Biographie de Boby Lapointe

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LaDépêche.fr

Graulhet. Aël demain soir à l'Ibère familier
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On pense à Boby Lapointe, Jacques Higelin ou le second degré de Philippe Katerine. C'est néanmoins sur scène qu'Aël prend toute sa folle dimension, ...




Musique.Evous.fr

'Just Like a Lady', l'album jazzy de Mina Agossi
Musique.Evous.fr
... aux univers variés : inspirée aussi bien par le jazz le plus traditionnel que la variété de Bobby Lapointe, ou même par le répertoire de Jimi Hendrix. ...




Jacou Semaine de l'environnement
Midi Libre
A la MJC Boby-Lapointe, projection du film L'Eldorado de plastique, ce soir à 19 h, à La Fabrique. Dans le cadre de la semaine de l'environnement, ...




La Voix du Nord

" Si l'on ne voit pas pleurer les poissons... ", c'est sans doute ...
La Voix du Nord
La maman des poissons elle est bien gentille ; et moi je l'aime bien avec du citron », chantait Bobby Lapointe. ... Mais il existe bien d'autres façons ...




Ouest-France

Chanson de café : profil d'un artiste...
Ouest-France
Boby Lapointe, Mireille, Bourvil, Nougaro... Dès que ça chante, qu'il ya des mots, ça me va. J'aime les univers joyeux, optimistes, tout l'inverse de la ...




Midi Libre

Les nouveaux Jacoumards reçus par les élus pour un tour de ville
Midi Libre
... dans les rangs de la Ribeyrolle et fait du yoga ; Maryvonne a trouvé ce qui lui convenait avec les cours de danse country à la MJC Boby-Lapointe. ...




Midi Libre

Des livres et des chandelles ou des rires et des larmes (de joie)
Midi Libre
... en passant par Rabelais, Molière, Rostand, Feydeau sans oublier les Desproges, Blanche, Bedos, Devos et, bien sûr, le très local Bobby Lapointe. ...




Institutions locales Geneviève Martinez a pris sa retraite
L'indépendant.com
Narbonnais, Boby Lapointe décédait, la majorité était à 21 ans et Roger Gabelle était maire de Portel qui comptait 836 habitants. ...

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GRENOBLE JAZZ FESTIVAL Un programme "big bang"
Le Dauphiné Libéré
Le festival célébrera cet aller-retour permanent avec l'hommage à Boby Lapointe de Minvielle et Machado, et avec la consécration des jeunes musiciens ...

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Spectacle Fin de vie : un clown pour en parler
L'Union
C'est du Boby Lapointe, mais avec un message. L'homme dit, dès son entrée en scène : « La vie est belle, n'est-ce pas ? » Le public, séduit par les ...


Boby Lapointe (Robert, Jean-François, Joseph, Pascal Lapointe, dit), né le 16 avril 1922 à Pézenas (Hérault), décédé dans cette ville d'un cancer le 29 juin 1972, chanteur français, surtout connu pour ses textes parsemés de calembours, de contrepèteries et d'à-peu-près.



« Élevé par mes parents. Études au collège. Fort en maths. », comme il le raconte lui-même dans ses mémoires, son côté fantasque et farceur se révèle très tôt. Dès son adolescence, avec quelques camarades de jeu, il prend plaisir à narguer le bourgeois et à ridiculiser la société bien-pensante et le clergé.

Cependant, son rêve est de voler : il ambitionne de devenir pilote d'essai, et se montre bon en sciences (notamment en mathématiques) à l'école tout en se révélant casse-cou avec des engins (plus ou moins) volants qu'il conçoit, réalise et essaie, sans se soucier des fractures qu'il accumule ni des hospitalisations subséquentes.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il commence à préparer le concours d'entrée à deux grandes écoles françaises : l'École Centrale et Sup-aéro pour assouvir sa passion de l'aviation et des maths. Son génie technique le conduit aussi à inventer dans cette même décennie un système d'embrayage automatique pour automobile qu'il présente aux principaux constructeurs, mais ceux ci estiment cette invention sans avenir. Boby Lapointe ne dépose alors pas de brevet, et un américain dépose un brevet pour un système similaire l'année suivante. Le grand savant Louis Leprince-Ringuet, à qui Boby Lapointe présenta un traité de Mathématique, fut impressionné par sa rigueur de raisonnement et lui confia qu'il aurait pu se lancer dans la recherche. Il créa par la suite un mode calcul basé sur le binaire, appelé la numération Bibi.



Mais à l'âge de 20 ans, il doit abandonner ses études et est envoyé à Linz, en Autriche, en 1943 au titre du STO. Éternel insoumis, il s'évade la même année et rejoint, en mai 1944, sa région natale après sept mois d'errance sous différents noms d'emprunt. Une anecdote veut que parmi eux, il ait utilisé le nom de Robert Foulcan... Sa grande stature et sa force physique lui permettent de devenir scaphandrier au port de La Ciotat, essentiellement pour échapper aux recherches dont il est l'objet par les Allemands et la milice locale.

Son amour des mots et son envie d'écrire le poussent à partir de ce moment à composer des chansons dont le style est très marginal, tout en calembours, jeux de mots et contrepèteries, trop intellectuel pour qu'on lui donne facilement sa chance. Il rédige également un recueil de poésie et un traité sur les calembours . Il cherche des interprètes pour ses chansons, mais son style rebute : lors d'un gala de la chanson à Juan-les-Pins, les Frères Jacques qu'il y rencontre déclinent sa proposition, un peu effrayés par la complexité des textes truffés de calembours.



En 1946, il épouse Colette Maclaud, avec qui il aura deux enfants, Ticha et Jacky. Ils quittent La Ciotat et la famille s'installe à Paris, où il ouvre un commerce de layettes. L'affaire ne marche pas et la boutique met la clé sous la porte. Dans la foulée, le couple divorce et Lapointe change de métier pour devenir installateur d'antennes de télévision, sans arrêter l'écriture.

C'est en 1956 qu'il débute officiellement sa carrière musicale : Bourvil et Gilles Grangier choisissent une de ses chansons (Aragon et Castille) pour un passage musical où Bourvil chante, dans le film Poisson d'avril. Étienne Lorin, l'accordéoniste de Bourvil, est en effet devenu l'ami de Lapointe et a suggéré cette chanson à Bourvil. Bien que le film comme la chanson ne connaissent pas de succès, Lapointe est enfin introduit dans le milieu parisien.

Il fait ses grands débuts en tant que chanteur dans un cabaret parisien, le Cheval d'Or. Il y croise Anne Sylvestre, Raymond Devos, Ricet Barrier et Georges Brassens, avec qui naît une sympathie réciproque. Lapointe est remarqué non seulement pour sa présence physique (sa taille et son aspect athlétiques n'y sont pas étrangers, de même que ses airs faussement bourrus), mais aussi pour son élocution aléatoire et son style de textes tout en jeux de mots. Il devient ainsi l'attraction principale du cabaret et attire l'attention du réalisateur François Truffaut. Ce dernier imagine de lui faire jouer le rôle du chanteur de bar dans son nouveau film Tirez sur le pianiste, avec Charles Aznavour dans le rôle du pianiste. Les chansons choisies sont Framboise et Marcelle. Lapointe rencontre Philippe Weil sur le tournage. Celui-ci l'engage dans un autre cabaret parisien, Les Trois Baudets. En 1960 et 1961, Lapointe y enregistre deux disques avec notamment les chansons Marcelle, Le Poisson fa, Bobo Léon et Aragon et Castille, qui rencontrent enfin le succès.

Les compositions suivantes ne démentent pas ce succès : L'hélicon, Ta Katie t'a quitté, Saucisson de cheval, Comprend qui peut, Méli-mélodie, Le tube de toilette, La maman des poissons ...



Dans les années 1960, Lapointe et Brassens enchaînent les tournées et les récitals. Mais son côté fantasque lui fait commettre des erreurs. Quand il ouvre un café concert, « Le Cadran Bleu », la faillite survient rapidement. Brassens le secourt en épongeant une partie des dettes et l'aide à trouver des petits boulots pour vivre. Le directeur des programmes d'Europe 1, Lucien Morisse, intervient pour qu'il signe un contrat avec les disques AZ. Mais la période yéyé a commencé et le style musical de fanfare, sur lequel toutes les chansons de Lapointe sont basées, ne fait plus autant recette, ni sur les ondes, ni dans les bacs.

Lapointe reprend donc une carrière plus cinématographique, en jouant pour le réalisateur Claude Sautet : il est ainsi le demeuré brutal de Max et les ferrailleurs ou le chauffeur de bétaillère dans Les Choses de la vie. Dans le même temps, Joe Dassin pousse Lapointe à signer un nouveau contrat chez Fontana/Philips tout en devenant son producteur. Lapointe part en tournée pour promouvoir son dernier album, Comprend qui peut sous la houlette de Dassin. L'album est illustré par un portrait du chanteur réalisé par le peintre naïf Maurice Ghiglion-Green. Ce portrait deviendra d'ailleurs quelques années plus tard l'icône de Lapointe, en pull marin et le nez dans les pâquerettes.

En 1968, aux frontières de la cornichonnerie et du génie, il invente le système bibi-binaire, système de numération qui préfigure une voie que suivra l'évolution de l'informatique. Ce système sera publié en 1970 dans le livre Les Cerveaux non humains, introduction à l'Informatique (S.G.P.P.), de Jean-Claude Quiniou, Jean-Marc Font, Gérard Verroust, Philippe et Claudine Marenco.

Il continue à chanter toutefois, et sa dernière apparition en public se fait en première partie d'un concert de son ami et fan Pierre Perret à la salle Bobino à Paris.



Atteint d'un cancer, il meurt à cinquante ans à Pézenas entouré des siens le 29 juin 1972. Il n'aura enregistré qu'une cinquantaine de chansons, mais leur diffusion continue car il n'a pas été remplacé dans son registre indémodable. Son fils Jacky, décède lui aussi du même sort le 27 août 2008...



Sa carrière discographique comporte onze disques vinyls et a fait l'objet d'une réédition sous coffret. Quatre CD sont édités chez Polygram.

  • Intégrale des textes (Domens, 1994)
  • Partitions : intégrale (Musicum, 1975)


  • Intégrale (Polygram Distribution, 832654-2)
  • Boby Lapointe en public (Polygram Distribution, 523359-2)
  • Boby Lapointe Mes 50 plus belles chansons (Mercury, Universal, 984958-2)


Il participe à quelques films comme acteur mais aussi comme compositeur :

En 2008 sort le dévédé, compilation de ces chansons et interviews. Il contient entre autres un reportage sur Boby Lapointe.





Féru de mathématiques, Boby Lapointe fut aussi l'inventeur d'une codification de la base 16, qu'il nomma bibibinaire (pour binaire puissance deux puissance deux). On nomme aussi cette codification bibi, et elle possède quelques avantages certains sur la codification classique[1].



« Ce satané Boby Lapointe, depuis qu'il a tourné le coin, à Pézenas comme à Paris ses copains et admirateurs ont du mal à s'y habituer. En ce qui me concerne, les soirs où son amitié et sa bonhomie me manquent un peu, je fais comme si rien n'était, j'écoute ses chansons pour qu'il continue à vivre, le bougre, et il continue. Mon vieux Boby, putain de moine et de Piscénois, fais croire à qui tu veux que tu es mort ; avec nous les copains ça ne prend pas. »
    — Georges Brassens

« Un jour, lors d'un enregistrement public, qu'est-ce que je vois sur le trottoir : un homme qui flanquait des coups de pieds rageurs à sa voiture : « Bon ! puisque c'est comme ça, puisque tu te conduis mal, je ne te paierai plus d'essence ! » Je me suis approché, je me suis enquis de la personnalité du quidam. C'était Boby Lapointe. »
    — Jacques Martin

« Autour des années 60-65, nous faisions tous deux partie d'une tournée de Georges Brassens. Nous voyagions par deux ou trois dans des voitures particulières ; je partageais celle de Pierre Nicolas, le bassiste de Georges, et nous avions souvent des difficultés d'itinéraire. Nous nous arrêtions pour consulter la carte. J'affirme qu'après avoir pourtant constaté que nous étions sur la bonne route, dans la bonne direction, il nous est arrivé à plusieurs reprises de voir surgir en sens inverse la voiture de Boby qui nous saluait par le toit ouvrant, en continuant sa route. Inutile de dire que nous étions inquiets le soir à l'étape de savoir s'il serait à l'heure pour le spectacle. Il était là, gaillard, serein, arrivé avant nous, mais toujours secret sur ses mystérieux itinéraires. »
    — Pierre Maguelon

L'album de reprises Boby Tutti-Frutti - L'hommage délicieux à Boby Lapointe de Lilicub sorti en 2002, avec la participation de Jacques et Izïa Higelin, CharlElie, Marka, Daran, Noriko Kato, Caroline Loeb, John Lenine Band, Clarika, Pierre Vassiliu et Thallia, Rachel Des Bois, Paule-Andrée Cassidy, Gerard Blanchard, Marcel et son Orchestre, Java, Sttellla, Jacno, Alain Souchon et Les Cherche Midi, et Elli Medeiros.



Sculptures devant la mairie de Pézenas :



  1. ref nécessaire




  • Huguette Long Lapointe, Boby Lapointe, Encre éditions, Paris, 1980, ISBN 2-86418-091-X
  • Jacques Perciot, Boby Lapointe, Denoël, 1997, coll. Document et histoire
  • Alain Poulanges, Boby Lapointe, Éditions du May, 1994
  • Le Boby Lapointe, textes illustrés, Mango, 1998, coll. Il suffit de passer le pont
  • La maman des poissons, texte illustré par Fabrice Turrier, Didier Jeunesse, 2000, coll. Guinguette

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