Charles Marie Philippe Millon, né le 12 novembre 1945 à Belley (Ain), est un homme politique français.
Études secondaires : Institution Lamartine (Belley) et École Sainte-Marie (Lyon) ;
Études supérieures : Licencié ès sciences économiques et diplômé d'études supérieures de sciences économiques. À vingt ans, en 1965, il est membre du club de droite L’Astrolabe de Michel Delsol. Il fonde en 1966 le club Charles Péguy qui dirige en 1968 le mouvement autonome des étudiants lyonnais. Il fut exempté du service national.
L'un des plus farouches opposants à la loi de nationalisation de 1982, il est élu président du conseil régional de Rhône-Alpes de 1988 à janvier 1999. À cette fonction, il met en place plusieurs projets : le Permis de Réussir pour stimuler l'autonomie des lycées et la créativité des équipes pédagogiques, les Contrats globaux de développement, permettant d'apporter une aide à des opérations multiformes de développement et aménagement initiées par les différents territoire rhônalpins, la liaison Lyon-Turin, les jumelages avec la Catalogne, le Bade-Wurtemberg et la Lombardie, la participation de la France aux Olympiades des métiers, la création du Mondial des métiers et Lyon 96.
Ministre de la Défense de 1995 à 1997, il est chargé par Jacques Chirac du dossier sur la transformation de l'armée française basée sur la conscription en armée de métier. Cette loi est abandonnée suite à la dissolution de 1997. Un nouveau projet de loi sera présenté à la nouvelle assemblée et promulguée le 28 octobre 1997.
À l'issue du scrutin régional de 1998, ne disposant pas de la majorité absolue pour diriger l'exécutif, il a passé une alliance avec le Front National, soulevant les critiques des élus de gauche mais aussi de droite. Cette alliance allant de l'UDF au FN remporte la présidence et l'ensemble des vice-présidences de commission. Charles Millon est alors exclu de l'UDF.
Il fait l'objet d'une action judiciaire : le jour de son élection comme président, le doyen des conseillers, qui assumait la présidence par intérim, avait laissé Charles Millon et Bruno Gollnisch débattre alors que les règlements l'interdisaient. Il est destitué en décembre 1998. Anne-Marie Comparini (UDF) lui succède comme présidente du conseil régional en janvier 1999.
Charles Millon considérait que le suffrage de 1998 avait donné une large majorité à la droite. Pour expliquer son action politique et pour convaincre, il fonda un mouvement politique éphémère (1998) nommé "La Droite" puis la Droite libérale-chrétienne. Selon lui, ce sont les insuffisances de la droite qui favorisent le succès de l'extrême droite. Il préconisait donc que chacun, droite et gauche, s'occupât de ses ailes extrémistes pour que la démocratie puisse fonctionner convenablement.
Il est candidat dissident de la droite aux élections municipales de Lyon en 2001. Il obtient un score de plus de 25 %. Jean-Michel Dubernard (RPR) est le candidat de la droite parlementaire, Michel Mercier (UDF) s'étant retiré. Toutefois, au second tour, les divisions de la droite entre millonistes et RPR (il n'y eut fusion des listes à droite que dans un seul arrondissement) font le jeu de la gauche ; Gérard Collomb (PS) est alors élu.
En 2003, la cour administrative d'appel de Lyon déclare illégales les délibérations qui avaient permis à Charles Millon de bénéficier d'un appartement et de personnel de maison, pendant près de dix ans, lorsqu'il présidait la Région Rhône-Alpes. Il est condamné en 2003 à 350 000 euros d'amende.
Il obtient en 2003 une ambassade à Rome auprès de la FAO ; il a démissionné le 31 août 2007.
Il est marié à la philosophe Chantal Delsol et a six enfants, dont un adopté.
Charles Millon a rejoint en novembre 2007 l'Institut Thomas More, un think tank européen[1].
Absent de la scène politique française depuis 2001, il annonce en juin 2008 son intention de se présenter aux élections sénatoriales du 21 septembre 2008 [2]. Il a reçu, le 30 août 2008, le soutien des élus UMP, NC et DVD non-inscrits lors d'un vote dont le règlement, contesté, a été modifié la veille du scrutin, [3].
Il n'a cependant pas été élu, puisque le PS a remporté deux sièges (Rachel Mazuir et Jacques Berthou) et l'UMP (Sylvie Goy-Chavent). Arrivé, seulement, en troisième position à l'issue du 1er tour, il a été victime d'un "front anti-Millon" avec le maintien de Jean Chabry, conseiller général sans étiquette, allié de la droite au conseil général. En maintenant quatre candidats, la droite a permis un succès de la gauche qui ne maintenait que deux candidats [4].
Études secondaires : Institution Lamartine (Belley) et École Sainte-Marie (Lyon) ;
Études supérieures : Licencié ès sciences économiques et diplômé d'études supérieures de sciences économiques. À vingt ans, en 1965, il est membre du club de droite L’Astrolabe de Michel Delsol. Il fonde en 1966 le club Charles Péguy qui dirige en 1968 le mouvement autonome des étudiants lyonnais. Il fut exempté du service national.
L'un des plus farouches opposants à la loi de nationalisation de 1982, il est élu président du conseil régional de Rhône-Alpes de 1988 à janvier 1999. À cette fonction, il met en place plusieurs projets : le Permis de Réussir pour stimuler l'autonomie des lycées et la créativité des équipes pédagogiques, les Contrats globaux de développement, permettant d'apporter une aide à des opérations multiformes de développement et aménagement initiées par les différents territoire rhônalpins, la liaison Lyon-Turin, les jumelages avec la Catalogne, le Bade-Wurtemberg et la Lombardie, la participation de la France aux Olympiades des métiers, la création du Mondial des métiers et Lyon 96.
Ministre de la Défense de 1995 à 1997, il est chargé par Jacques Chirac du dossier sur la transformation de l'armée française basée sur la conscription en armée de métier. Cette loi est abandonnée suite à la dissolution de 1997. Un nouveau projet de loi sera présenté à la nouvelle assemblée et promulguée le 28 octobre 1997.
À l'issue du scrutin régional de 1998, ne disposant pas de la majorité absolue pour diriger l'exécutif, il a passé une alliance avec le Front National, soulevant les critiques des élus de gauche mais aussi de droite. Cette alliance allant de l'UDF au FN remporte la présidence et l'ensemble des vice-présidences de commission. Charles Millon est alors exclu de l'UDF.
Il fait l'objet d'une action judiciaire : le jour de son élection comme président, le doyen des conseillers, qui assumait la présidence par intérim, avait laissé Charles Millon et Bruno Gollnisch débattre alors que les règlements l'interdisaient. Il est destitué en décembre 1998. Anne-Marie Comparini (UDF) lui succède comme présidente du conseil régional en janvier 1999.
Charles Millon considérait que le suffrage de 1998 avait donné une large majorité à la droite. Pour expliquer son action politique et pour convaincre, il fonda un mouvement politique éphémère (1998) nommé "La Droite" puis la Droite libérale-chrétienne. Selon lui, ce sont les insuffisances de la droite qui favorisent le succès de l'extrême droite. Il préconisait donc que chacun, droite et gauche, s'occupât de ses ailes extrémistes pour que la démocratie puisse fonctionner convenablement.
Il est candidat dissident de la droite aux élections municipales de Lyon en 2001. Il obtient un score de plus de 25 %. Jean-Michel Dubernard (RPR) est le candidat de la droite parlementaire, Michel Mercier (UDF) s'étant retiré. Toutefois, au second tour, les divisions de la droite entre millonistes et RPR (il n'y eut fusion des listes à droite que dans un seul arrondissement) font le jeu de la gauche ; Gérard Collomb (PS) est alors élu.
En 2003, la cour administrative d'appel de Lyon déclare illégales les délibérations qui avaient permis à Charles Millon de bénéficier d'un appartement et de personnel de maison, pendant près de dix ans, lorsqu'il présidait la Région Rhône-Alpes. Il est condamné en 2003 à 350 000 euros d'amende.
Il obtient en 2003 une ambassade à Rome auprès de la FAO ; il a démissionné le 31 août 2007.
Il est marié à la philosophe Chantal Delsol et a six enfants, dont un adopté.
Charles Millon a rejoint en novembre 2007 l'Institut Thomas More, un think tank européen[1].
Absent de la scène politique française depuis 2001, il annonce en juin 2008 son intention de se présenter aux élections sénatoriales du 21 septembre 2008 [2]. Il a reçu, le 30 août 2008, le soutien des élus UMP, NC et DVD non-inscrits lors d'un vote dont le règlement, contesté, a été modifié la veille du scrutin, [3].
Il n'a cependant pas été élu, puisque le PS a remporté deux sièges (Rachel Mazuir et Jacques Berthou) et l'UMP (Sylvie Goy-Chavent). Arrivé, seulement, en troisième position à l'issue du 1er tour, il a été victime d'un "front anti-Millon" avec le maintien de Jean Chabry, conseiller général sans étiquette, allié de la droite au conseil général. En maintenant quatre candidats, la droite a permis un succès de la gauche qui ne maintenait que deux candidats [4].
- Ministre de la Défense du gouvernement Alain Juppé (1) du 18 mai au 7 novembre 1995 ;
- Ministre de la Défense du gouvernement Alain Juppé (2) du 7 novembre 1995 au 2 juin 1997.
- 03/04/1978 - 18/06/1995 ; 01/06/1997 - 17/04/2001 (démission) : député UDF, UDFC puis DLI de l'Ain ;
- 04/04/1986 - 14/05/1988 : vice-président de l'Assemblée nationale ;
- 1989 - 1995 : président du groupe UDF à l’Assemblée Nationale ;
- Juin 1994 : président de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi d'orientation pour le Développement du Territoire.
- 1977 - 2001 : maire de Belley (Ain) ;
- 1985 - 1988 : conseiller général de l'Ain ;
- 1978 - 2003 : conseiller régional de Rhône-Alpes ;
- 1988 - 1999 : président du Conseil régional de Rhône-Alpes ;
- 2001 - 2008 : conseiller municipal de Lyon (3e arrondissement) et conseiller communautaire ;
- 2001 - 2008 : président des groupes Unir Pour Lyon (ville de Lyon) et Union Pour la Communauté (Grand Lyon).
- 1984 - 2002 : président de la Fédération départementale du Parti Républicain et de l'UDF ;
- 1985 - 1988 : membre du bureau politique du Parti Républicain ;
- 1999 : fondateur du parti de la Droite libérale-chrétienne (Charles Millon est catholique pratiquant) ;
- 2003 - 2007 : ambassadeur représentant la France auprès de la FAO à Rome.
- Charles Millon, le porte-glaive, de Christian Terras, Michel Dufour et Thierry Meyssan, Golias éd. (1998). (ISBN 911453395)
- ↑ Charles Millon enrôlé dans un think tank européen, 16 novembre 2007, Libé Lyon
- ↑ Millon veut prendre le train des sénateurs, 23 juin 2008, 20minutes.fr
- ↑ Charles Millon élu candidat aux sénatoriales dans l'Ain, 31 août 2008, La Boussole 74
- ↑ http://fr.news.yahoo.com/lepost/20080921/tpl-snatoriales-les-premiers-rsultats-5cc6428.html


