Charles-Emmanuel III de Savoie, né à Turin le 27 avril 1701, mort à Turin le 20 février 1773, fut roi de Sardaigne, prince de Piémont et duc de Savoie de 1730 à 1773. Il était fils de Victor Amédée II, roi de Sardaigne, prince de Piémont et duc de Savoie, et d'Anne Marie d'Orléans.
Il monta sur le trône à 29 ans en 1730, après l'abdication de son père et gouverna en despote éclairé. Il eut des démêlés avec l'Église, car il défendit que l'on ordonne des prêtres sans sa permission, et fit saisir les revenus du pape dans ses États.
Il s'unit en 1733 à la France et à l'Espagne, lors de la Guerre de Succession de Pologne, qui avaient projeté d'affaiblir la maison d'Autriche : à la tête des troupes confédérées, il fit la conquête du Milanais, prit Pavie, vainquit les Impériaux à Guastalla, et obtint à la Paix de Vienne (1738) les pays de Tortone et de Novare et quelques fiefs de l'Empire. Entre temps, il avait épousé Elisabeth-Thérèse de Lorraine, belle-soeur de Marie-Thérèse, fille et héritière de l'Empereur Charles VI du Saint-Empire.
Nonobstant, après la mort de l'empereur Charles VI (1740), il n'en prétendit pas moins au Milanais. Les promesses d'une augmentation de territoire de Marie-Thérèse d'Autriche le détachèrent de la France et de l'Espagne et le pays fut occupé par la soldatesque Espagnole de 1742 à 1749. Il enleva nénamoins Modène et La Mirandole aux Espagnols, et déploya de réels talents militaires.
Mais, après avoir perdu 5 000 hommes contre la France à Coni (1744), il signa en 1746, à Turin, la paix avec la France et fit épouser à son fils en 1750 une infante d'Espagne de la Maison de Bourbon, belle-soeur du Dauphin Louis-Ferdinand.
Dès lors, en "Desposte éclairé",il consacra tous ses soins à soulager ses peuples. Refusant de prendre part à la Guerre de Sept Ans (1756-1763), il mit de l'ordre dans les finances, "fonctionnarisa" l'armée et l'enseignement, abrégea les longueurs de la Justice et organisa le cadastre (appelé Mappe Sarde) où fut employé un certain Jean-Jacques Rousseau. Ses Lois et Constitutions furent publiés en 1770.
Charles-Emmanuel , âgé de 21 ans, encore prince de Piémont, avait épousé en premières noces à Vercelli le 15 mars 1722 Anne Christine Louise (1704 † 1723), fille de Théodore-Eustache, Duc palatin de Soulzbach, et de Marie-Amélie de Hesse-Rheinfels-Rotenbourg, qui mourut à 19 ans des suites de ses couche. Ils eurent:
« Charles-Emmanuel III de Sardaigne », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions] (Wikisource)
Il monta sur le trône à 29 ans en 1730, après l'abdication de son père et gouverna en despote éclairé. Il eut des démêlés avec l'Église, car il défendit que l'on ordonne des prêtres sans sa permission, et fit saisir les revenus du pape dans ses États.
Il s'unit en 1733 à la France et à l'Espagne, lors de la Guerre de Succession de Pologne, qui avaient projeté d'affaiblir la maison d'Autriche : à la tête des troupes confédérées, il fit la conquête du Milanais, prit Pavie, vainquit les Impériaux à Guastalla, et obtint à la Paix de Vienne (1738) les pays de Tortone et de Novare et quelques fiefs de l'Empire. Entre temps, il avait épousé Elisabeth-Thérèse de Lorraine, belle-soeur de Marie-Thérèse, fille et héritière de l'Empereur Charles VI du Saint-Empire.
Nonobstant, après la mort de l'empereur Charles VI (1740), il n'en prétendit pas moins au Milanais. Les promesses d'une augmentation de territoire de Marie-Thérèse d'Autriche le détachèrent de la France et de l'Espagne et le pays fut occupé par la soldatesque Espagnole de 1742 à 1749. Il enleva nénamoins Modène et La Mirandole aux Espagnols, et déploya de réels talents militaires.
Mais, après avoir perdu 5 000 hommes contre la France à Coni (1744), il signa en 1746, à Turin, la paix avec la France et fit épouser à son fils en 1750 une infante d'Espagne de la Maison de Bourbon, belle-soeur du Dauphin Louis-Ferdinand.
Dès lors, en "Desposte éclairé",il consacra tous ses soins à soulager ses peuples. Refusant de prendre part à la Guerre de Sept Ans (1756-1763), il mit de l'ordre dans les finances, "fonctionnarisa" l'armée et l'enseignement, abrégea les longueurs de la Justice et organisa le cadastre (appelé Mappe Sarde) où fut employé un certain Jean-Jacques Rousseau. Ses Lois et Constitutions furent publiés en 1770.
Charles-Emmanuel , âgé de 21 ans, encore prince de Piémont, avait épousé en premières noces à Vercelli le 15 mars 1722 Anne Christine Louise (1704 † 1723), fille de Théodore-Eustache, Duc palatin de Soulzbach, et de Marie-Amélie de Hesse-Rheinfels-Rotenbourg, qui mourut à 19 ans des suites de ses couche. Ils eurent:
- Victor-Amédée-Théodore (1723 † 1725), prince de Sardaigne et duc d'Aoste. Veuf, le prince épousa à Thonon-les-Bains le 23 juillet 1724 Polyxène Christine (1706 † 1735), fille d'Ernest-Léopold Ier, Landgrave de Hesse-Rheinfels-Rotenbourg, et d'Éléonore de Löwenstein-Wertheim-Rochefort, une cousine germaine de sa première épouse qui mourut à 29 ans. Ils eurent:
- Victor-Amédée III (1726 † 1796) épousa en 1750 Marie Antoinette d'Espagne (1729-1785) d'où postérité.
- Éléonore-Thérèse (1728 † 1781).
- Louise (1729 † 1767), religieuse à Saint-André-de-Chieri.
- Marie Félicité (1730 † 1801).
- Emmanuel-Philibert (1731 † 1735), duc d'Aoste.
- Charles (1733 † 1733), duc de Chablais.
- Charles (1738 † 1745), duc d'Aoste.
- Victoire (1740 †1742).
- Benoît (1741 † 1808), duc de Chablais, puis marquis d'Ivrée à partir de 1796, qui épousa en 1775 sa nièce Marie Anne de Savoie (1757 † 1824).
« Charles-Emmanuel III de Sardaigne », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions] (Wikisource)
- Histoire de la Savoie de 1416 à 1792

