médiatique, cette affaire provoque un certain tollé [130] et de nombreux communiqués désapprobateurs émanent de plusieurs partis politiques, du Parti Communiste à l'UMP. L'adjoint au maire de Montpellier chargé de la culture, Michaël Delafosse, a demandé la déprogrammation d'un spectacle de Dieudonné prévu dans un théâtre que la ville subventionne[131].

Dès 2004, quatre ans plus tôt, quand Bruno Gollnisch est sanctionné par l'Université pour ses propos négationnistes, Dieudonné prend la défense de ce dernier, s'identifiant à celui qui serait tout comme lui victime « d'un petit nombre de personnes » et d'un « lobby qui se croit tout permis[53]».



Voir aussi sur Wikiquote les citations «  Dieudonné ».


  • Lettres d'insulte, illustrations de Tignous, Éditions Le Cherche-midi, 2002, (ISBN 2862747971)


  • Anne-Sophie Mercier, La Vérité sur Dieudonné, Plon, 2005, (ISBN 2259203191)
  • Olivier Mukuna, Dieudonné. Entretien à cœur ouvert, Éditions EPO, 2004, (ISBN 2872622179)
  • Olivier Mukuna, Égalité zéro ! Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné, Éditions Blanche, 2005, (ISBN 2846281300)




  1. « Biographie de Dieudonné Mbala Mbala », LesOgres.org, 25 avril 2006.
  2. Dieudonné est Kent Master King - J'm'en cure le zen, Bide et musique.
  3. « La séparation », aubonsketch.com
  4. Dieudonné et Gad Elmaleh - J'ai la haine, Bide et musique.
  5. Clip de L'erreur est humaine sur YouTube.
  6. Déjeuners du film français
  7. résultats de l'élection 1997
  8. Ibid.
  9. Dieudonné. Pas de quoi rire, Le Nouvel observateur, n°1920, semaine du 23 août 2001.
  10. « J’ai choisi Sarcelles pour ses communautés », Le Parisien, 18 mai 2002
  11. Site de Dieudonné
  12. Dieudonné sur une pente très glissante, communiqué Euro-Palestine/CAPJPO, 29 octobre 2004.
  13. Déclaration de candidature à l’élection Présidentielle, site de campagne de Dieudonné, 23 décembre 2005.
  14. ↑ a  b  « Dieudonné jette l’éponge politique », revue de presse sur son retrait, site de campagne de Dieudonné, 11 octobre 2006.
  15. « Dieudonné candidat à la présidentielle de 2007 », LCI, 23 décembre 2007.
  16. ↑ a  b  c  Dieudonné par Le Pen repris, article publié sur REFLEXes le 24 mars 2007.
  17. « L'interview intégrale accordée à une journaliste de VSD », site d'Alain Soral (ancien du PCF), 10 mars 2005.
  18. « Dieudonné candidat contre le "néo-libéralisme" », LCI, 25 janvier 2006.
  19. « CPE : L’arnaque, Petits meurtres entre amis, Tout ça pour ça ... », communiqué de presse de Dieudonné, 1er avril 2006.
  20. « Dieudonné le flamboyant : La vérité finira par se savoir », interview par Silvia Cattori, PARTITIONs, 4 décembre 2004.
  21. « Je suis politiquement antisioniste », LCI, 19 février 2005.
  22. « Délégation Liban : Les images des premières rencontres, premier constat : Ruines sous-estimées », site de campagne de Dieudonné, 29 août 2006.
  23. « Dieudonné Mbala Mbala rencontre le président Hugo Chavez à Damas », Réseau Voltaire, 30 août 2006.
  24. Je suis issu de ces peuples qui ont souffert et souffrent..., entretien avec Hayet-Eddine Khaldi, El Watan, 4 juin 2007, « Comment vous est venue l’idée d’aller en Iran ? J’ai été invité par le ministère de la Culture »
  25. « Dieudonné en Iran pour la conférence sur la Palestine », communiqué de presse du bureau de campagne de Dieudonné M'Bala M'Bala, 7 avril 2006.
  26. « Dieudonné on tour », LaTeleLibre.fr, 19 février 2007.
  27. « Dieudonné et Bouras manifestent pour Al-Manar », Le Nouvel observateur, 8 décembre 2004.
  28. « Victoire du Hamas », communiqué de presse de Dieudonné Mbala Mbala, 29 janvier 2006.
  29. ↑ a  b  Antisémitisme : Dieudonné condamné, ses amis en rajoutent..., Amnistia.net, 15 mars 2006. L’assassinat d’Ilan Halimi : « C’est un complot sioniste », L'Arche numéro 577 - mai 2006
  30. En finir avec le système Béké
  31. La Martinique et Dieudonné, un article de Francis Carole sur Africamaat.
  32. « Interview de Dieudonné : Le Pen, Bové, Royal et Charléty ... (exclusif pour tous les sites OGRES et les autres non marchands) », LesOgres.info, 3 mai 2007.
  33. « José Bové refuse le soutien de Dieudonné », grioo.com, 17 janvier 2007.
  34. « Dieudonné vote Le Pen contre Sarkozy au second tour », entretien saphirnews aux Rencontres de l'UOIF, avril 2007.
  35. Dieudonné soutient un candidat lepéniste
  36. Provocation à la haine, diffamation, et injure envers les juifs.
  37. « Minorités. L’ouverture ministérielle. Les Noirs veulent une télé en couleurs », dans L’Humanité, 22 mai 2000 [texte intégral]
  38. Stéphanie Binet, « Le collectif Égalité manifeste », dans Libération, 22 mai 2000 :
    « ...assez de cette France soit disant républicaine qui poursuit une politique calquée sur le modèle esclavagiste et colonialiste du passé »

  39. « Un métisse pas maté », dans Le Nouvel Observateur, 6 Novembre 1997 [texte intégral]
  40. Journal de 13 h, France 2, 15 mars 1999.
  41. « Dieudonné, impressions d’Autriche », dans L’Humanité, 9 mars 2000 [texte intégral]
  42. Programme des Utopistes - Élection 2002, archive lesutopistes.com, 2002, « Si la France a décidé d’indemniser les descendants des déportés, il doit en être de même pour les descendants d’esclaves, il ne peut y avoir deux poids deux mesures. »
  43. Grand témoin : Joby Valente, blog « fxgpariscaraibe », 1 mars 2007
  44. Le Parisien, 3 juin 2002, « Nous somme l'avant-garde de tout un continent en train de mourir. A nous de prendre nos responsabilités et de gagner du pouvoir ici. C'est ici que l'on va gagner le combat pour l'Afrique car la France fait la politique africaine »
  45. Dans Le Parisien, 3 juin 2002, « je suis un homme noir fier de ma couleur, mais me défiant de tout communautarisme, contrairement à DSK qui soutient les intérêts d’Israël ». Dans Le Parisien, 4 juin 2002, « Il a été ministre des Finance, mais j'aurais aussi aimé qu'il apporte une aide au peuple palestinien qui subit des humiliations terribles »
  46. « J’ai choisi Sarcelles pour ses communautés », Le Parisien, 18 mai 2002, « J'ai reçu le soutien du Parti des Musulmans de France, qui voit en moi un moyen d'ouvrir le dialogue »
  47. Dieudonné sur une pente très glissante, 29 octobre 2004, communiqué Euro-Palestine/CAPJPO
  48. Statuts de l’association Les OGRES Utopistes Concrets, Biographie Dieudonné
  49. lesogres.org est décrit par Jean-Yves Camus comme un site publiant des propos anti-sionistes, des théories de complots et des discours anti-Juifs : (en) Rapport annuel 2007 du Stephen Roth Institue sur l'antisémitisme en France. Voir également : La Propagandastaffel des Ogres continue à émettre !, Guy Birenbaum, 30/03/2006, Antisémitisme dieudonnesque, Sylvain Attal,27/03/2006, Liste de Juifs dans les medias bis repetita, Tristan Mendès France, 10/06/07
  50. Le MRAP porte plainte contre le site « Les Ogres » pour antisémitisme,
  51. Opération La Banlieue S’exprime !, lesogres.org, 24 janvier 2006
  52. La Rance en Action, 6 août 2007, « Le Pen n’est ni raciste ni idiot. » Les beurs lepénistes, Claude Askolovitch, Le Nouvel Observateur, 12 Avril 2007. Voyage au cœur de l'électorat frontiste, Claude Askolovitch, Le Nouvel Observateur, 22 Février 2007
  53. ↑ a  b  Un homme interpelé après avoir agressé verbalement Dieudonné à Orly, AFP, 6/03/2005, « Je me suis battu politiquement contre l'extrême droite en France, à Dreux. J'ai des positions politiques qui sont radicalement opposées, mais quand je vois ce qui se passe aussi avec M. Gollnisch, retirer son travail à quelqu'un sans que la justice ait pu se prononcer. On est dans un État de droit, sous la pression d'un lobby qui se croit tout permis dans ce pays ... ce n'est pas pour défendre les opinions politiques (de Bruno Gollnisch), mais je trouve ça incroyable. C'est ce qu'on me fait à moi, on m'interdit de jouer dans des salles simplement parce que je déplais à un petit groupe d'individus. »
  54. « Dieudonné rencontre Jean Marie Le Pen à la fête Bleu-Blanc-Rouge », Le Monde, 14 novembre 2006.
  55. « Dieudonné à la fête du FN : une visite pas si mystérieuse », Libération, 20 novembre 2006.
  56. « Dieudonné se fait l'avocat de Le Pen », Libération, 14 novembre 2006.
  57. Interview sur Radio courtoisie (29 novembre 2006) au micro de laquelle il revient sur les actions qu'il a menées contre le Front national dans les années 1990].
  58. « Dieudonné se fait l'avocat de Le Pen », Libération, 14 novembre 2006.
  59. « La navrante dérive d'un pseudo-humoriste », L'Humanité, 15 novembre 2006.
  60. Politiques Dieudonné vante les mérites de Jany Le Pen, Libération, 16 mars 2007]
  61. Jean-Yves Camus, « Alain Soral rassemble Le Pen, Dieudonné et des islamistes », Actualité juive, n°994, 3 octobre 2007.
  62. Catherine Coroller et Christophe Forcari, Le Pen reconnaît être le parrain d'un enfant de Dieudonné, in Libération.fr, 16/09/2008, article en ligne
  63. Valérie Zoydo, Je suis le parrain de la troisième fille de Dieudonné devant Dieu et devant les hommes, in 20Minutes.fr, 16 juillet 2008 article en ligne
  64. La fille de Dieudonné a bien été baptisée par un prêtre traditionaliste
  65. « Là je crois que ça suffit maintenant ! Cette fois c'est fini et bien fini avec Dieudonné. Certains évoquaient la reformation de notre duo, mais je dois vous dire que c'est clairement hors de question ! C'est fini... », déclaration sur RTL, 17 juillet 2008.
  66. Dieudonné à "Ce soir ou jamais", octobre 2008
  67. « Le généreux coup de pouce de Le Pen à Dieudonné », Le Parisien, 16 septembre 2008.
  68. « [E&R] Partenariat E&R/Théâtre de la Main d’Or : Grande soirée d’inauguration samedi 6 décembre. Le théâtre de la Main d’Or deviendra officiellement samedi 6 décembre le point de ralliement d'Egalité et Réconciliation à Paris et pour la France. A cette occasion, ce partenariat sera inauguré en présence d’Alain Soral et de Dieudonné à partir de 19h. » Communiqué publié sur le site d'Egalité et Réconciliation, 6 décembre 2008.
  69. Politik Street Show : Sarkophobie
  70. Arrêt du spectacle, blog politikstreetshow de Kemi Seba, 17/08/2007
  71. Anne-Sophie Mercier, La vérité sur Dieudonné, Plon, France, octobre 2005
  72. « La France est malade du sionisme », journal algérien L'expression, 19-02-2005, « Les gens en France votent de plus en plus pour Le Pen. Cet ancien d’Algérie était présent au second tour. Ça prouve bien que les gens n’écoutent plus les médias. Et plus ils cassent Le Pen, plus les gens votent pour lui. Plus on me casse moi, plus on vient me voir. Ils sont en train de perdre leur pouvoir, les sionistes. Tant mieux ... De toutes les manières, j’attends la prochaine élection pour voir comment les choses vont se passer. S’il y a une finale Sarkozy-Le Pen, franchement ... Il y a eu, c’est vrai, Chirac-Le Pen, j’ai voté pour Chirac. Mais Sarko-Le Pen, c’est autre chose. »
  73. Libération, 20/12/2006
  74. Comédie. Dieudonné confesse : J’ai fait l’con
  75. « Mukuna/Cattori : Dieudonné : "Une capacité de résistance exceptionnelle" - Cible : Le Monde, Libération, Le Parisien, France 2 », LesOgres.org, 2 mars 2006. Voir aussi à ce sujet des extraits de l'ouvrage Égalité Zéro. Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné, livre écrit par Olivier Mukuna au sujet du traitement médiatique de Dieudonné par les médias français.
  76. « L’auteur de La vérité sur Dieudonné, interviewée par L. Chickly (Primo-Europe) », debriefing.org, 23 décembre 2005, Voir aussi le débat sur la chaîne de télévision LCI entre Olivier Mukuna et Anne-Sophie Mercier au sujet de Dieudonné.
  77. Anne Sophie Mercier: La Vérité sur Dieudonné (Plon, 2005).
  78. Interview pour le quotidien L'Echo d'Oran du 20 février 2005, Interview pour hermaphrodite.fr du 11 janvier 2005, Interview pour toubab.fr du 18 novembre 2005, Interview pour grioo.com du 17 septembre 2004, Interview pour nancybynight.com du 8 janvier 2005.
  79. Un entretien avec Michel Tubiana, président de la LDH
  80. « Dieudonné, la Shoah et "les neuf sionistes" du CNC », extrait de la revue juive L’Arche n° 573, janvier 2006.
  81. Les propos incriminés étaient les suivants : « Les Noirs ne sont autorisés que dans quelques plages d'expression : le sport et l'humour ... et on ne pourra jamais aller plus loin, avoir des responsabilités car les Noirs ne sont que des grands enfants, des clowns pour le Blanc esclavagiste, le capitaliste puissant ; il n'y a pas beaucoup de différence entre les patrons de TF1 et le Blanc qui gérait les plantations aux Caraïbes ; ils considèrent les Africains et les Antillais comme des gens de carnaval, de fête ; on ne parle que pour faire rire ; jamais nous ne pourrons être des hommes de pouvoir » et « Lutter contre la discrimination raciale, c'est aussi demander au garant de cette soi-disant morale, le pape Jean-Paul II, de démissionner ; car il n'est pas l'envoyé de Dieu, c'est un homme comme les autres ; l'Église catholique cautionne l'argent, la différence et le racisme ; après avoir demandé pardon à Dieu, le pape aurait dû dire à l'humanité : "vous êtes libres", car aujourd'hui, les hommes n'ont plus besoin de leader. »
  82. Décision de la cour de cassation du 25 mars 2003 rejetant le pourvoi de l'AGRIF et reprenant les motifs de la relaxe prononcée par la cour d'appel.
  83. À la question du journaliste « Que pensez-vous de la montée de l'antisémitisme parmi certains jeunes beurs ? », Dieudonné répond : « Le racisme a été inventé par Abraham. "Le peuple élu", c’est le début du racisme. Les musulmans aujourd’hui renvoient la réponse du berger à la bergère. Juifs et musulmans pour moi, ça n’existe pas. Donc antisémite n’existe pas parce que Juif n’existe pas. Ce sont deux notions aussi stupides l’une que l’autre. Personne n’est Juif ou alors tout le monde. Je ne comprends rien à cette histoire. Pour moi, les Juifs, c’est une secte, une escroquerie. C’est une des plus graves parce que c’est la première. Certains musulmans prennent la même voie en ranimant des concepts comme "la guerre sainte", etc. » Interview pour Lyon Capitale, n°360 du 23 janvier 2002 au 29 janvier 2002, « Entretien : Dieudonné, humoriste et candidat aux présidentielles. Dieudonné existe-t-il ? »
  84. Le Monde, 22 février 2002
  85. Décision de la cour de cassation réunie en assemblée plénière de casser la relaxe de Dieudonné
  86. « Ben Laden restera dans l'histoire, sa notoriété est internationale et indiscutable. Pour moi, c'est le personnage le plus important de l'histoire contemporaine. Il a réussi à changer les rapports de force. Il est seul contre la plus grande puissance du monde. Donc forcément cela impose le respect. »
  87. Dieudonné pète les plombs, L'Humanité, 19 février 2002
  88. Moment ! Dieudonné !, blackmap par archives.org, Oman D./K2C, 22 octobre 2002
  89. Voir le sketch sur Wideo.fr
  90. Prison avec sursis requise contre Dieudonné pour son sketch sur France 3, Pipole.net, 11 mai 2005
  91. La justice confirme la relaxe de Dieudonné poursuivi pour diffamation raciale : article du journal Le Monde du 7 septembre 2005
  92. Décision de la Cour de cassation rejetant le pourvoi des parties civiles
  93. Interview de Dieudonné lors de l’émission Tout le monde en parle diffusée le 16 septembre 2005 au Québec.
  94. Le spectacle « Mes Excuses », notamment en raison du premier sketch se terminant par un bras d'honneur adressé au « peuple élu » Interview d'Anne-Sophie Mercier par Laurent Chickly, sur le site Debriefing.org, 23 décembre 2005.
  95. Des propos relatés par un article du Monde du 8 janvier 2004, « Dieudonné saisit la justice dans son différend avec Marc-Olivier Fogiel », feront l'objet d'une plainte conduisant à une relaxe Rejet du pourvoi par la cour de cassation.
  96. Sources antisémites du « racisme juif »
  97. Dieudonné dans l'émission Arrêt sur image
  98. Soir 3 du 19 février 2004
  99. Dieudonné condamné à 3 000 euros d'amende pour avoir diffamé Arthur, Le Monde, 13.06.06, « Dieudonné a porté atteinte à son honneur et à sa considération en raison de son appartenance à la religion juive, a considéré le tribunal » Dieudonné renonce à faire appel de sa condamnation envers Arthur, AFP, 19/09/2007, « L'humoriste Dieudonné a renoncé à faire appel de sa condamnation pour diffamation raciale à l'encontre de l'animateur Arthur. »
  100. Compte rendu du Nouvel Observateur du 6 février 2004
  101. Édition du 8 février 2004, page 27
  102. À la question du journaliste : « Comment avez vous vécu les manifestations avant le spectacle jeudi soir ? », Dieudonné répond : « Les ligues juives insultaient les spectateurs, ils m'insultaient moi. Pire, ils ont commis un attentat. Que le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) ne condamne pas et excuse même ! Un homme a été arrêté, qui fait partie de ces mouvements d'extrême droite sionistes, raciste et xénophobes. « Sale nègre », « les Juifs auront ta peau », voilà le genre de slogans que j'ai entendu. Ce sont tous ces négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon. Ceux qui m'attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des Noirs et l'esclavage. Ils m'accusent d'être antisémite. Ça n'a aucun sens, personne dans ma famille n'a servi dans la Wehrmacht. Mais c'est Israël qui a financé l'apartheid et ses projet de solution finale »
  103. « Dieudonné condamné en appel à 5000 euros d'amende », Le Nouvel Observateur, 15 novembre 2007.
  104. « Dieudonné antisémite : c'est confirmé », communiqué de presse, LICRA, attendus du jugement
  105. Jamel Debbouze, qui avait soutenu Dieudonné au Zenith en décembre 2004, s'en désolidarise dans Le Figaro du 13 février 2005 et dans Le Parisien du 21 décembre 2005. Son ancien partenaire Elie Semoun publie dans Libération du 23 février 2004 une lettre à Dieudonné : « Salut Bouffon, Lettre à Dieudonné pris dans la polémique »
  106. “Dieudonné à Auschwitz”, crif.org, 28/09/2004
  107. “Un antisémite à Auschwitz: Dieudonné tel qu’en lui-même”, upjf.org, 28/09/2004
  108. “Haïm Korsia renonce à inviter l’humoriste Dieudonné”, crif.org, 04/10/2004
  109. Dieudonné sur BeurFM 2/4, au micro de Beur FM le 28 mars 2005, Dieudonné déclare en réponse à un auditeur : « Il y a eu des Juifs négriers qui s'en sont foutus plein les fouilles avec le commerce des Noirs. [...] C'est une communauté qui a particulièrement gagné bien sa vie mais ça n'est pas la seule, les protestants, les chrétiens ont bien gagné leur vie. La communauté juive avait, notamment aux États-Unis, quasiment le monopole sur les armateurs, les bateaux. [...] Le premier article du Code Noir, c'est : Nous interdisons le commerce aux Juifs. Mais pourquoi ? Parce que les Juifs avaient ce commerce-là, avaient le monopole de ce commerce depuis longtemps et qu'il fallait introduire une dimension chrétienne, c'est à dire qu'il fallait arrêter de castrer les mâles, il fallait arrêter de jeter les enfants à l'eau, donc à un moment donné la volonté du Code noir, c'est ça » (Propos retranscrits dans Dieudonné : Dans les livres de classe de mes enfants, j’ai arraché les pages sur la Shoah, L’Arche no 565, mai 2005}}
  110. « Propos antisémites : Méditerranée FM mise en demeure », 6 septembre 2005
  111. « Démons français », Le Monde, 5 décembre 2005, par près de vingt auteurs dont : Salah Amokrane, Nicolas Bancel, Benjamin Stora, Christiane Taubira, Pierre Vidal-Naquet.
  112. « Les Juifs et l’esclavage des Noirs : Acte 3 », sur le site africamaat.com.
  113. Vidéo sur le site Dailymotion : extraits de la conférence de presse
  114. Le Nouvel Observateur, article du 22 février 2005, et Le Monde dans plusieurs articles des 18 et 19 février 2005
  115. Éditions La Découverte, 2004, rééd. en 2008
  116. Dépêche AP du 18 février 2005 : « Pornographie mémorielle : Dieudonné dit n'avoir fait que reprendre l'expression d'une sociologue israélienne »
  117. Article du Monde du 26 février 2005 : « L'historienne israélienne Idith Zertal nie avoir parlé de pornographie mémorielle pour la Shoah »
  118. Le 3 décembre 2004, une lettre ouverte de Marc Saint Upery à Jean Christophe Ruffin, intitulée Je suis antisémite, est publiée sur Indymedia. Dans une note en bas de page, Marc Saint Upery attribue l'expression « pornographie mémorielle » à Idith Zertal.
  119. ↑ a  b  Dépêche AFP du 26 juin 2008 : « Propos sur la mémoire de la Shoah : condamnation de Dieudonné confirmée en appel »
  120. Vidéo : Conférence de presse de Dieudonné à Alger le 17 février 2005.Transcription, extrait : « Mais il y a le CRIF, cet organe d'inquisition qui est là – il y avait 17 ministres de la République et Raffarin en personne qui étaient au CRIF le week-end dernier – qui m'accuse maintenant parce que évidemment, le CRIF, faut toujours leur lécher le cul, à cette équipe de malfrats, cette mafia qui est en train d'entrainer la République française et qui continue à faire ça. »
  121. Interview : Olivier Mukuna auteur de Égalité Zéro, enquête sur le procès médiatique de Dieudonné, Olivier Mukuna défend dans son ouvrage l'idée selon laquelle Dieudonné a été victime d'une campagne médiatique agressive et disproportionnée qui a conduit certains à agresser physiquement Dieudonné et ses proches.
  122. ↑ a  b  « Le spectacle de Dieudonné perturbé par un incident chimique », Le Nouvel observateur, 6 février 2004.
  123. Le Pen juge le show de Dieudonné « intéressant » sur le site du journal Le Parisien
  124. Albanel consternée par la provocation de Dieudonné, sur le site du journal Le Nouvel Observateur, consulté le 28 décembre 2008.
  125. L'humoriste Dieudonné dérape une nouvelle fois sur le site du journal Le Monde, consulté le 28 décembre 2008
  126. Nouvelle provocation négationniste de Dieudonné M'Bala M'Bala sur le site du journal Le Monde
  127. absolument exacte "Dieudonné dérape encore", Le Journal du Dimanche, 28 décembre 2008
  128. Le parquet ouvre une enquête après le spectacle de Dieudonné, article du journal Le Monde du 29 décembre 2008.
  129. La Licra demande au parquet de poursuivre Dieudonné sur le site du journal l'Express, consulté le 29 décembre 2008.
  130. Affaire Dieudonné : tollé de la classe politique et des associations sur le site du journal Les Échos, consulté le 30 décembre 2008.
  131. Montpellier: la ville demande la déprogrammation d'un spectacle de Dieudonné, dépêche de l'AFP.

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