Biographie de Chantal Akerman

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'Dillinger Is Dead' makes a political statement
Los Angeles Times
Some have noted that "Dillinger" is a male -- or, one might even say, misogynist -- precursor of Chantal Akerman's '70s feminist classic "Jeanne Dielman, ...




Slate.fr

Les herbes folles de Marienbad
Slate.fr
... l'admirable et politiquement si courageux Muriel, puis notamment Duras, Buñuel, William Klein, jusqu'à Chantal Akerman pour Jeanne Dielman, ...

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The Guardian

The Kreutzer Sonata
The Guardian
Rose's Kreutzer Sonata looks a little like Haneke's The Piano Teacher, and bears comparison with Chantal Akerman's version of Proust's The Captive – but is ...

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Mille Babords (Communiqué de presse)

"On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !"
Mille Babords (Communiqué de presse)
... François Cluzet, Vincent Lindon, Benoît Magime, Chantal Akerman, Laurent Cantet, Lucas Belvaux, Arnaud Desplechin, Charles Berling, Abdellatif Kechiche, ...

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Vidéosurveillance : Smart Eye, gamme de dômes anti-vandales IR ...
l'info expoprotection
Lundi 15 février, Chantal Jouanno a lancé un plan de formation et d'accompagnement individualisé pour aider les entreprises françaises à enregistrer leurs ...

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De Jacques Audiard à Riad Sattouf, le cinéma français soutient les ...
Blog Le Monde (Blog)
Signé par 350 personnalités du cinéma francophone, parmi lesquels Chantal Akerman, Laurent Cantet, Mathieu Amalric, Lucas Belvaux, Arnaud Desplechin, ...

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Making of Jeanne Dielman, manifeste féministe de Chantal Akerman
Blog Le Monde (Blog)
Chantal Akerman, la cinéaste, et Delphine Seyrig, l'actrice, ferraillant en douceur, mais fermement, autour du rythme des mouvements de la brosse avec ...




Austin 360

Words as weapons in this cop movie
Austin 360
From Chantal Akerman's experimental cinema ("Jeanne Dielman ...") to the recent formalism of Carlos Reygadas ("Silent Light"), the detached fascination of ...




(Belgique/France - 2009 – 35mmScope – 1h30 – Fantastique)
Association de la Presse Panafricaine
... du documentaire social sur les traces de Henri Storck, aux grands noms du cinéma de fiction (André Delvaux, Chantal Akerman, les frères Dardenne) à la ...

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Le MLF a 40 ans : au programme
ProChoix
18h30 Chantal Akerman* avec Maria de Medeiros*: j'ai faim, j'ai froid,1984. Chantal Akerman : je, tu, il, elle, 1975. 20h30 Marion Huet : kissing lesbien, ...


Chantal Akerman (6 juin 1950, Bruxelles, Belgique) est une cinéaste belge qui habite à Paris.

Elle est issue d'une famille juive polonaise. Ses grands-parents et sa mère ont été déportés à Auschwitz, d'où cette dernière est revenue.

L'angoisse chronique de sa mère est un thème majeur de son œuvre. Avec les rapports sexe/amour/argent, l'ennui et le vide existentiel, l'humour triste et la solitude. Elle analyse les comportements humains en posant la question du bonheur.

C'est Pierrot le fou de Jean-Luc Godard qui a provoqué sa vocation. Formellement, Michael Snow sera sa deuxième profonde influence. Chantal Akerman a déclaré le 5 juin 2004 au Centre Pompidou : Godard m'a donné de l'énergie et les formalistes m'ont libérée. Son travail est contemporain de celui du Wim Wenders des débuts.

André Delvaux l'a soutenue dès son premier court métrage (Saute ma ville, 1968), un film pré-punk où l'adolescente exprimait de manière explosive son besoin vital de libération.



Après un court passage à l'Institut national supérieur des arts du spectacle et la réalisation en 1971 de L'enfant aimé ou je joue à être une femme mariée, un deuxième film (depuis longtemps invisible, comme Les affaires publiques de Robert Bresson) que la cinéaste estime raté parce que pas assez construit, précis, dirigé, Chantal Akerman est partie avec Samy Szlingerbaum à New York où elle a fréquenté assidûment l'Anthology Film Archives (cinémathèque). Elle y a découvert le cinéma expérimental américain (Michael Snow, Andy Warhol, Jonas Mekas, etc.). Ils m'ont ouvert les yeux sur beaucoup de choses : les rapports entre un film et son propre corps, le temps comme la chose essentielle d'un film, le temps et l'énergie. C'est en regardant leurs films que j'ai trouvé le courage de tenter autre chose. Vivant de petits boulots, elle est parvenue à tourner plusieurs films. En 1972, La chambre, un court-métrage à base d'un lent panoramique horizontal qui balaie l'espace à 360 degrés plusieurs fois et Hôtel Monterey, 63 minutes, une suite de plans fixes précisément cadrés et de lents travellings dans les couloirs, la musique apparaissant lorsque l'on sort de l'immeuble par le toit où un panoramique balaie l'horizon urbain. Puis, en 1973, Hanging Out Yonkers, son premier essai de documentaire (sur des adolescents à problèmes fréquentant un centre social), inachevé. Les rushes sont parfois projetés en cinémathèque ou lors de rétrospective. Chantal Akerman a ensuite vécu à Paris. Elle retournera à New York en 1976, après sa reconnaissance internationale, pour réaliser News from home (89 minutes), une lecture des lettres inquiètes et plaintives que lui envoyait sa maman pendant son séjour, accompagnée par des plans monumentaux (façades, rues, métro) de la mégapole. Le film se clôt par un très long travelling arrière, la caméra posée sur un bateau s'éloignant des tours qui seront détruites par les attentats du 11 septembre 2001. La cinéaste reviendra dans cette ville pour tourner Histoires d'Amérique en 1988 et Un divan à New York en 1996.



Je me retournais dans mon lit, inquiète. Et brusquement, en une seule minute, j'ai tout vu Jeanne Dielman… (Chantal Akerman, dans le Nouvel Observateur en septembre 1989)

Parmi les films de sa longue carrière, les plus importants sont Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles (1975) (son chef-d'œuvre), une description méticuleuse, en illusion de temps réel (proche de l'hyperréalisme) de l'aliénation, avec Delphine Seyrig (C'est un film sur l'espace et le temps et sur la façon d'organiser sa vie pour n'avoir aucun temps libre, pour ne pas se laisser submerger par l'angoisse et l'obsession de la mort)[1] ; Les rendez-vous d'Anna (1978) avec Aurore Clément, un très autobiographique road movie en train (d'Allemagne à Paris en passant par Louvain et Bruxelles) ; la comédie musicale Golden Eighties (1986) (une variation à la Jacques Demy de ses thèmes habituels avec Lio) ; sa tentative de comédie romantique américaine à la Ernst Lubitsch (ou à la Woody Allen) Un divan à New York (1996, avec William Hurt et Juliette Binoche) et La captive (2000, avec Sylvie Testud et Stanislas Merhar), son adaptation, écrite avec Eric de Kuyper, de La prisonnière de Marcel Proust, influencée par Vertigo d'Alfred Hitchcock et les mélodrames morbides de Ievgueni Bauer.

En 2006, Chantal Akerman détourne une commande (un documentaire sur Israël) pour revenir à un travail plus personnel, son plus intime depuis les années 1970 (voix off autobiographique accompagnant des plans fixes hyperréalistes tournés en vidéo), réalisé à Tel-Aviv et monté à Paris, sur l'exil, l'exil des autres, l'exil de soi-même, le repli sur soi, le déséquilibre mental, le temps, l'espace et les tâches ménagères qui deviennent des « actes héroïques de la vie quotidienne ». La conclusion de ce film, intitulé Là-bas, est « Le paradis n'existe pas ».



La cinéaste a réalisé des documentaires (Un jour Pina a demandé...,1983 ; D'Est, 1993 ; Sud, 1998 ; De l'autre côté, 2003) qui se distinguent par une recherche plastique et formelle rare dans ce genre et une attentive écoute humaniste (Je suis comme une éponge qui écoute d'une manière flottante.)



Chantal Akerman a présenté une installation filmique intitulée Woman sitting after killer à la Biennale de Venise 2001 et une autre, From the other side à Documenta 11 (2002).



Elle est professeure à la European Graduate School de Saas-Fee (Suisse) où elle dirige un atelier de cinéma pendant l'été.



  1. Dans Jan Bucquoy, La vie est belge, 2007 [détail des éditions], p. 90
    Un soir, justement, c'était un film belge de Chantal Akerman avec un titre du genre 21, rue Quai au Charbon à Molenbeek. La fameuse scène dans laquelle elle coupe des pommes de terre et fait des frites en temps réel, brusquement j'ai senti une main inconnue sur ma cuisse... Du coup, Akerman m'apparaissait comme un thriler en 3D. Jan Bucquoy ridiculise le film par son autodérision.


  • 1974 : Je, tu, il, elle
  • 1975 : Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles
  • 1978 : Les Rendez-vous d'Anna
  • 1983 : Un jour Pina a demandé...
  • 1986 : Golden Eighties
  • 1988 : Histoires d'Amérique
  • 1989 : Les Trois Dernières Sonates de Franz Schubert
  • 1991 : Nuit et jour
  • 1993 : D'est
  • 1994 : Portrait d'une jeune fille de la fin des années 60 à Bruxelles
  • 1996 : Un divan à New York
  • 1997 : Chantal Akerman par Chantal Akerman, documentaire de la collection Cinéma, de notre temps
  • 1999 : Sud
  • 2000 : La Captive
  • 2002 : De l'autre côté
  • 2004 : Demain on déménage
  • 2006 : Là-bas


  • Cinéma belge


http://www.paradisefilms.be

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