Biographie de Anton Tchekhov

Voir son actualité

fermer

Au Grillen / Nashville Pussy Rockeurs sudistes
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace
Sortie de piste, deux courtes pièces de Anton Tchekhov mises en scène par Guy Pierre Couleau. A la Comédie de l'Est, 6, rte d'Ingersheim à 20 h 30. ...




Soirée théâtrale du SIVOM Un quotidien si absurde
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace
Deux comédiens de la Comédie de l'Est ont interprété deux textes du dramaturge Anton Tchekhov réunis dans un spectacle intitulé Sortie de Piste mis en scène ...




LA COURONNE. Tchekhov couronné
Sud Ouest
Le Manteau d'Arlequin présente son 17e spectacle avec à l'affiche « La Cerisaie », une comédie en quatre actes d'Anton Tchekhov avec une adaptation et une ...




Munster / Ce jeudi à 20 h 30
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace
Deux courtes pièces d'Anton Tchekhov réunies en une soirée. L'une est farce, l'autre drame. Dans le Tragédien, Tolkatchkov est un être doux, incapable . ...




Conflitos e decadência no universo de Tchékhov
O Povo
... de Estudos e Trabalhos em Stanislavsky (GETS) colcam em cena, a partir de hoje (6), a obra do dramaturgo russo Anton Tchékhov (1860-1904), segundo eles, ...




LaDépêche.fr

Bruniquel. Association de comédiens amateurs en autogestion
LaDépêche.fr
Récemment, ils se sont produits au théâtre de Montpezat-de-Quercy où ils ont présenté «La Demande en mariage», d'Anton Tchekhov, et «Les Fantômes de Raguin» ...




As irmãs de Tchekhov
Diário do Nordeste (Assinatura)
Cristiane Goes e Ecila Meneses protagonizam o drama do russo Anton Tchekhov. O espetáculo é o primeiro feito na cidade com o famoso método de Stanislaviski ...




Colmar et environs
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace
Théâtre Colmar : Sortie de piste, deux courtes pièces d'Anton Tchekhov mises en scène par Guy Pierre Couleau. A la Comédie de l'Est (petite salle CDE), 6, ...

et plus encore »



La Ville de Paris se mobilise pour l'Année France Russie 2010
Ville de Paris
Du 19 au 23 octobre, au Théâtre de la Ville - Les Abbesses "La Noce" d'Anton Tchekhov, mise en scène de Vladimir Pankov (production national de Minsk). ...




La Montagne

Du théâtre avec les Chants de la Dore
La Montagne
... le domaine du théâtre et produit « L'ours et la demande en mariage » d'Anton Tchekhov, dans le joli cadre de la poterie du May de Novacelles. ...





Anton Pavlovitch Tchekhov (en russe : Антон Павлович Чехов), né le 17/29 janvier 1860 à Taganrog (Russie), mort le 2/15 juillet 1904 à Badenweiler (Allemagne), est un nouvelliste et dramaturge russe, médecin de profession. Ami d’Ivan Bounine, Maxime Gorki, Léon Tolstoï, Fédor Chaliapine, Souvorine, il est l’oncle de Mikhaïl Tchekhov, fils de son frère Alexandre et de Natalia Golden, et disciple de Constantin Stanislavski.



Anton Pavlovitch Tchekhov est né le 29 janvier 1860 (calendrier grégorien), à Taganrog, au bord de la mer d'Azov, en Russie. Ses parents sont des petits commerçants. D’une religiosité excessive, son père est un homme violent. Anton Tchekhov étudie la médecine à l'université de Moscou et commence à exercer à partir de 1884. Se sentant responsable de sa famille, venue s’installer à Moscou après la faillite du père, il cherche à augmenter ses revenus en publiant des nouvelles dans divers journaux. Le succès arrive assez vite. Il ressent très tôt les premiers effets de la tuberculose, qui l’obligera à de nombreux déplacements au cours de sa vie pour tenter de trouver un climat qui lui convienne mieux que celui de Moscou.

Bien que répugnant à tout engagement politique, il sera toujours extrêmement sensible à la misère d’autrui. En 1890, en dépit de sa maladie, il entreprend un séjour d'un an au bagne de Sakhaline afin de porter témoignage sur les conditions d’existence des bagnards. L'île de Sakhaline paraitra à partir de 1893. Toute sa vie, il multipliera ainsi les actions de bienfaisance (construction d’écoles, exercice gratuit de la médecine, etc.).

Ses nouvelles d’abord, son théâtre ensuite, le font reconnaitre de son vivant comme une des gloires nationales russes, à l’égal d’un Dostoievski ou d’un Tolstoï.

Après avoir longtemps repoussé toute perspective de mariage, il se décide, en 1901, à épouser Olga Leonardovna Knipper (1870-1959), actrice au Théâtre d’art de Moscou.

Lors d’une ultime tentative de cure, Anton Tchekhov meurt le 2 juillet 1904 à Badenweiler en Allemagne. Au médecin qui se précipite à son chevet, il dit poliment en allemand : « Ich sterbe » (je meurs). Ayant refusé de l’oxygène, on lui apporte… du champagne, et ses derniers mots seraient, d’après Virgil Tanase : « Cela fait longtemps que je n’ai plus bu de champagne ». Ayant bu, il se couche sur le côté et meurt[1]. Le 9 juillet, il est enterré à Moscou, au cimetière de Novodevitchi.



Il n’y a pas de héros dans le théâtre de Tchekhov. Pas de gentils et pas de méchants. Il y a juste des personnages qui essaient de vivre avec ce que la nature leur a accordé comme talents ou comme défauts. Et qui s’aperçoivent, souvent trop tard, qu’ils n’y parviennent pas. Certains en meurent, comme Treplev dans La Mouette. Mais c’est sans bruit, à part celui du coup de feu. Et encore, ce coup de feu pourrait bien n’être « qu’un flacon d’éther qui a explosé dans la pièce d’à côté »… D’autres n’en meurent pas. Pas tout de suite. « Patience, oncle Vania. Nous nous reposerons… Nous nous reposerons… »[2]

Tchekhov n’a pas connu avec son théâtre le succès immédiat qu’il a connu avec ses nouvelles. Il a fallu pour cela que se fasse la rencontre avec le Théâtre d’art de Moscou, avec Nemirovitch-Dantchenko et Stanislavski. Pour révéler un théâtre dont l’action ne progresse pas tant par ce qui est effectivement dit que, finalement, par ce qui ne l’est pas, il fallait avoir envie d’inventer une nouvelle approche du métier de comédien, plus sensible à ce qu’on allait appeler le sous-texte qu’au besoin de briller sur scène. Cette nouvelle approche n’allait pas seulement révolutionner le travail d’acteur au travers, notamment, de ses suites dans l’Actor's Studio. À un moment où émergeait la notion de mise en scène, elle allait bousculer la notion même d’écriture théâtrale, grâce à une analyse plus fine du fonctionnement dramatique. Mais qu’aurait pu le metteur en scène Stanislavski si, en dépit de certaines frictions[3] sans doute inévitables, le Théâtre d’art n’avait pas trouvé son auteur, un certain A. P. Tchekhov ?



  • Platonov (v. 1878), dont le texte a été découvert en 1921, première adaptation en français sous le titre Ce fou de Platonov, première traduction intégrale en français par André Markowicz et Françoise Morvan, édition les Solitaires intempestifs.
  • Ivanov (1887), pièce en quatre actes, un nouvel Hamlet mélancolique
  • L'Homme des bois ou Le Sauvage ou Le Génie des forêts ou Le Sylvain (1889), comédie en quatre actes
  • La Mouette (1896)
  • Oncle Vania (1899-1900) inspiré de L'Homme des bois
  • Les Trois Sœurs (1901)
  • La Cerisaie (1904)


  • 7 pièces en un acte, traduction d'André Barsacq, Denoël, 1955
  • Sur la grand-route (1885)
  • Les Méfaits du tabac (1886 ; 1902)
  • Le chant du cygne (1886)
  • L'Ours (1888)
  • Une Demande en mariage (v. 1888-1889)
  • Tragédien malgré lui
  • Une noce
  • Un jubilé
  • Tatiana Repina (1889)


  • Un voyage à Sakhaline (1895), comprenant : L'île de Sakhaline, À travers la Sibérie, Correspondance


  • Drame de chasse (1884-1885)
  • La Steppe (1888), prix Pouchkine


  • Lettre à un savant voisin (1880)
  • Mauvaise rencontre (1882)
  • L'idylle interrompue (1882)
  • Chez le barbier (1883)
  • Extraits du journal d'un aide comptable (1883)
  • La mort d'un fonctionnaire (1883)
  • Le tragédien (1883)
  • Une calomnie (1883)
  • Masques (1883)
  • Le roman de l'avocat (1883)
  • Une femme sans préjugés (1883)
  • La collection (1883)
  • Une chiffe (1883)
  • Dans notre siècle à l'esprit pratique, quand... (1883)
  • Le répétiteur (1884)
  • Chirurgie (1884)
  • L'acteur comique (1884)
  • Une nuit d'épouvante (1884)
  • Les huitres (1884)
  • Le miroir déformant (1884)
  • Chez la maréchale de la noblesse (1885)
  • En villégiature (1885)
  • Au bain (1885)
  • Egarés (1885)
  • Les bottes (1885)
  • En terre etrangère (1885)
  • Remède contre les crises d'ivrognerie (1885)
  • Un chien de prix (1885)
  • L'écrivain (1885)
  • Règles à l'usage des jeunes auteurs (1885)
  • Le portefeuille (1885)
  • En wagon (1885)
  • Un chef d'oeuvre (1886)
  • La fin d'un acteur (1886)
  • Le roman de la contrebasse (1886)
  • Le jubilé (1886)
  • La pharmacienne (1886)
  • Polinka (1887)
  • Un drame (1887)
  • Volodia (1887)
  • Le vengeur (1887)
  • La steppe, Histoire d'un voyage (1888)
  • La Dame au petit chien (1899)
  • L'évêque (1902)
  • le pari (1891)


  • Tchekhov, Virgile Tanase, Gallimard, collection Folio biographies, 2008.
  • Tchekhov, Henri Troyat, Flammarion, 1984
  • Mon Tchekhov, Peter Stein, Actes Sud-Papiers, 2002




  1. Tchekhov, Virgile Tanase, Éditions Gallimard, collection Folio biographies, 2008 : page 376.
  2. Dernière réplique d'Oncle Vania (Sonia)
  3. Tchekhov affirmait avoir conçu La Cerisaie comme une comédie. Le 29 mars 1904, il écrit à Olga : « Stanislavski a massacré ma pièce. Mais que Dieu soit avec lui ! Je ne lui en veux pas. »





Informations générales

Biographie relatives