Biographie de Charlotte Delbo

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Vic-en-Bigorre. Poètes et Résistance
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... dès 1934, à Bergemoor, un des premiers camps de concentration ouverts en Allemagne même pour les détenus politiques allemands ; et puis René Char, Paul éluard, Tristan Tzara, Louis Aragon, Charlotte Delbo, et d'autres encore comme Robert Desnos, ...




Things To Do In London Today: Wednesday 13 March 2013
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THEATRE: To mark the centenary of Charlotte Delbo's birth, Conway Hall is hosting a theatrical tribute, based on Delbo's haunting memoirs of her time as a prisoner in Auschwitz. £10, prebook, 7.30pm. COMEDY: With a night calling itself Decapitated ...




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À VOIR, À FAIRE: les débuts du féminisme, hommage à une ...
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Un aperçu des concerts, spectacles, expos, festivals à ne pas manquer. Parmi les sorties de cette semaine: Sylvie Gravagna évoque la vie d'une femme prolétaire dans les 30's, les 100 ans de la naissance de Charlotte Delbo, auteure et résistante, la pop ...

et plus encore »

Charlotte Delbo, née le 10 août 1913 à Vigneux-sur-Seine et décédée le 1er mars 1985 à Paris, est un écrivain français.

Aînée de quatre enfants, Charlotte Delbo est la fille d'un père, chef monteur, issu d'un milieu modeste.

Elle adhère à la Jeunesse communiste en 1932, elle rencontre Georges Dudach en 1934, qu'elle épouse.

Elle est l’assistante de Louis Jouvet, de 1937 à 1941, jusqu'au départ du comédien, en mai 1941, pour une tournée en Amérique latine. Quand elle apprend la mort sous la guillotine d’André Woog, un jeune architecte de leurs amis, en septembre 1941, elle décide de rejoindre son mari en France et entre dans la Résistance.

Ils font partie du « groupe Politzer », en charge de la publication des Lettres françaises dont Jacques Decour était rédacteur en chef. Georges Politzer, le philosophe communiste qui avait donné son nom à ce groupe, est fusillé en mai. Charlotte et son mari sont arrêtés le 2 mars 1942. Il sera fusillé au fort du Mont-Valérien[1], le 23 mai 1942, à l'âge de 28 ans.

D’abord incarcérée à la prison de la Santé, à Paris, puis transférée au camp de Royallieu à Compiègne, elle sera déportée ensuite à Auschwitz, par le convoi du 24 janvier 1943, un convoi de 230 femmes dont elle racontera le destin, après la guerre[1]. Elle est l’une des 49 femmes rescapées de ce convoi et portera, le reste de sa vie, le numéro 31661 tatoué sur le bras. Envoyée à Ravensbrück parmi un petit groupe de huit, le 7 janvier 1944. Libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945, elle est rapatriée en France le 23 juin 1945 en passant par la Suède.

Après la guerre, elle travaille de nouveau avec Louis Jouvet de septembre 1945 à avril 1947, puis pour l’ONU puis, à partir de 1961, au CNRS, avec le philosophe Henri Lefebvre qui avait travaillé avec Georges Politzer avant guerre.

Elle écrit une œuvre faite de récits, de pièces de théâtre et de poèmes, essentiellement autour de la déportation. Ses livres figurent parmi les plus forts sur ce sujet, aux côtés de l'œuvre de Primo Levi, Robert Antelme, Imre Kertész et Jorge Semprun.



  1. ↑ a  b  « Le camp de Compiègne-Royallieu », sur le site de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC), Service départemental des Yvelines – Mémoires 78, consulté le 3 janvier 2009.


Le collège de Tronget, village du cœur de l'Allier, porte son nom depuis 1998. Tous les 2 ans, ce collège organise une semaine entièrement consacrée à Charlotte Delbo et aux camps.

La bibliothèque du deuxième arrondissement de Paris porte depuis janvier 2008, le nom de Charlotte Delbo.

A l'occasion de la journée de la femme de l'année 2008, le portrait de Charlotte Delbo fut accroché devant le Panthéon au côté d'autres grandes femmes.



Essais, enquêtes, souvenirs et poèmes
  • Les belles lettres, Minuit éd., 1961.
  • Le convoi du 24 janvier, Minuit éd., 1965, 1978, 1995.
  • Auschwitz et après, 3 tomes :
    • Aucun de nous ne reviendra, Gonthier éd., 1965,Minuit éd., 1970, 1979, 1995.
    • Une connaissance inutile, Minuit éd., 1970.
    • Mesure de nos jours, Minuit éd., 1971, 1994.
  • Spectres, mes compagnons, Maurice Bridel, Lausanne, 1977 ; réédition, Berg international, Paris, 1995.
  • La mémoire et les jours Paris, Berg International, 1985, réed. 1995.
Théâtre
  • La théorie et la pratique, Anthropos, Paris, 1969.
  • La sentence, pièce en trois actes, P.-J. Oswald, 1972.
  • Qui rapportera ces paroles ?, tragédie en trois actes, P.-J. Oswald, Paris, 1974. Réédition avec Une scène jouée dans la mémoire HB, Aigues-vives, 2001.
  • Maria Lusitania, pièce en trois actes, et le coup d'État, pièce en cinq actes, P.-J. Oswald, Paris, 1975.
  • La ligne de démarcation et la capitulation, P.-J. Oswald, Paris, 1977.


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