Claude de Baissac (1907-1974) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent mauricien du service secret britannique Special Operations Executive (SOE). Il organisa en France l’important réseau de résistance SCIENTIST, dans le sud-ouest d'août 1942 à août 1943, et en Bretagne à partir de février 1944.
Pour accéder à des photographies de Claude de Baissac, se reporter au paragraphe Sources et liens externes.
1907. Le 28 février, naissance de Claude Denis de Boucherville Baissac à Curepipe Maurice.
1942.
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- Sa sœur (aînée de deux ans) : Lise de Baissac. Elle fut également agent du SOE, dans le même réseau.
- Sa femme : Mary Herbert. Mariage après la guerre.
1907. Le 28 février, naissance de Claude Denis de Boucherville Baissac à Curepipe Maurice.
1942.
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- Première mission en France
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- 30 juillet. Claude de Baissac « David », chef du réseau SCIENTIST et Harry Peulevé « Jean » son opérateur radio sont parachutés près de Nîmes depuis un bombardier Halifax. Ils viennent installer le nouveau réseau dans le sud-ouest. Malheureusement, ils sont largués trop bas et se blessent à l’arrivée : de Baissac a une cheville cassée et Peulevé, gravement atteint, doit rentrer en Angleterre.
- Pendant les mois qui suivent, de Baissac développe le réseau SCIENTIST dans la région de Bordeaux. Il reçoit du renfort : Roger Landes « Stanislas », son radio parachuté le 2 novembre ; Mary Herbert « Marie-Louise », son agent de liaison arrivé par felouque le 8 novembre. Certains groupes de résistance se concentrent sur l’attaque d’abris de sous-marins dans le port et d'autres opèrent dans la campagne landaise. Il travaille étroitement avec Francis Suttill et son réseau Prosper-PHYSICIAN à Paris.
- Janvier. France Antelme informe de Baissac de l'existence à Bordeaux d'une très forte organisation de résistance, dirigée par un certain André Grandclément, et fort désireuse de recevoir armes et matériel. Le contact est établi et l'entente vite réalisée. Grandclément apporte ses groupes et ses contacts avec l'OCM, et de Baissac les moyens.
- Mars. De Baissac rentre à Londres dans la nuit 17/18 par Lysander[1]. Il annonce à Londres qu’il dispose de 11000 hommes.
- Avril. L'appartement d'André Grandclément, cours de Verdun, devient un véritable salon où se retrouvent entre amis, pour parler de résistance, Claude et Lise de Baissac, Roger Landes, Jean Renaud-Dandicolle, Jouffrault père et fils, Charles Corbin, Roland Chazeau, Maleyran, Charles Hayes.
- Mai. Francis Suttill « Prosper » avertit de Baissac qu’il a l’impression qu’un membre de son réseau, Henri Déricourt, travaille pour les Allemands. À la pleine lune, de Baissac revient avec de nouvelles instructions, et les parachutages s'intensifient.
- Juin. Le 23, la Gestapo capture Francis Suttill, puis des centaines d’autres agents du réseau et de résistants du réseau Prosper-PHYSICIAN et des autres réseaux et groupes qui lui sont rattachés.
- Juillet. Le réseau SCIENTIST est entraîné dans la chute.
- 16/17 août. De Baissac rentre en Angleterre par Lysander, avec sa sœur Lise et Nicholas Bodington. Roger Landes « Aristide » prend sa succession, qui durera jusqu'à fin novembre.
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- Deuxième mission en France
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- Février. De Baissac retourne en France. Il est parachuté en Mayenne avec une équipe comprenant Lise de Baissac (sa soeur), Jean Renaud-Dandicolle « René » et son radio Maurice Larcher « Vladimir ». Sa nouvelle mission consiste à fédérer, armer et dynamiser les organisations de Résistance, dans une région s'étendant de Caen à Laval.
- Au moment du débarquement en Normandie, de Baissac rejoint George Starr « Hilaire » et son réseau WHEELWRIGHT dans le sud-ouest.
- Distinctions
- Royaume-Uni : DSO
- France : Chevalier de la Légion d'honneur ; Croix de guerre 1939-1945
- ↑ Hugh Verity, p. 262. Comme le livre ne précise pas la date de retour en France, de Baissac a dû être parachuté.
- Photographies de Claude de Baissac sur le site Special Forces Roll of Honour
- (en) Spartacus Educational
- Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux Brilhac, Tallandier, 2008, ISBN : 978-2-84734-329-8 / EAN 13 : 9782847343298. Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France. Une référence essentielle sur le SOE en France.
- Guy Penaud, Histoire secrète de la Résistance dans le Sud-Ouest, Éditions Sud-Ouest, 1993.
- Hugh Verity, Nous atterrissions de nuit.... 5e édition, Éditions Vario, 2004.
- René Terrisse, Bordeaux 1940-1944, Perrin, 1993, ISBN2-262-00991-0.
