Biographie de Alfred Manessier

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Alfred Manessier (5 décembre 1911, Saint-Ouen dans la Somme - † 1993, inhumé dans le cimetière de son village natal) est un peintre non figuratif français, un des maîtres de la Nouvelle École de Paris

La vie et l'œuvre

Alfred Manessier en 1971

Alfred Manessier naît le 5 décembre 1911 à Saint-Ouen (Somme).

Après des études à l'École des Beaux-Arts d'Amiens puis à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, après une initiation à l'architecture et à la fresque lors d'un bref passage à l'Académie Ranson, il se consacre à la peinture, avant de découvrir la tapisserie et le vitrail.

Dans les œuvres de jeunesse, les influences de l'impressionnisme, du cubisme tardif, du surréalisme et du fauvisme se font sentir. Cependant, comme tous les grands peintres, Manessier s'est mis d'abord à l'école des maîtres: Tintoret, Titien, Renoir, et surtout Rembrandt dont l'esprit se retrouve dans un autoportrait. Et c'est en s'exerçant à copier leurs œuvres au musée du Louvre qu'il fait la connaissance de Jean Le Moal.

Mais l'œuvre de Manessier se déploie pleinement à partir du moment où il découvre la nécessité de se consacrer à la peinture non figurative. Proche de l'art abstrait, il est cependant préférable de le qualifier de peintre non figuratif, comme nous le verrons. Les œuvres de Manessier sont en effet profondément ancrées dans la réalité, même lorsqu'elles ne sont pas directement allusives. Ce ne sont jamais des constructions gratuites : elles s'organisent toujours autour de références plus ou moins explicites à des lieux, des événements politiques, des méditations sur les textes sacrés. Le Salve Regina de 1945 est représentatif de la découverte de cet accord particulier entre les émotions et les formes sensibles.

Profondément imprégné dès son enfance par les paysages et la lumière de la baie de Somme, il consacre de nombreuses toiles aux méandres et reflets du fleuve, au littoral picard, aux ports du Nord: Espace matinal (1949), Mer du Nord (1954), Morte-eau (1954), Souvenir de la baie de Somme (1979). Certaines études pour les paysages de la baie de Somme, pour les Marée basse retrouvent les teintes délicates des œuvres de prime jeunesse: dans telle étude de 1979, réapparaissent les tons subtils que prend l'eau dans L'Etale, huile sur carton des années 1920, digne, ainsi que bien d'autres, d'un Johan Barthold Jongkind.

La nature est présente également dans les œuvres nées de ses regards sur la Provence, l'Espagne, la Beauce, les Pays-Bas, le Canada: Petit paysage hollandais (1956), Joie champêtre (1974), Terre espagnole, Vers Jativa, Paysage esquimau, Soleil d'hiver, Givré, Alleluia des champs, La Mancha d'octobre, Avril en Beauce, Moissons I et II. Manessier voyage beaucoup et s'imprègne des spectacles naturels jusque dans le détail. Observateur remarquable il retrouve longtemps après des éléments qui l'ont frappé, et il les transcrit avec une rare fidélité.

Sensible à tous les événements au cours desquels l'homme cherche à meurtrir l'homme, Manessier est, dès sa jeunesse, attentif aux tragédies du XXe siècle, de la montée du nazisme à l'assassinat de Mgr Romero, en passant par la répression du soulèvement hongrois, le procès de Burgos. Cette souffrance se retrouve dans des tableaux tourmentés, contrastant avec l'évocation sereine de la nature. Requiem pour novembre 56 (1956), Hommage à Martin Luther King (1968), Hommage à Mgr Romero (1980), Le procès de Burgos, Viêt Nam Viêt Nam, Le 11 septembre 1973, Pour la mère d'un condamné à mort.

En 1943, Manessier accompagne l'écrivain Camille Bourniquel au monastère de Soligny-la-Trappe pour une retraite. Au cours de ce séjour, une profonde transformation spirituelle s’accomplit en lui, et il est pénétré par une foi qui ne le quittera plus jamais. Son œuvre s’en trouvera marquée sur le plan thématique comme sur le plan stylistique. Sa méditation sur les grands textes du Christianisme ne peut se transposer dans les représentations classiques. La non figuration s’impose pour donner une forme sensible à ses émotions. Ce Christianisme, toujours lié à un humanisme sincère, s’exprime dans de nombreuses œuvres : La Passion selon Saint Matthieu (1948), La couronne d’épines (1950), La nuit de Gethsémani (1952), la série des Passions (1986). Le thème de Pâques est privilégié, la mort, pour Alfred Manessier, ne pouvant être pensée et évoquée qu’en relation avec la Résurrection.

Intéressé par la tapisserie dès la fin des années 1940 (La construction de l’Arche, 1947, La forêt en janvier, 1949), c’est la rencontre du couple de tisserands Plasse Le Caisne qui incite Manessier à se consacrer davantage à ce support. Des œuvres monumentales, prodigieusement riches de couleurs jusque dans le détail vont naître : Chant grégorien (1963-1969), Vers l’espace sous-marin (1964), Espace sous-marin (1964, Hymne à la joie (1966), La joie (1968), les douze tentures sur le thème des Cantiques spirituels de Saint Jean de la Croix (1969-1971), L’accueil, (1984), entre beaucoup d'autres.

Le vitrail, dont lui parle Georges Rouault en 1947, tient également une place majeure dans la production artistique de Manessier. S'il utilise la dalle de verre dans l'architecture moderne, comme à Hem (Nord), c'est la technique du verre antique et plomb, sans grisaille, qu'il adopte dans les architectures anciennes. Très respectueux des gens de métier, il a su se mettre à l'écoute des tisserands Plasse le Caisne qui l'ont fait profiter de leur savoir et de leur expérience. De même, il s'est placé à l'école des maîtres verriers, comme François Lorin, afin de parfaire ses choix esthétiques définitifs. C'est cette profonde connaissance des différentes possibilités techniques qui a permis à Manessier de déployer son art dans les domaines de la peinture de l'aquarelle, de la lithographie, de la tapisserie et du vitrail.

Son intérêt passionné pour le vitrail le conduit à créer avec Jean Bazaine l'Association pour la Défense des Vitraux de France à la suite du scandale des restaurations abusives de la cathédrale Notre-Dame de Chartres. Les atteintes aux œuvres d'art sont, en effet, pour lui autant de crimes contre les hommes, contre la vie de leurs créateurs qui nous parcourt quand nous les contemplons, contre les hommes à qui elles sont offertes pour qu'ils puissent s'en nourrir.

La première commande fut celle des vitraux de l'église Sainte-Agathe des Bréseux en 1948. L'installation de ces verrières a constitué un acte fondateur pour l'art sacré: après bien des polémiques, le vitrail non figuratif prenait place dans les églises, reconnu digne d'enrichir le monument sans en dénaturer la fonction sacrée. Manessier a aussi réalisé les vitraux de la crypte de la cathédrale d'Essen, de la crypte de l'église Saint-Gereon à Cologne, des églises de Brême, les cathédrales de Fribourg (Suisse) et de Saint-Dié-des-Vosges, les églises de Pontarlier et Locronan (Bretagne), etc. Cet aspect de son œuvre trouve son apogée et son achèvement dans les verrières de l'église du Saint-Sépulcre d'Abbeville, dont l'installation était presque terminée pour l'inauguration en mai 1993. En ce dernier lieu, plus que dans tout autre édifice ancien, il a su faire en sorte que ses œuvres ne s'imposent pas au détriment de l'architecture, et vont même jusqu'à en souligner et parfois révéler l'intérêt esthétique. Il partage cette capacité d'offrir aux pierres des églises une nouvelle naissance plutôt que d'en faire un cadre relégué au second plan, un décor sans âme, avec ses amis Jean Bazaine, Jean Le Moal et Elvire Jan qui furent à plusieurs reprises ses collaborateurs dans des réalisations majeures.

L'œuvre de Manessier a été couronnée par des prix internationaux. Sélectionné pour la Biennale de Venise en 1950, le Grand Prix de Peinture lui est attribué en 1962, alors que Giacometti obtenait le Grand Prix de sculpture. Manessier est le dernier peintre français ainsi récompensé, après Matisse, Jacques Villon, Raoul Dufy… Il exposait des œuvres de grand format sur les thèmes de la Passion, de Pâques.

En 1953, il reçoit le Premier Prix de Peinture à la Biennale de Sao Paulo, et en 1955 le Grand Prix de Peinture de l'Institut Carnegie de Pittsburgh.

Le 28 juillet 1993, il est victime d'un accident de la route dans le Loiret, et il meurt le 1er août 1993 à l'hôpital d'Orléans la Source. Le 5 août, ses funérailles ont lieu dans l'église du Saint-Sépulcre d'Abbeville. Il est enterré dans son village natal.

Sur son chevalet reste inachevé Notre amie la mort selon Mozart, ultime méditation picturale sur un passage d'une lettre de Mozart à son père.

Les formes

L'atelier d'Alfred Manessier à Émancé en 1969

Un radical changement d'orientation esthétique, contemporain de sa conversion, lui fait prendre place, avec le Salve Regina de 1945, parmi les plus grands noms de la peinture non figurative du XXe siècle.

Une œuvre abstraite (un tableau de Mondrian, par exemple) ne peut être une œuvre d'art sacré, puisqu'il ne se réfère à rien d'autre qu'à lui-même. L'œuvre non figurative est également signe d'elle-même, comme toute œuvre d'art, mais le refus de la représentation directe d'un événement laisse filtrer les indices de ce qui a touché la sensibilité de l'artiste. C'est parce qu'il ne peut pas parler, mais qu'il a quand même à dire, que Manessier commence un tableau et cherche à exprimer l'ineffable qui l'a soudain habité. La rencontre avec le sacré n'est plus décrite (la description conduisant souvent à une désacralisation), mais manifestée. Chez Fra Angelico le sacré s'entrelace dans les scènes, ce que l'évolution de la peinture au XXe siècle ne permet plus, à quelques notables exceptions près, comme Georges Rouault. L'art non figuratif autorise une ouverture sur l'indicible fulgurance de la rencontre avec Dieu. Et si Manessier étend ce choix au traitement de la nature et des faits humains, c'est que sa sensibilité lui fait percevoir qu'il y a dans la nature quelque chose qui dépasse la vision première, qu'il y a dans l'homme quelque chose qui dépasse l'homme. "Tout est plein de dieux", disait Héraclite.

Les œuvres de Manessier sont d'abord structurées par la "grille cubiste", qu'il s'agisse d'art sacré ou d'évocations de la nature.

Tableaux : La Passion selon Saint Matthieu (1948), Recueillement nocturne (1952), La 6e heure (1957-1958) qui a pour origine la transformation à horizontale de La Passion selon Saint Matthieu, sans oublier la série des aquarelles Baie de Somme (1955).

Tapisseries : Le Christ à la colonne (1948), Les signaux marins (1952).

Vitraux : église des Bréseux (1948-1949).

Les tableaux de la baie de Somme de 1953-1954 s'ordonnent selon une géométrie très marquée, souvenirs des sinuosités du fleuve. De grandes lignes monochromes, sombres ou claires, cernent les tons délicats et presque pastel des miroitements de l'eau. Ces structures seront à nouveau exploitées dans les années 1980, avec une palette plus riche.

Au cours des années 1960, avec le grand triptyque L'Empreinte (1962), la répartition des couleurs devient plus complexe, s'organisant selon des lignes diagonales, obliques. Les contours, jadis soulignés, font place à des éclatements de lumière. D'abord prises dans de larges réseaux noirs, les couleurs s'en libèrent jusqu'à les enserrer à leur tour. Les rythmes sont variés, même dans les résurgences de structures anciennes.

Hommage à Miguel de Unamuno (1965), Hommage à Martin Luther King (1968), Le chenal, port de Hourdel (1970), Souvenirs de la baie de Somme II (1979), Derniers rayons sur la baie de Somme (1984-1989), les aquarelles des Hortillonnages (1989), Rivière picarde (1982), Prairie (1982).

Parfois les tons sombres disparaissent entièrement pour laisser place à de riches éclatements de couleurs: Joie champêtre (1974), Hymne à la joie (1988), Hommage à Don Alfonso Roig (1987).

Une même évolution structurelle s'accomplit dans les tapisseries. Même si les noirs viennent griffer les couleurs dans La nuit (1966), ils ne les capturent plus. Et ils disparaissent dans Hymne à la joie (1967), Feu de joie (1974), Moissons (1976), Concerto en orange (1979).

Son attrait pour le vitrail ne s'explique peut-être pas seulement par les possibilités qu'offre le verre coloré, mais aussi par le fenestrage. Il faut en effet noter l'apparition plus fréquente que chez d'autres peintres d'œuvres "verticales", dont le regard suit l'étirement et se trouve appelé vers le haut.

La pensée

Nous pensons hors du temps, et si les œuvres d'art nous semblent intemporelles (atemporelles), c'est qu'elles participent de la pensée. Quand bien même elles exaltent la nature, elles ne procèdent pas d'une spontanéité naturelle.

La nature

Le Verdon. En 1958 et 1959 les paysages de Provence sont à l'origine d'une série de dessins et de nombreuses peintures de Manessier

Un critique parle, pour Manessier, de « provocation » de la nature[1]. En effet, Manessier se sent "provoqué" à peindre par la nature, dès sa jeunesse. Dans l'œuvre peint et dans l'œuvre tissé un réel hommage à la nature se fait jour. Les teintes, les lumières sont le fait d'un regard émerveillé et scrupuleux. Toujours étonné par l'inépuisable foisonnement des formes, Manessier exprime comme une gratitude dans ses œuvres. Et lorsqu'il évoque les personnalités qu'il admire, il s'agit souvent d'hommes qui ont entretenu une relation avec divers aspects de la nature : Camille Corot, Claude Monet, Teilhard de Chardin entre autres.

La réalité urbaine

Cependant, comme il serait erroné de réduire l'Impressionnisme à des spectacles exclusivement champêtres, il serait faux de réduire l'œuvre de Manessier à des visions bucoliques. Entre la nature, au sens banal du terme, et le drame humain, se dressent les paysages urbains : favellas brésiliennes (1979-1983), tours de la banlieue parisienne (1987-1990), villes algériennes… Nous trouvons là des visions crépusculaires, nocturnes procédant d'une fascination nuancée d'inquiétude devant des habitats amoncelés où l'inhumanité le dispute trop souvent à la pauvreté.

Le drame humain

Une sereine attention portée à la nature pourrait nous rassembler si notre humanité ne nous était rappelée aussi par les tragédies de l'Histoire. Frappé de plein fouet par les crimes, Manessier découvre très tôt en lui un devoir de s'indigner. Le nazisme, le franquisme, la répression du mouvement de libération à Budapest, la guerre du Viêtnam, les assassinats de Martin Luther King et de Mgr Roméro dans son église, l'arrachent à l'attentive observation des lumières naturelles. Cependant Manessier ne se replie pas sur un pessimisme angoissé. Dire l'intolérable n'est pas s'y complaire.

Le procès des militants basques à Burgos en 1970 conduit Manessier à une œuvre emblématique. Il ne prend pas position sur le bien fondé de l'action révolutionnaire. Son point de vue n'est pas celui d'un politologue. La générosité simple, sincère, spontanée, dont il fait preuve dans la vie quotidienne, avec cette émouvante façon d'accueillir l'autre comme s'il était attendu de toute éternité, - cette générosité se retrouve dans les œuvres fougueuses où il exprime son horreur de ce qui tend à tuer l'espoir. Il est chrétien, mais il ne se soucie pas de qui arbore le crucifix: les crimes de la victime n'excusent pas ceux du bourreau, et tout assassinat est assassinat de Jésus.

Les rouges et les noirs de la Passion selon Saint Matthieu (1948), de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ (1952) s'organisaient comme des constructions théologiques. Dans Le Procès de Burgos (1970-1971), la presque disparition des bleus laisse place à un grand mouvement tragique et véhément. La souffrance, ici, n'est plus conceptualisée mais vécue par empathie, et elle se manifeste dans la forme déchirée d'une sorte de grand Christ noir baignant dans son sang.

La foi

Manessier s'est toujours défendu d'être un "peintre religieux". Lui-même dit que les œuvres d'art sacré sont parfois dépourvues d'une toute dimension religieuse, qui, par contre, elle se retrouve dans l'œuvre de Camille Corot. L'art sacré n'a plus pour vocation d'instruire le peuple chrétien. Il s'agit de communier dans l'espérance, de manifester la foi dans le triomphe de la vie. Il n'y a aucun désespoir dans les tableaux nés de la lecture des Évangiles. Et si Manessier s'est tant attaché aux thèmes de la Passion et de Pâques, c'est qu'il y voit une promesse de vie plus puissante, plus insistante que dans l'Annonciation ou la naissance du Christ.

Sa dernière œuvre, inachevée, Notre amie la mort selon Mozart (1993) est une grande toile verticale (300 x 80 cm). Sous un voile très clair semé de touches de couleurs variées, s'étend un fond rouge, lui-même très nuancé. La mort est, pour Manessier, inséparable de la Résurrection. Le suaire part en lambeaux légers comme des dentelles, et la mort s'efface. Les mêmes couleurs qui explosaient dans Joie champêtre en 1974, véritable hymne à la nature, réapparaissent assagies, domestiquées, enrôlées dans la croisade contre la mort. Le fait même que le tableau n'est pas terminé est comme un symbole de l'offrande permanente que constitue l'œuvre de Manessier qui se présente, jusque dans les dénonciations du mal, comme une épiphanie de la vie.

Notes et références

  1. Manessier, Éditions Galerie de France, 1970, préface de Michel-Georges Bernard, Nature et peinture dans l'œuvre d'Alfred Manessier, p. 11

Les œuvres d'Alfred Manessier

Afin de ne pas alourdir le présent article, cette liste fait l'objet d'un article spécial, merci de vous référer aux listes suivantes :

  • Liste des œuvres de Manessier dans les musées de France
  • Liste des œuvres de Manessier dans les musées du monde
  • Liste chronologique des œuvres de Manessier
  • Liste des vitraux de Manessier

Les amis peintres d'Alfred Manessier

Alfred Manessier compte parmi ses amis les artistes Henri-Georges Adam, Jean Bazaine, Jean Bertholle, Roger Bissière, Eudaldo, Hans Hartung, Elvire Jan, Jean Le Moal, Edouard Pignon, Gustave Singier ou encore Zoran Mušič et Zao Wou-Ki.

Bibliographie sommaire

Choix d'ouvrages postérieurs au décès de l'artiste.

  • J.-P. Hodin, Manessier, édition revue et corrigée par Christine Manessier d'un précédent ouvrage de J.-P. Hodin, éd. Ides et Calendes, Neuchâtel (Suisse), 1996 (ISBN 2825801054). [Première édition : J.-P. Hodin, Manessier, La Bibliothèque des Arts (Paris) et Ides et Calendes (Neuchâtel, Suisse), 1972].
  • Bernard Ceysson, Jean-Marie Lhôte, Christine Manessier, Alfred Manessier, Lumières du Nord, éditions de La Renaissance du Livre, Tournai (Belgique), 2000 (ISBN 2804604217).
  • Sabine de Lavergne, Alfred Manessier, une aventure avec Dieu (préface de Camille Bourniquel), éditions Siloë, Nantes et Laval, 2003.
  • Jean-Pierre Bourdais, Alfred Manessier, mon ami, éditions Siloë, Nantes et Laval, 2004.
  • Hélène Claveyrolas, Les vitraux d'Alfred Manessier dans les édifices historiques, Éd. Complicités, Paris, 2006.
  • Christian Briend, Manessier dans les musées de France (préface du prof. Jean-Pierre Changeux), Éd. Monelle Hayot, Saint-Remy-en-l'Eau, 2006.

Filmographie

  • Les Offrandes d'Alfred Manessier, un film de Gérard Raynal, 1992. Durée 52 mn. Grand Prix de la 5e Biennale Internationale du Film sur l'Art. Production Soleluna Films - France 3. Disponible en cassette vidéo et en DVD.

Grandes expositions personnelles françaises

Choix d'expositions, parmi bien d'autres, ayant eu lieu à partir de 1993. Les catalogues, riches en reproductions et articles, reprennent souvent des entretiens avec Alfred Manessier et offrent des extraits de ses carnets personnels.

  • 1992-1993, Rétrospective dans les Galeries du Grand Palais, Paris. [Catalogue édité par Skira (ISBN 2605002225)].
  • 1993-1994, L'Œuvre tissé. Grande exposition itinérante en France et en Suisse. [Remarquable catalogue].
  • 1993-1994, Vingt-sept aquarelles verticales, Galerie de France, Paris. [Catalogue (ISBN 2902406479)].
  • 1996, Quinze lithographies sur le thème de Pâques, Espace Georges Bernanos, Paris.
  • 1997, Maquettes des vitraux de l'église du Saint-Sépulcre d'Abbeville, Espace Georges Bernanos, Paris.
  • 1998, Rétrospective au Musée de Cambrai. [Catalogue].
  • 1998, Tapisseries (Atelier Plasse Le Caisne) et Maquettes de Vitraux, Musée de Borda, Dax.
  • 1999-2000, Passions, Moissons et Alléluias, Musée Quesnel-Morinière, Coutances.
  • 2001, Les Cantiques Spirituels de Saint-Jean-de-la-Croix, suite de douze tapisseries (Atelier Plasse Le Caisne), La Chaise-Dieu. Exposition également présentée dans la cathédrale de Beauvais en 2002.
  • 2002, Du trait à la couleur (Dessin, Peinture, Tapisserie, Vitrail), Palais du Roi de Rome à Rambouillet.
  • 2003, Livres illustrés par Manessier, Bibliothèque Robert Mallet, Abbeville.
  • 2004-2005, Paysages de la baie de Somme et de Picardie, Musée d'Amiens. (Catalogue].
  • 2005, Les Tours et autres peintures, Musée de Soissons. (Catalogue].
  • 2006, Dation et dons aux Collections Nationales, Centre Georges Pompidou, Paris.
  • 2008, Alfred Manessier en Provence, Musée Cantini, Marseille (26 juin 2008-septembre 2008).

Philatélie

En hommage à Alfred Manessier un timbre reproduisant l'une de ses œuvres, Alleluia, est émis par les Postes françaises en 1981 (valeur de 4 F).

Liens internes

  • Peinture non figurative
  • Abstraction lyrique

Liens externes

  • [1] Biographie très détaillée
  • [2] Manessier dans les Musées nationaux (base Joconde)
  • [3] Manessier à Paris
  • [4] Les vitraux d'Abbeville
  • [5] Vitraux - Tableaux de la baie de Somme et de la Picardie
  • [6] Paysages (exposition de Châtillon)
  • [7] Collection du Musée national d'art moderne Centre Georges Pompidou (rechercher : Manessier)
  • [8] Banque d'images de l'ADAGP
  • [9] Photos de la Réunion des Musées Nationaux
  • [10] Epiphanie (1960-1961), peinture de Manessier au Musée d'Art et d'Histoire, Luxembourg
  • [11] Le Port bleu (1948), peinture de Manessier au Musée de Quimper
  • [12] La chapelle Notre Dame de la Paix, Le Pouldu, vitraux de Manessier et Le Moal
  • [13] Site internet officiel de l'association Alfred Manessier
  • Timbre poste français, émis en 1981, en hommage à Alfred Manessier

Informations générales

Biographie relatives