Claude Bernard (1813-1878) est un médecin et physiologiste, connu pour l'étude du syndrome de Claude Bernard-Horner. Il est considéré comme le fondateur de la médecine expérimentale.
Claude Bernard naquit en 1813 dans le petit village de Saint-Julien en Beaujolais. Son père était vigneron. Le curé du village, puis les prêtres du collège de Villefranche apprirent au jeune Claude Bernard les rudiments du latin et des humanités classiques dont l'étude s'acheva au collège de Thoissey. A 19 ans, il arrive à Lyon et il se place comme préparateur chez un pharmacien. Après des études en pharmacie, il tente une carrière de dramaturge, mais se réoriente vers des études de médecine. Il est diplômé en 1843 mais échoue à l'agrégation l'année suivante.
Il a consacré sa carrière à la physiologie. Il a été professeur au Collège de France, à la Sorbonne et enfin au Muséum national d'histoire naturelle.
Il découvre le rôle de la sécrétion pancréatique dans la digestion des graisses (1848), le rôle du foie dans la sécrétion interne du glucose dans le sang (1848), l'induction du diabète par ponction au niveau du plancher du 4e ventricule (1849), l'augmentation de la température cutanée après section du nerf sympathique cervical (1851), la production de sucre par le foie lavé après excision (1855) et isolation du glycogène (1857), la spécificité du curare dans la paralysie de jonction neuro-musculaire (1856) et démontre que le monoxyde de carbone bloque la respiration dans les érythrocytes (1857).
Il a mis en évidence l'homéostasie (constance du milieu intérieur) vers 1860.
Il est élevé au rang de sénateur en 1865, élu à l'Académie française en 1868 et a reçu la Médaille Copley en 1876. Il est membre étranger de la Royal Society depuis 1864.
Dans un mémoire posthume sur la fermentation alcoolique, qui sera à l'origine d'une polémique entre Pasteur et Berthelot, il défend (contre Pasteur) la thèse du « ferment soluble », qui sera consacrée par la théorie des enzymes, mais va jusqu'à soutenir que la levure (vivante) est produite par le « ferment soluble » (non vivant), ce que les historiens des sciences considèrent comme une régression vers la génération spontanée[1].
Claude Bernard est considéré comme l'un des principaux initiateurs de la démarche expérimentale hypothético-déductive, formalisée souvent - parfois rigidifiée dans l'enseignement - par « OHERIC » : Observation - Hypothèse - Expérience - Résultat - Interprétation - Conclusion. C'est d'ailleurs une démarche tronquée par rapport à celle présentée dans la Médecine Expérimentale. Il y manque deux étapes fondamentales. On ne peut pas donner d'hypothèse sans avoir posé le problème à résoudre, puisqu'une hypothèse est une réponse possible à une question suscitée par une observation. L'expérience teste la conséquence vérifiable de l'hypothèse.
L'Université de Lyon I a choisi de porter son nom.
« Claude Bernard », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions] (Wikisource)
Claude Bernard naquit en 1813 dans le petit village de Saint-Julien en Beaujolais. Son père était vigneron. Le curé du village, puis les prêtres du collège de Villefranche apprirent au jeune Claude Bernard les rudiments du latin et des humanités classiques dont l'étude s'acheva au collège de Thoissey. A 19 ans, il arrive à Lyon et il se place comme préparateur chez un pharmacien. Après des études en pharmacie, il tente une carrière de dramaturge, mais se réoriente vers des études de médecine. Il est diplômé en 1843 mais échoue à l'agrégation l'année suivante.
Il a consacré sa carrière à la physiologie. Il a été professeur au Collège de France, à la Sorbonne et enfin au Muséum national d'histoire naturelle.
Il découvre le rôle de la sécrétion pancréatique dans la digestion des graisses (1848), le rôle du foie dans la sécrétion interne du glucose dans le sang (1848), l'induction du diabète par ponction au niveau du plancher du 4e ventricule (1849), l'augmentation de la température cutanée après section du nerf sympathique cervical (1851), la production de sucre par le foie lavé après excision (1855) et isolation du glycogène (1857), la spécificité du curare dans la paralysie de jonction neuro-musculaire (1856) et démontre que le monoxyde de carbone bloque la respiration dans les érythrocytes (1857).
Il a mis en évidence l'homéostasie (constance du milieu intérieur) vers 1860.
Il est élevé au rang de sénateur en 1865, élu à l'Académie française en 1868 et a reçu la Médaille Copley en 1876. Il est membre étranger de la Royal Society depuis 1864.
Dans un mémoire posthume sur la fermentation alcoolique, qui sera à l'origine d'une polémique entre Pasteur et Berthelot, il défend (contre Pasteur) la thèse du « ferment soluble », qui sera consacrée par la théorie des enzymes, mais va jusqu'à soutenir que la levure (vivante) est produite par le « ferment soluble » (non vivant), ce que les historiens des sciences considèrent comme une régression vers la génération spontanée[1].
Claude Bernard est considéré comme l'un des principaux initiateurs de la démarche expérimentale hypothético-déductive, formalisée souvent - parfois rigidifiée dans l'enseignement - par « OHERIC » : Observation - Hypothèse - Expérience - Résultat - Interprétation - Conclusion. C'est d'ailleurs une démarche tronquée par rapport à celle présentée dans la Médecine Expérimentale. Il y manque deux étapes fondamentales. On ne peut pas donner d'hypothèse sans avoir posé le problème à résoudre, puisqu'une hypothèse est une réponse possible à une question suscitée par une observation. L'expérience teste la conséquence vérifiable de l'hypothèse.
L'Université de Lyon I a choisi de porter son nom.
- Professeur au Collège de France
- Professeur à la Sorbonne
- Professeur au Muséum national d'histoire naturelle.
- Sénateur (1865)
- Membre de l'Académie française (1868)
- Médaille Copley (1876)
- Membre étranger de la Royal Society (1864)
- « Le microbe n'est rien, c'est le terrain qui est tout. »
- « J'ai connu la douleur du savant qui, faute de moyens matériels, ne peut entreprendre de réaliser des expériences qu'il conçoit et est obligé de renoncer à certaines recherches, ou de laisser sa découverte à l'état d'ébauche. »
- « La théorie est l’hypothèse vérifiée après qu’elle a été soumise au contrôle du raisonnement et de la critique. Une théorie, pour rester bonne, doit toujours se modifier avec le progrès de la science et demeurer constamment soumise à la vérification et la critique des faits nouveaux qui apparaissent. Si l’on considérait une théorie comme parfaite, et si on cessait de la vérifier par l’expérience scientifique, elle deviendrait une doctrine. »
- « La vie c'est la mort. L'art est vie, donc mortel. »
- « La fixité du milieu intérieur est la condition d'une vie libre et indépendante. »
- « C’est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d’apprendre. »
- « Quand le fait que l'on rencontre ne s'accorde pas avec une théorie régnante, il faut accepter le fait et abandonner la théorie. »
- « Je ne soigne pas l'homme en général, je soigne l'individu en particulier. »
- « L'admission d'un fait sans cause, c'est-à-dire indéterminé dans ses conditions d'existence, n'est ni plus ni moins que la négation de la science. »
- « Le physiologiste n’est pas un homme du monde, c'est un savant, c’est un homme qui est saisi et absorbé par une idée scientifique qu’il poursuit : il n’entend plus les cris des animaux, il ne voit plus le sang qui coule, il ne voit que son idée, et n’aperçoit que des organismes qui lui cachent des phénomènes qu’il veut découvrir. »
- Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, 1865. (Rééd. Champs, Flammarion, ISBN 2080811371 )
- Principes de médecine expérimentale, éd. PUF, 1947
- Recherches sur une nouvelle fonction du foie considéré comme organe producteur de matière sucré chez l'homme et les animaux, Paris, Martinet, 1853
- Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine, 2 Tomes, 1855/56
- Leçons sur les effets des puissances toxiques et médicamenteuses, 1857
- Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux, 1858
- Leçons sur les propriétés physiologiques et les altérations pathologiques des différents liquides de l'organisme, 1859
- Leçons et expériences physiologiques sur la nutrition et le développement, 1860
- Leçons de pathologie expérimentale et lecons sur les propriétés de la moelle épinière, 1872
- Leçons sur les phénomènes de la vie communs aux animaux et aux végétaux, 2 Tomes, 1878/79
- Œuvres de Claude Bernard sur le projet Gutenberg
- Robert Clarke, Claude Bernard et la médecine expérimentale, Paris, Éditions Seghers, 1961
- Alain Prochiantz, Claude Bernard : La Révolution physiologique, (ISBN 2130429092)
- Pierre Lamy, L'Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, le naturalisme et le positivisme, 1928
- Pierre Debray-Ritzen (1992). Claude Bernard ou un nouvel état de l'humaine raison. Albin Michel (Paris) : 235 p. (ISBN 2-226-05896-6).
- Auguste Comte
- Casimir Davaine
- Musée Claude Bernard.
- Biographie et fac-similés de travaux de Claude Bernard.
- Un physiologiste natif du Beaujolais : biographie et généalogie de Claude Bernard.
- (en) Biographie et référence bibliographiques aux sources numériques dans le projet VLP de l’Institut Max Planck d'histoire des sciences.
- Claude Bernard, biographie, images, citations et bibliographie complète, avec liens aux textes originales en-ligne.
« Claude Bernard », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions] (Wikisource)
- ↑ Jean Rostand, La genèse de la vie, Histoire des idées sur la génération des idées spontanées, 1943, tirage de 1946, pp. 171-174, spéc. 174; Patrice Pinet, Pasteur et la philosophie, Paris, 2005, p. 83.

