Biographie de Lénine

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Quatrième mandat : une marionnette ne fait pas le printemps
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Que faire ? La célèbre question de Lénine mérite d'être réhabilitée : oui, "un pas en avant, deux pas en arrière !"... Un pas en arrière, en somme, jusqu'à ce que le pays retourne au point de départ, qui fut aussi un aboutissement : l'indépendance. Le ...




Projeto com o cantor Lenine visita escola municipal Martins Fontes
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Os alunos da escola municipal Martins Fontes (Morro da Penha) se empolgaram com a visita do cantor Lenine, na manhã desta quinta-feira (3). A ação faz parte do projeto 'Encontros Socioambientais com Lenine – Música e Sustentabilidade numa nota só', ...




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Mahmoud Baroudi nargue Moncef Marzouki et décline son invitation ...
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Si oui ; c'est le cirque alors chez eux ! ça se comprend ; si Marx, Lénine,Staline, Mao, Envers Khodja sont morts alors de qui voulez vous qu'ils reçoivent les consignes ? ) ; pour apprendre comment faire de la politique. Tout le temps ; il fait des ...




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Rui Veloso no Palco Mundo com Lenine e Angelique Kidjo
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Tal como Rui Veloso, também o brasileiro Lenine já cumpriu 30 anos de carreira. O cantor, compositor, produtor e escritor é considerado um dos melhores talentos musicais no Brasil e o público português já teve a oportunidade de o ver ao vivo em ...




RFI

Les pays à minorités russophones risquent-ils l'annexion?
RFI
... et, pour l'instant, on en est heureusement encore loin. Statue de Lénine devant le soviet suprême de Tiraspol. Vladimir Poutine ne comprend pas que ses anciens compatriotes de l'Union soviétique ne veuillent pas revenir dans son giron. RFI/L.Geslin.

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Lenine marca presença em encontro socioambiental em Santos, SP
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O cantor Lenine participa nesta quarta (2) e quinta-feira (3) do IV Encontro Socioambiental em Santos, no litoral de São Paulo. O evento faz parte do projeto anfitrião 'Mantas do Brasil' e está servindo para que o artista se encontre com comunidades, ...





Vladimir Ilitch Oulianov Prononciation (en russe : Влади́мир Ильи́ч Улья́нов) (22 avril 1870 - 21 janvier 1924) est un révolutionnaire et homme politique russe. Il est surnommé Lénine (Ле́нин, « l'homme de la Léna »). Il milite dans le parti ouvrier social-démocrate de Russie, la section russe de la Deuxième Internationale. Plus tard, il fonde et dirige le parti bolchevique, est un des dirigeants de la révolution d'Octobre, fondateur de l'URSS. De son nom est dérivé le terme de léninisme.





Son père Ilia Nikolaïevitch Oulianov (1831-1886), monarchiste modéré, fut une grande figure de l'instruction publique en Russie et fut anobli par le Tsar en 1882. À Simbirsk et dans la province de Simbirsk, il ouvrit les premières écoles pour les populations non russes. Il aida par son activité à l'éveil de la conscience politique du peuple. Sa mère Maria Alexandrovna Oulianova, née Blank (1835-1916), se consacra toute sa vie à son foyer et à ses enfants.



Anna Oulianova, sœur aînée, née à Nijni Novgorod en 1864, épousa Mark Elizarov, meurt en 1935.

Alexandre Oulianov, frère aîné, né à Nijni Novgorod le 12 avril 1866, arrêté le 1er mai 1887 et exécuté par pendaison le 11 mai 1887 sur l'échafaud dressé dans la cour de la forteresse de Schlüsselburg à Saint-Pétersbourg après avoir participé à une tentative d'assassinat contre le tsar.

Olga Oulianova, sœur cadette, née à Simbirsk.

Dimitri Oulianov, frère cadet, né à Simbirsk en 1874 et mort en 1943.

Maria Oulianova, sœur cadette, née à Simbirsk en 1878 et morte en 1937.



Né en Russie à Simbirsk le 22 avril 1870, Lénine est le fils de Ilya Nikolaevitch Oulianov, un fonctionnaire russe (inspecteur des écoles) anobli qui œuvre à l’instauration de plus de démocratie et d’une éducation gratuite pour tous en Russie, et de sa femme Maria Alexandrovna Blank. Comme beaucoup de Russes, ses origines ethniques et religieuses sont métissées. Issu d'une famille cultivée, il est d’origine kalmouk par ses grands-parents paternels, allemande par sa grand-mère maternelle, qui était de confession luthérienne, et d’ascendance juive convertie à l'orthodoxie par son grand-père maternel. Vladimir Oulianov (Lénine) lui-même est baptisé dans l’Église orthodoxe russe.

Vladimir se distingue dans l’étude du latin et du grec. Deux tragédies surviennent tôt dans sa vie : en 1886, son père meurt d’une hémorragie cérébrale. L’année suivante, en mai 1887, son frère aîné Alexandre Oulianov est pendu pour avoir participé à un complot menaçant la vie du tsar Alexandre III. Cet événement radicalise Vladimir (ses biographes soviétiques le considèrent comme déterminant), il le dégoûte également de l'action révolutionnaire « romantique » des anarchistes ; il est arrêté plus tard cette même année et exclu de l’université de Kazan pour sa participation à des manifestations étudiantes. Il continue à étudier de manière autonome et obtient en 1891 une licence l'autorisant à pratiquer le droit.



Plutôt que de s’installer dans une carrière juridique, il s’implique de plus en plus dans la diffusion des idées révolutionnaires et l’étude du marxisme, la plupart du temps à Saint-Pétersbourg. Il multiplie les réunions et rassemble en une seule organisation la vingtaine de cercles ouvriers marxistes qui existent dans la capitale. Ainsi naît l'Union de lutte pour la libération de la classe ouvrière, mouvement qu'il considère comme « un embryon du parti révolutionnaire qui dirige la lutte contre le capital et contre le gouvernement absolutiste sans organiser des complots d'aucune sorte mais qui puise ses forces justement dans la réunion de la lutte socialiste et démocratique en une seule lutte de classe indivisible du prolétariat de la ville. » Le 7 décembre 1895, il est arrêté et incarcéré pendant quatorze mois par les autorités avant d’être exilé pour trois ans dans le village de Chouchenskoïe en Sibérie.

En juillet 1898, il y épouse Nadejda Kroupskaïa, une activiste socialiste elle aussi emprisonnée. En avril 1899, il publie le livre Le Développement du capitalisme en Russie[1]. En 1900, son exil prend fin. Il voyage en Russie, en Europe et participe à la création du journal Iskra (« L'Étincelle »). Il publie des tracts et livres relatifs au mouvement révolutionnaire.

Il participe activement au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) et, en 1903, prend la tête de la fraction « bolchevik » de ce parti, suite à une division avec les « mencheviks » (partiellement inspirée par son pamphlet Que faire ?). En mai 1905, il est élu au Comité central du parti par le IIIe congrès. En 1907, il déménage en Finlande pour des raisons de sécurité. Il participe au journal Pravda (« La vérité »). Contre le « révisionnisme » de certains sociaux-démocrates, il rédige son ouvrage Matérialisme et Empiriocriticisme en 1908[2]. Il écarte Alexander Bogdanov de la direction de la fraction bolchevique. Il continue de voyager en Europe (il vivra de juillet 1909 à juin 1912 à Paris, rue Marie-Rose) et participe à de nombreux rassemblements et activités socialistes, notamment la conférence de Zimmerwald contre la guerre, en 1915. Quand Elizabeth Armand (dite Inessa ou Inès) quitte la Russie pour s’installer à Paris en 1910, elle rencontre Lénine et d’autres bolcheviks en exil et devient à la fois son émissaire et son égérie.

Il voit dans la Première Guerre mondiale une lutte entre impérialismes rivaux pour le partage du monde (L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1917) et veut faire de la guerre entre nations une guerre entre classes.

Lorsqu'éclate la révolution de Février 1917, suite à la chute du tsar Nicolas II, Lénine se trouve en Suisse à Montreux, comme nombre d'exilés russes. Après avoir imaginé différents itinéraires impossibles, il rentre de Suisse à Petrograd à travers l'Allemagne en guerre, avec un groupe de révolutionnaires russes de toutes tendances, à bord d'un train protégé par une immunité diplomatique, dit « plombé ». Cet épisode suscita une polémique, certains accusant Lénine d'avoir été acheté par le gouvernement allemand. En effet, ce dernier a organisé et financé le retour en Russie de Lénine et de son parti bolchevique en exil[3],[4]. Dans ses mémoires, le général en chef allemand Erich Ludendorff explique qu'il espérait que la révolution en Russie amènerait la décomposition de l'armée tsariste et le retour en Russie de révolutionnaires favorables à une paix séparée avec l'Allemagne[5],[6],[7].

En 1918, Edgar Sisson apporta toute une série de documents de Russie afin de prouver que Trotsky, Lénine et les autres révolutionnaires bolcheviques étaient des agents du gouvernement allemand[8]. George Kennan démontra plus tard que ces documents étaient en quasi-totalité des faux[9].

Dès son arrivée à Petrograd accueilli au son de la Marseillaise[10], le 4 avril, Lénine fait une conférence durant laquelle il présente ses Thèses d'avril, qui sont publiées dans Pravda : paix immédiate, pouvoir aux soviets, usines aux ouvriers et terres aux paysans. Le gouvernement provisoire issu de la révolution de Février ne résolvant aucun de ces problèmes, ces idées deviennent de plus en plus populaires. Avec la répression des émeutes en juillet par le gouvernement, les dirigeants bolcheviques sont arrêtés (dont Trotsky), leurs journaux interdits, Lénine fuit en Finlande. Il revient en octobre, souhaitant renverser le gouvernement provisoire, avec pour slogan « tout le pouvoir aux Conseils ! ». Ses idées concernant le gouvernement sont exprimées dans son essai L'État et la Révolution (août-septembre 1917) qui appelle une nouvelle forme de gouvernement plus démocratique basé sur les conseils ouvriers ou soviets. Après la tentative de coup d'État du général monarchiste Kornilov en septembre, le gouvernement provisoire est discrédité et les bolcheviks deviennent majoritaires dans les soviets.



Après le succès de la révolution d'Octobre, le 8 novembre, Lénine est nommé président du Conseil des commissaires du peuple par le Congrès des soviets. Rapidement, le 20 décembre 1917, la Tchéka est crée. Puis, sous l'impulsion de Lénine, les soviets nationalisent la grande propriété foncière (19 février 1918), les industries (30 juin 1918) et déclarent assurer la dictature du prolétariat.

Face à la menace d’une invasion allemande, confrontés aux oppositions au sein même de la Russie, mais connaissant aussi la situation grave des empires centraux et les perspectives révolutionnaires ainsi ouvertes, les chefs révolutionnaires s'interrogent.

La majorité des chefs bolcheviques, tels que Boukharine, soutiennent la poursuite de la guerre comme moyen de provoquer la révolution en Allemagne. Lénine défend l'option d'un armistice ou d'un traité de paix, coûte que coûte, afin de consolider le régime. Léon Trotsky, qui mène les négociations, recommande quant à lui une position intermédiaire, préconisant la démobilisation de l'armée sans signer une paix injuste.

Quand les négociations échouent, l’Allemagne lance à partir du 18 février 1918 une invasion au cours de laquelle la Russie perd une large part de son territoire occidental. En conséquence, la position de Lénine rassemble les suffrages de la majorité des chefs bolcheviques et la Russie finit par signer le Traité de Brest-Litovsk (3 mars 1918) qui lui est nettement défavorable. Lénine transfère la capitale à Moscou (12 mars)[11] et inaugure la politique dite du « communisme de guerre », dans le cadre de la guerre civile.

En acceptant le fait que les soviets soient la seule forme légitime de gouvernement ouvrier, Lénine instaure une Assemblée constituante russe. Les bolcheviks perdent ces élections, qui sont remportées par le Parti socialiste-révolutionnaire (PSR). Celui-ci s'est scindé en septembre 1917 en faction gauche (pro soviet - Parti socialiste-révolutionnaire de gauche) et droite (anti-soviet). Les bolcheviks ont tout de même alors le soutien d’une majorité du Congrès des soviets et forment un gouvernement de coalition avec les Socialistes-révolutionnaires de gauche. Cependant, cette coalition s’effondre avec l'opposition des SR de gauche aux conditions du traité de Brest-Litovsk. Ils se joignent alors à d’autres partis afin de renverser le gouvernement bolchevique. Lénine réagit en faisant interdire les Socialistes révolutionnaires (y compris les SR de gauche).

En juillet 1918, il fait approuver par le Ve congrès des soviets la première Constitution de la République fédérative des soviets de Russie. Cependant il doit faire face à ce qu'il appelle la « contre-révolution » et qui est une guerre civile, soutenue par l'étranger (1918-1920). Bientôt, le tsar est exécuté avec sa famille et ses proches (toute la famille du tsar : sa fille Anastasia, malgré toutes les histoires qui tournent autour de sa survie, est elle aussi exécutée).

Face au durcissement du régime, l'opposition s'accroit. Le 30 août 1918, Fanny Kaplan, membre du Parti socialiste-révolutionnaire, tente d'assassiner Lénine. Elle l'approche alors que celui-ci regagne sa voiture à l’issue d’un meeting. Elle l’appelle, il se retourne, elle lui tire dessus trois fois. Deux balles l’atteignent : l’une à l’épaule, l’autre au poumon. Lénine est emmené à son appartement privé au Kremlin et refuse de s’aventurer à l’hôpital, craignant que d’autres assassins ne l’y attendent. Les médecins jugent trop dangereux d’extraire les balles. Lénine survit et reprend son activité, mais sa santé est fragile. Fanny Kaplan est interrogée par la Tchéka puis est exécutée sans jugement.

En mars 1919, Lénine et d’autres leaders bolcheviques décident la création de l'Internationale communiste. C'est l'époque de la sécession avec le mouvement socialiste. À compter de ce moment, les membres de l’Internationale communiste, y compris Lénine et les bolcheviks eux-mêmes, furent connus comme les communistes. En Russie, le parti bolchevique est rebaptisé Parti communiste russe (bolchevik), qui devient finalement le PCUS en 1922. C'est le seul parti autorisé, les autres sont interdits et leurs membres poursuivis.

Dans le même temps, de 1918 à 1920, la guerre civile russe et le « communisme de guerre » continuent à faire rage dans toute la Russie. Des mouvements politiques très divers et leurs militants prennent les armes pour soutenir ou renverser le gouvernement soviétique. Des puissances étrangères arment des « armées blanches » afin de renverser le pouvoir des soviets. Dans une situation de « citadelle assiégée », le communisme de guerre est impitoyable, comme la guerre qui lui a donné naissance. L'occupation de l'Ukraine par les armées allemandes et le blocus privent la Russie de blé. Pour faire face à la famine et nourrir les villes, à court de moyens de paiement, Lénine reprend les « réquisitions » des approvisionnements des paysans, quasiment sans dédommagement, instaurées sous le gouvernement Kerensky, et interrompues après octobre (les armées blanches doivent d'ailleurs elles aussi renoncer au libre marché et recourir aux réquisitions dans les zones qu'ils contrôlent). Cette spoliation amène les paysans à réduire dramatiquement leur production, parfois à soutenir les ennemis des « rouges », armées blanches ou « vertes ». Parfois, les détachements de réquisition prennent toute la nourriture, jusqu'aux graines nécessaires aux semailles des paysans qui résistent.

Bien que de nombreuses factions différentes soient impliquées dans cette guerre civile, les deux principaux groupes en présence sont l’Armée rouge (bolchevique) et les Blancs (tsaristes). Les puissances étrangères telles que la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Japon interviennent également dans ce conflit (aux côtés des Blancs). Finalement, l’Armée rouge prend l'avantage en 1919, écrasant ses adversaires (ou ses anciens alliés comme les anarchistes ukrainiens après août 1921) et réduisant les forces des russes blancs et de leurs alliés à quelques poches de résistance (qui toutefois perdurèrent durant plusieurs années, notamment dans l'Extrême-Orient russe).

À la fin de l’année 1919, les succès remportés en Russie et le soulèvement de la ligue spartakiste en Allemagne créent aux yeux de Lénine l’occasion idéale de « sonder l’Europe avec les baïonnettes de l’Armée rouge[12] » pour étendre la révolution vers l’ouest, par la force. Au même moment et pour contenir les communistes, les pays occidentaux – convaincus que les forces blanches ne l'emporteraient pas – soutiennent la volonté de la seconde république polonaise, récemment indépendante, de reprendre ses territoires orientaux, annexés par la Russie à l’occasion de la partition de la Pologne à la fin du XVIIIe siècle. La guerre russo-polonaise débute mal pour les Polonais qui, sous-estimant l'armée rouge, se font d'abord étriller et repousser jusqu'à Varsovie. Lénine voyait la Pologne comme le pont que l’Armée rouge devrait traverser afin d’établir le lien entre la Révolution russe et les partisans communistes d’Europe occidentale. Mais cette vision se heurtait à des intérêts contradictoires. La France (avec l'accord général) envoie une « modeste » « Mission militaire française » (des « instructeurs » tel qu'un certain capitaine de Gaulle, des avions avec leurs pilotes, etc.) qui renverse la situation, permettant aux Polonais de remplir leurs objectifs. Lénine comprend la leçon et renonce (au moins temporairement) à l'exportation de la révolution par des moyens militaires.

En mars 1921, la Révolte de Kronstadt, soulèvement armé des marins de la forteresse pour le pouvoir des soviets, pour des élections libres et la liberté de la presse, et contre les bolcheviks, est réprimée par l'armée rouge (qui compte 10000 morts dans ses rangs lors de l'assaut). 2168 marins furent exécutés, 1955 condamnés au travail obligatoire et 1272 libérés.

La Russie paie le tribut de ces longues années de guerre et une grande partie du pays est en ruine. Dès lors que tous les efforts ne sont plus tendus vers la guerre, Lénine, pragmatique, explique que sous la pression des circonstances, le « communisme de guerre » a été trop vite : pour reconstruire le pays à partir de rien, un certain retour au libre échange est provisoirement nécessaire. En mars 1921 naît la Nouvelle politique économique (NEP), qui se caractérise par un retour limité du capitalisme privé.

En 1922, Lénine transforme l'ancien Empire russe en Union des républiques socialistes soviétiques (sur proposition de Staline). Mais sa santé déclinante réduit progressivement son activité.



La santé de Lénine est déjà sérieusement menacée par les contraintes de la révolution et de la guerre. La tentative d’assassinat de 1918 vient s’ajouter à ses problèmes de santé. La balle est toujours logée dans son cou, trop proche de la colonne vertébrale pour qu’on puisse tenter une opération avec les techniques médicales de l’époque. Lénine connaît sa première attaque en mai 1922. Elle le laisse partiellement paralysé (de son côté droit) et son rôle dans le gouvernement diminue. Suite à une deuxième attaque, en décembre de la même année, il doit se résigner à abandonner toute activité politique. En mars 1923, la troisième attaque le cloue au lit et le prive de la parole. Lénine meurt le 21 janvier 1924 à 18 H 50 (Heure de Moscou)[13].

Le communiqué officiel annonçant sa mort écrit qu'« il n'est plus parmi nous, mais [que] son œuvre demeure »[14].

La plupart des historiens s’accordent pour considérer que la cause de mort la plus probable est l’attaque provoquée par la balle logée dans sa nuque suite à la tentative d’assassinat. La cause officielle de sa mort est une artériosclérose ou une quatrième attaque mais, des 27 médecins qui interviennent pour le soigner, huit seulement souscrivent à cette conclusion sur le rapport d’autopsie. Cela laisse de la place pour des doutes et des théories alternatives.

Peu après sa mort, des indications concernant une syphilis apparaissent. Cela n'aurait rien de très extraordinaire, car une large partie de la Russie à cette époque était atteinte par cette maladie. Le corps de Lénine ne montre aucune lésion visible typique des dernières phases de la maladie. Cependant, des documents rendus publics suite à la chute de l’URSS, ainsi que les mémoires des médecins de Lénine, suggèrent qu’il a été traité pour la syphilis dès 1895. En 1923, les médecins de Lénine lui prescrivent du Salvarsan, le seul médicament disponible à l’époque pour traiter la syphilis, ainsi que de l’iodure de potassium, qui était également d’usage fréquent pour le traitement de cette infection.

Les documents suggèrent en outre qu’on a donné l’ordre à Alexi Abrikosov, le pathologiste chargé de l’autopsie, de prouver que Lénine n’était pas mort de syphilis. Abrikosov ne mentionne pas la syphilis dans l’autopsie, mais le second rapport d'autopsie ne parle d'aucun des organes, des principales artères ou des régions du cerveau habituellement affectés par la syphilis, alors que les lésions aux vaisseaux du cerveau, la paralysie et certaines autres affections qu’il mentionne sont typiques de cette maladie.

Enfin, un diagnostic posthume par deux psychiatres et un neurologue publié dans le European Journal of Neurology affirme démontrer que Lénine est décédé des suites de la syphilis[15].



La ville de Petrograd est renommée « Leningrad » en son honneur en janvier 1924 et conserve ce nom jusqu’à la chute de l’Union soviétique en 1991, date à laquelle elle retrouve son nom d'avant 1914, Saint-Pétersbourg.

Suite à sa première attaque, Lénine avait publié plusieurs documents indiquant les recommandations futures pour le gouvernement. Il s'inquiétait énormément sur la capacité d'un parti, qu'il dénonce comme bureaucratisé, de garder à l'esprit les besoins des travailleurs au niveau international. Son dernier acte politique est de critiquer fortement la brutalité de Staline, dans deux textes du 25 décembre 1923 et du 4 janvier 1924 appelés son « Testament politique »[16].

De Staline, qui est alors secrétaire général du parti communiste depuis avril 1922, Lénine dit qu’il a « un pouvoir illimité concentré dans ses mains » et suggère que « les camarades envisagent une façon de le démettre de ce poste ». La femme de Lénine découvre le document dans l’étude de celui-ci et le lit au comité central qui décide de ne pas suivre ces recommandations et de garder le texte secret. Lorsque le texte est publié à l'étranger en 1926 par des communistes dissidents (Max Eastman et Boris Souvarine), les dirigeants russes (Trotsky compris, au nom de l'unité du parti) dénoncent un « faux ». Le texte ne sera reconnu comme authentique qu'en 1956 par Khrouchtchev, et publié en URSS seulement en 1987.

Au début des années 1920, le mouvement russe de cosmisme est relativement populaire et il est prévu de conserver le corps de Lénine de manière cryogénique afin de pouvoir lui redonner vie dans le futur. L’équipement nécessaire est acheté à l’étranger mais pour diverses raisons, le projet n’est pas mené à bien. À la place, le corps est embaumé et exposé publiquement dans un mausolée sur la place rouge à Moscou. Chose que Lénine ne voulait sous aucun prétexte, selon lui ce ne sont pas les hommes mais les idées qui doivent être conservées.

Malgré la volonté exprimée par Lénine peu avant sa mort qu’aucun mémorial ne soit érigé pour lui, divers politiciens (notamment Staline pour asséner son pouvoir sur le peuple) cherchent à améliorer leur image en l’associant à celle de Lénine après sa mort. Il est alors élevé à un statut quasi mythique et les statues, monuments et mémoriaux à son honneur fleurissent.

Après la mort de Lénine, la compétition fait rage pour recueillir la légitimité que son nom apporte. Les vocables « léninisme » et « marxisme-léninisme » apparaissent, le premier étant revendiqué également par les trotskistes, le second uniquement par les staliniens (ce « marxisme-léninisme » constituant la doctrine officielle de l'URSS et de ses partis affiliés du Komintern puis du Kominform). Le « marxisme-léninisme », terme de la propagande officielle, est plus couramment appelé stalinisme.



Lénine est l’auteur d'une œuvre théorique et philosophique qui se veut dans la continuité de celle de Karl Marx, et qu'il a défendue contre les « révisionnistes » (Eduard Bernstein, etc.).

Pour aborder sa pensée, on peut retenir :

  • Que faire ?
  • L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme
  • L'État et la révolution




« Lénine » est un pseudonyme révolutionnaire. Il n'a jamais expliqué publiquement son choix, ce qui laisse le champ libre à toutes les théories. À cette époque, Georgui Plekhanov qui a eu une influence importante sur Lénine utilisait le pseudonyme Volgine, d’après la Volga. Mais certains ont vu dans le choix de la Lena, plus longue et coulant dans la direction opposée, le signe d'une opposition entre Plekhanov et Lénine. Il existe d’autres théories concernant l’origine de ce nom. Pendant son exil à Chouchenskoïe, en Sibérie, le fleuve russe le plus proche était l'Ienisseï, non la Lena : ce n'est donc pas une évocation de son séjour dans cette région.

On trouve parfois le nom de « Nikolai Lénine », bien qu’il n’ait jamais été connu sous ce nom en Russie.



Le cerveau de Lénine fut prélevé avant que son corps soit embaumé. Le gouvernement soviétique demanda au célèbre neuroscientifique Oskar Vogt de l’étudier afin de localiser précisément les cellules responsables de son génie[17]. L’Institut du cerveau fut créé à Moscou spécifiquement dans ce but. Vogt publia un article sur le cerveau en 1929 dans lequel il rapporte que certains neurones pyramidaux dans la troisième couche du cortex cérébral de Lénine étaient particulièrement larges. Cependant les conclusions concernant le lien entre cette observation et le génie furent contestées. Le travail de Vogt fut considéré comme insatisfaisant par les soviétiques. Les recherches furent poursuivies par l’équipe soviétique mais les travaux concernant le cerveau de Lénine ne furent plus rendus publics.

Les anatomistes contemporains ne croient plus que la morphologie seule puisse déterminer le fonctionnement du cerveau.





  1. Le Développement du capitalisme en Russie sur les archives Internet des marxistes.
  2. Matérialisme et Empiriocriticisme
  3. George Katkov, "German Foreign Office Documents on Financial Support to the Bolsheviks in 1917.", International Affairs 32 (1956)
  4. Stefan Possony, Lenin: The Compulsive Revolutionary, Chicago: Regnery (1964)
  5. Erich Ludendorff, Meine Kriegserinnerungen 1914—1818, Berlin, 1919. Traduction française : Souvenirs de guerre (1914-1918), Payot, 1920.
  6. Ce passage a été repris par Alexandre Fedorovitch Kerensky dans La révolution Russe, 1917, Payot, 1928, 399 pages, p. 230, et par Gabriel Terrail, dit « Mermeix », dans Les négociations secrètes et les quatre armistices avec pièces justificatives, Ollendorf, 1919, 355 pages, p. 126.
  7. Pour Boris Souvarine, en revanche, la Wilhelmstrasse a décidé, sur la demande de Julius Martov, « de laisser passer quelques centaines de Russes (de toutes nuances politiques, non pas les seuls bolcheviks) », décision acceptée par l'état-major allemand. À bord du train, qui aurait été un train classique, et non plombé, se trouvaient non seulement Lénine, mais « Martov, Axelrod, Riazanov, Lounatcharski, Bobrov, Angelica Balabanova ». Voir Controverse avec Soljénitsyne, Éditions Allia, 1990, 167 pages, p. 43-45 (ISBN 2904235248).
  8. U.S., Committee on Public Information, The German-Bolshevik Conspiracy, War Information Series, numéro 20, Octobre 1918
  9. George F. Kennan, « The Sisson Documents », Journal of Modern History 27-28 (1955-56), p. 130-154
  10. « 2000 ans d'histoire », France Inter, 6 novembre 2007.
  11. Léon Trotsky, Ma vie, chapitre 30
  12. Cité par Maxime Mourin dans Les Relations franco-soviétiques (1917-1967), Payot, 1967, p. 116.
  13. Vie et Œuvre de Vladimir Lénine, sous la direction de P. Pospélov, édition en langue française, édition du progrès Moscou, URSS, 1979, Page 606
  14. Édition de la Pravda du 22 janvier 1924.
  15. V. Lerner, Y. Finkelstein et E. Witztum, « The Enigma of Lenin's (1870-1924) Malady », European Journal of Neurology, vol. 11, n° 6, juin 2004, p. 371-376.
  16. « Testament politique »
  17. Ces faits ont inspiré au romancier allemand Tilman Spengler son roman Le Cerveau de Lénine (paru en traduction française en 1995).


Voir aussi sur Wikiquote les citations «  Lénine ».


  • Marxisme
  • Léninisme
  • Bolchevisme
  • Luxembourgisme
  • Bordiguisme
  • Marxisme-léninisme
  • Stalinisme
  • Trotskysme
  • IIIe Internationale
  • Communisme
  • Socialisme
  • Mouvements révolutionnaires


  • Léon Trotsky, Ma vie, 1930.
  • Léon Trotsky, La Jeunesse de Lénine, 1936.
  • Nicolas Valentinov, Mes Rencontres avec Lénine, traduit du russe par Christian de Jouvencel, éditions Gérard Lebovici, 1964 (rééd. 1987).
  • Nikita Khrouchtchev, Rapport secret sur Staline au XXe Congrès du P.C. soviétique, suivi du Testament de Lénine, éditions Champ Libre, 1970.
  • Moshe Lewin, Le Dernier Combat de Lénine, Les Éditions de Minuit, 1967. (ISBN 2-7073-037-6)
  • David Shub, Lénine, Gallimard, 1972.
  • Boris Souvarine, Sur Lénine, Trotski et Staline (1978-79), entretiens avec Michel Heller et Branko Lazitch, éditions Allia, 1990.
  • Anton Ciliga, Lénine et la révolution, Spartacus, 1978.
  • Jacques Baynac, La Terreur sous Lénine, LGF, 2003.
  • Jean-Jacques Marie, Lénine, Balland, 2004.
  • Hélène Carrère d'Encausse, Lénine, Hachette, 2005.








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