Biographie de Alphonse Allais

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maville.com

Honfleur. Claude Lelouch va rejoindre l'académie Alphonse-Allais
maville.com
C'est un honneur d'accueillir Claude Lelouch parmi nos académiciens, on le sait très attaché à la Normandie et à l'humour qui y règne, souligne Philippe David, président de l'académie Alphonse-Allais. Ce n'est ni un hasard ni une coïncidence si son ...

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Le Point

Il était une fois Frigide Barjot (II), par Marc Lambron
Le Point
En gros, ces héritiers d'Alphonse Allais et du "National Lampoon" se distinguaient par des parodies de la grande presse, souvent hilarantes. Le Monde fut brocardé sous le titre "Le Monstre", Libération devint "L'Aberration", et Point de vue-Images du ...

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Animal Crossing : New Leaf
Puissance-Nintendo
... changé d'un poil et il est toujours aussi narcotique. Il accueille vos dons en tout genre (poissons, insectes, ossements de dinosaure, tableaux) et les expose pour la postérité. Bref, "il vaut mieux passer à la poste hériter qu'à la postérité ...




Ouest-France

Claude Lelouch invité chez Alphonse-Allais
Ouest-France
L'académie est née en 1934, à l'initiative de Jehan Soudan, ami d'Alphonse Allais. Vingt ans plus tard, Henri Jeanson en reprendra le flambeau, souligne Philippe David, président de l'Association des amis d'Alphonse Allais. Il crée alors un collège de ...




Mes deux lignes et moi ce menons vain tapage,
Le Club de Mediapart
C'est avec lui que j'ai appris ce que sont des vers holorimes, où la rime est constituée par la totalité du vers, on pense à Alphonse Allais. Il en faisait et avait publié un petit livre: * Le véto se marrit des beaux chats, des beaux rats ;. Levé tôt ...




Ouest-France

Claude Lelouch est désormais " du côté des rieurs "
Ouest-France
Claude Lelouch, costume noir sur pull noir, fait son entrée dans les Greniers à sel, accompagné de Philippe Davis, président de l'Association des amis d'Alphonse-Allais. Saluant au passage quelques spectateurs d'un signe de la main, le réalisateur se ...




Des Vies qui méritent d'être connues
Actualitté.com
Ténor de la presse parisienne, c'est le type de l'esprit hardi et plaisant, si remarquable au début du siècle dernier où Alphonse Allais, Alfred Jarry ou Willy cassaient des carreaux, le type d'esprit qui disparut par la suite remplacée par les oiseaux ...




La fabrique de malades : Ces maladies qu'on nous invente
CritiquesLibres.com
... qui devraient être accompagnées d'activités physiques et de conseils diététiques afin d'éviter de trop lourds traitements. Et pour finir, sa citation d'Alphonse Allais « quels que soient les progrès de la médecine, la mortalité humaine sera ...




Ouest-France

Le mur d'escalade ouvert aux scolaires
Ouest-France
Des élèves du lycée Albert-Sorel et du collège Alphonse-Allais ont donné une démonstration de leur talent d'escaladeur. « Ce mur fait 18 m de large, 11 m de haut et il possède 12 voies de difficultés différentes », poursuit Michel Lamarre. Il serait ...




la Nouvelle République

Redécouvrir Alphonse Allais
la Nouvelle République
On les avait oubliés, ces célèbres aphorismes d'Alphonse Allais, et c'eût été dommage. Heureusement, il existe un dessinateur humoriste nommé Claude Turier qui a eu la bonne idée de s'établir dans la région et qui a publié, l'année dernière, un ouvrage ...

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Alphonse Allais est un journaliste, écrivain et humoriste français célèbre à la Belle Époque. Surtout connu pour sa plume acerbe et son humour absurde, il est l'auteur méconnu des premières peintures abstraites : ses monochromes Combat de nègres dans une cave, pendant la nuit, Récolte de la tomate sur le bord de la mer rouge par des cardinaux apoplectiques, etc., présentés au Salon des Arts Incohérents, précédent d'une génération le Carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch, généralement considéré comme le premier exemple en la matière. Il est aussi, bien avant John Cage ou Erwin Schulhoff, l'auteur de la première composition musicale minimaliste : sa Marche Funèbre composée pour les Funérailles d'un grand homme sourd, est une page de composition vierge, parce que « les grandes douleurs sont muettes ».



Né le 20 octobre 1854 à Honfleur (Calvados). Il meurt frappé d'une embolie pulmonaire, consécutive à une phlébite pour laquelle son médecin lui ordonna de rester au lit pendant six mois. Négligeant cette recommandation, il va au café, comme tous les jours et à un ami qui le raccompagne à son domicile, il fait sa dernière plaisanterie : « Demain je serai mort ! Vous trouvez ça drôle, mais moi je ne ris pas. Demain, je serai mort ! » Comme il l'avait annoncé, il meurt le lendemain, le 28 octobre 1905 à Paris.

Il nous reste de lui l'image d'un homme à l'humour acide et un spécialiste de la théorie de l'absurde. Ses travaux scientifiques sont moins connus (recherches sur la photographie couleur et dépôt d'un brevet pour du café lyophilisé, ainsi que des travaux très poussés sur la synthèse du caoutchouc).

Il a fait partie du mouvement Fumiste, était membre du club des Hydropathes, fut un pilier du cabaret le Chat noir, dont il dirigea la revue, et présenta de fameuses toiles monochromes (Combat de nègres dans une cave, pendant la nuit, Récolte de la tomate sur le bord de la mer rouge par des cardinaux apoplectiques, etc.) au salon des Arts Incohérents[1].
Alphonse Allais a composé des centaines de contes humoristiques, tous ou presque écrits dans l'urgence. Poète autant qu'humoriste, il a cultivé entre autres le poème holorime, c'est-à-dire constitué de vers entièrement homophones, où la rime est constituée par la totalité du vers. Exemple :

« Par les bois du djinn où s'entasse de l'effroi,
Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid. »
ou encore :

« Alphonse Allais de l'âme erre et se f... à l'eau.
Ah ! l'fond salé de la mer ! Hé ! Ce fou ! Hallo. »
Il sait à l'occasion se moquer de lui-même, dans le vers suivant :

« Ah ! Vois au pont du Loing : de là vogue en mer Dante.
Hâve oiseau pondu loin de la vogue ennuyeuse. »
suivi du commentaire de bas de page : « La rime n'est pas très riche, mais j'aime mieux cela que de sombrer dans la trivialité. »

Son art de tirer à la ligne était proverbial. Il est vrai qu'il faisait même cela avec esprit : « Il fait chaud ici, permettez que j'ouvre une parenthèse. »



Quelques personnages reviennent de façon récurrente dans le monde d'Alphonse Allais.

Le Captain Cap, de son vrai nom Albert Caperon, est un personnage qui a son franc-parler et affirme : « La bureaucratie, c'est comme les microbes : on ne parlemente pas avec les microbes. On les tue ! ». Son apparition est prétexte à fournir des recettes de cocktails.

Francisque Sarcey, critique théâtral du journal le Temps et personnification du « gros bon sens » bourgeois, est souvent cité dans les contextes les plus loufoques (la « victime » ne s'en formalisait pas, et se réjouissait même d'être imitée -Allais signait volontiers de son nom- par un écrivain aussi spirituel. Un autre auteur lui ayant emprunté le procédé, il tint à mettre les choses au point : Deux personnes seulement à Paris ont le droit de signer Francisque Sarcey : moi-même d'abord, et Francisque Sarcey ensuite).

Dans plusieurs nouvelles, Alphonse Allais ridiculise, sous couvert de les louer, les thèses de l'économiste Paul Leroy-Beaulieu, adepte du protectionnisme.

Il ne se prive pas de mettre en scène François Coppée, Loïe Fuller, Liane de Pougy, Cléo de Mérode, Paul Déroulède et d'autres gloires de la Belle Époque.

Alphonse Allais et Éric Satie sont nés à quelques mètres de distance, dans la même rue de Honfleur. Ils se sont rencontrés au cabaret le Chat noir. Alphonse Allais avait surnommé le musicien Ésotérik Satie.

En juillet 2005, le Premier ministre français Dominique de Villepin emploie, au cours d'une conférence de presse, l'expression « patriotisme économique ». La paternité de cette expression revient à Alphonse Allais qui l'emploie dans une nouvelle publiée dans « Deux et deux font cinq ». Patriotisme économique. Lettre à Paul Déroulède. Il brocarde joyeusement les thèses du patriotard.



  • À se tordre, 1891
  • Vive la vie !, 1892
  • Deux et deux font cinq, 1895
  • On n'est pas des bœufs, 1896
  • Amours, délices et orgues, 1898
  • Ne nous frappons pas, 1900
Il nomma un de ses ouvrages Le parapluie de l'escouade pour deux raisons : il n'y était question de parapluie d'aucune sorte, et le cas de l'escouade, unité de combat si importante, n'y était évoqué à aucun moment (Boris Vian retiendra la leçon pour son titre l'Automne à Pékin). Quelques lecteurs grincheux ayant protesté, il intitula son volume suivant : Pour cause de fin de bail en justifiant l'opportunité du titre par le fait que son bailleur lui signifiait son congé à la fin du mois.



L'Association des authentiques amis d'Alphonse Allais (AAAAA) est une organisation regroupant des personnes qui apprécient l'humour d'Alphonse Allais. Elle a son siège au Petit Musée d'Alphonse, à Honfleur.

La tombe d'Alphonse Allais, au cimetière parisien de Saint-Ouen, a disparu en 1944 sous les bombes de la R.A.F. Ses cendres « virtuelles » ont été transférées à Montmartre en 2005.

Chaque samedi après-midi, des visites gratuites du Petit musée d'Alphonse (laboratoire des potards Allais) ont lieu dans l'arrière-boutique de la pharmacie du Passocéan de Honfleur, lieu de naissance d'Alphonse Allais. C'est le plus petit musée du monde, dont le conservateur-guide officiel-homme d'entretien (CGHE) est Jean-Yves Loriot, réincarnation clandestine du grand humoriste.



  • François Caradec, Alphonse Allais, Fayard, Paris, 1997
  • Benoît Noël, « Alphonse Allais et l’absinthe à cinq galons », dans Le Pays d’Auge, n° 6, novembre-décembre 2004
  • PIBOI, Allais mystères et boules de gomme, Honfleur, éditions Marie, 2005 (textes d'Alphonse Allais commentés et illustrés par PIBOI, avec une préface de l'artiste Eva Aeppli)
  • Jean-Yves Loriot, Pierrann, Le Génie du pote Allais, Montreuil l'Argillé, éditions Pierrann, 2002. Illustrations de PIBOI (les principales inventions insolites d'Alphonse Allais)
  • Claude Gagnière, Pour tout l'or des mots, chez R. Laffont, ISBN 2-221-08255-9


  • Un drame bien parisien
  • Gustave-Henri-Julien Baldaquin de Grandpieu
  • Hydropathes


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