Biographie de Bernard Kouchner

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L'action humanitaire a besoin d'aide!
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Les recommandations sont connues et ont fait l'objet il y a déjà 4 ans d'un rapport remis au ministre Bernard Kouchner [1]. Ce rapport a permis plusieurs avancées majeures portées par trois ministres, Bernard Kouchner, puis Alain Juppé et Laurent Fabius.

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Robert Ménard, de la LCR au FN
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Son bagout fait son œuvre. Rony Brauman, le fondateur de MSF, soutient son association RSF, François Mitterrand aussi. En 2008, Ménard est décoré de la Légion d'honneur sur proposition de Bernard Kouchner. Brauman qui, entretemps, a quitté le navire ...




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Paroles de ministres
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... d'en face" : Jean-Yves Le Drian (qui aurait d'ailleurs refusé Matignon cette semaine, pour d'autres raisons), Manuel Valls ou Hubert Védrine, par exemple, à la différence notable d'un Bernard Kouchner, nommé au Quai d'Orsay, ou d'un Jean-Marie ...




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... de barre à droite», avant de rappeler que Manuel Valls avait été approché, après la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, pour entrer dans un gouvernement d'ouverture. Il avait finalement repoussé l'offre, contrairement à Eric Besson et Bernard ...

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Touraine reste chargée de la Santé, mais la disparition du terme fait ...
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A l'époque, Bernard Kouchner était ministre délégué à la Santé dans le gouvernement de Lionel Jospin. Son ministère de tutelle était celui de l'Emploi et de la Solidarité. LeParisien.fr. > Restez informés ! Inscrivez-vous gratuitement aux newsletters ...
« A gouvernement resserré, titre resserré »ActuSoins
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Pierre Lunel, ex-président de Paris 8, passe devant le TGI de ...
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Pourtant, sa réputation était solide avec à son actif un passage par le poste de délégué interministériel à l'orientation deux ans plus tard et même celui de chargé de mission auprès du Quai d'Orsay sous la direction de Bernard Kouchner. Pierre Lunel ...




Sondage exclusif : les Français très critiques sur la politique de l ...
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Cette situation est inédite depuis 2002 : Bernard Kouchner était alors ministre délégué à la Santé dans le gouvernement Jospin, avec pour tutelle le ministère de l'Emploi et de la Solidarité. – Transports, Mer, Pêche Un secrétaire d'État important avec ...

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Cellou Dalein et l'UFDG
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Lui et ses inconditionnels ont alors accusé, à tort Alpha Condé, Bernard Kouchner, « les manigances » du RPG, la corruption d'une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) aux ordres d'un Pouvoir de Transition acquis à un ethnocentrisme ...

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Néoleadership Guinée

Guinée : Une Nouvelle Voie (Mars 2014) : en avant toutes pour les ...
Néoleadership Guinée
Mon cher frère Bernard Kouchner, excellence l'ambassadeur de France, et surtout madame Christine Ockrent, qui a beaucoup de mérite, je le sais parce que, supporter Kouchner, ce n'est pas très facile. Toutes mes félicitations pour avoir pu supporter mon ...




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Philippe Aillères, directeur des activités médicales d'Inter Mutuelles ...
L'Argus de l'Assurance
Fort de ce succès, il décide d'agir pour donner un vrai statut à sa profession, rassemble ses pairs dans l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuf), rencontre le secrétaire d'État à la Santé, Bernard Kouchner, puis sa ministre ...


Bernard Kouchner[1], né le 1er novembre 1939 à Avignon, est un médecin et un homme politique français, cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, ancien haut fonctionnaire de l'ONU.

Il est ministre et secrétaire d'État en charge de la santé sous les gouvernements socialistes de Michel Rocard, Pierre Beregovoy, Édith Cresson et Lionel Jospin. Depuis le 18 mai 2007, il est ministre des Affaires étrangères et européennes dans le gouvernement François Fillon (reconduit dans le gouvernement Fillon II, le 19 juin 2007).





Né le 1er novembre 1939 à Avignon, d'un père juif (George Kouchner) et d'une mère protestante (Léonne Mauric), Bernard Kouchner mène une vie militante, qui le conduit du PCF, au début des années 1960, au PS, au PRG, puis à nouveau au Parti socialiste avant de devenir ministre de Nicolas Sarkozy. Il a publié divers ouvrages dont Dieu et les hommes, en collaboration avec l'abbé Pierre. Il est père de Julie, Camille et Antoine, trois enfants issus de sa première union avec Évelyne Pisier, professeur de droit. De sa compagne Christine Ockrent, journaliste, il eut Alexandre.



En mai 1968, il est l'animateur du comité de grève de la faculté de médecine de Paris.

Pendant la guerre du Biafra, le docteur Bernard Kouchner s'implique en faveur de la cause des rebelles, puis participe fin décembre 1971 à la création de Médecins sans frontières avec quelques amis[2].

Après avoir participé avec Emmanuel d'Astier à la création du journal L’Événement, il collabore régulièrement avec le magazine Actuel tout au long des années 1970.

En 1979, il entre en conflit à la tête de l’organisation humanitaire avec Claude Malhuret et quitte définitivement MSF pour fonder Médecins du monde[3].



Il met ses pas dans ceux des grands reporters, et s'affiche dans les médias, ce qui donne prise à la critique, notamment après son intervention humanitaire en Somalie (décembre 1992). Il est un des French doctors les plus célèbres, en raison de ses engagements humanitaires et sa forte présence médiatique. L'image de Bernard Kouchner sac de riz à l'épaule a fait le tour des médias.

Il mène campagne dans les institutions internationales pour la reconnaissance du droit d'ingérence, notion développée à l'origine par Jean-François Revel. Il entre au gouvernement de Michel Rocard comme secrétaire d'État en 1988, puis ministre de la Santé et de l’Action humanitaire des gouvernements d'Édith Cresson et Pierre Bérégovoy (1992-93).



Dans la préface de l'ouvrage collectif Tibet, l'envers du décor (1993), il écrivait « D’abord, il convient d’affirmer que le Tibet est un pays, avec un passé et un présent, comme le prouve le livre riche et passionnant qui suit. En 1950, la Chine a envahi puis annexé le Tibet. » Il dénonce alors le bilan catastrophique de l'occupation chinoise du Tibet : plus d'un million de Tibétains seraient morts, imposition par la politique de l'enfant unique entraînant avortements et stérilisations forcées, devastations écologiques, stockage de déchets radioactifs et expériences nucléaires, mortalité infantile élevée, transfert massif de population chinoise au Tibet, suppression de la religion, pillage des monastères et du patrimoine. Il conclut en affirmant : « En ces temps de certitudes brisées et de triomphe apparent de la Démocratie, alors que partout exclusions et nationalismes se renforcent, nos enfants nous jugeront sur notre attitude face aux malheurs des Tibétains[4]. » Il a rencontré le 14e Dalaï Lama dès 1989 et à plusieurs reprises depuis. Il devait le rencontrer à Nantes[5], mais il le rencontrera le 22 août, en compagnie de Carla Bruni-Sarkozy, lors de l'inauguration de temple de Lerab Ling de Sogyal Rinpoché à Roqueredonde près de Lodève[6].



En 1994, durant le génocide au Rwanda, sous le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur, il tente d'organiser le sauvetage d'orphelins, et soutient l'envoi de l'armée française au Rwanda. Les armées françaises seront accusées d'avoir couvert le massacre des Tutsis par les Hutus[7],[8],[9].



Le 4 février 2003, il publie un éditorial avec Antoine Veil dans le Le Monde intitulé « Ni la guerre ni Saddam » où il se déclare opposé à l'imminente guerre en Irak, Saddam Hussein devant être contraint à abandonner le pouvoir par la pression diplomatique, via l'ONU[10],[11].

Toutefois, la perspective d'un départ négocié du dictateur irakien s'éloignant, et devant le raidissement des positions entre les partisans de la guerre, groupés autour des États-Unis et du Royaume-Uni, et leurs opposants, emmenés par la France, la Russie et la Chine, sa position évolue, et il dénonce l'éventualité d'un veto de la France au Conseil de sécurité de l'ONU[12],[13],[14]. Au printemps 2003, il est, avec André Glucksmann, Pascal Bruckner, Alexandre Adler, Romain Goupil, Alain Madelin, Pierre Lellouche, Hervé Mariton, l'une des rares personnalités françaises à ne pas désapprouver la guerre engagée par les États-Unis et leurs alliés contre l'Irak[15].



Il ira soutenir en personne l'Initiative de Genève[16], plan de paix alternatif prévoyant la création d'un État palestinien aux côtés d'Israël et prend part au « groupe de contact » soutenant l'initiative.



Il a créé, en 1993, la Fondation pour l’action humanitaire. Bien que n’étant pas membre du PS, il est élu en 1994 sur la liste européenne de Michel Rocard et adhère, sur les traces de Bernard Tapie, en 1995 au Parti radical de gauche (PRG) dont il devient porte-parole. Il s’est prononcé, à titre personnel, en faveur de la réforme Juppé de la Sécurité sociale. Il préside l'association Réunir et est à la fois proche de Michel Rocard et de Lionel Jospin. Il se présente à diverses reprises (en 1988 dans le Nord, en 1994 en Moselle, 1996 législatives partielles à Gardanne) aux élections législatives, sans succès. Il adhère au PS le 6 octobre 1998.



Bernard Kouchner a administré le Kosovo en tant que haut représentant de l'ONU de juillet 1999 à janvier 2001. Cette mission faisait suite au vote de la résolution 1244 du conseil de sécurité qui autorisait l'établissement d'une autorité « administrative internationale civile », la mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo. Dans un pays ravagé par la guerre, Bernard Kouchner est chargé de diriger l'assistance humanitaire, l'administration civile, l'économie et l'élaboration d'institutions démocratiques. Pendant son mandat, 200 000 Serbes ont dû fuir les représailles des groupes armés de l'UCK.

Bernard Kouchner a par la suite été un candidat malheureux à différents postes à hautes responsabilités au sein des Nations unies : haut commissaire aux Réfugiés (HCR) en 2005 et directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2006.



Il rend en 2003, un rapport pour Total[17], payé 25 000 € par Total, où il affirme notamment que « le recours au travail forcé est une coutume ancienne... Ayant été prévenue de cette violation des droits de l'homme, la compagnie Total exigea que ces exactions cessent. Elle s'en ouvrit à Rangoon aux dirigeants qui promirent d'intervenir et le firent... Sur place, les responsables de la compagnie française allèrent jusqu'à payer le salaire habituel aux villageois qui avaient été raflés et forcés de travailler.[18] ». Les liaisons entre les groupes pétroliers français Total et américain Unocal avec la junte birmane, pratiquant l’esclavage et les viols sur la population, est dénoncé par les associations de défense des droits de l'homme comme la FIDH, ERI et la CISL[19],[20],[21]. Ce rapport de 19 pages, réalisé par la société BK conseils créée pour l'occasion[22], sera utilisé pour défendre Total contre des victimes birmanes ayant porté plainte contre le groupe [23].



Bernard Kouchner se bat pour aider les réfugiés du Darfour, lors de son arrivée à ses fonctions de ministre des Affaires étrangères, il affirme vouloir y ouvrir un couloir humanitaire[24].

Un de ses anciens collègues de Médecins sans frontières, le docteur Denis Lemasson, voit cela comme un mélange entre approches militaire et humanitaire, et y voit un rapport récent entre le rejet par les gouvernement soudanais et tchadiens de l'exploitation du pétrole par le groupe Total dans la région[25],[26].

L'association Arche de Zoé, tente d'emmener en France des enfants du Tchad, les présentant comme orphelins du Darfour. Les membres de l'association sont arrêtés et inculpés par la justice tchadienne d'« enlèvement de mineurs en vue de compromettre leur état civil » et d'« escroquerie »[27]. Éric Breteau, un des principaux organisateurs de l'association, accuse Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, d'être impliqué dans l'affaire [28].



Lors d'une visite officielle du président Nicolas Sarkozy à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, le 15 janvier 2008, Bernard Kouchner, qui l'accompagnait, a signé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil (les groupes Total, Areva et Suez ont alors fait part de leur intérêt pour les perspectives industrielles ouvertes par un tel accord). Le même jour était signé un accord permettant à la France d'obtenir une base militaire à Abou Dhabi[29].



Bernard Kouchner est longtemps resté à l'écart de la vie politique d'appareil du Parti socialiste et s'autorise des prises de position publiques non orthodoxes vis-à-vis de son propre camp politique : militant socialiste, il est favorable à certaines mesures conduites par la droite comme le contrat nouvelle embauche, ou l'ouverture du capital d'EDF. Il se décrit lui-même comme un militant de gauche de tendance sociale-démocrate.



Le 11 janvier 2006, il se dit « candidat à des primaires à l'italienne » pour l'élection présidentielle de 2007.

En décembre 2006, Bernard Kouchner a indiqué qu'il se verrait bien ou pourquoi pas dans un gouvernement d'union nationale si Nicolas Sarkozy était élu, tout en réaffirmant sa fidélité au Parti socialiste[30].

En février 2007, il rejoint l'équipe de campagne de la candidate socialiste Ségolène Royal tout en prônant l'ouverture politique comme la propose François Bayrou. Dans cette logique, et suite à l'appel de Michel Rocard pour un accord PS-UDF, il prend position pour un rapprochement avant le premier tour entre Ségolène Royal et François Bayrou, dans une interview accordée au Journal du dimanche du 15 avril 2007[31].



Le 18 mai 2007, bien que membre du Parti socialiste, il accepte finalement de participer au gouvernement François Fillon en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes. Le PS, par la voix de son premier secrétaire, a aussitôt précisé qu'une procédure d’exclusion à son encontre sera enclenchée rapidement. François Hollande s'est exprimé en ces termes: Bernard Kouchner « est exclu de fait aujourd'hui. C'est automatique, comme lorsqu'on se présente contre un candidat désigné par son parti. Bernard Kouchner va être solidaire de ce gouvernement. Il va donc soutenir la droite contre les candidats socialistes aux législatives. » [32].

Bernard Kouchner a signé un article intitulé « Pourquoi j'ai accepté » et publié dans l'édition datée du 20 mai 2007 du journal Le Monde, où il s'explique sur son ralliement à un gouvernement de droite en se revendiquant social-démocrate [33].

À 67 ans, il est le doyen de ce gouvernement dont la moyenne d'âge est de 53 ans.

Le 19 août 2007, il se rend en Irak pour un voyage officiel de trois jours. Le ministre est le premier haut responsable français à y aller depuis l'invasion américaine de mars 2003, à laquelle la France s'était opposée. Il y rencontre des représentants de toutes les communautés, y compris celle des catholiques chaldéens[34], et suggère une piste de travail [qui] pourrait être un partenariat entre trois "piliers" : "Les Américains parce qu'ils sont là, un gouvernement irakien peut-être un peu plus habile que celui qui existe actuellement et les Nations unies avec une présence élargie"[35]. À cette occasion, il formulera des excuses au gouvernement irakien pour avoir proclamé dans le pays qui l'invitait : Beaucoup de gens pensent que le premier ministre devrait être changé. Mais je ne sais pas si cela va se produire, parce qu'il semble que le président (George W.) Bush est attaché à M. Maliki. Mais le gouvernement ne fonctionne pas. [36].

Bernard Kouchner déclare le 16 septembre 2007 que la crise du nucléaire iranien impose de « se préparer au pire » qui est « la guerre »[37].

Dans le cadre de ses fonctions, en novembre 2007, Bernard Kouchner accompagne la politique étrangère de la France vis-à-vis de l'Allemagne, en enregistrant avec Frank-Walter Steinmeier, le ministre des Affaires étrangères et vice-chancelier allemand, dont il partage la spiritualité, et le chanteur allemand Muhabbet une chanson dont l'objectif est de promouvoir la compréhension et l'amitié des Allemands envers la communauté germano-turque. Cet acte inhabituel, quoiqu'officiel, est accompli en parallèle de la visite du président français dans le pays[38].

Bernard Kouchner se bat pour aider les réfugiés du Darfour, lors de son arrivée à ses fonctions de ministre des Affaires étrangères, il dit vouloir y ouvrir un couloir humanitaire[39]. La guerre civile du Darfour, région riche en ressources naturelles, a fait 200 000 morts et 2 millions de déplacés. Le docteur Denis Lemasson, de Médecins sans frontières, voit cela comme un mélange entre approches militaire et humanitaire, qui pourrait nuire à la sécurité des acteurs humanitaires sur le terrain. [40],[41].

L'association Arche de Zoé, tente d'emmener en France des enfants du Tchad, les présentant comme orphelins du Darfour. Les membres de l'association sont arrêtés et inculpés par la justice tchadienne d'« enlèvement de mineurs en vue de compromettre leur état civil » et d'« escroquerie »[42]. Éric Breteau, un des principaux organisateurs de l'association, accuse Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, d'être impliqué dans l'affaire [43].

Arnaud Montebourg l'accuse de ne jouer qu'un « tout petit rôle de figurant » après que le ministre a été plusieurs fois contraint de s'effacer derrière la cellule diplomatique de l'Elysée[44]. Selon le député UMP, Claude Goasguen, le ministère n'est pas dirigé par Kouchner, mais par Nicolas Sarkozy[45].

En décembre 2008, Bernard Kouchner estime avoir eu tort de demander un secrétariat d'État aux Droits de l'Homme : « Je pense que j'ai eu tort de demander un secrétariat d'État aux Droits de l'Homme. C'est une erreur. Car il y a contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un état, même en France »[46]. A contre-courant de son image d'humanitaire, ces déclarations lui font perdre aussitôt 10 points d'opinions positives[47].



  • Bernard Kouchner est régulièrement cité depuis les années 2000 dans les sondages d'opinion comme une des personnalités publiques (a fortiori politiques) les plus populaires des Français[48], ce qui est souvent expliqué par sa présence médiatique, ses engagements humanitaires suscitant une large adhésion, ainsi que par son éloignement des combats « politiciens » (luttes d'appareil, désaccord systématique avec le camp adverse).
  • Il est l'objet de critiques portant essentiellement sur son implication dans la rédaction d'un rapport commandé par la société TotalFinaElf[49] (suspectée de minimiser certains aspects de la dictature birmane, cette étude rémunérée 25 000 $ a suscité les "regrets" de la FIDH)[50], sur son adhésion à l'interventionnisme diplomatique et militaire des États-Unis, ainsi que sur sa surexposition médiatique.
  • Sa décision de rejoindre un gouvernement de droite malgré son passé de gauche, a suscité une polémique considérable, surtout parmi les adhérents du Parti socialiste.
  • En 2008 et 2009, deux livres ont été publiés dressant chacun un portrait de Bernard Kouchner. L'un à décharge, Les 7 vies du Docteur K, de Michel-Antoine Burnier (XO éditeur). L'autre, à charge, Le Monde selon K, de Pierre Péan (Fayard).
  • Dans son livre publié le 4 février 2009 aux Éditions Fayard[51], Pierre Péan met Bernard Kouchner en cause pour des activités de conseil qu'il a eues auprès des autorités du Gabon et de la République du Congo, dans le cadre de la réforme du secteur de la santé de ces pays, et notamment pour une intervention dans le recouvrement de factures pour deux sociétés de conseil, Africa Steps et Imeda, alors qu'il était déjà nommé au Quai d'Orsay. Après des déclarations de Jean-Marie Bockel condamnant la Françafrique, Omar Bongo aurait révélé à Nicolas Sarkozy les affaires de Bernard Kouchner et obtenu la mutation de Jean-Marie Bockel dont le ministre de tutelle était Bernard Kouchner. Suite à ces révélations, le ministre a évoqué des « allégations inexactes[52],[53] ». À la suite du livre de P. Péan, Le Monde selon K, Arrêt sur images souligne le silence des médias sur ces affaires de conflits d'intérêts[54], et Arnaud Montebourg, dans un communiqué, dénonce un « ex-French doctor » qui se retrouve « dans une pénible dérive affairiste où l'argent de la Françafrique rémunère grassement le faux idéal de Bernard Kouchner », ce qui, selon lui, « achève de déconsidérer l'intéressé, en confirmant sa préférence pour l'argent et l'affairisme, plutôt que la défense de l'idéal des droits de l'homme[55] ». Le ministre a réagi dans Le Nouvel Observateur[56], ce qui a déclenché une polémique médiatique[57] Pour Le Monde, « l'ouvrage est principalement une attaque en règle de la politique de Bernard Kouchner, sur fond de désaccord idéologique majeur exprimé par l'écrivain, en particulier sur le génocide rwandais[58] » qui occupe en effet une grande partie du livre - mais pas autant que ce qui concerne les relations de Kouchner avec des dictateurs africains. À l'étranger, de grands journaux ont favorablement rendu compte du livre de Pierre Péan (The Guardian[59], The Independent, The Washington Post[60]). Sur l'échiquier politique, la droite prend le parti du ministre des Affaires étrangères tandis que la gauche hésite après les explications de Bernard Kouchner devant les députés[45].




  • 1994 - 1997 : député européen


  • Ministre :
    • du 4 avril 1992 au 30 mars 1993 : ministre de la Santé et de l’Action humanitaire du gouvernement Pierre Bérégovoy
    • depuis le 18 mai 2007 : ministre des Affaires étrangères et européennes du gouvernement François Fillon (1) et (2)
  • Ministre délégué :
    • du 6 février 2001 au 7 mai 2002 : ministre délégué auprès du ministre de l'Emploi et de la Solidarité, chargé de la Santé du gouvernement Lionel Jospin
  • Secrétaire d'État :
    • du 13 mai au 28 juin 1988 : secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi, chargé de l'Insertion sociale du gouvernement Michel Rocard (1)
    • du 28 juin 1988 au 17 mai 1991 : secrétaire d'État auprès du Premier ministre chargé de l'Action humanitaire du gouvernement Michel Rocard (2)
    • du 17 mai 1991 au 4 avril 1992 : secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, chargé de l'Action humanitaire du gouvernement Édith Cresson
    • du 4 juin 1997 au 28 juillet 1999 : secrétaire d'État auprès du ministre de l'Emploi et de la Solidarité, chargé de la Santé du gouvernement Lionel Jospin


  • Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Kosovo et chef de la Mission d'administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) de juillet 1999 à janvier 2001.
  • Représentant de l'Union européenne au sein du Groupe international indépendant d'éminents experts (GIIEE) chargé de surveiller au Sri Lanka la commission d'enquête présidentielle sur les violations des Droits de l'homme commis depuis août 2005.


  • D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe.
  • Professeur titulaire de la chaire Santé et développement au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers) depuis 2002.[61]
  • Membre du conseil d'administration de PlaNet Finance.[62]
  • Président du conseil d'administration du programme ESTHER (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau).[63]
  • Il participe régulièrement au réunions de Bilderberg (2003[64], 2005[65] et 2007[66])
  • Fondateur et dirigeant de BK Conseil (SIRET 42453077200013, fondée en 2003), qui a notamment pour client Total[67]
  • Président-fondateur de BK Consultants (SIRET 45156985900015, fondée en 2004).
  • Enseignant à la Harvard School of Public Health.[68]
  • Membre fondateur de La Chaîne de l'Espoir[69] présidée par le professeur Alain Deloche.
  • Administrateur de l'International Women Health Coalition.[70]
  • Membre du Comité d'honneur de la Fondation Children Action.[71]
  • Il est membre du club Le Siècle[72] et de la Fondation Saint-Simon.


  • Pour l'anecdote, Bernard Kouchner, sous le pseudonyme de Bernard Gridaine, est aussi le créateur de la série française Médecins de nuit. Il y fait même une apparition dans le rôle d'un garçon de café.
  • Dans une interview en anglais au quotidien israélien Haaretz Bernard Kouchner a déclaré qu'Israël allait « manger » l'Iran si ce dernier se dotait d'une arme nucléaire ; en fait il voulait dire « hit » (frapper) mais il a oublié de prononcer le « h » et a trop allongé la voyelle « i » qu'il fallait prononcer très brève, si bien que ses interlocuteurs ont compris « eat » (manger) et ont reproduit l'erreur dans le journal. Il a fallu que lui-même démentît officiellement[73].


Voir aussi sur Wikiquote les citations «  Bernard Kouchner ».
  • La France sauvage, avec Michel-Antoine Burnier, éditions Premières, 1970
  • Les Voraces. Tragédie à l'Élysée, avec Frédéric de Bon et Michel-Antoine Burnier, 1971
  • L'Île de lumière, Ramsay, coll. « Document », Paris, 1980, 406 p. - [12] p. de pl. (ISBN 2859561781)
  • Charité Business, Ed. Pré aux Clercs, Paris, 1986, 271 p. (ISBN 2-7144-1877-5)
  • Le Devoir d'ingérence, 1988
  • Les Nouvelles Solidarités, 1989
  • Le Malheur des autres, Odile Jacob, Paris, 1991, 339 p, (ISBN 2-7381-0144-5)
    • Rééd. Le Seuil, coll. « Points », Paris, 1992 (ISBN 2-02-018924-0)
  • Dieu et les hommes, avec l'abbé Pierre, éditions Corps 16, Paris, 1993, 231 p. (ISBN 2840570564)
  • Ce que je crois, Grasset, Paris, 1995 (ISBN 2246479711)
  • Vingt idées pour l'an 2000, 1995
  • La Dictature médicale, avec Patrick Rambaud, Robert Laffont, Paris, 1996, 200 p. (ISBN 2-221-08291-5)
  • Le Premier qui dit la vérité…, Robert Laffont, Paris, 2002, 281 p. (ISBN 2221098374)
  • Quand tu seras président…, avec Daniel Cohn-Bendit, Robert Laffont, Paris, 2004, 375 p. (ISBN 2221099524)
  • Les Guerriers de la paix : du Kosovo à l'Irak, Grasset, coll. « Le Livre de poche », 2004, 475 p. (ISBN 2-2531-0979-7)
  • La Fabrique démocratique, Robert Laffont, 2006 (ISBN 2221106458)
  • Deux ou trois choses que je sais de nous, Robert Laffont, Paris, 2006 (ISBN 2-221-10645-8)
  • Sœur Emmanuelle - La biographie de Pierre Lunel préfacée par Bernard Kouchner, Anne Carriere éds, 2006.
  • Karina Paulina Marczuk, A Visionary and a Practitioner: the Bernard Kouchner vs. David Kilcullen, "Defence and Strategy", vol. 2/2007 [1]


  1. Le Who's Who In France (éd. 2006) indique Bernard Jean Kouchner.
  2. Marie-Édith Alouf, « Médecins sans frontières : une histoire d’aventures », Politis. Consulté le 12 décembre 2007
  3. « Relations entre M. Kouchner et Médecins sans Frontières : une clarification s’impose », Communiqué de presse MSF, 22 mai 2007.
  4. « 1993 : Quand Bernard Kouchner préfaçait un livre sur le Tibet », Le Nouvel observateur, 17 avril 2008.
  5. Bernard Kouchner va rencontrer le dalaï lama qui s'inquiète pour la survie du Tibet
  6. Kouchner rencontrera le dalaï-lama vendredi
  7. (fr) Emplâtre humanitaire sur casque colonial, Kouchner La-bonne-cause sur CQFD.
  8. Roméo Dallaire, J’ai serré la main du diable, Libre expression, 2004
  9. Ouvrage collectif, Rwanda : pour un dialogue des mémoires, Albin Michel, 2007
  10. Le Monde, 4 février 2003, Ni la guerre ni Saddam
  11. Le Monde, 18 may 2007, La dernière mission du docteur Kouchner
  12. Docteur Kouchner et Mister Va-t-en-guerre sur Vigirak.com
  13. Nos bellicistes sur Politis
  14. Le "Livre noir de Saddam Hussein", un ouvrage collectif (préfacé par Bernard Kouchner) sur aidh.org
  15. « Kouchner en 2003: "Facile d'être contre la guerre" », par Julien Martin, 22 août 2007, sur Rue89.
  16. « Ils étaient tous là, les amis de la paix », La Tribune de Genève, 2 décembre 2003.
  17. Le rapport de Bernard Kouchner à propos de la main-d’œuvre sur le champ gazier de Yadana par la Birmanie, sur le site de Total
  18. rapport_bkconseil.PDF
  19. (fr) Juste pour souvenir… Kouchner, Total, la Birmanie… un certain rapport… sur le blog de Yannick Comenge du Nouvel Observateur
  20. (fr) Réactions de la FIDH au rapport de Bernard Kouchner “Relation d’un voyage et de la découverte d’une industrie muette” sur le site FIDH.org
  21. (fr) [http://www.birmanie.net/birma/11_presse_birmanie.html « L'acteur » Bernard Kouchner] sur le site de défense des victimes birmanes, Birmanie.net
  22. Le monde, 05 janvier 2004
  23. Le rapport de Bernard Kouchner permet de blanchir Total dans un procès qui l'oppose à des victimes birmanes sur radicalparty.org
  24. Darfour : Kouchner veut aider les réfugiés sur Figaro.fr
  25. MSF : Au Darfour, Kouchner se met à dos les ONG sur Betapolitique.fr
  26. Darfour : Kouchner au secours des réfugiés, ou du groupe Total ? sur Solidarité ouvrière
  27. Arche de Zoé: les accusations de Breteau sur l'Express.fr
  28. L'Arche de Zoé avait promis de « collaborer discrètement » avec le Quai d'Orsay sur 20 minutes citant Le Canard enchaîné.
  29. (fr) Accords à Abou Dhabi : défense et nucléaire civil sur le nouvelobs
  30. « Kouchner veut toujours participer à un gouvernement d'union nationale », le Nouvel observateur, 28 décembre 2006.
  31. Assez de l'esprit sectaire !, par Bernard Kouchner dans Le Journal du dimanche du 15 avril 2007.
  32. Hollande exclut Kouchner du PS et perd Jouyet, un ami de "30 ans", Le Monde, 18 mai 2007[lire en ligne].
  33. « Pourquoi j'ai accepté, par Bernard Kouchner», Le Monde, 19 mai 2007.
  34. Interview par RTL, Site du ministère des Affaires étrangères. Consulté le 25 août 2007
  35. M. Kouchner a pris la mesure de l'"intolérance" en Irak, Le Monde. Consulté le 22 août 2007
  36. Irak : Kouchner formule des excuses, Le Figaro
  37. La crise du nucléaire iranien impose de « se préparer au pire », selon Bernard Kouchner, Le Monde + AFP (17 septembre 2007). Consulté le 17 septembre 2007
  38. Laurent Suply, « Kouchner, star du R’n’B outre-Rhin », Le Figaro (9 novembre 2007)
  39. Darfour : Kouchner veut aider les réfugiés sur Figaro.fr
  40. MSF : Au Darfour, Kouchner se met à dos les ONG sur Betapolitique.fr
  41. Darfour : Kouchner au secours des réfugiés, ou du groupe Total ? sur Solidarité ouvrière
  42. Arche de Zoé: les accusations de Breteau sur l'Express.fr
  43. L'Arche de Zoé avait promis de « collaborer discrètement » avec le Quai d'Orsay sur 20 minutes citant Le Canard enchaîné.
  44. « Lettre à un ami perdu à Disneyland » texte intégral de la lettre de Arnaud Montebourg à Bernard Kouchner, Le Nouvel Observateur le 3 janvier 2007
  45. ↑ a  b  « Dans la tourmente, Bernard Kouchner contre-attaque médiatiquement », sur le site de La Voix du Nord, 5 février 2009.
  46. « J’ai eu tort de demander un secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme », Le Parisien. Consulté le 19 décembre 2008
  47. Sondage Ifop réalisé les 11-12 décembre 2008: La cote de Bernard Kouchner en forte chute, 17 décembre 2008. Consulté le 24 décembre 2008
  48. Par exemple, le baromètre TNS-SOFRES de décembre 2008 donne à Bernard Kouchner la meilleure « cote d'avenir » parmi les personnalités politiques. Voir Baromètre politique - Décembre 2008, 3 décembre 2008, TNS-SOFRES. Consulté le 5 février 2009
  49. Relation d'un voyage et de la découverte d'une industrie muette par BK Conseil, 29 septembre 2003 [pdf]
  50. Erich Inciyan et Jean-Claude Pomonti, « Kouchner, Total et la Birmanie », dans Le Monde, (ISSN 0395-2037) [lire en ligne], 6 janvier 2004
  51. Fiche du livre sur le site des éditions Fayard.
  52. Accusations contre Bernard Kouchner à propos d'activités de conseil pour le Gabon de Natalie Nougayrède publié dans Le Monde le 14 janvier 2009
  53. Exclusif: l’étrange diplomatie africaine de Bernard Kouchner de Philippe Cohen paru le 12 janvier 2009 sur http://www.marianne2.fr/
  54. Arrêt sur images.net
  55. Marianne.
  56. Bernard Kouchner : « Ce que j'ai à dire... », propos recueillis par René Backmann et Vincent Jauvert, sur Nouvelobs.com
  57. Péan dénonce les amalgames de Kouchner et du Nouvel Obs, sur le site de l'hebdomadaire Marianne
  58. Les Principales mises en compte du « Monde selon K » dans Le Monde du 4 février 2009.
  59. « L'argent des dictateurs africains pour le Monsieur Propre français »
  60. Marianne.
  61. CNAM /// Pôle Economie et Gestion - Chaire Santé et développement
  62. PlaNet Finance > Microcrédits ONG > Conseils et comités
  63. Composition du conseil d'administration, sur le site du programme ESTHER
  64. http://www.syti.net/Organisations/Bilderberg.html
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  66. http://questionscritiques.free.fr/Bilderberg/Bilderberg_2007_210507.htm
  67. Total - Rapport de Bernard Kouchner
  68. HSPH Presents : Dr. Bernard Kouchner, French Minister of Health
  69. La Chaîne de l’Espoir - The Founding Members
  70. Board of Directors Index
  71. Sa structure
  72. Geoffrey Geuens, Tous pouvoirs confondus, p.214, ISBN 2872621938
  73. Le Point.


  • Parti socialiste
  • Union pour un mouvement populaire





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