Charles Marie René Leconte de Lisle, né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul dans l’Île Bourbon[note 1] et mort le 17 juillet 1894 à Voisins[note 2], est un poète français.
Il est connu sous son seul nom de famille Leconte de Lisle, sans mentionner de prénom : c'est notamment le cas dans les éditions de ses œuvres, dans sa correspondance[note 3], ainsi que dans la plupart des livres et anthologies qui lui sont consacrés. C'est pourquoi c'est ce nom qui est utilisé dans la suite de l'article. Son prénom usuel, utilisé par ses proches, était « Charles ».
Leconte de Lisle passa son enfance à l'île Bourbon et en Bretagne. En 1845, il se fixa à Paris. Après quelques velléités lors des événements de 1848, il renonça à l'action politique et se consacra entièrement à la poésie.
Son œuvre est dominée par trois recueils de poésie, les Poèmes antiques (1852), les Poèmes barbares (1862) et les Poèmes tragiques (1884), ainsi que par ses traductions d’auteurs anciens[note 4].
Il est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien, autant par l’autorité que lui a conférée son œuvre poétique propre que par des préfaces dans lesquelles il a exprimé un certain nombre de principes auxquels se sont ralliés les poètes d’une génération – entre la période romantique et le symbolisme – regroupés sous le vocable de parnassiens à partir de 1866.
L'Empire s'était honoré en lui assurant une pension et en le décorant ; la République l'attacha à la bibliothèque du Sénat, dont il devint sous-bibliothécaire en 1872, et le nomma officier de la Légion d'honneur en 1883.
En 1886, neuf ans après une première candidature infructueuse à l’Académie française, Leconte de Lisle fut élu, succédant à Victor Hugo. Et ce fut une séance mémorable que celle du 31 mars 1887, où Leconte de Lisle fut reçu par Alexandre Dumas fils.
Pour accéder à d'autres photographies de Leconte de Lisle, se reporter au paragraphe Liens externes en fin d'article.
Le choix de certains thèmes et leur traitement par Leconte de Lisle le relient au romantisme, notamment : la description de la nature sauvage (couleur, exotisme, animaux,...), les sujets historiques et mythologiques, le goût de la liberté dans la fantaisie, l'énergie.
Mais, amplifiant l’impulsion donnée par Théophile Gautier avec son culte de l’Art pour l’Art et par Théodore de Banville, Leconte de Lisle rompt avec ce mouvement et défend une doctrine nouvelle – celle qui sert de modèle aux parnassiens – caractérisée par quelques principes : la poésie doit rester impersonnelle (le poète ne doit pas chanter son ego) ; le poète doit privilégier le travail de la forme plutôt que se laisser aller à sa seule inspiration débridée ; il doit viser la beauté, dont l’antiquité (grecque, hindoue, nordique, etc.) fournit les modèles absolus ; par opposition aux sentiments, la science, guidée par la raison, constitue un champ d’expression infini ; le poète ne doit pas s’impliquer dans la vie moderne.
[Cette section reprend une grande partie d'un discours prononcé par Jean Mistler à la Bibliothèque nationale, le 23 septembre 1977.]
Il naquit à Saint-Paul en 1818, et cette île berça son enfance sous ses palmiers peuplés d’oiseaux éclatants. Son paysage intérieur a été formé de ces images, de ces couleurs, de ces parfums. En écrivant ses poèmes bibliques, il n’a eu nul besoin de puiser dans les récits de la Genèse pour évoquer le paradis terrestre, il lui a suffi de se souvenir.
Leconte de Lisle avait trente ans lorsque la Révolution de 1848 apporta la liberté aux esclaves. Sans attendre cette date, il avait combattu le servage dans ses premiers écrits, notamment dans les deux nouvelles publiées vers 1845 : l’une montrait le Noir Job amoureux de la créole Marcie, et l’autre, un esclave, Sacatove, qui enlevait sa jeune maîtresse. Ces deux récits finissaient dans le sang et de manière un peu mélodramatique, mais ils montrent que le problème de l’égalité des hommes se posait déjà fortement pour le jeune écrivain.
Cette libération des esclaves, répondant à son idéal de justice, posa cependant de difficiles problèmes pour son père et pour lui. Réalisée peut-être après une préparation insuffisante, la réforme fut suivie, à la Réunion, d’une grave crise économique, sa famille fut ruinée et la pension que le jeune étudiant parisien recevait n’arriva plus qu’irrégulièrement, puis cessa tout à fait, et ce fut pour lui la misère.
Le groupe d’artistes décrit par Henry Murger dans sa Vie de Bohème ne fut pas le seul, dans le Paris de 1850, à vivre d’expédients ! Des enfants des Îles, amis de notre poète et poètes eux-mêmes, ou journalistes, tels que Lacaussade et Laverdan, d’autres nés à Paris. Thalès Bernard, Louis Ménard, connurent comme lui, non seulement des fins de mois difficiles, mais des mois entiers d’expédients et de privations, les cachets impayés à la pension Laveur en retard chez les logeuses et une liberté s’alimentant au pain et à l’eau, comme dans les prisons.
Un cousin de Leconte de Lisle, Foucque, qui est riche, ne lui donne point d’argent, mais des conseils : « Tu rimes facilement, pourquoi n’écrirais-tu pas des chansons pour Thérésa ? » Écrire, oui, le jeune homme écrira, mais pas pour les chanteuses de cafés-concerts ! Ses amis et lui-même visent plus haut : Lacaussade achève une traduction d’Ossian, Thalès Bernard travaille à un savant Dictionnaire de la mythologie, Louis Ménard, qui gagne à peu près convenablement sa vie comme préparateur au laboratoire du chimiste Pelouze (et qui, par parenthèse, y découvrira un jour le collodion), se plonge dans l’exégèse des religions et des mythes et étudie les textes symboliques de la vieille Égypte. Les bourgeois peuvent bien rire en voyant Ménard se promener au Luxembourg, portant autour du cou un boa de plumes passablement dépenaillé, mais le soir, lorsque les amis se retrouvent, au cinquième étage de Leconte de Lisle, sans feu, autour d’une chandelle de suif qui pleure sur la table, dans l’épaisse fumée des pipes, ils évoquent les ciels lumineux de l’Orient, les marbres de la Grèce, et ce sont déjà les rêves mystiques et païens que fera revivre un jour Louis Ménard.
La politique ? Oui, ils en font beaucoup et ils ont applaudi à la chute du roi citoyen. Ils sont affiliés à des clubs d’extrême gauche et Leconte de Lisle sera même chargé d’une campagne électorale, dans les Côtes-du-Nord, par le Club des clubs, sorte de centrale des groupements extrémistes : ce voyage ne lui vaudra que quelques horions. Il n’y a pas grand-chose non plus à retenir de sa collaboration à la Démocratie pacifique ou à d’autres organes plus ou moins fouriéristes. Retenons simplement – conclusion prévisible – l’échec du jeune homme à la licence en droit. Quant à croire qu’il fit vraiment le coup de feu pendant les journées de juin et qu’il alla, comme on l’a raconté, laver dans la Seine « sa figure noire de poudre », j’en doute un peu : les gardes nationales avaient la détente facile ces soirs-là, et je pense que, s’il coucha une nuit ou deux au poste, ce fut tout.
En tout cas, de cette période de bouillonnement intellectuel, Leconte de Lisle garda des opinions farouchement républicaines qui ne se calmèrent un peu qu’au spectacle de la Commune en 1871. Du moins, ce qui ne devait point pâlir, ce fut son anticléricalisme. Le poète descendit de sa tour d’ivoire – entendez le cinquième du boulevard des Invalides, ou, plus tard, le quatrième de la rue Cassette – pour rédiger un Catéchisme populaire républicain en trente-deux pages, et ensuite une Histoire populaire du christianisme, qui furent ses deux plus grands succès de librairie, mais n’ajoutent rien à Qaïn ou à Hypathie.
Né dans toute l’Europe du bouleversement politique et social qui avait renversé tant de trônes et d’institutions, le romantisme prétendait apporter du nouveau, non seulement dans les arts et les lettres, mais aussi dans les idées et dans les mœurs. Le Parnasse eut des ambitions plus étroitement littéraires. Arrivant à un moment de notre histoire où s’étaient succédé, en soixante ans, sept ou huit régimes politiques, et groupant des hommes plus âgés de quinze à vingt ans que les jeunes chevelus du Cénacle, les Parnassiens cherchaient moins à régenter et à formuler des théories qu’à donner des exemples. Ils ne fondèrent pas une revue, comme avait été jadis la Muse française, mais ils publièrent un recueil collectif de poésie, le Parnasse contemporain, un in-octavo qui parut trois fois : en 1866, sur deux cent quatre-vingt-quatre pages, en 1869, sur quatre cent une, enfin en 1876, sur quatre cent cinquante et une. Cette dernière édition groupait soixante-neuf poètes. L’ordre alphabétique n’y était troublé que par la contribution de Jean Aicard qui, parvenue trop tard, fut rejetée à la fin. Dans les trois éditions, on retrouvait tous les noms connus, et même plusieurs inconnus. De Baudelaire à Verlaine et à Mallarmé, tous les poètes étaient là sauf le plus grand. Certes Hugo était en exil en 1866, lorsque parut le premier Parnasse, mais ses livres étaient publiés en France sans entrave. Ne fut-il donc pas sollicité ? On a peine à le croire, mais encore plus de peine à supposer qu’il aurait refusé. Les contributions étaient aussi inégales en qualité qu’en étendue : vingt-six sonnets de Heredia, vingt-quatre rondeaux de Banville, un acte d’Anatole France, les Noces corinthiennes, un énorme poème de Leconte de Lisle, l’Epopée du moine. Leconte de Lisle, à qui la responsabilité des choix n’incombait point, jugeait l’ensemble sans indulgence, et voici ce qu’il en disait, dans une lettre du 19 janvier 1875 à Heredia : « Ce que je connais des rimes envoyées est assez misérable, celles de Prudhomme, de Manuel, de MmeAckermann, de Mme Blanchecotte et de Soulary sont écœurantes. En outre, on a donné à Lemerre une poésie de Baudelaire, et absolument authentique, quoi qu’en disent quelques-uns, attendu qu’il me l’a récitée lui-même, il y a bien des années. Ces vers sont fort obsènes et non des meilleurs qu’il ait faits. » Tout ce que je sais de ce poème, c’est qu’il ne devait point figurer dans le volume paru en 1876.
Tel quel, le Parnasse contemporain fut ce qu’on appelle aujourd’hui une manifestation de masse. Son effet se prolongea longtemps après la mort de ses principaux participants, et l’Université ne fut pas étrangère à sa durée : elle retrouvait en effet chez Leconte de Lisle, et même chez Heredia, le solide héritage de la tradition gréco-latine et des poètes qui, tels Ronsard ou Chénier, avaient su la faire revivre sur le terroir français.
Reconnu chef d’école, Leconte de Lisle devait, assez naturellement, penser à l’Académie. Il ne se hâta pourtant pas et s’y présenta pour la première fois qu’à près de soixante ans. [...] La modeste indemnité académique – quinze cents francs à l’époque, mais des francs-or – n’eût cependant pas été à dédaigner pour l’auteur des Poèmes barbares, dont la situation matérielle était très difficile. Marié depuis trente ans avec une jeune orpheline rencontrée jadis chez les Jobbé-Duval, il menait la vie la plus simple : la pauvreté en redingote. Ses droits d’auteur étaient insignifiants et les articles qu’il donnait de temps en temps dans la presse, fort mal payés. Le Conseil général de la Réunion lui versait une petite subvention, mais elle fut supprimée en 1869. Le gouvernement impérial, désireux d’encourager la littérature, avait accordé au poète, à partir de 1863, une pension annuelle de 3600 francs. Les anciens rois de France avaient octroyé de telles faveurs à plusieurs écrivains et les souverains du XIXe siècle avaient repris cette tradition. Mais, après le 4 septembre, cette allocation fut retirée et on la reprocha durement à Leconte de Lisle. L’intervention de quelques amis fit obtenir au poète une modeste sinécure, un poste de conservateur-adjoint à la bibliothèque du Sénat. Son caractère ombrageux prit fort mal la chose et il écrivit à Heredia : « Ce n’est au fond qu’une insulte de plus ajoutée à toutes celles que j’ai déjà endurées. » Cependant, l’agréable appartement de fonction attaché à cette place, avec ses fenêtres sur le jardin du Luxembourg, lui fit un ceratin plaisir.
Chaque année, il allait au bord de la mer, en Normandie ou en Bretagne, soit dans un modeste meublé, soit chez des amis. Mais il se plaignait souvent de la chaleur excessive ! Au Puis, près de Dieppe, par exemple, en septembre 1891, il se réjouit de voir arriver « de copieuses ondées qui rafraîchissent l’air et de bons vieux nuages assez noirs qui obscurcissent l’atroce sérénité du ciel ». Mais après cette « atroce sérénité », il enchaîne, peut-être en souriant sous cape : « J’aurais dû naître ou vivre au fond de quelque fjord de Norvège, dans un perpétuel brouillard, en compagnie des phoques dont je partage les goûts et les mœurs, n’ayant jamais su lire ni écrire et fumant d’éternelles pipes en l’honneur des Dieux Norses. »
Malgré tout, ses amis, et notamment le fidèle Heredia, lui conseillent toujours de se présenter à l’Académie. Le 9 août 1883, répondant sans doute à une lettre particulièrement pressante, il écrivait à Heredia cette curieuse page qui nous introduit dans le cercle de Victor Hugo : « Quant à l’Académie, j’y renonce absolument, sauf dans le cas où Hugo mourrait avant moi... » [...]
Cependant, Hugo meurt le 22 mai 1885, et alors, à l’élection du 11 février 1886, brusque changement à vue : dès le premier tour, Leconte de Lisle est élu, par vingt et une voix contre six à Ferdinand Fabre, le romancier des gens d’église ! François Coppée eut ce commentaire : « Leconte de Lisle répandra à l’Académie sa noire méchanceté, comme la seiche dans les flots de la mer. » Si c’est être méchant que d’être juste, je dois à la vérité de dire que l’auteur des Poèmes barbares a porté sur Coppée plus d’un jugement où la justice tient davantage de place que l’indulgence.
Il fit pour sa réception un consciencieux éloge de Hugo et, dans sa réponse, Alexandre Dumas fils ne dépassa point l’esthétique du Demi-monde et de la Dame aux camélias. Les Goncourt, qui assistaient à la séance, notèrent dans leur Journal que, pendant les discours, Coppée regarda beaucoup en l’air, vers la Coupole...
La fin de la vie de Leconte de Lisle fut sans grands événements extérieurs. Il ne mourut point en pleine jeunesse, comme Chénier, Nerval, Apollinaire, il n’atteignit pas non plus l’âge des patriarches, mais c’est dans ses dernières années qu’il connut le plus profondément les joies et les tortures de l’amour, et cet homme qui avait fait de l’impassibilité le premier article de son art poétique, écrivit :
[...] Au lendemain de sa mort, un poète écrivait que Leconte de Lisle « avait rendu leurs anciens noms aux dieux ». Oui, mais il ne s’est pas borné à ceux de la Grèce et de Rome, à ceux du Parthénon et du temple d’Égine. Son horizon ne s’est point limité à la Méditerranée classique, il y a fait entrer les vents et les nuages de tous les ciels, les houles de tous les océans. Dans cette poésie cosmique, l’histoire est présente. Oui, le même vaisseau qui emporta Hélène est toujours paré pour emporter nos rêves. Là-bas, vers ce point de l’horizon marin d’où sans cesse, depuis Eschyle, accourt l’innombrable troupeau des vagues rieuses.
Il est connu sous son seul nom de famille Leconte de Lisle, sans mentionner de prénom : c'est notamment le cas dans les éditions de ses œuvres, dans sa correspondance[note 3], ainsi que dans la plupart des livres et anthologies qui lui sont consacrés. C'est pourquoi c'est ce nom qui est utilisé dans la suite de l'article. Son prénom usuel, utilisé par ses proches, était « Charles ».
Leconte de Lisle passa son enfance à l'île Bourbon et en Bretagne. En 1845, il se fixa à Paris. Après quelques velléités lors des événements de 1848, il renonça à l'action politique et se consacra entièrement à la poésie.
Son œuvre est dominée par trois recueils de poésie, les Poèmes antiques (1852), les Poèmes barbares (1862) et les Poèmes tragiques (1884), ainsi que par ses traductions d’auteurs anciens[note 4].
Il est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien, autant par l’autorité que lui a conférée son œuvre poétique propre que par des préfaces dans lesquelles il a exprimé un certain nombre de principes auxquels se sont ralliés les poètes d’une génération – entre la période romantique et le symbolisme – regroupés sous le vocable de parnassiens à partir de 1866.
L'Empire s'était honoré en lui assurant une pension et en le décorant ; la République l'attacha à la bibliothèque du Sénat, dont il devint sous-bibliothécaire en 1872, et le nomma officier de la Légion d'honneur en 1883.
En 1886, neuf ans après une première candidature infructueuse à l’Académie française, Leconte de Lisle fut élu, succédant à Victor Hugo. Et ce fut une séance mémorable que celle du 31 mars 1887, où Leconte de Lisle fut reçu par Alexandre Dumas fils.
Pour accéder à d'autres photographies de Leconte de Lisle, se reporter au paragraphe Liens externes en fin d'article.
Le choix de certains thèmes et leur traitement par Leconte de Lisle le relient au romantisme, notamment : la description de la nature sauvage (couleur, exotisme, animaux,...), les sujets historiques et mythologiques, le goût de la liberté dans la fantaisie, l'énergie.
Mais, amplifiant l’impulsion donnée par Théophile Gautier avec son culte de l’Art pour l’Art et par Théodore de Banville, Leconte de Lisle rompt avec ce mouvement et défend une doctrine nouvelle – celle qui sert de modèle aux parnassiens – caractérisée par quelques principes : la poésie doit rester impersonnelle (le poète ne doit pas chanter son ego) ; le poète doit privilégier le travail de la forme plutôt que se laisser aller à sa seule inspiration débridée ; il doit viser la beauté, dont l’antiquité (grecque, hindoue, nordique, etc.) fournit les modèles absolus ; par opposition aux sentiments, la science, guidée par la raison, constitue un champ d’expression infini ; le poète ne doit pas s’impliquer dans la vie moderne.
[Cette section reprend une grande partie d'un discours prononcé par Jean Mistler à la Bibliothèque nationale, le 23 septembre 1977.]
Il naquit à Saint-Paul en 1818, et cette île berça son enfance sous ses palmiers peuplés d’oiseaux éclatants. Son paysage intérieur a été formé de ces images, de ces couleurs, de ces parfums. En écrivant ses poèmes bibliques, il n’a eu nul besoin de puiser dans les récits de la Genèse pour évoquer le paradis terrestre, il lui a suffi de se souvenir.
Leconte de Lisle avait trente ans lorsque la Révolution de 1848 apporta la liberté aux esclaves. Sans attendre cette date, il avait combattu le servage dans ses premiers écrits, notamment dans les deux nouvelles publiées vers 1845 : l’une montrait le Noir Job amoureux de la créole Marcie, et l’autre, un esclave, Sacatove, qui enlevait sa jeune maîtresse. Ces deux récits finissaient dans le sang et de manière un peu mélodramatique, mais ils montrent que le problème de l’égalité des hommes se posait déjà fortement pour le jeune écrivain.
Cette libération des esclaves, répondant à son idéal de justice, posa cependant de difficiles problèmes pour son père et pour lui. Réalisée peut-être après une préparation insuffisante, la réforme fut suivie, à la Réunion, d’une grave crise économique, sa famille fut ruinée et la pension que le jeune étudiant parisien recevait n’arriva plus qu’irrégulièrement, puis cessa tout à fait, et ce fut pour lui la misère.
Le groupe d’artistes décrit par Henry Murger dans sa Vie de Bohème ne fut pas le seul, dans le Paris de 1850, à vivre d’expédients ! Des enfants des Îles, amis de notre poète et poètes eux-mêmes, ou journalistes, tels que Lacaussade et Laverdan, d’autres nés à Paris. Thalès Bernard, Louis Ménard, connurent comme lui, non seulement des fins de mois difficiles, mais des mois entiers d’expédients et de privations, les cachets impayés à la pension Laveur en retard chez les logeuses et une liberté s’alimentant au pain et à l’eau, comme dans les prisons.
Un cousin de Leconte de Lisle, Foucque, qui est riche, ne lui donne point d’argent, mais des conseils : « Tu rimes facilement, pourquoi n’écrirais-tu pas des chansons pour Thérésa ? » Écrire, oui, le jeune homme écrira, mais pas pour les chanteuses de cafés-concerts ! Ses amis et lui-même visent plus haut : Lacaussade achève une traduction d’Ossian, Thalès Bernard travaille à un savant Dictionnaire de la mythologie, Louis Ménard, qui gagne à peu près convenablement sa vie comme préparateur au laboratoire du chimiste Pelouze (et qui, par parenthèse, y découvrira un jour le collodion), se plonge dans l’exégèse des religions et des mythes et étudie les textes symboliques de la vieille Égypte. Les bourgeois peuvent bien rire en voyant Ménard se promener au Luxembourg, portant autour du cou un boa de plumes passablement dépenaillé, mais le soir, lorsque les amis se retrouvent, au cinquième étage de Leconte de Lisle, sans feu, autour d’une chandelle de suif qui pleure sur la table, dans l’épaisse fumée des pipes, ils évoquent les ciels lumineux de l’Orient, les marbres de la Grèce, et ce sont déjà les rêves mystiques et païens que fera revivre un jour Louis Ménard.
La politique ? Oui, ils en font beaucoup et ils ont applaudi à la chute du roi citoyen. Ils sont affiliés à des clubs d’extrême gauche et Leconte de Lisle sera même chargé d’une campagne électorale, dans les Côtes-du-Nord, par le Club des clubs, sorte de centrale des groupements extrémistes : ce voyage ne lui vaudra que quelques horions. Il n’y a pas grand-chose non plus à retenir de sa collaboration à la Démocratie pacifique ou à d’autres organes plus ou moins fouriéristes. Retenons simplement – conclusion prévisible – l’échec du jeune homme à la licence en droit. Quant à croire qu’il fit vraiment le coup de feu pendant les journées de juin et qu’il alla, comme on l’a raconté, laver dans la Seine « sa figure noire de poudre », j’en doute un peu : les gardes nationales avaient la détente facile ces soirs-là, et je pense que, s’il coucha une nuit ou deux au poste, ce fut tout.
En tout cas, de cette période de bouillonnement intellectuel, Leconte de Lisle garda des opinions farouchement républicaines qui ne se calmèrent un peu qu’au spectacle de la Commune en 1871. Du moins, ce qui ne devait point pâlir, ce fut son anticléricalisme. Le poète descendit de sa tour d’ivoire – entendez le cinquième du boulevard des Invalides, ou, plus tard, le quatrième de la rue Cassette – pour rédiger un Catéchisme populaire républicain en trente-deux pages, et ensuite une Histoire populaire du christianisme, qui furent ses deux plus grands succès de librairie, mais n’ajoutent rien à Qaïn ou à Hypathie.
Né dans toute l’Europe du bouleversement politique et social qui avait renversé tant de trônes et d’institutions, le romantisme prétendait apporter du nouveau, non seulement dans les arts et les lettres, mais aussi dans les idées et dans les mœurs. Le Parnasse eut des ambitions plus étroitement littéraires. Arrivant à un moment de notre histoire où s’étaient succédé, en soixante ans, sept ou huit régimes politiques, et groupant des hommes plus âgés de quinze à vingt ans que les jeunes chevelus du Cénacle, les Parnassiens cherchaient moins à régenter et à formuler des théories qu’à donner des exemples. Ils ne fondèrent pas une revue, comme avait été jadis la Muse française, mais ils publièrent un recueil collectif de poésie, le Parnasse contemporain, un in-octavo qui parut trois fois : en 1866, sur deux cent quatre-vingt-quatre pages, en 1869, sur quatre cent une, enfin en 1876, sur quatre cent cinquante et une. Cette dernière édition groupait soixante-neuf poètes. L’ordre alphabétique n’y était troublé que par la contribution de Jean Aicard qui, parvenue trop tard, fut rejetée à la fin. Dans les trois éditions, on retrouvait tous les noms connus, et même plusieurs inconnus. De Baudelaire à Verlaine et à Mallarmé, tous les poètes étaient là sauf le plus grand. Certes Hugo était en exil en 1866, lorsque parut le premier Parnasse, mais ses livres étaient publiés en France sans entrave. Ne fut-il donc pas sollicité ? On a peine à le croire, mais encore plus de peine à supposer qu’il aurait refusé. Les contributions étaient aussi inégales en qualité qu’en étendue : vingt-six sonnets de Heredia, vingt-quatre rondeaux de Banville, un acte d’Anatole France, les Noces corinthiennes, un énorme poème de Leconte de Lisle, l’Epopée du moine. Leconte de Lisle, à qui la responsabilité des choix n’incombait point, jugeait l’ensemble sans indulgence, et voici ce qu’il en disait, dans une lettre du 19 janvier 1875 à Heredia : « Ce que je connais des rimes envoyées est assez misérable, celles de Prudhomme, de Manuel, de MmeAckermann, de Mme Blanchecotte et de Soulary sont écœurantes. En outre, on a donné à Lemerre une poésie de Baudelaire, et absolument authentique, quoi qu’en disent quelques-uns, attendu qu’il me l’a récitée lui-même, il y a bien des années. Ces vers sont fort obsènes et non des meilleurs qu’il ait faits. » Tout ce que je sais de ce poème, c’est qu’il ne devait point figurer dans le volume paru en 1876.
Tel quel, le Parnasse contemporain fut ce qu’on appelle aujourd’hui une manifestation de masse. Son effet se prolongea longtemps après la mort de ses principaux participants, et l’Université ne fut pas étrangère à sa durée : elle retrouvait en effet chez Leconte de Lisle, et même chez Heredia, le solide héritage de la tradition gréco-latine et des poètes qui, tels Ronsard ou Chénier, avaient su la faire revivre sur le terroir français.
Reconnu chef d’école, Leconte de Lisle devait, assez naturellement, penser à l’Académie. Il ne se hâta pourtant pas et s’y présenta pour la première fois qu’à près de soixante ans. [...] La modeste indemnité académique – quinze cents francs à l’époque, mais des francs-or – n’eût cependant pas été à dédaigner pour l’auteur des Poèmes barbares, dont la situation matérielle était très difficile. Marié depuis trente ans avec une jeune orpheline rencontrée jadis chez les Jobbé-Duval, il menait la vie la plus simple : la pauvreté en redingote. Ses droits d’auteur étaient insignifiants et les articles qu’il donnait de temps en temps dans la presse, fort mal payés. Le Conseil général de la Réunion lui versait une petite subvention, mais elle fut supprimée en 1869. Le gouvernement impérial, désireux d’encourager la littérature, avait accordé au poète, à partir de 1863, une pension annuelle de 3600 francs. Les anciens rois de France avaient octroyé de telles faveurs à plusieurs écrivains et les souverains du XIXe siècle avaient repris cette tradition. Mais, après le 4 septembre, cette allocation fut retirée et on la reprocha durement à Leconte de Lisle. L’intervention de quelques amis fit obtenir au poète une modeste sinécure, un poste de conservateur-adjoint à la bibliothèque du Sénat. Son caractère ombrageux prit fort mal la chose et il écrivit à Heredia : « Ce n’est au fond qu’une insulte de plus ajoutée à toutes celles que j’ai déjà endurées. » Cependant, l’agréable appartement de fonction attaché à cette place, avec ses fenêtres sur le jardin du Luxembourg, lui fit un ceratin plaisir.
Chaque année, il allait au bord de la mer, en Normandie ou en Bretagne, soit dans un modeste meublé, soit chez des amis. Mais il se plaignait souvent de la chaleur excessive ! Au Puis, près de Dieppe, par exemple, en septembre 1891, il se réjouit de voir arriver « de copieuses ondées qui rafraîchissent l’air et de bons vieux nuages assez noirs qui obscurcissent l’atroce sérénité du ciel ». Mais après cette « atroce sérénité », il enchaîne, peut-être en souriant sous cape : « J’aurais dû naître ou vivre au fond de quelque fjord de Norvège, dans un perpétuel brouillard, en compagnie des phoques dont je partage les goûts et les mœurs, n’ayant jamais su lire ni écrire et fumant d’éternelles pipes en l’honneur des Dieux Norses. »
Malgré tout, ses amis, et notamment le fidèle Heredia, lui conseillent toujours de se présenter à l’Académie. Le 9 août 1883, répondant sans doute à une lettre particulièrement pressante, il écrivait à Heredia cette curieuse page qui nous introduit dans le cercle de Victor Hugo : « Quant à l’Académie, j’y renonce absolument, sauf dans le cas où Hugo mourrait avant moi... » [...]
Cependant, Hugo meurt le 22 mai 1885, et alors, à l’élection du 11 février 1886, brusque changement à vue : dès le premier tour, Leconte de Lisle est élu, par vingt et une voix contre six à Ferdinand Fabre, le romancier des gens d’église ! François Coppée eut ce commentaire : « Leconte de Lisle répandra à l’Académie sa noire méchanceté, comme la seiche dans les flots de la mer. » Si c’est être méchant que d’être juste, je dois à la vérité de dire que l’auteur des Poèmes barbares a porté sur Coppée plus d’un jugement où la justice tient davantage de place que l’indulgence.
Il fit pour sa réception un consciencieux éloge de Hugo et, dans sa réponse, Alexandre Dumas fils ne dépassa point l’esthétique du Demi-monde et de la Dame aux camélias. Les Goncourt, qui assistaient à la séance, notèrent dans leur Journal que, pendant les discours, Coppée regarda beaucoup en l’air, vers la Coupole...
La fin de la vie de Leconte de Lisle fut sans grands événements extérieurs. Il ne mourut point en pleine jeunesse, comme Chénier, Nerval, Apollinaire, il n’atteignit pas non plus l’âge des patriarches, mais c’est dans ses dernières années qu’il connut le plus profondément les joies et les tortures de l’amour, et cet homme qui avait fait de l’impassibilité le premier article de son art poétique, écrivit :
-
- Amour, tu peux mourir, ô lumière des âmes,
- Car ton rapide éclair contient l’Eternité.
[...] Au lendemain de sa mort, un poète écrivait que Leconte de Lisle « avait rendu leurs anciens noms aux dieux ». Oui, mais il ne s’est pas borné à ceux de la Grèce et de Rome, à ceux du Parthénon et du temple d’Égine. Son horizon ne s’est point limité à la Méditerranée classique, il y a fait entrer les vents et les nuages de tous les ciels, les houles de tous les océans. Dans cette poésie cosmique, l’histoire est présente. Oui, le même vaisseau qui emporta Hélène est toujours paré pour emporter nos rêves. Là-bas, vers ce point de l’horizon marin d’où sans cesse, depuis Eschyle, accourt l’innombrable troupeau des vagues rieuses.
- Son père : Charles Marie Leconte de Lisle, né en 1794 à Dinan (Côtes-du-Nord), breton, ancien chirurgien des armées de Napoléon, émigrant en 1816 à l’Île Bourbon (actuellement Île de la Réunion) et devenu planteur.
- Sa mère : Anne Suzanne Marguerite Élysée de Riscourt de Lanux (1800-1872), fille d’un planteur de Saint-Paul, arrière petite-fille de Jean Baptiste François de Lanux, issue d’une famille du Languedoc installée à Bourbon depuis 1720 (en la personne du Marquis François de Lanux, languedocien, exilé par le Régent), qui appartient à l’aristocratie de l’île et est apparentée au poète Parny.
- Ses cinq frères et sœurs : • Élysée Marie Louise (23 octobre 1821 - ?) • Alfred (10 novembre 1823 - 1888) • Anaïs (31 juillet 1825 - ?) • Emma (1836 - ?) • Paul (18 mars 1839 - 23 février 1887).
- Sa femme : Anne Adélaïde Perray (29 mars 1833, Versailles - 8 septembre 1916, Versailles), fille de Jacques Perray et d'Amélie Leconte. Mariage : Paris, 10 septembre 1857.
- Origine du nom de Leconte de Lisle[1] : la famille "Le Conte", originaire d’Avranches et venue habiter Dinan vers le milieu du XVIIIe siècle, s’était autrefois séparée en deux branches, les "Le Conte de Préval" (la branche cadette) et "les "Le Conte de Lisle" (la branche aînée).[note 5]
L'apport littéraire essentiel de Leconte de Lisle est constitué par les trois recueils de poésie qu'il a destinés à la publication, tels que mentionnés dans le tableau suivant. Compte tenu du nombre d'éditions et d'évolutions que ces recueils ont connues de son vivant, ce tableau précise pour chacun d'eux les éditions les plus significatives : 1°) la première édition et 2°) la dernière édition composée par lui, appelée de ce fait « édition de référence ».
Mais son œuvre complète, dont une partie importante est accessible sur Wikisource, comprend également des textes non poétiques ou des textes qu'il n'avait pas destinés à la publication. La liste suivante répartit les œuvres connues de Leconte de Lisle en catégories (Poésie, Théâtre, Traductions, etc.), et à l'intérieur de chaque catégorie, les range par ordre chronologique de publication. Pour certaines, les dates des rééditions parues avant 1900 sont aussi mentionnées.
Dans leur état de référence (Poèmes antiques, 1891, Poèmes barbares, sd (1889) et Poèmes tragiques, 1895), les trois recueils sont le résultat d'une évolution marquée par les livres préalables suivants, qui les ont préparés :
Récits parus dans sa revue littéraire La Variété :
Mais son œuvre complète, dont une partie importante est accessible sur Wikisource, comprend également des textes non poétiques ou des textes qu'il n'avait pas destinés à la publication. La liste suivante répartit les œuvres connues de Leconte de Lisle en catégories (Poésie, Théâtre, Traductions, etc.), et à l'intérieur de chaque catégorie, les range par ordre chronologique de publication. Pour certaines, les dates des rééditions parues avant 1900 sont aussi mentionnées.
Dans leur état de référence (Poèmes antiques, 1891, Poèmes barbares, sd (1889) et Poèmes tragiques, 1895), les trois recueils sont le résultat d'une évolution marquée par les livres préalables suivants, qui les ont préparés :
- 1852. Poèmes antiques[7].
- 1855. Poèmes et Poésies[8].
- 1856. Le Chemin de la Croix ou La Passion[9].
- 1858. Poésies Complètes : Poèmes antiques - Poèmes et poésies - Poésies nouvelles[10].
- 1862. Poésies Barbares[11].
- 1871. Le Soir d'une Bataille[12].
- 1871. Le Sacre de Paris[13].
- 1884. Poèmes Tragiques[14].
- 1895. Derniers poèmes[15].
- 1902. Premières poésies et lettres intimes[16].
- 1895 - Les États du Diable[note 20], extraits.
- 1852. Hélène[note 22].
- 1873. Les Érinnyes, tragédie antique, en deux parties[17] : Première partie - Klytaimnestra ; Deuxième partie - Orestès.
- 1888. L'Apollonide, drame lyrique[18].
- 1895. Frédégonde[19].
- 1861. Théocrite, Idylles et Epigrammes ; Odes anacréontiques[20].
- 1866. Homère, Iliade[21].
- 1868. Homère, Odyssée, Hymnes homériques, Epigrammes, Batrakhomyomakhie[22].
- 1869. Hésiode, La Théogonie, Le Bouclier d'Héraclès, Les Travaux et les Jours ; Hymnes orphiques, Biôn, Idylles ; Moskhos, Idylles ; Tyrtée[23].
- 1872. Eschyle,Théâtre[24].
- 1873. Horace, Œuvres[25].
- 1877. Sophocle, Théâtre[26].
- 1884. Euripide, Théâtre[27].
- 1852. Préface des Poèmes antiques, Marc Ducloux.
- 1855. Préface des Poèmes et poésies, Dentu.
- 1861. Préface des Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques, Poulet-Malassis et de Broise.
Récits parus dans sa revue littéraire La Variété :
- 1840. Mon premier amour en prose,
- 1841. Une Peau de Tigre,
- 1846. Le Songe d'Hermann,
- 1846. La Mélodie incarnée,
- 1846. Le Prince Ménalcas,
- 1846. Sacatove,
- 1847. Dianora,
- 1847. Marcie,
- 1847. La Rivière des Songes,
- 1847. La Princesse Yaso'da,
- 1876. Phalya-Mani (il s'agit d'une deuxième version de La Princesse Yaso'da).
- (NP). Histoires des guerres sociales, en collaboration avec E. Maron[29].
- 1858 - L'Inde française[30].
- 1870. Catéchisme populaire républicain[31].
- 1871. Histoire populaire du christianisme.
- 1871. Histoire populaire de la Révolution française.
- 1876. Histoire du Moyen-Âge, en collaboration avec Jean Marras et Pierre Gosset.[32]
- 1861. Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 2e édition, Paris, Poulet-Malassis[33].
- 1864. Les Poètes contemporains : Béranger, Lamartine, Victor Hugo, Alfred de Vigny, Auguste Barbier[34].
- 1887-89. Notices sur Victor Hugo, Auguste Barbier, Edmond Haraucourt[35].
- 1885. Discours prononcé aux funérailles de Victor Hugo, le 1er juin 1885[36].
- 1887. Discours de réception à l’Académie française, avec l'éloge de Victor Hugo, prononcé le 31 mars 1887[37].
- 1891. Rimes de mai : Les Églantines, Léon Vanier.
- 1891. Georges Bois, Monsieur le Vicaire, Dentu.
- 1893. Robert de Montesquiou, Les Chauves-Souris, G. Richard.
- 1894. Jean Dornis, La Voie douloureuse, roman, Calmann Lévy.
- 1902. Lettres à Julien Rouffet[38]
- 1968. Lettres à Émilie Leforestier[39]
- 1894. Lettres à Jules Huret, à l'occasion du différend de Leconte de Lisle avec Anatole France en 1891[40].
- 1927. Lettre à Gustave Flaubert[41].
- 2004. Correspondance entre Leconte de Lisle et Franz Servais[42]
- 2004. Lettres à José-Maria de Heredia[43]
- Le Télégraphe, 8 juin 1885, La succession de Victor Hugo à l'Académie Française. Chez M. Leconte de Lisle.
- Le Matin, 15 février 1886, Leconte de Lisle.
- Gazette anecdotique, 31 octobre 1888, p. 235, [Shakespeare]
- L'Écho de Paris, 28 avril 1891, Enquête sur l'évolution littéraire[44].
- Le Journal, 30 septembre 1892, Une statue à Baudelaire - Chez M. Leconte de Lisle.
- Le Rappel, 5 janvier 1893, Chez M. Leconte de Lisle.
- Le Gaulois, 20 mars 1893, Interview-Express.
- L'Éclair, 21 janvier 1894, Le sort d'une tête - Comment devrait être composée la commission des grâces.
- 1854. Épître au Czar, au sujet des lieux saints[note 23].
- 1873. Grand Dictionnaire de cuisine d'Alexandre Dumas[45].
- 1927-1928. Poésies complètes de Leconte de Lisle, texte définitif avec notes et variantes de Jacques Madeleine et Eugène Vallée[46], Lemerre, en quatre tomes.
- 1976-1978. Œuvres de Leconte de Lisle, édition critique par Edgard Pich[47], publiée par la Société d'édition « Les Belles Lettres », en quatre tomes.
- Articles, Préfaces. Discours[48].
- 1985-1994. Poèmes antiques[49] et Poèmes barbares[50], éditions présentées, établies et annotées par Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, collection Poésie.
- Théodore de Banville, Camées parisiens, petite bibliothèque des curieux, Paris, chez René Pincebourde, 1873 ; quatrième douzaine, ch. I, Leconte de Lisle.
- Adolphe Racot, Portraits d’aujourd’hui, À la librairie illustrée, 1887 ; ch. Leconte de Lisle, p. 113-124
- Henry Houssaye, Discours de réception à l'Académie française, avec l'éloge de Leconte de Lisle, prononcé le 12 décembre 1895[51].
- Jacques-Vincent, Un salon parisien d'avant-guerre, Éditions Jules Tallandier, 1929, ch. 1 à 3. Période : 1892-1894.
- Jean Moréas, Feuillets, Editions de la Plume, 1902, ch. 1., pp. 9-13.
- Henri de Régnier, Proses datées, Mercure de France, 1925, ch. 1, pp. 5-20.
- Léon Barracand, Souvenirs d’un homme de lettres, in Revue des deux mondes, 15 août et 1er septembre 1937.
- Marius-Ary Leblond, Leconte de Lisle, essai sur le génie créole, Mercure de France, 1906[52]
- Fernand Calmettes, Un demi-siècle littéraire, Leconte de Lisle et ses amis[note 24], Plon, s.d.
- Edmond Estève, Leconte de Lisle, l'homme et l'œuvre, Boivin & Cie.
- Jean-Paul Sartre, L'Idiot de la famille. Gustave Flaubert de 1821 à 1857, Gallimard, 1972, éd. revue et complétée 1988, tome 3, livre I. La névrose objective, 5. Névrose et prophétie, pp. 338-440.
- Jean Mistler, Sous la Coupole, Bernard Grasset, 1981. Le chapitre consacré à Leconte de Lisle reprend, en treize pages, un discours prononcé à la Bibliothèque nationale le 23 septembre 1977.
- Henri Cornu, Charles Marie Leconte de Lisle. Bourbon et Marie-Élixène, Azalées Éditions & Musée de Villèle, 1995, ISBN 2-908127-39-3.
- Christophe Carrère, Leconte de Lisle ou la passion du beau, Fayard, 2009. ISBN 978-2-213-63451-7.
- Sainte-Beuve, 1852[53], 1864 et 1868[54]. Le texte de 1852 se trouve dans la boîte déroulante ci-dessous ; se reporter à la section #Liens externes pour accéder au livre sur le site Gallica.
- Charles Baudelaire, 1868[55] ;
- Paul Bourget, 1886[56] ;
- Jules Lemaître, 1887[57], ????[58], 1891[59] ;
- Ferdinand Brunetière, 1894[60].
- Catulle Mendès, Rapport sur le Mouvement poétique français de 1867 à 1900, Imprimerie nationale, 1902. Cet ouvrage donne, pour chaque poète, des extraits d'un certain nombre de critiques écrites à son sujet. La boîte déroulante qui suit retranscrit les Opinions que Mendès a retenues pour l'article qu'il a consacré à Leconte de Lisle.
Citons, parmi les auteurs d'études parues entre 1895 et 1944 :
Trois compositions ont déjà été évoquées au titre du théâtre de Leconte de Lisle :
- P.V. Delaporte[62],
- Jean Dornis[63],
- Pierre Flottes[64],
- Joseph Vianey[65].
- Irving Putter 1951-54-61[66]
- Jules-Marie Priou, 1966[67]
- Edgard Pich, 1975[68]
- Robert Sabatier, 1977[69]
- Nantes : • 8, rue Gresset • 38, rue Contrescarpe. Ces deux adresses sont incertaines. Elles sont mentionnées sur un site internet, mais ne sont pas confirmées par les archives de Nantes (octobre 2007).
- Rennes : 4, rue des Carmes (1837).
- Paris : • 5, rue des Beaux-Arts[note 25] (1845) • 23, rue Cassette (au fond de la cour, 4e étage) • 8, boulevard des Invalides (à partir de début avril 1861. Appartement mansardé au 5e étage. Le bâtiment a été détruit pendant le siège de Paris) • 64, boulevard Saint-Michel (à partir de 1872).
- Des photographies sont disponibles sur le site de la BNF : se reporter au paragraphe Liens externes en fin d'article.
- Portrait, par Jean-François Millet.
- Gravure-caricature d'Étienne Carjat. Dans J.-M. Priou, Leconte de Lisle, 1966, p. 25.
- Portrait, par Rajon, pour Poèmes antiques, 1874. Dans J.-M. Priou, op. cité, p. 26.
- Portrait, par F. A. Cazals. Dans J.-M. Priou, op. cité, p. 31.
- Dessin, par Maurice Ray. En frontispice des Poèmes antiques, Société des Amis du Livre, 1908.
- Photographie, par Nadar.
- Photographie de la collection Félix Potin.
- Photographie, par Carjat, 1857. Dans Jean Dornis, Essai sur Leconte de Lisle, 1909.
- Photographie, du studio Eugène Piriou, décembre 1878. Dans Malou Haine, L’Apollonide de Leconte de Lisle et Franz Servais.
- Dessin, par E. Giraudat, après 1886. Dans Malou Haine, op. cit.
- Tableau Chez Alphonse Lemerre, à Ville d'Avray (Salon de 1895), par Paul Chabas, Art Gallery of Hamilton, Ontario, USA. Reproduit sur la couverture de Histoire du parnasse, de Yann Mortelette.
- Quatre eaux-fortes, par Maurice de Becque, en frontispice des 4 tomes de l'édition Lemerre, 1927-28.
- Photographie, par Émile Perray. En frontispice de Pierre Flottes, Le Poète Leconte de Lisle - Documents inédits, 1929.
- Deux croquis, par Paul Verlaine.
- Dessin, Paris. - Une séance de réception à l'Académie française, dessiné d'après nature par M. Reichan, lors de la réception de M. le Comte de L'Isle [sic], journal hebdomadaire Le Monde illustré, n° 1655, 15 décembre 1888, p. 380-381.
-
1877. Leconte de Lisle s'est porté candidat au fauteuil de Joseph Autran par lettre du 21 mars. La séance du 7 juin donne les résultats suivants : votants 37, majorité 19 ; 3 tours de scrutin ; 1er tour : Victorien Sardou 18 ; d'Audiffret Pasquier 17, Leconte de Lisle 2 (voix de Victor Hugo et d’Auguste Barbier) ; 2e tour : 18, 17, 2 ; 3e tour : 19, 17, 1 (voix de Victor Hugo) ; Victorien Sardou élu. À la suite de cette séance, Victor Hugo et Leconte de Lisle échangent des lettres :
-
- Leconte de Lisle écrit à Victor Hugo, par lettre du 8 juin publiée dans Le Rappel le 10 juin : « Cher et illustre maître, En m'honorant trois fois de votre suffrage dans la dernière élection académique, vous m'avez largement récompensé de toute une vie de travail, uniquement consacrée à l'art suprême dont vous êtes la glorieuse lumière. Mon ambition la plus haute est satisfaite. Vous m'avez nommé, je suis élu. Croyez, cher maître, à toute ma gratitude, comme à toute mon admiration. »
- Victor Hugo écrit à Leconte de Lisle, par lettre du 9 juin publiée dans Le Rappel le 11 juin : « Mon Éminent et cher Confrère, [...] Je vous ai donné trois fois ma voix, je vous l’eusse donnée dix fois [...] Continuez vos beaux travaux et publiez vos nobles œuvres qui font partie de la gloire de notre temps [...] En présence d'hommes tels que vous, une Académie et particulièrement l’Académie française, devrait songer à ceci : qu’elle leur est inutile, et qu’ils lui sont nécessaires [...] Je vous serre la main. »
-
- 1878. Succession au fauteuil de Louis de Loménie. La séance du 14 novembre donne les résultats suivants : votants 26, majorité 14 ; 1 tour de scrutin ; Hippolyte Taine 20 (élu), Édouard Fournier 4, Leconte de Lisle (non candidat) 1 (voix de Victor Hugo, bulletin compté nul), bulletin blanc 1.
-
1882. Succession au fauteuil d’Auguste Barbier. La séance du 8 juin donne les résultats suivants : votants 33, majorité 17 ; 1 tour : Mgr Adolphe Perraud 23 (élu), Édouard Pailleron 1, Leconte de Lisle (non candidat) 1 (voix de Victor Hugo ?), bulletins blancs 8.
-
- Le 9 août 1883, Leconte de Lisle écrit à Heredia : « ... Quant à l'Académie, j'y renonce absolument, sauf dans le cas où Hugo mourrait avant moi. Ce serait un beau discours à faire et un hommage qu'il serait de mon devoir de lui rendre en retour de la bienveillance qu'il me témoigne, et, surtout, parce qu'il est le plus prodigieux poète lyrique que je sache. La mort de MmeDrouet lui a fait plus de mal que l'on pense ; il a vieilli et maigri et sa tête est troublée. Avant hier, à table, il n'a cessé d'appeler Anna qui était assise à côté de lui : Mme Hippolyte Castille ! Or, Mme Lockroy prétend qu'il n'a jamais connu H. Castille qui n'a jamais été marié. C'est le commencement de la fin. »
-
- 1884. Succession au fauteuil de J.B. Dumas. La séance du 4 décembre donne les résultats suivants : votants 27, majorité 14 ; 1 tour de scrutin ; Joseph Bertrand 26 (élu), Leconte de Lisle (non candidat) 1 (voix de Victor Hugo ?).
- 1886. Leconte de Lisle s'est porté candidat au fauteuil de Victor Hugo par lettre du 1er août 1885. La séance du 11 février 1886 donne les résultats suivants : votants 32, majorité 17 ; 1 tour ; Leconte de Lisle 21 (élu), Ferdinand Fabre 6, Ch. Read 2, de Bornier 1, Mouton 1, bulletin blanc 1.
Trois compositions ont déjà été évoquées au titre du théâtre de Leconte de Lisle :
- Ernest Chausson, Hélène, drame lyrique, en deux actes (op. 7, 1883-4).
- Jules Massenet, Les Érinnyes[71],[note 31].
- Franz Servais, L'Apollonide (Iõn)[72]
- Ernest Chausson : Nanny (op. 2 n° 1, 1880) ; Le Colibri (op. 2 n° 7, 1882) ; Hymne védique, pour quatre voix et orchestre (op. 9, 1886) ; La Cigale (op. 13 n° 4, 1887) ; Chant nuptial, chant pour quatre voix de femmes (op. 15, 1887-8) ; Hylas (sans op., 1879-80)
- Claude Debussy : La fille aux cheveux de lin.
- Henri Duparc : Phidylé.
- Gabriel Fauré : La rose ; Le parfum impérissable ; Lydia ; Les roses d'Ispahan ; Nell.
- Reynaldo Hahn : Lydé ; Lydie ; Néère ; Phidylé ; Pholoé ; Phyllis ; Salinum ; Thaliarque ; Tyndaris ; Vile potabis.
- Charles Koechlin : Deux Villanelles ; Épiphanie ; La Fin d'homme ; La Lampe du Ciel ; La Vérandah ; L'astre rouge ; Les Clairs de lune ; Les rêves morts ; Nox.
- Émile Paladilhe : Six chansons écossaises.
- Albert Roussel : Deux Idylles ; Odes Anacréontiques.
- Louis Vierne : Le Rouet ; Nox.
- César Franck : Les Éolides.
-
Poèmes antiques
- Maurice Ray, Paris, Société les Amis des Livres, 1908 ; 30 eaux-fortes originales en noir dans le texte de Maurice Ray, gravées par Louis Muller, dont un frontispice ; grand in-8 en ff., imprimé par Draeger par les soins de R. Claude-Lafontaine, emboîtage d'éditeur. Tirage 110 ex. sur vélin.
-
Poèmes barbares
- Léon Carré, Paris, imprimé pour Jean Borderel, 1911 ; vingt poèmes , 25 eaux-fortes originales, dont un frontispice et 24 vignettes in-texte, serpentes. In-4. Tirage 10 ex. sur vergé, H.C.
- Raphaël Freida, Paris, Editions A. Romagnol, 1914 ; 99 eaux-fortes originales dont 18 en pleine page gravées par Edmond Pennequin et imprimées en taille-douce par A. Porcabeuf. Tirage limité à 301 exemplaires numérotés. In-4 (19 x 28,5 cm), 426 pages.
- Philippe Labèque, gravures originales sur cuivre, sans lieu, Aux dépens de soixante-dix-sept bibliophiles, sans date. In-Folio, couv. rempliée, sous chemise et cartonnage, 77 exemplaires sur Grand Vélin de Rives.
- Maurice de Becque, Six Poèmes barbares illustrés de douze eaux-fortes dont six hors-texte, gravées en couleur au repérage, Paris, chez Maurice de Becque, 1925.
- Paul Jouve, Lausanne, Gonin, 1929 ; 30 compositions, en noir et en couleurs, gravées sur bois par Perrichon : 1 vignette de titre, 2 sur double page, 10 à pleine page, 17 in-texte. Tirage limité à 119 exemplaires
- Odette Denis, Le Livre De Plantin, Paris 1948, in 4° en feuilles, 26 eaux fortes originales d'Odette Denis. Tirage limité à 205 exemplaires.
-
Poèmes tragiques.
- Hugues de Jouvancourt, Pantouns malais avec cinq eaux-fortes et six ornements, in-folio, Genève, Pierre Cailler, 1946.
-
Les Idylles de Théocrite
- René Ménard[note 32] et Jacques Beltrand, 25 gravures sur bois originales dont un frontispice de Ménard, 19 en têtes en couleurs, une vignette, un cul de lampe et 3 en têtes et bordures de Beltrand. Paris, Société du Livre d'art, 1911. In 4°, broché, sous chemise et étui. Tirage à 135 exemplaires.
- Raphael Drouart, Paris, Gaston Boutitie, 1920. 92 bois originaux N/B (dans le texte, en front-de-chapitre, en culs-de-lampe et en hors-texte), in 4°, 204 pages, en feuillets, sous chemise, 23,5x28,5 cm. Tirage total 320 exemplaires (225 ex. num. sur vergé teinté d'Arches, 25 Whatman, 50 autres vergé d'Arches, 20 H.C.).
-
Les Érinnyes
- Auguste Leroux, Paris, Société des Amis du Livre Moderne, 1912 ; petit in folio 270 x 210 mm, 7 ff., 78 pages, 3 ff. ; illustré de 3 eaux-fortes hors texte et de 40 bandeaux gravés sur bois dans le texte en couleurs. Tirage à 150 exemplaires sur papier du Japon sous la direction de Charles Meunier, 125 réservés aux Membres de la Société.
- A. Bouchet, Paris, Édouard-Joseph, 1920. Coll. Petites curiosités littéraires. Bois dessinés et gravés par A. Bouchet. Tirage total 1000 ex.
-
Odes Anacréontiques
- André Derain, Lyon, Cercle Lyonnais du Livre, 1953, illustré de 50 lithographies originales en noir, dans et hors texte par André Derain, 1 vol. grand in-8° en feuilles sous couverture rempliée, chemise cartonnée, dos parchemin, et boîte cartonnée, 81 p. + tables + liste des sociétaires. Tirage 200 exemplaires numérotés, sur vélin B.F.K. de Rives.
- Homère. Nausikaa
- Gaston de Latenay[73], Paris, Piazza, 1899, in-4°, br., couv. rempliée ill. en couleurs, 54 pp., 53 compositions coloriées au pochoir par E. Greningaire et gravées par Ruckert. Tirage 400 ex.
- Pièces réunionnaises.
- Hugues de Jouvancourt, Québec, Éditions la Frégate, 1994 ; in-4°, 66 p. + les illustrations, en feuillets, sous couverture imprimée rempliée, emboîtage. Ouvrage édité pour le centenaire de la mort du poète. Tirage 100 exemplaires.
- Léon Dierx, Poèmes et Poésies, 1861 ; « À mon cher et vénéré Maître Leconte de Lisle »
- José-Maria de Heredia, Les Trophées, 1893 : « À Leconte de Lisle »
- Edmond Haraucourt, Les Âges : L'Espoir du Monde, 1894.
- Jean Dornis, La Voie douloureuse, Calmann Lévy, 1894.
- un lycée prestigieux de Saint-Denis de la Réunion, le lycée Leconte-de-Lisle.
- un paquebot, le Leconte-de-Lisle (1922-1956). Se reporter à la section #Liens externes pour consulter le site qui lui est consacré.
- des rues : à Paris XVIe, à Louveciennes.
- (fr) Sur la page de recherche de la BNF, tapez « Leconte de Lisle » pour accéder à des photographies : Leconte de Lisle, sa femme, sa maison natale, etc.
- (fr) Généalogie de Leconte de Lisle sur le site geneanet samlap.
- (fr) Pavillon de Voisins où Leconte de Lisle mourut, vu du ciel.
- (fr) Adolphe Racot, Portraits d’aujourd’hui, 1887 : voir texte, p. 113-124, sur Gallica.
- (fr) Jules Huret, Enquête sur l'évolution littéraire, 1891, Interview de Leconte de Lisle sur Gallica.
- (fr) Catulle Mendès, Rapport sur le Mouvement poétique français, 1902 Pages consacrées à Leconte de Lisle, p. 162-166) sur Gallica.
- (fr) Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, t. II : Pages consacrées à Leconte de Lisle sur Gallica.
- (fr) Le paquebot « Leconte-de-Lisle ».
- ↑ Source : édition Pich, tome IV, p. XI, 471 et 473.
- ↑ Louis-Xavier de Ricard, Petits mémoires d'un Parnassien, ch. VIII.
- ↑ Le Parnassiculet contemporain, recueil de vers nouveaux précédé de l’Hôtel du Dragon-Bleu, et orné d’une étrange eau-forte. Paris, J. Lemer, 1867. Les auteurs du pastiche sont : Alphonse Daudet, Paul Arène, Charles Monselet, Charles Bataille, Jean Du Boys, Alfred Delvau et M. Renard. Rééditions : 1872 et 1876 : augmentée de neuf pièces inédites non moins surprenantes que les premières, attribuées aux même auteurs et découvertes après leur mort.
- ↑ Le Petit Chose, histoire d’un enfant, roman autobiographique, 1868.
- ↑ Yann Mortelette, Histoire du Parnasse, Fayard, 2005, p. 362.
- ↑ Yann Mortelette, Histoire du Parnasse, Fayard, 2005, p. 364.
- ↑ Poèmes antiques, Marc Ducloux, 1852. Rééditions : Lemerre, [2] 1874, [3] 1881, [4] 1886. Éd. de référence : [5] 1891.
- ↑ Poèmes et Poésies, Dentu, 1855. Réédition : [2] Taride, 1857.
- ↑ Le Chemin de la Croix ou La Passion, Chez les Auteurs, 1856. Rééditions [2] 1857, [3] 1858.
- ↑ Poésies Complètes : Poèmes antiques - Poèmes et poésies - Poésies nouvelles. Poulet-Malassis et de Broise, 1858.
- ↑ Poésies Barbares, Poulet-Malassis, 1862. Rééditions : Lemerre (sous le titre définitif Poèmes barbares ; et incorporant Le Soir d'une Bataille, 1871) : [2] 1872, [3] 1878, [4] 1881 ou 1882. Éd. de référence : [5] 1889.
- ↑ Le Soir d'une Bataille, Lemerre, 1871. Leconte de Lisle l'a ensuite incorporé dans les Poèmes barbares
- ↑ Le Sacre de Paris, Lemerre, 1871. Leconte de Lisle l'a ensuite incorporé dans les Poèmes tragiques.
- ↑ Poèmes Tragiques, Lemerre, 1884. Ce recueil incorpore : Le Sacre de Paris, 1871 ; Les Erinnyes, 1873. Rééditions : [2] 1886. Éd. de référence : [3] 1895.
- ↑ Derniers poèmes, Lemerre, 1895. Ce recueil posthume, élaboré par José-Maria de Heredia et le Vicomte de Guerne, réunit, outre quelques poèmes, les œuvres suivantes : L'Apollonide ; La Passion ; les préfaces des Poèmes antiques, 1852 et de Poèmes et Poésies, 1855 ; Les Poètes contemporains, 1864 et Charles Baudelaire, 1861. Réédition : [2] 1899.
- ↑ Premières poésies et lettres intimes, Fasquelle, 1902.
- ↑ Les Érinnyes, tragédie antique en deux parties, en vers, avec introduction et intermède pour orchestre, musique nouvelle de M. Massenet, Alphonse Lemerre, 1873. Rééditions : [2] 1876, [3] 1889. Leconte de Lisle a incorporé cette pièce dans son recueil Poèmes Tragiques.
- ↑ L'Apollonide, drame lyrique en trois parties et cinq tableaux. Musique de Franz Servais, Lemerre, 1888. Cette pièce, dont l'argument reprend celui d'Iôn d'Euripide, fut écrite sur l'initiative du compositeur Franz Servais et en collaboration avec lui. Elle a été incorporée dans le recueil posthume Derniers Poèmes, 1895. Le livret de l'opéra diffère de la pièce, ainsi que le montre la partition chant et piano, L'Apollonide (Iôn), drame musical en trois actes et cinq tableaux d'après Leconte de Lisle, musique de Franz Servais, Paris, Choudens, 1899. Dans son livre L'Apollonide de Leconte de Lisle et Franz Servais, Mardaga, 2004, Malou Haine donne les deux versions du texte, ainsi que le texte de deux manuscrits de Leconte de Lisle. Une représentation de la version théâtrale est donnée à l'Odéon en 1896, et le drame musical (opéra) est créé à Karlsruhe en 1899.
- ↑ Frédégonde. Pièce de théâtre mentionnée par Fernand Calmettes. Seul un court fragment du premier acte figure dans les Derniers poèmes, 1895. Jean Dornis, p. 310, écrit : Jusqu'à la fin de sa vie, Leconte de Lisle parla d'une pièce de théâtre : Frédégonde, dont on n'a trouvé, dans ses papiers, que le fragment publié dans Derniers poèmes. On lit, à ce propos, dans une lettre inédite de Flaubert adressée au Poète : « Coppée m'a dit que ta Frédégonde avançait : l'idée de l'exaltation à laquelle je serai en proie le jour de la première m'effraie d'avance. Quand sera-ce ? » D'autre part, Mme Sarah Bernhardt se souvient d'avoir écouté la lecture d'un scénario de cette Frédégonde, que le poète ne laissa pas entre ses mains, et dont elle n'entendit plus parler.
- ↑ Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques, traduction nouvelle par Leconte de Lisle, Poulet-Malassis et de Broise, 1861.
- ↑ Homère, Iliade, Lemerre, 1866. Rééditions : [2] - 1874, [3] - 1882, [4] - 1884.
- ↑ Homère, Odyssée, Hymnes, Epigrammes, Batrakhomyomakhie, Lemerre, 1868.
- ↑ Hésiode, Hymnes orphiques, Théocrite, Biôn, Moskhos, Tyrtée, Odes anacréontiques, Lemerre, 1869.
- ↑ Eschyle,Théâtre, Lemerre, 1872.
- ↑ Horace,Œuvres, Lemerre, 1873.
- ↑ Sophocle, Théâtre, Lemerre, 1877.
- ↑ Euripide, Théâtre, Lemerre, 1877.
- ↑ [1] Contes en prose (impressions de jeunesse), Aux dépens de la Société normande du livre illustré, 1910. [2] Pour la Société des Médecins bibliophiles, 1925.
-
↑ Histoires des guerres sociales. Œuvre non publiée :
- Jean Dornis, dans Essai sur Leconte de Lisle, p. 129, cite une lettre à Ménard, 1849 : « Manou et moi, nous sommes en train de faire L'Histoire des Guerres Sociales, jusqu'aux Anabaptistes inclusivement... ».
- Edgard Pich la mentionne tome IV des Œuvres, p. XV.
- ↑ L'Inde française, Le Présent, t. II, 1858. Œuvre mise au jour par Edgard Pich ; Rééditions : [2] tome IV des Œuvres de l'édition E. Pich, p. 388 ; [3] Grand Océan, coll. Les Introuvables de l'Océan Indien, 1999.
- ↑ Le Catéchisme populaire républicain est paru sans mentionner l'auteur.
- ↑ Histoire du Moyen-Âge est paru sans mentionner Jean Marras. Pierre Gosset n'est mentionné que sur la couverture des exemplaires brochés.
- ↑ Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 2e édition, Paris, Poulet-Malassis, Revue Européenne, décembre 1861. Cet article est intégré dans le recueil posthume Derniers poèmes, 1895, en dernière place (VI) des Poètes contemporains.
- ↑ Les Poètes contemporains, Le Nain jaune, 1864, comprenant : Avant-propos, 3/08/1864 ; I - Béranger, 13/08/1864 ; II - Lamartine, 20/08/1864 ; III - Victor Hugo, 31/08/1864 ; IV - Alfred de Vigny, 10/09/1864 ; V - Auguste Barbier, 01/10/1864.
- ↑ Dans l'Anthologie des Poètes français du XIXe siècle, Lemerre, 4 vol., 1887-89. Dans vol. I, 1887, les notices sur Victor Hugo et sur Auguste Barbier ; dans vol. IV, 1889, notice sur Edmond Haraucourt.
- ↑ Discours de M. Leconte de Lisle au nom des poètes, prononcé aux funérailles de Victor Hugo, au Panthéon.
- ↑ Discours prononcé dans la séance publique tenue par l'Académie française pour la réception de M. Leconte de Lisle, le jeudi 31 mars 1887, Institut de France, 1887.
- ↑ Premières poésies et lettres intimes, préface de B. Guinaudeau, Fasquelle, 1902. Contient 62 lettres de Leconte de Lisle à Julien Rouffet, s'échelonnant de janvier 1838 à octobre 1840.
- ↑ Dans Irving Putter, La dernière illusion de Leconte de Lisle. Lettres inédites à Émilie Leforestier, Librairie Droz - Genève, 1968. Contient 59 lettres de Leconte de Lisle, s'échelonnant du 13 juillet 1885 au 6 janvier 1890.
- ↑ Les lettres à Jules Huret figurent en appendice de : Jules Huret, Enquête sur l'évolution littéraire, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1894, pp. 439-442.
- ↑ La lettre du 10 mai 1877 figure dans : Antoine Albalat, Gustave Flaubert et ses amis, Plon, 1927.
- ↑ Dans Malou Haine, L'Apollonide de Leconte de Lisle et Franz Servais, 20 ans de collaboration, Mardaga, 2004. Les 65 lettres échangées démarrent le 18 décembre 1877.
- ↑ Lettres à José-Maria de Heredia, édition établie et annotée par Charles Desprats, Honoré Champion éditeur. Les 119 lettres s'échelonnent du 21 septembre 1863 au 22 février 1894.
- ↑ Article repris dans Jules Huret, Enquête sur l'évolution littéraire, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1894, pp. 278-286.
-
↑ Grand Dictionnaire de cuisine d'Alexandre Dumas :
- En mars 1870, Dumas remet son manuscrit à l'éditeur Alphonse Lemerre. Il ne le verra pas publié : il meurt le 5 décembre de la même année. Après la guerre et la Commune, Lemerre confie à Leconte de Lisle et au jeune Anatole France la direction éditoriale de l'ouvrage, qui paraît en 1873. Ce sont d'ailleurs vraisemblablement ces deux écrivains qui ont signé L.T. l'avant-propos « Alexandre Dumas et le Grand Dictionnaire de cuisine », L. pour Leconte de Lisle et T. pour Thibault, le vrai nom de France. À l'appui supplémentaire de cette hypothèse, l'hommage appuyé à Baudelaire, qu'admiraient tant les poètes parnassiens. [Source : Daniel Zimmermann, édition Phébus du Grand Dictionnaire]
- On doit peut-être à Leconte de Lisle la part importante qui y est donnée aux épices et aux recettes exotiques.
- Éditions : [1] Lemerre, 1873 ; [2] Pierre Grobel, 1958, [3] Tchou, 1965, [4] Henry Veyrier, 1973 ; [5] Edit-France, 5 vol., 1995-96 ; [6] Phébus, 2000.
-
↑ Poésies complètes de Leconte de Lisle, texte définitif avec notes et variantes [de Jacques Madeleine et Eugène Vallée, mentionnés tome IV, p. 228], eaux-fortes de Maurice de Becque, Lemerre, en 4 tomes :
- Tome I : Poèmes antiques, 1927
- Tome II : Poèmes barbares, 1927
- Tome III : Poèmes tragiques. - Les Érinnyes. - L'Apollonide, 1928
- Tome IV : Derniers poèmes, La Passion, Pièces diverses, Notes et variantes, 1928.
-
↑ Œuvres de Leconte de Lisle, édition critique par Edgard Pich, publiée par la Société d'édition « Les Belles Lettres », en quatre tomes :
- Tome I : Poèmes antiques, 1977
- Tome II : Poèmes barbares, 1976
- Tome III : Poèmes tragiques - Derniers Poèmes, 1977
- Tome IV : Œuvres diverses, 1978.
- ↑ Articles, Préfaces. Discours, textes recueillis, présentés et annotés par Edgard Pich, Les Belles Lettres, 1971.
- ↑ Poèmes antiques, édition présentée, établie et annotée par Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, coll. Poésie (n° 279), 1994.
- ↑ Poèmes barbares, édition présentée, établie et annotée par Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, coll. Poésie (n° 202), 1985.
- ↑ Discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie françaie pour la réception de M. Henry Houssaye, le 12 décembre 1895, Institut de France, 1895. C'est Ferdinand Brunetière qui prononça le discours de réponse
- ↑ Rééd. 1930, 1933 sous le titre Leconte de Lisle d'après des documents nouveaux, MdF. Rééd. Leconte de Lisle, essai sur le génie créole, préface d'Edgard Pich, commentaires de J.-F. Reverzy, Grand Océan, 1995.
- ↑ Sainte-Beuve, Causeries du lundi, tome V, De la poésie et des poëtes en 1852, article daté du lundi 9 février 1852, p. 396-397.
- ↑ Sainte-Beuve, Nouveaux lundis, t. II, 1864 ; t. X, 1868.
- ↑ Charles Baudelaire, L'Art romantique, 1868.
- ↑ Paul Bourget, Nouveaux essais de psychologie contemporaine, 1886.
- ↑ Jules Lemaître, Anthologie des poètes français contemporains, 1887.
- ↑ Jules Lemaître, Impressions de Théâtre, 9e série, Boivin & Cie, ch. 1 Euripide, L'Ion d'Euripide, et l'Apollonide de leconte de Lisle.
- ↑ Jules Lemaître, Les Contemporains. Études et portraits littéraires, deuxième série, Lecène, Oudin et Cie, 1891.
- ↑ Ferdinand Brunetière, L'Évolution de la poésie lyrique en France au dix-neuvième siècle. Leçons professées à la Sorbonne, Hachette, 1894, tome second, 13e leçon.
- ↑ Texte revu sur l'édition originale.
- ↑ P.V. Delaporte, S.J., Études et causeries littéraires, Desclée, de Brouwer et Cie, s.d. (1899 ?), première série, ch. Leconte de Lisle, l'homme, le penseur, le poète. Dans le chapitre Le Poète, l'auteur relève quelques vers erronés et mentionne l'existence d'un relevé plus complet d'alexandrins « boiteux » par M. E. Biré dans la Revue du Monde catholique, octobre 1894.
- ↑ Jean Dornis, Essai sur Leconte de Lisle, Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, 1909.
- ↑ Pierre Flottes, Le Poète Leconte de Lisle, documents inédits, Librairie académique Perrin et Cie, 1929.
-
↑ Joseph Vianey :
- Les Sources de Leconte de Lisle, Montpellier, Coulet, 1907,
- Les Poèmes barbares de Leconte de Lisle, Malfère, 1933.
-
↑ Irving Putter, University of California press, Berkeley and Los Angeles, Publications in modern philology :
- Leconte de Lisle and his contemporaries, vol. 35, n° 2, pp. 65-108, 1951
- The Pessimism of Leconte de Lisle, Sources and Evolution, vol. 42, N° 1, pp. 1-144, 1954,
- The Pessimism of Leconte de Lisle, the Work and the Time, vol. 42, N° 2, pp. 145-408, 1961.
- ↑ Jules-Marie Priou, Leconte de Lisle, Pierre Seghers éditeur, coll. Écrivains d'hier et d'aujourd'hui, n° 27, 1966.
- ↑ Edgard Pich, Leconte de Lisle et sa création poétique - Poèmes antiques et Poèmes barbares, 1852-1874, Université Lyon II, 1975.
- ↑ Robert Sabatier, Histoire de la poésie française. La poésie du dix-neuvième siècle. 2-Naissance de la poésie moderne, Albin Michel, 1977, pp. 16-26.
- ↑ Yann Mortelette, Histoire du Parnasse, Fayard, 2005, p. 363.
- ↑ Les Érinnyes, partition pour chant et piano, Au Ménestrel-Heugel & Cie, 1900.
- ↑ L'Apollonide (Iõn), drame musical en 3 actes et 5 tableaux d'après Leconte de Lisle, partition chant et piano, Paris, Choudens, 1899.
- ↑ Peintre de paysages, aquarelliste et graveur, Gaston de LATENAY (1859-1943) a laissé de nombreuses estampes.
-
↑ Aujourd’hui département et région d’outre-mer, La Réunion est une île française de l’Océan Indien qui a changé plusieurs fois de nom :
- 1507 : Sainte Apolline ; 1520 : Mascareigne ; 1638 : Mascarin ; 1649 : île Bourbon ; 1793 : île de la Réunion ; 1806 : Bonaparte ; 1815 : île Bourbon ; 1848 : île de la Réunion
- ↑ Voisins était un hameau (aujourd'hui quartier) de Louveciennes, dans le département des Yvelines depuis la partition de la Seine-et-Oise opérée en 1968.
- ↑ Exception : à l'âge de vingt ans, il signait « C. Leconte de L'Isle » ses lettres à Julien Rouffet.
- ↑ Homère, les tragiques grecs (Eschyle, Sophocle, Euripide), Hésiode, Théocrite, Biôn, Moskhos, Tyrtée, Horace, etc.
-
↑ Ainsi, il peut être utile de corriger comme suit certaines erreurs qu’on lit dans des études, des anthologies ou des manuels d’enseignement :
- Leconte de Lisle est-il un aristocrate ? Non : le "de" n’est pas une particule nobiliaire, pas plus que "Leconte" n’est une déformation de "Le Comte".
- Leconte de Lisle a-t-il lui-même, par vanité, voulu faire croire à une prétendue origine noble, en ajoutant "de Lisle" à son nom "Leconte" ? Non, car le nom complet "Le Conte de Lisle" était déjà le patronyme de sa famille paternelle. Et c’est même lui le premier qui a réuni "Le" et "Conte", « pour éviter le semblant d’un titre ».
- Le nom "Lisle" se rapporte-t-il, avec une écriture archaïque, à l'île Bourbon (La Réunion), son lieu de naissance ? Non, pas à l’île Bourbon, mais à une terre bretonne.
- Où doit-on le ranger alphabétiquement ? Réponse : à "Leconte de Lisle", et non pas à "Lisle (Leconte de)".
-
↑ Ce voyage est le dernier qu'il ait effectué. Au total, en dehors de son île natale et de la métropole, ses voyages l'auront amené à voir • l’Île Maurice (à l'occasion de deux escales, en 1832 et en 1843) • Le Cap (en 1837) • l'Île Sainte-Hélène (en 1837).
Cela laisse peu de place à des « voyages en Orient » évoqués parfois. Ils ont probablement été inventés, peut-être sur la base de déclarations de Leconte de Lisle lui-même. - ↑ Titre qui rappelle l'autre pamphlet, Les quarante médaillons de l'Académie, que Barbey d'Aurevilly a publié deux ans plus tôt, chez E. Dentu.
-
↑ Barbey d’Aurevilly y consacre plusieurs articles dans la revue le Nain Jaune (1866) :
-
- 27 octobre, Le Parnasse contemporain (Premier article),
- 7 novembre, Les trente-sept médaillonnets du Parnasse contemporain (Deuxième article),
- 10 novembre, Les trente-sept médaillonnets du Parnasse contemporain (Troisième article),
- 14 novembre, Un dernier mot sur le Parnasse contemporain.
-
- ↑ • Le 28 décembre 1871, il est nommé employé à la Bibliothèque du Palais du Luxembourg, dépendant à cette époque du Ministère de l’Instruction publique, au traitement de 2500 francs.• Le 1er janvier 1873, il devient sous-bibliothécaire, au traitement de 2700 francs.• Le 1er juillet 1876, après le rétablissement du Sénat, il est nommé sous-bibliothécaire du Sénat et son traitement passe à 3600 francs, puis 3800 francs au 1er avril 1878, 4000 francs au 1er mai 1880 et 4200 francs au 1er juin 1882.
- ↑ N° L1536074.
- ↑ Leconte de Lisle exige d’entendre les pages déjà composées. Peu sûr de lui ou impressionné par l’aura du poète, Chausson lance un véritable appel au secours vers Vincent d'Indy à la mi-avril : « Il y aura répétition chez moi le samedi 18 à 1 h 1/2 et le mercredi 22 à 2 h. L'audition, absolument à huis clos, est fixée au 25, à 2 h 1/2. Puis-je compter sur toi ? Rstp. Bien à toi. » Quel fut le résultat de ces séances ? On peut supposer que l'auteur des Poèmes antiques - d'où est tiré le drame - s'en montra satisfait puisque Chausson poursuivit son œuvre avec une ardeur renouvelée pendant ses vacances d'été tourangelles. » [Source : Jean Gallois, Ernest Chausson, Fayard, 1994, p. 189]
- ↑ Voir le texte de la protestation et la réponse de Gustave Eiffel
- ↑ Jules Huret, rédacteur au quotidien L'Écho de Paris, publie - du 3 mars au 5 juillet - 64 interviews d'écrivains « sur l'évolution littéraire ». L'interview d'Anatole France (publiée début mars) et celle de Leconte de Lisle (publiée le 28 avril) donnent lieu à des lettres adressées à Jules Huret dans lesquelles les deux écrivains expriment leurs reproches mutuels, et où Leconte de Lisle, « offusqué » par les propos d'Anatole France, va jusqu'à écrire à Huret : « Deux de mes amis attendront ses témoins chez moi, 64, boulevard Saint-Michel, dimanche 3 mai, à deux heures de l'après-midi ». Un des deux amis est José-Maria de Heredia. Anatole France répond qu'il ne s'y rendra pas, et l'affaire en reste là.
- ↑ Finalement, c'est José de Charmoy qui réalisera la statue de Baudelaire. Son inauguration aura lieu dix ans après, le 26 octobre 1902, au cimetière du Montparnasse. [Source : Sous la direction d'André Guyaux, ..., La querelle de la statue de Baudelaire (août-décembre 1892), PUPS, 2007].
- ↑ Pour accéder à une photo du pavillon de Voisins (vue de l'espace), se reporter au paragraphe Liens externes en fin d'article.
- ↑ Le hameau de Voisins fait maintenant partie intégrante de la commune de Louveciennes.
- ↑ Cette jeune admiratrice de Leconte de Lisle, femme de Guillaume Beer (et plus tard d’Alfred Droin), a pour nom de plume Jean Dornis.
- ↑ Montant : 1669,50 francs.
- ↑ Le Journal de l’île du 28/09/77 écrit : « Le dernier retour du poète dans son île natale. Le DC 8 du Cotam qui se posait hier en début d’après-midi n’était pas semblable aux autres. À son bord se trouvait un illustre passager, Charles Leconte de Lisle, qui retrouvait son île natale 132 ans après avoir vu s’estomper les côtes dans les brumes de l’horizon. Parti sur les flots, il revenait par les airs (...). La presque totalité des personnalités de l’île se retrouvait dans la cour de l’établissement [CES Bourbon, à Saint-Denis] où le jeune Charles Leconte de Lisle dut s’ébattre. »
- ↑ Ne subsiste de cette œuvre, Les États du Diable, qu'un fragment qui figure dans les Derniers poèmes, sous le titre Cozza et Borgia.
-
↑ Le tableau des poèmes présente successivement les Poèmes antiques, les Poèmes barbares, les Poèmes tragiques, les Derniers poèmes (sans La Passion), La Passion et les poèmes divers, rangés dans l'ordre des éditions modernes (lesquelles s'appuient sur les dernières intentions du poète). Sans précision de date, les expressions abrégées entre crochets [PA], [PB], [PT], [DP], [LP], [Div] y désignent les recueils définitifs, dont rend compte l'édition Edgard Pich. La mention d'une date signifie l'année de parution. Par exemple, [PA]74 = Poèmes antiques, édition 1874. Cette mention accolée s'applique aussi bien aux premières éditions des recueils [PA], [PB], etc., qu'aux autres recueils intermédiaires tels que Poèmes et Poésies [P&P] et Poésies complètes [PC].
Pour chaque poème, sont précisés : sa place finale ( 12/81 signifie 12e poème sur un total de 81 poèmes que comporte le recueil), son titre, son premier vers, son nombre de vers, son thème, la référence de sa première publication et sa place dans les recueils intermédiaires. - ↑ Leconte de Lisle a incorporé Hélène dans les Poèmes antiques dès la première édition de 1852. Ernest Chausson en dérivera un drame lyrique (1885).
- ↑ Épître au Czar, au sujet des lieux saints. Œuvre mentionnée dans l'ouvrage collectif Le premier siècle de l'Institut de France, sous la direction du comte de Franqueville (1895). Il s'agit probablement d'une erreur, l'œuvre devant plutôt être attribuée à un autre écrivain du nom de Leconte (par exemple Casimir Leconte ?).
- ↑ Les amis cités sur la couverture du livre de F. Calmettes sont, par ordre alphabétique : • Jules Andrieu • Théodore de Banville • Léon Barracand • Charles Baudelaire • Thalès Bernard • Paul Bourget • Henri Cazalis • Léon Cladel • Louise Colet • François Coppée • Léon Dierx • Gustave Flaubert • Paul de Flotte • Anatole France • Judith Gautier • Albert Glatigny • José-Maria de Heredia • Henry Houssaye • Victor Hugo • Stéphane Mallarmé • Jean Marras • Louis Ménard • Albert Mérat • Catulle Mendès • Armand Silvestre • Léon Valade • Paul Verlaine • Auguste de Villiers de L'Isle-Adam.
- ↑ Gérard de Nerval a habité également à cette adresse. Source : Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de Minuit, 8e édition, vol. 1/2 (A-K), p. 169
- ↑ Un « échec » de candidature en 1867, pour la succession au fauteuil de Barante est évoqué par René Peter, Vie secrète de l'Académie française, cinquième période, Librairie des Champs-Élysées, 1940, p. 92, qui indique un seul troisième concurrent, nommé Vacherot. En fait, selon le registre, lors de cette séance tenue le 2 mai, les concurrents furent : le père Gratry (élu), Théophile Gautier, Lavergne, Champagny.
- ↑ Un « échec » de candidature en 1873, pour la succession au fauteuil du père Gratry, est évoqué par Jean Dornis, Essai sur Leconte de Lisle, Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, 1909, p. 330. En fait, selon le registre, lors de cette séance tenue le 16 janvier, les concurrents furent : Saint-René Taillandier (élu) et Louis de Viel-Castel.
- ↑ Marius-Ary Leblond évoque même une candidature en 1873 « contre » le père Gratry, alors que ce dernier est mort en 1872.
- ↑ Un « échec » de candidature en 1882, lors de la séance du 8 juin, est évoquée par Jean Mistler, Sous la Coupole, p. 190.
- ↑ Un « échec » de candidature en 1884, lors de la séance du 4 décembre, est évoquée par Jean Mistler, Sous la Coupole, p. 192.
- ↑ Alfred Bruneau écrit dans son livre Massenet, 1934 : « Les Érinnyes ont une autre importance, une autre valeur. Elles occupent une place magnifique dans le somptueux bagage de Massenet. C'est Duquesnel, le directeur de l'Odéon, où elles furent représentées, qui décida de proposer à Leconte de Lisle une collaboration inattendue dont il s'inquiéta d'abord, ne se doutant pas qu'elle assurerait le succès de la pièce. Voici comment Massenet, à qui Duquesnel n'accordait qu’une quarantaine d’exécutants, surmonta les difficultés de l'entreprise. Vous trouverez dans sa narration le signe de son adresse coutumière. "Au lieu d'écrire la partition pour l'orchestre habituel - cela aurait produit un ensemble mesquin - j'eus l'idée d'avoir un quatuor de trente-six instruments à cordes, ce qui correspondait à un grand orchestre. J'y adjoignis trois trombones, l'image des trois Érinnyes : Tisiphone, Alecto et Mégère, et une paire de timbales. Mon chiffre de quarante était atteint." Plus tard, pour les concerts, Massenet réinstrumenta normalement sa partition et, pour des reprises fréquentes, il l'enrichit d'un ballet, de chœurs et d'intermèdes nombreux. Le pathétique solo de violoncelle accompagnant l'invocation d’Électre demeure célèbre. On ne s'explique pas les raisons qui empêchent nos associations symphoniques d'afficher et d'honorer cet ouvrage admirable, digne de leur fidèle sollicitude. »
- ↑ Vérifier s'il s'agit d'Émile-René Ménard (1861-1930) ?

