En 1976, il est l'une des têtes de file du mouvement des « nouveaux philosophes » constitué de philosophes et intellectuels engagés. Depuis, cette dénomination est restée attachée à son œuvre. Il tient un Bloc-notes hebdomadaire dans le magazine français Le Point.
Bernard-Henri Lévy est né à Béni Saf en Algérie le 5 novembre 1948.
Après avoir passé plusieurs années au Maroc, sa famille s'installe à Neuilly-sur-Seine en France en 1954. Son père, André, a fondé La Becob, une société d’importation de bois africains qui a été rachetée par le groupe Pinault-Printemps-Redoute en 1997. Bernard-Henri Lévy est d'ailleurs par la suite toujours resté actionnaire et administrateur de plusieurs sociétés[1]. Après des études au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine puis deux années préparatoires au lycée Louis-le-Grand, il entre en 1968 à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm où il a comme professeurs Jacques Derrida et Louis Althusser. Il publie un premier article dans la revue Les Temps modernes intitulé "Mexique, nationalisation de l'impérialisme" suite à un séjour au Mexique en 1969.
En 1971, il est reçu huitième au concours d’agrégation de philosophie. En septembre de la même année, il écrit dans Combat un long reportage consacré à l'Irlande du Nord ainsi qu'une série d'articles et d'enquêtes sur le monde paysan français dont la thèse rejoint la problématique maoïste et montre comment la lutte des classes s’invite dans les provinces françaises. En octobre, en réponse à l'appel d'André Malraux à la constitution d’une « brigade internationale pour le Bengale » le 17 septembre 1971, il décide de partir. Parrainé par Charles Bettelheim, professeur d’économie proche de Louis Althusser, il voyage dans le sous-continent indien, et plus spécialement au Bangladesh durant la guerre de libération contre le Pakistan. A son retour, en mai 1972, il consigne les analyses de ce voyage qui sera la source de son premier livre, Bangla-Desh, Nationalisme dans la révolution, paru en 1973 dans la collection des Cahiers Libres de Maspero. De retour en France, il est chargé de cours d’épistémologie à l’Université de Strasbourg et répétiteur de philosophie à l’École normale supérieure. En octobre 1974, il crée la collection « Figures » chez Grasset, inaugurée par Jean-Paul Dollé, Voies d’accès au plaisir et Philippe Némo, L’Homme structural. En septembre 1974, il a une fille de sa première union avec le mannequin Isabelle Doutreluigne: Justine Lévy. En janvier 1975, il lance avec Michel Butel le quotidien L’Imprévu qui ne rencontre pas le succès espéré. Il fait partie jusqu’en 1976 des conseillers de François Mitterrand au sein du "Groupe des Experts" où il siège en compagnie de personnalités politiques comme Michel Rocard, Laurent Fabius ou Edith Cresson.
Dès le 10 juin 1976, le magazine Les Nouvelles littéraires publie un numéro spécial consacré aux « nouveaux philosophes » dont Bernard-Henri Lévy est le rédacteur en chef.
Mais c'est la publication chez Grasset, en mai 1977, de La Barbarie à visage humain qui marque l'émergence du phénomène "BHL". Dans cet essai, Bernard-Henri Lévy analyse aussi bien les effets du fascisme que de la version totalitaire du socialisme d’État pour tenter d’en faire un bilan pour la période contemporaine. La Barbarie à visage humain dénonce la tentation totalitaire inhérente à toute "idéologie progressiste". BHL, à la fois dans la dénonciation du fascisme et du communisme historique, se présente comme le représentant d’une génération venue après la double catastrophe du fascisme et du stalinisme et désireuse de repenser la politique en sortant des schémas totalitaires. Présentant ce livre, BHL déclare alors : « Chacun sait aujourd'hui que le rationalisme a été un des moyens, un des trous d'aiguille par quoi s'est faufilée la tentative totalitaire. Le fascisme n'est pas issu de l'obscurantisme, mais de la lumière. Les hommes de l'ombre, ce sont les résistants... C'est la Gestapo qui brandit la torche. La raison, c'est le totalitarisme. Le totalitarisme, lui, s'est toujours drapé des prestiges de la torche du policier. Voilà la "barbarie à visage humain" qui menace le monde aujourd'hui[2]. » Cet essai déclenche de nombreuses réactions et controverses.
Le 27 mai 1977, au cours de l'émission de télévision Apostrophes animée par Bernard Pivot à laquelle avaient également été invités Maurice Clavel, François Aubral et Xavier Delcourt, et intitulée « Les "nouveaux philosophes" sont-ils de droite ou de gauche ? », Bernard-Henri Lévy, aux côtés d'André Glucksmann — l'un des premiers en France à dénoncer le goulag soviétique et à introduire l'œuvre d'Alexandre Soljenitsyne —, est présenté comme la tête de file de ce nouveau courant philosophique.
Son second livre Le Testament de Dieu paru en juin 1979 prolonge La Barbarie à visage humain. Ce nouvel essai propose une réponse au « nihilisme et au désenchantement contemporain » dû à « l’oubli de la loi » et à l'échec des grandes idéologies progressistes. En se référant à l'oeuvre de Emmanuel Lévinas, il montre que l'humanité peut trouver dans la sagesse du texte biblique de nouveaux chemins de liberté et décrit le monothéïsme biblique comme étant dans son essence un garant et un rempart contre tout totalitarisme. Pendant toute cette période, Bernard-Henri Lévy continue de dénoncer la généalogie fasciste du terrorisme d'extrême-gauche dans ses conférences et ses articles.
En 1980, il a participé à la fondation de l’association « L’Action internationale contre la faim » avec Marek Halter, Jacques Attali, Françoise Giroud et quelques autres. La même année, BHL et Marek Halter créent le Comité des Droits de l’Homme qui milite pour le boycott des jeux olympiques d'été de 1980.
Cette même année, il épouse Sylvie Bouscasse et de leur union naît un fils prénommé Antonin.
En janvier 1981 paraît chez Grasset L'Idéologie française, dans lequel Bernard-Henry Lévy fait rétrospectivement de la France le laboratoire du fascisme européen. Il y dénonce des traits d'un « fascisme à la française » qui serait fondé sur certaines valeurs traditionnelles conservatrices : les valeurs du terroir et le culte de la terre, le dénigrement de l’esprit cosmopolite, un certain nationalisme, la haine des idées et des intellectuels ainsi que l’opposition à l’esprit des Lumières. Il rappelle que Maurras, Drumont ou Pierre Drieu La Rochelle appartiennent aussi à l'esprit français. La mise en évidence d'actes de collaboration entre la France et l'Allemagne nazie — notamment via Klaus Barbie, Paul Touvier et Maurice Papon — illustrerait ainsi ce « fascisme à la française ». Très controversé, l'ouvrage fut particulièrement critiqué par de nombreux universitaires, tels Raymond Aron[3], Paul Thibaud, Emmanuel Le Roy Ladurie ou encore Pierre Nora mais est salué par Philippe Sollers comme « un livre-clé qui a fait tomber bien des tabous, et qui reste pleinement d'actualité[4] ».
En septembre 1981, Bernard-Henri Lévy part au Pakistan avec Marek Halter et Renzo Rosselini afin de remettre aux résistants afghans trois postes d’émetteur radio, achetés par le Comité des Droits de l'Homme et utilisés par « Radio Kaboul », qui appelle à la résistance armée contre l'occupation soviétique. Il faut toutefois attendre 1998 pour qu'il rencontre le commandant Massoud.
En novembre 1984, il obtient le prix Médicis pour son roman Le Diable en tête paru chez Grasset.
En mars 1987, il publie L’Éloge des intellectuels (Grasset).
En novembre 1988, il reçoit le prix Interallié pour son roman Les Derniers Jours de Charles Baudelaire publié chez Grasset.
En mai 1990, il lance et dirige une revue intitulée La Règle du jeu.
En 1991, il est nommé pour un an Président de la Commission d’avances sur recettes au cinéma.
En décembre 1992, France 3 diffuse Un jour dans la mort de Sarajevo, un documentaire réalisé par Bernard-Henri Lévy et Alain Ferrari. Lévy souhaite dénoncer le martyre de cette ville « œcuménique » et la souffrance des habitants qui résistent héroïquement à des bombardements incessants. (Guerre du Kosovo)
Le 19 juin 1993, il épouse l'actrice Arielle Dombasle à Saint-Paul-de-Vence.
En juillet 1993, il devient président du Conseil de surveillance de la chaîne Arte.
En mai 1994, à l'occasion des élections européennes, il participe à la constitution de la liste « L'Europe commence à Sarajevo » pour contraindre les partis politiques à prendre en compte la situation dans les Balkans. Dirigée par Léon Schwartzenberg, elle comprend, outre Bernard-Henri Lévy, Romain Goupil, Pascal Bruckner, André Glucksmann, Michel Polac, Alain Touraine[5]... De nombreuses personnalités soutiendront la liste tels : Marek Halter, Susan Sontag et Paul Auster, la Sud-Africaine, prix Nobel de littérature, Nadine Gordimer, l’ancien maire de Belgrade Bogdan Bogdanović. Cependant, le 30 mai, à quelques jours des élections, Bernard-Henri Levy annonce le retrait de la liste, déclarant : « L'effet a atteint tous les objectifs possibles, on ne peut pas faire mieux, le but n'a jamais été d'envoyer cinq députés pro-Bosniaques à Strasbourg, mais de faire que chaque député européen ait la Bosnie en tête »[6]. Maintenue par Léon Schwartzenberg, cette liste, qui avait été créditée un temps de 12% d'intentions de vote , obtiendra finalement 1% des suffrages exprimés [7].
Contre la purification ethnique au Kosovo, il publie en octobre 1994 La Pureté dangereuse, Grasset. Son combat pour les intellectuels de Bosnie-Herzégovine se poursuit et débouche sur la publication en février 1996 du livre Le Lys et la Cendre ; Journal d'un écrivain au temps de la guerre de Bosnie, Grasset
En 1997, il réalise au Mexique un film de fiction, Le Jour et la Nuit, avec son épouse Arielle Dombasle, Alain Delon et Karl Zéro. Ce film a été mal accueilli tant par la critique que par le public et demeure à ce jour sa seule tentative de cinéma de fiction.
En 1998, il publie en janvier dans le journal Le Monde deux témoignages de voyage sur la guerre civile et le terrorisme qui ravagent l'Algérie[8][9]. Ces deux textes qui dénoncent et accusent l'islamisme radical et ses militants d'être responsables des massacres perpétrés, déclenchent de vives polémiques tant en France qu'en Algérie en particulier de la part de François Gèze et Pierre Vidal-Naquet[10].
En 2000, il publie Le Siècle de Sartre aux éditions Grasset.
En juin 2000, il fonde avec Alain Finkielkraut et Benny Lévy, à Jérusalem, l'Institut d'Études Lévinassiennes, consacré à la pensée et à l'œuvre du philosophe Emmanuel Lévinas.
En février 2002, le président de la République Jacques Chirac et le premier ministre Lionel Jospin confient à Bernard-Henri Lévy la mission de se rendre en Afghanistan pour contribuer à la reconstruction culturelle d’un Afghanistan libre. À son retour en France au printemps, Lévy présente son Rapport au Président de la République et au Premier Ministre sur la contribution de la France à la reconstruction de l’Afghanistan publié par La documentation Française et Grasset, qui comporte en seule annexe: un discours de Bernard-Henri lui-même [5].
En 2002 et 2003, il se positionne contre la guerre en Irak. Dans un article publié en 2002[11], il explique que «Attaquer Saddam Hussein ? Oui, bien sûr. Ce n'est pas ici que l'on défendra ce massacreur de Kurdes et de chiites, ce terroriste, ce mégalomane suicidaire, ce fou, ce Néron actionniste dont, en 1998 déjà, Massoud me confiait qu'il était en possession d'armes chimiques et bactériologiques massives.» Pour ces raisons il se déclare favorable à cette guerre sur le principe mais la dénonce comme « politiquement désastreuse » notamment à cause des conséquences négatives qu'il entrevoit en matière de lutte contre le terrorisme[12].
En mai 2003, il publie Qui a tué Daniel Pearl? aux éditions Grasset.
En juillet 2005, il participe au colloque consacré à Jean-Paul Sartre au centre culturel international de Cerisy.
En janvier 2006, il publie aux éditions américaines Random House son livre sur les États-Unis, American Vertigo, parution précédée d'une tournée de conférences dans ce pays.
En novembre 2006, il soutient d'abord Dominique Strauss-Kahn lors de la primaire interne du Parti Socialiste qui doit désigner le candidat du parti pour l’élection présidentielle mais rejoint finalement la candidate choisie par le parti socialiste Ségolène Royal dès le premier tour de la présidentielle du printemps 2007 la considérant comme « courageuse ». Il annonce son choix publiquement après les propos du candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy sur la pédophilie et le suicide, propos qu'il juge « inacceptables ».
En octobre 2007, dans son livre sur le Parti Socialiste Ce grand cadavre à la renverse (Grasset), il analyse la tentation anti démocratique de la gauche française.
Depuis le début de l'année 2007 il est actionnaire[13] et membre du conseil de surveillance[14] du journal Libération.
Lors de la guerre d'Ossétie du Sud de 2008, BHL s'est rendu en Géorgie en août 2008, publiant le récit de son voyage dans deux pages « Témoignages » du Monde[15]. Un article de Rue89[16] soutiendra que ces témoignages contiennent quelques inventions, notamment grâce au témoignage de l'eurodéputée Marie-Anne Isler-Béguin.
En septembre 2008, il publie « Left in dark times » version américaine de « Ce grand cadavre à la renverse » chez Random House.
Le 8 octobre 2008, parution de « Ennemis publics » de Michel Houellebecq et de Bernard-Henri Lévy coédité par Flammarion Grasset, qui réunit une correspondance polémique échangée par les auteurs.
En 2008, il prendra partie auprès de Claude Askolovitch et en opposition à Guy Bedos dans l'affaire Siné.[17]
Lors de la guerre de Gaza 2008-2009, BHL s'est rendu en Israël, publiant le récit de son voyage dans le JDD[18]. Dans cet article il constate que la bande de Gaza, totalement évacuée par Israël en 2005, est devenue non l'embryon de l'État palestinien tant espéré, mais « une base militaire avancée ». Il accuse la désinformation du « village médiatique planétaire » en rappelant l'affaire du « génocide » de Jénine où les 500 victimes palestiniennes annoncées initialement dans la presse seront en définitive chiffrées à 52. Il conteste également, chiffres et preuves à l'appui, la « rumeur » du blocus humanitaire. Mais surtout il témoigne du réel désir de paix de responsables Israéliens et Palestiniens en particulier Ehoud Olmert et Mustapha Barghouti. Ce témoignage sera qualifié par Acrimed de "tract de propagande" [19].
Les guerres et événements tragiques en Algérie, en Bosnie-Herzégovine et au Rwanda donnent lieu à un ouvrage « La Pureté dangereuse » où il voit le délire de pureté à l’œuvre dans ces diverses situations. Il établit les caractéristiques de l’intégrisme.
En 1989, après la fatwa contre Salman Rushdie, Bernard-Henri Lévy s’engage dans la défense de l’écrivain, dont il fait un emblème et l'objet d’un de ses combats. En 1999 Bernard-Henri Lévy publie avec Salman Rushdie « Questions de Principe Six ».
En 2000 il publie « Le Siècle de Sartre » dans l’héritage duquel Bernard-Henri Lévy s’inscrit. Ouvrage qui connut un grand succès auprès d’un large public non spécialisé. Ce livre est, de tous ceux de Bernard-Henri Lévy, celui qui reçut le plus grand nombre d’éloges de la part des critiques.
« Les damnés de la guerre » est un essai à partir de reportages effectués en Angola, au Sri-Lanka, au Burundi, en Colombie, au Soudan et parus en France dans Le Monde, en Italie dans le Corriere della Sera, et dans el Mundo en Espagne, qui donnent un livre intitulé « Réflexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l’Histoire », 2001. L'auteur se fait dans cet ouvrage le porte-parole des victimes de guerres oubliées et de leur souffrances.
Bernard-Henri Lévy s'intéresse au début des années 80 à la condition des intellectuels, en particulier des intellectuels français, dans son ouvrage: Éloge des Intellectuels. Il constate avec crainte (et un petit peu de nostalgie) le risque d'un recul de la culture intellectuelle de haut niveau, face aux genres mineurs, importants mais d'une importance sociale moins cruciale que les travaux des philosophes. Selon lui, les philosophes sont en partie responsables de ce déclin. Il observe avec inquiétude les progrès des nouvelles stars de la musique, du sport, du monde de l'entreprise.
Plus journaliste que philosophe, le modèle dont se réclame Bernard-Henri Lévy est celui de Sartre, soit le philosophe investi dans les événements et les luttes de son temps, pour qui le monde est aussi bien un terrain d'étude que d'intervention pour la philosophie.
Bernard-Henri Lévy s’est attiré des critiques sévères. Les principaux reproches qui lui sont faits sont de plusieurs types :
- la prise de liberté avec la vérité et les faits. C’est un reproche fait par exemple par l’historien Pierre Vidal-Naquet et par le philosophe Cornelius Castoriadis à propos de son livre Le testament de Dieu, 1978. Dans un article du Nouvel observateur daté du 9 juillet 1979, Cornelius Castoriadis admettant sa perplexité devant le « phénomène BHL », écrivait : « Sous quelles conditions sociologiques et anthropologiques, dans un pays de vieille et grande culture, un “auteur” peut-il se permettre d’écrire n’importe quoi, la “critique” le porter aux nues, le public le suivre docilement – et ceux qui dévoilent l’imposture, sans nullement être réduits au silence ou emprisonnés, n’avoir aucun écho effectif ? » Optimiste, Castoriadis ajoutait néanmoins : « Que cette camelote doive passer de mode, c’est certain : elle est, comme tous les produits contemporains, à obsolescence incorporée. »
- Le sociologue et philosophe Raymond Aron a consacré un article particulièrement critique à L'idéologie française, article dont il fait état dans ses Mémoires (1983). Aron montre que Lévy se livre à une lecture unilatérale de l'histoire de France. Évoquant des questions qui exigent rigueur et subtilité (s'agissant de l'antisémitisme en France), Lévy se livre à des généralisations auxquelles manquent l'équilibre et un sens du jugement politique.
- La place qu’il prend dans les médias. En particulier le sociologue Pierre Bourdieu lui a reproché de côtoyer Jean-Luc Lagardère, homme influent du monde des médias et de l’industrie de l’armement.
- son manque d’inventivité en matière de sujets philosophiques.
- sa défense des intérêts géopolitiques des États-Unis.
- ses prises de position en faveur d'Israël.[20]
- D'être la représentation d'une certaine forme d'oligarchie au sein du parti socialiste[21].
- Appuyé par une citation de Manuel Valls au sujet d'un ouvrage de Bernard-Henri Lévy censé évoquer la réforme du parti socialiste , le rédacteur en chef du Monde diplomatique Serge Halimi ,l'accuse également de n'avoir aucun attrait pour l'aspect social du socialisme[22] , pourtant corollaire du mouvement, et de préférer Mai 68 au Front populaire. Il avoue lui même que : «Oui, c’est vrai, je me suis plus intéressé à la misère bosniaque qu’à la misère au coin de la rue. Je suis un peu sourd à la question sociale. Que voulez-vous, on écrit avec son intelligence et son inconscient.» [23],[24]
- Le philosophe Jacques Bouveresse, critique des approximations d'une certaine « philosophie française », qui reposerait plus sur des rapprochements hasardeux que sur des raisonnement construits [25]. . De plus le récit pro-géorgien publié par la suite par le Corriere della Sera, El Mundo, l'Expressen, le Huffington Post et la Frankfurter Allgemeine Zeitung, prétendait notamment qu'il s'était rendu à Gori, entre autres allégations démenties par la suite par Rue 89 [26][27].
- A l'occasion de la sortie de la Barbarie à visage humain, le philosophe Gilles Deleuze portait un jugement similaire sur l'œuvre du jeune philosophe, qui se serait livré à des rapprochements hâtifs, parfois « ignobles »[28]. Plus généralement, à propos des nouveaux philosophes, Deleuze écrit : « je crois que leur pensée est nulle. Je vois deux raisons possibles à cette nullité. D’abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maître, LE monde, LA rébellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. En même temps, plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance par rapport aux énoncés vides »[28].Ce dernier essai est étrillé par l'historien Pierre Vidal-Naquet et par le philosophe Cornelius Castoriadis, tous deux critiques du totalitarisme, qui soulignent de nombreuses erreurs grossières[29].
- Selon les auteurs d'une enquête sur BHL, Nicolas Beau (Canard enchainé) et Olivier Toscer (Nouvel Observateur), l'épouse de Daniel Pearl aurait reproché à BHL à propos de son "romenquête" Qui a tué Daniel Pearl ? un « viol littéraire »[30]. Mme Pearl a déclaré à ce sujet que Bernard-Henri Lévy est un homme dont « l'ego détruit l'intelligence ».[31]
- Le spécialiste du sous-continent indien, journaliste au Guardian et historien William Dalrymple a publié dans New York Review of Books puis en français dans Le Monde diplomatique une critique sévère du « romanquête » sur l'assassinat de Daniel Pearl[32]. Il y accuse notamment Bernard Henri Lévy de confondre certaines villes, ainsi que de donner une image selon lui détestable de l'islam. Lévy a obtenu un droit de réponse, où il répond aux critiques de son contradicteur[33]. Notamment, il souligne avoir donné un point de vue plutôt élogieux sur l'islam dans le dernier chapitre de son ouvrage (dix pages). Ce droit de réponse a, à son tour, suscité une réponse de Dalrymple, toujours dans le Monde Diplomatique[34]. La réception de cet ouvrage par les critiques français fut plutôt enthousiaste.[35].
- Son livre American Vertigo, sous-titré Voyage dans les pas de Tocqueville, fut plus ou moins bien accueilli[36] par les médias français[37] et largement moqué par la presse américaine,[38] des libraires français[39], Le Monde[40] et le Monde Diplomatique.[41] A la suite de cet ouvrage lui fut intenté un procès fictif sur les planches parisiennes avec la participation de Daniel Mermet[42].
- En octobre 2007, à l'occasion de la sortie de son livre sur le Parti Socialiste Ce grand cadavre à la renverse (Grasset), il s'est lancé dans de nouvelles attaques contre Nicolas Sarkozy en fustigeant son Discours de Dakar et son rédacteur conseiller du président de la République Henri Guaino. « L'homme africain, disait le texte, n'est pas assez entré dans l'Histoire. Jamais il ne s'élance vers l'avenir. Dans cet univers où la nature commande tout, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès. » « C'est un discours raciste » affirme t-il. « BHL est un petit con prétentieux » réplique le conseiller. Ce discours a pourtant obtenu une réaction positive de la part du Président Sud Africain Thabo Mbeki. Quant à Jacques Julliard, éditorialiste du Nouvel Observateur, il a affirmé: « J'ai lu le discours de Dakar,. C'est un discours profondément anti colonialiste. Ce n'est pas un discours raciste. Je dois cet hommage à la vérité. » (Le Monde 23 octobre 2007). Cependant, une lettre ouverte écrite par plusieurs intellectuels africains dénonce l'aspect paternaliste et raciste du discours du président[43]. Les avis sont donc plus que mitigés à propos de ce discours. Il écrit aussi à propos de l'argent : « la vertu qu’il a de substituer le commerce à la guerre, la frontière ouverte aux univers fermés ; le temps de la négociation, de la transaction, du compromis, qui succède, grâce à lui, à celui de l’impatience, de la violence, du troc, de la rapine, du tout ou rien, du fanatisme. », cette phrase est en totale contradiction avec le discours de François Mitterrand, tenu au Congrès d'Épinay du 13 juin 1971, qui dénonçait : « toutes les puissances de l’argent, l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ».
- Entartages: Bernard-Henri Lévy sera comme de nombreuses autres personnalités publiques, victime de sept entartages en Belgique et en France. En particulier il a réagit vivement à la tarte à la crème reçue en 1985, flanquant par terre son agresseur Noël Godin dit Le Gloupier, pour lui intimer ensuite : « Lève-toi vite, ou je t'écrase la gueule à coups de talon ! »[44]. La scène, filmée, a été largement diffusée, notamment par Coluche et Pierre Desproges. Cela lui a également valu une chanson de Renaud, L'entarté.
Dernièrement, de nombreux ouvrages consacrés à Bernard-Henri Lévy ont fait leur apparition :
- Le livre Le B.A. BA du BHL, Enquête sur le plus grand intellectuel français, de Jade Lindgaard (journaliste) et Xavier de la Porte (producteur) a soutenu l'idée d'une supposée « mythomanie » de Lévy affirmant que contrairement à ses assertions répétées, il n'avait fait que croiser le commandant Massoud. De nombreuses critiques ont été réservées à cette biographie très polémique.
- Une imposture française, ouvrage des journalistes Nicolas Beau et Olivier Toscer consacré à Bernard-Henri Lévy, est sorti en librairie le 23 février 2006, avec une orientation visiblement très polémique, provoquant de vives réactions, notamment de l'intéressé :
- Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary[45], dans ce livre, Guy Hocquenghem, retrace, de mai 1968 à mai 1986, les carrières et les trahisons des « repentis » socialistes et gauchistes mises en oeuvre sous la période Mitterrand. D'après l'auteur, Bernard-Henri Lévy fit parti de ce groupe de « Renégats ». Le regard critique que Bernard-Henri Lévy porte sur la gauche française apparaît comme la principale explication du ton très polémique de cet ouvrage.
- À ce propos, Josyane Savigneau, dans Le Monde des livres du 1er juillet 2005, consacre un article à propos du livre de Philippe Boggio, Bernard-Henri Lévy, une vie [46], où elle relève cette étrange "frénésie" qui a pris plusieurs journalistes de vouloir s’en prendre à Bernard-Henri Lévy (collaborateur régulier du Monde des Livres) :
- « En 2004, l’édition française a été saisie d’une étrange frénésie à propos de Bernard-Henri Lévy. On annonçait cinq livres sur cet intellectuel "à abattre", comme le titrait un journal.»
- « Tandis que Boggio, qui a écrit une biographie sérieuse, est beaucoup moins cité par les media », remarque-t-elle :
- « Boggio avait d’emblée annoncé son intention de faire "une vraie biographie, à charge et à décharge" et non "un essai approximatif". Ce n’est guère dans l’air du temps. Aussi son travail, sérieux […], a-t-il moins excité les médias que les deux essais précédents ».
- Josyane Savigneau précise encore ceci :
- « Il [Boggio]rappelle les critiques, les stupides comme les prestigieuses, celles de Deleuze, de Vidal-Naquet et d’autres. Mais aussi les soutiens, dont celui de Barthes. »
- Bangla-Desh, Nationalisme dans la révolution, 1973 (réédité sous le titre Les Indes rouges 1985)
- La Barbarie à visage humain, 1977.
- Le Testament de Dieu, 1978.
- Idéologie française, 1981.
- Le Diable en tête, 1984.
- Questions de principe I, 1983.
- Impressions d'Asie, 1985
- Questions de principe II, 1986.
- Eloge des intellectuels, 1988.
- Les Derniers Jours de Charles Baudelaire, 1988.
- Questions de principe III, la suite dans les idées, 1990.
- Frank Stella, les années 80, 1990
- Les Aventures de la liberté, une histoire subjective des intellectuels, 1991.
- César, celui qui était trop gai, 1991.
- Le Jugement dernier, 1992.
- Questions de principe IV, Idées fixes, 1992.
- L'art de Piero della Francesca et de Mondrian, 1992.
- Les Hommes et les Femmes (avec Françoise Giroud), 1993.
- La Pureté dangereuse, 1994.
- Questions de principe V, Blocs-notes, 1995
- Le Lys et la Cendre, 1996
- Comédie, 1997.
- Questions de principe VI avec Salman Rushdie 1998
- Questions de principe VII, Mémoire vive, 2001
- Le Siècle de Sartre, 2000.
- Réflexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l’Histoire, 2002.
- Rapport au Président de la République et au Premier Ministre sur la participation de la France à la reconstruction de l’Afghanistan, 2002
- Qui a tué Daniel Pearl?, 2003.
- Questions de principe VIII, jours de colère 2004.
- Questions de principe IX Récidives, 2004.
- American Vertigo, 2006.
- Questions de principe X, Ici et ailleurs, 2007.
- Ce grand cadavre à la renverse, 2007.
- Ennemis publics, 2008. (Correspondance entre Michel Houellebecq et BHL)
- François Aubral et Xavier Delcourt : Contre la nouvelle philosophie, Paris, Gallimard, 1977.
- Dominique Lecourt, Les piètres penseurs, Paris, Flammarion, 1999.
- Jade Lindgaard et Xavier de la Porte, Le B.A. BA du BHL : Enquête sur le plus grand intellectuel français, Paris, La Découverte, 2004.
- Philippe Cohen, BHL, une biographie, Paris, Fayard, 2004.
- Philippe Boggio, Bernard-Henri Lévy : une vie, Paris, la Table ronde, 2005.
- Nicolas Beau et Olivier Toscer, Une imposture française, Paris, Les Arènes, 2006, [6].
- A noter un roman qui met en scène Bernard-Henri Lévy (une jeune fille qui pourrait bien être BHL après une étrange métamorphose) et Frédéric Beigbeder : BHL, Bérénice et Frédéric B. paru en 2004 aux éditions Le Bord De L'eau.
- Marc Villemain : Monsieur Lévy, paru chez Plon en 2003. Ce livre, qui mêle les genres et les registres, raconte l'apprentissage intellectuel et politique de son auteur, lequel rend un hommage personnel au rôle joué par Bernard-Henri Lévy dans sa propre vie. C'est, chronologiquement, le premier paru sur "BHL".
- Un site sur Bernard-Henri Lévy : biographie, articles, interview
- Site de l'Institut d'études lévinassiennes, co-fondé par Bernard-Henri Lévy avec Benny Lévy et Alain Finkielkraut
- Bernard-Henri Lévy cinéaste, documentariste et acteur
- Une émission diffusée en 2006, reprenant l'ensemble des critiques adressées à Bernard-Henri Levy
- Articles du site de critique des médias ACRIMED consacrés à Bernard Henri Lévy
- Emissions du site LA-BAS SI J'Y SUIS consacrées à Bernard Henri Lévy
- Articles du journal LE MONDE DIPLOMATIQUE consacrés à Bernard Henri Lévy
- ↑ Il est à la tête ou au conseil d'administration des sociétés Finatrois, Les films du lendemain et Société d'édition Grasset et Fasquelle
- ↑ Entretien avec Bernard-Henri Lévy, Le Matin, 27 mai 1977.
- ↑ Aron écrit ainsi dans L'Express du 7 février 1981 : « Bernard-Henri Lévy viole toutes les règles de l'interprétation honnête et de la méthode historique. Le voilà maintenant Fouquier-Tinville, lui qui prêche la démocratie. Il oublie que la démocratie devient aisément, elle aussi, inquisitoire, sinon totalitaire. Juif comme moi, il exclut de la France et rejette dans la France noire d'innombrables écrivains ou penseurs de notre commune patrie. Intérêt public ou danger public ? ».
- ↑ Stratégie de Philippe Sollers
- ↑ « La liste Bernard-Henri Lévy officiellement déposée hier », L'Humanité, 28 mai 1994
- ↑ Liste Sarajevo: histoire d'une reculade Nouvel Obs
- ↑ Info ou Intox - Sondage Ipsos Brève de l'Humanité, 27 mai 1994
- ↑ Journal "Le MONDE", numéro 16469 paru le 08/01/1998, "Algérie, Bernard-Henri Lévy témoigne" : « Le jasmin et le sang »
- ↑ Journal "Le MONDE", numéro 16470 paru le 09/01/1998, "Le récit de Bernard-Henri Lévy sur les massacres en Algérie" : « La loi des massacres » « Ils préfèrent passer pour des assassins que pour des incompétents »
- ↑ Journal "Le MONDE", paru le 05/03/1998 , "L'Algérie de Bernard-Henri Lévy" [1]
- ↑ Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, Le Point, 16 août 2002
- ↑ « Si je devais résumer le sentiment de malaise que me donne la guerre annoncée en Irak, je dirais : moralement justifiée, politiquement désastreuse. » Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, Le Point, 14 février 2003
- ↑ Rousselet et BHL entrent au capital de Libération , PRESSE
- ↑ Laurent Joffrin se félicite, LIBERATION
- ↑ Choses vues dans la Géorgie en guerre, par Bernard-Henri Lévy, Le Monde, 19 août 2008
- ↑ BHL n'a pas vu toutes ses "choses vues" en Georgie, Rue89, 22 août 2008
- ↑ Siné : "provocateur" pour les uns, "antisémite" pour les autres, par Alice Geraud, Libération, 28 janvier 2009
- ↑ Carnet de guerre, par BHL, JDD, 18 janvier 2009
- ↑ Gaza – Médias en guerre (4) : « Carnets de guerre », le dernier tract de BHL, Acrimed, 28 janvier 2009
- ↑ Par exemple cet article d'Acrimed (association française de critique des médias) qui qualifie le témoignage de BHL de "tract de propagande". Gaza – Médias en guerre (4) : « Carnets de guerre », le dernier tract de BHL, Acrimed, 28 janvier 2009
- ↑ L’oligarchie, le Parti socialiste et Bernard-Henri Lévy dans Le Monde diplomatique
- ↑ L’oligarchie, le Parti socialiste et Bernard-Henri Lévy dans Le Monde diplomatique
- ↑ Le roi de l’arène
- ↑ Quand la serpillière de BHL cire les parquets de l’Élysée
- ↑ Jacques Bouveresse, Prodiges et vertiges de l’analogie, Raisons d’agir, 1999, p. 31
- ↑ BHL n'a pas vu toutes ses « choses vues » en Géorgie, Rue 89, 22 août 2008
- ↑ Gori brûle-t-il?, réponse du médiateur du Monde à Rue 89, 30 août 2008
- ↑ a b Gilles Deleuze, A propos des nouveaux philosophes et d’un problème plus général, publié comme Supplément au n°24, mai 1977, de la revue bimestrielle Minuit, et distribué gratuitement. Mis en ligne en 2004 par Multitudes.
- ↑ La critique du Testament de Dieu de Bernard-Henry Lévy (1979)
- ↑ "une imposture française", page ?
- ↑ "Une imposture française", par Nicolas Beau et Olivier Toscer, éditions des Arènes, 2006. Relevé par le journaliste Sébastien Fontenelle ou par le critique de Lire.fr
- ↑ La critique de William Dalrymple sur le livre Qui a tué Daniel Pearl ? dans la New York Review of book, décembre 2003. « Le principal problème que pose Qui a tué Daniel Pearl ? est l’amateurisme du travail de recherche effectué par son auteur. [...] BHL a visé beaucoup trop haut, eu égard à ses compétences »]
- ↑ La réponse de Bernard-Henri Lévy à William Dalrymple
- ↑ La réponse de William Dalrymple à Bernard-Henri Lévy
- ↑ Serge Halimi : [2] - [3]
- ↑ Voir à ce sujet l'affirmation de critikat : En France comme outre-Atlantique, l’ouvrage, à quelques exceptions près, est accueilli par une douche froide.
- ↑ Lire les critiques recueillies par Evene
-
↑ Revue de presse traduite :
NY Times 29/01/2006, "Bernard-Henri Lévy [...] rambled around this country [...] and now has worked up his notes into a sort of book" -
New York Times : " Il y a de nombreux moments, voyageant en voiture avec lui, où vous avez envie de lui dire de la fermer cinq minutes et de mieux regarder le paysage. " cité par Le Matricule des Anges Numéro 072 -
The Economist : " Monsieur Lévy (...) passe beaucoup trop de temps à nous dire des choses que nous savons déjà. " cité par Le Matricule des Anges Numéro 072 -
Los Angeles Times : " Mis à part le fait qu'Alexis de Tocqueville et Bernard-Henri Lévy sont tous les deux français, ils n'ont rien en commun. " cité par Le Matricule des Anges Numéro 072 - ↑ Critique du Matricule des Anges Numéro 072 - Avril 2006 sur http://LeLibraire.com
- ↑ Sylvie Kauffman : BHL met le doigt sur de vraies questions, mais passe son chemin avant d'avoir trouvé la réponse.[4]
- ↑ Le récit touristique d’un voyageur poli par Glyn Morgan - avril 2006
- ↑ procès organisé au théâtre Dejazet à Paris, diffusé sur France Inter par Daniel Mermet Suite du procès
- ↑ Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy
- ↑ Vidéo sur dailymotion
- ↑ Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary
- ↑ La Table ronde)



