Biographie de Alfred Cortot

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Jacqueline Eymar
Le Monde - 22 déc 2008
Cette élève d'Yves Nat et d'Alfred Cortot était connue surtout pour son engagement en faveur de la musique de son temps - pas la musique d'avant-garde la ...



Children's Corner
ORF.at - 22 déc 2008
Kurz nach Debussys Tod kam der Pianist Alfred Cortot als Freund der Familie zu einem Kondolenzbesuch. Wie so oft in solchen Fällen fehlten die Worte. ...



Οι κυρίες της Μουσικής
Πρόοδος - 19 déc 2008
Την επόμενη χρονιά με υποτροφία της Ακαδημίας Αθηνών συνέχισε τις σπουδές της στην Ecole Normale de Musique de Paris / Alfred Cortot, απΆ όπου απέκτησε μετά ...



Roberto Plano's Schubert Sensibility
KUAR - 12 déc 2008
A native of Varese, Italy, Roberto Plano went to Paris to study at the Ecole Normale "Cortot," the school named after the great French pianist Alfred Cortot ...



Infos Jeunes France

Le piano français
Infos Jeunes France - 12 déc 2008
Représentants de l’école française de piano, cette école initiée par Alfred Cortot où le toucher, le coulé de l’articulation, le « chanter », l’art du ...



Der letzte Mohikaner? - TLZ-Gespräch mit dem Musikkritiker Joachim ...
Thüringische Landeszeitung - 12 déc 2008
Cortot, Schnabel, Rubinstein - diese Pianisten genossen noch die Gnade, in der Augenblickshaftigkeit der Musik schwelgen zu können. Sehen Sie das so? ...
Der letzte Mohikaner WELT ONLINE
3 autres articles



Celebrating Philippe de Montebello
WNYC - 2 jan 2009
She studied with Alfred Cortot. She once played the Schumann Piano Concerto with Munch in Paris and that's how good she was. ...



Ein durch und durch deutscher Musiker: Potsdam portraitiert den ...
sueddeutsche.de - 2 jan 2009
Alfred Cortot und Yehudi Menuhin besuchten ihn dort. Maurizio Pollini hörte Kempff 1974 in Wien, bei der Aufführung aller Beethoven-Sonaten, er zeigt sich ...



Piano bleu

Piano Campus 2009
Piano bleu - Il y a 58 minutes
Sa passion pour la musique l'a conduite à fixer les visages de grands noms tels ceux d'Igor Stravinski, Pablo Casals, Alfred Cortot, Arthur Rubinstein, ...



Kempff als Komponist
Potsdamer Neueste Nachrichten - 5 jan 2009
Und der Musikwissenschaftler Karl Schumann schrieb über die Musikerin, dass der Klavieranschlag Idil Birets ihn an Alfred Cortot und Wilhelm Kempff erinnere ...

Alfred Cortot

Alfred Cortot, né le 26 septembre 1877 à Nyon (Suisse) et mort à Lausanne le 20 juin 1962, est un pianiste français.

Il est considéré comme un des plus grands pianistes et pédagogues de la première partie du XXe siècle. La qualité de ses interprétations l'ont inscrit au Panthéon des pianistes et la qualité de son enseignement a permis à de nombreux pianistes d'épanouir leur talent.

Sa vie

Alfred Cortot naît en Suisse, d'un père français et d'une mère suisse. À l'âge de cinq ans, il commence à apprendre le piano à Genève. Ses progrès sont tellement foudroyants que sa famille décide d'aller s'établir à Paris pour que le jeune Alfred puisse continuer son éducation musicale. Il est alors inscrit au prestigieux Conservatoire de Paris, à l'âge de neuf ans, où il reste élève pendant dix années. En 1896, il obtient un Premier prix de piano, dans la classe de Louis Diémer. Edouard Risler, répétiteur de Diémer, l'emmène à Bayreuth où Alfred Cortot est assistant et où il joue pour Cosima, la fille de Franz Liszt et épouse de Richard Wagner.

C'est alors un pianiste et musicien accompli, passionné de Wagner. Il donne d'ailleurs la première exécution du Crépuscule des Dieux en France en 1902, ainsi que celles du Requiem allemand de Brahms et de la Légende de Sainte Elizabeth de Liszt. En 1905, il fonde avec Pablo Casals et Jacques Thibaud un trio de musique de chambre dont la réputation devient rapidement internationale. L'activité du trio ne cessera qu'au début de la Seconde Guerre mondiale. À côté de ses activités d'interprète, Alfred Cortot mène une carrière d'enseignant. Il est nommé professeur au Conservatoire de Paris en 1907.

Toute sa vie durant, il fera alterner concerts et enseignement.

Alfred Cortot et Jacques Thibaud

Après une tournée aux États-Unis en 1918, il fonde en 1919 avec Auguste Mangeot, directeur de la revue Le Monde musical, l'École normale de musique de Paris qui porte désormais son nom. Résolument moderne, Cortot veut que l'Ecole comporte un cursus complet, avec l'étude approfondie d'un instrument, le solfège, l'écriture, l'histoire de la musique, la pratique du répertoire et de la pédagogie. Humaniste convaincu, Cortot veut aussi qu'un enseignement musical complet avec toutes les disciplines liées à l'expression artistique soient présentes : la gymnastique rythmique, l'histoire de l'art en correspondance avec la musique, les langues vivantes. Avant et après-guerre, les meilleurs professeurs rejoignent Cortot : Yvonne Lefébure et Nadia Boulanger pour le piano, Marcel Dupré pour l'orgue, Wanda Landowska pour le clavecin, Jacques Thibaud pour le violon, Pablo Casals et André Navarra pour le violoncelle, Claire Croiza, Charles Panzéra et Pierre Bernac pour le chant, Georges Enesco, Paul Dukas et Arthur Honegger pour la composition.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il est Haut-Commissaire aux Beaux-Arts du gouvernement de Vichy, membre du Conseil national (partisan déclaré de la collaboration). En 1942, durant l'Occupation, il est l'un des pianistes français à être allé, à la demande des autorités allemandes, se produire à Berlin. Ces faits lui vaudront quelques reproches à la Libération, sans que pour autant il ait à subir de réels ennuis[1]. Dès 1946, Alfred Cortot reprendra une activité de concertiste.

Au milieu des années 1950 et jusqu'à sa mort, il réside en Suisse. Il donne son dernier concert public au Festival de Prades en compagnie de Pablo Casals en 1958.

Au Japon, une île côtière porte le nom de Cortot (Cortoshima), témoignage de l'admiration que suscite le pianiste français dans l'archipel nippon.

Les quelques 10 000 ouvrages et partitions annotées de sa main que comprenait sa bibliothèque musicale furent rachetés et sont conservés à la Médiathèque Musicale Mahler de Paris. Mais une partie des manuscrits dont Alfred Cortot s'était porté acquéreur ont été dispersés dans quelques-unes des plus grandes bibliothèques publiques du monde entier.

Son œuvre

Buste d'Alfred Cortot exposé dans la salle Cortot à Paris

Alfred Cortot a eu une grande influence sur l'interprétation pianistique tant en France qu'à l'étranger. Et particulièrement en Union soviétique, où ses concerts, donnés pendant les années 1920 à Moscou et à Saint-Pétersbourg, ont été à l'origine d'une scission dans le monde pianistique local. D'un côté, les progressistes emmenés par Heinrich Neuhaus et Samuel Feinberg se déclarèrent impressionnés par le pianiste français au point de repenser leur technique. De l'autre, les pianistes davantage portés vers l'académisme, tel qu'Alexandre Goldenweiser, critiquèrent le jeu de Cortot pour sa liberté.

Dans sa méthode intitulée Les Principes rationnels de la technique pianistique, Cortot a développé sa méthode selon laquelle la subjectivité ainsi que la recherche personnelle propre à l'artiste doivent accompagner le travail digital et musculaire. Il est également l'auteur d'éditions de travail d'œuvres de Chopin, Schumann et Liszt.

Excellent pédagogue, il eut bon nombre d'élèves qui furent d'excellents pianistes, comme Clara Haskil, Dinu Lipatti, Samson François, Setrak, Gina Bachauer, Yvonne Lefébure, Marcelle Meyer, Vlado Perlemuter, Magda Tagliaferro, Reine Gianoli, Jerome Lowenthal, ou bien encore Marguerite Monnot qui, avant de devenir le compositeur attitré d'Édith Piaf, fut une concertiste talentueuse. D'autres élèves, tels qu'Yvonne Hubert à Québec, Thierry de Brunhoff et Blanche Bascourret de Guéraldi à l'École normale de musique de Paris, pour n'en citer que deux, sont devenus des pédagogues très renommés.

Alfred Cortot a enregistré de nombreux disques, spécialement de Chopin, Schumann et Liszt, dont il était un interprète d'exception. Il a publié le premier enregistrement mondial intégral de la Sonate en si mineur de Liszt, des Kreisleriana de Schumann et du Premier livre des Préludes de Debussy.

Notes

  1. ? Néanmoins, dans son livre Je suis un violoniste raté (1973, Julliard), le critique musical Antoine Goléa brosse un tableau très dur de l'attitude de Cortot durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que Jérôme Spickett dans sa biographie de Clara Haskil (Payot)

Bibliographie

  • B. Gavoty, Alfred Cortot, Buchet-Chastel (Musique), Paris, 1995
  • J-L. Tingaud, Cortot-Thibaud-Casals. Un trio, trois solistes, Josette Lyon (Les Interprètes créateurs), Paris, 2000

Liens internes

  • École normale de musique de Paris

Liens externes

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