Daniel Balavoine, est un auteur-compositeur-interprète français né à Alençon (Orne) le 5 février 1952 et mort dans un accident d'hélicoptère le 14 janvier 1986 à Gourma-Rharous (Mali).
Daniel Balavoine est le benjamin d'une famille de six enfants. Il a trois frères: Bernard (né en 1944), Guy (né en 1946) et Yves (né en 1948) et deux sœurs: Marie-Françoise (née en 1940) et Claire (née en 1943). Son père Émile est ingénieur en urbanisme et travaille pour le ministère de la reconstruction, quant à sa mère Élisabeth, elle est antiquaire. Né à Alençon, Daniel ne cessera de revendiquer avec fierté ses origines basques. Il passera d'ailleurs la majorité de sa jeunesse dans le sud-ouest. En 1959, Émile est muté en Algérie. Daniel entre donc en pension. C'est à la même époque que ses parents se séparent. Il apprécie peu le pensionnat, qui lui fait perdre le goût de la religion et provoquera un profond rejet de sa part vis à vis de la discipline qui y règne. Vers 11 ans, il entendra dans l'établissement She loves you des Beatles qui, il le confiera plus tard, lui donne indirectement goût à la musique.
Les années passent. Lycéen à Pau, Balavoine est un élève doué, surtout en littérature. Il s'implique de très près dans la révolte étudiante de mai 68 et s'imagine alors faire une carrière politique. Mais la fin du mouvement le déçoit, et il décide de se lancer dans la musique[1].
Après trois mois de terminale, il quitte son établissement.
Il débute chanteur de bal et se produit à Pau en interprétant du Bob Dylan. Purple Eruption, les Shake's puis Réveil sont les noms de ses orchestres. Il acquiert ainsi une petite notoriété locale. Passionné par le rock, il décidera désormais de s'y consacrer pleinement.
En 1971 il décide de monter à Paris avec ses amis une première fois. Grande désillusion. De retour à Pau, il est contacté par un groupe, Présence, dont le chanteur vient de partir. Retournant à Paris, il passe une audition au cours de laquelle un autre jeune chanteur, du nom de Laurent Voulzy, concourt. Balavoine est retenu et commence à côtoyer les studios. Un premier 45 tours oscillant entre hard rock et slow sort chez Vogue, il ne s'en vendra que 247 exemplaires. Malgré l'échec de ce disque, Présence se produit un peu partout en France[2].
En 1972 le groupe se sépare.
Pour assurer le quotidien, Balavoine trouve un emploi de disquaire mais ne renonce pas pour autant à la musique. En 1973 la maison de disque Vogue le rappelle et l'encourage à entamer une carrière solo. Le 45 tours Viens vite sort mais obtiendra à peine plus de succès qu'avec Présence. Daniel devient alors choriste, accompagné de son frère Guy. La même année, ils sont engagés dans la comédie musicale pop La Révolution française de Claude-Michel Schönberg.
A la même période, Patrick Juvet prépare un Olympia et recherche un choriste avec une voix aiguë. Contacté par sa productrice, Daniel est engagé. Il entamera avec l'artiste une tournée au cours de l'année 1974. Une grande histoire d'amitié se noue entre les deux hommes. Daniel Balavoine lui compose une chanson Couleurs d'automne pour son prochain album ; Patrick Juvet, généreux, la lui laissera chanter. Intitulé Chrysalide, le disque sort chez Barclay. C'est d'ailleurs pendant cet enregistrement que Daniel fera la connaissance d'Andy Scott, ingénieur du son qui ne le quittera plus. Interpelé par la voix de Balavoine, Léo Missir, vice-président et directeur artistique de Barclay, lui fait signer un contrat de trois albums sur le champ. Leur collaboration durera bien au-delà.
Le premier 33 tours de Daniel Balavoine sort en mars 1975 et s'intitule De vous à elle en passant par moi. Aucun titre ne se démarque clairement, l'album ne rencontre pas le succès.
Peu avant il a rencontré une jeune femme Catherine Ferry, une histoire d'amour s'initie et Daniel aura à cœur d'être son pygmalion pendant toute sa carrière[3]. Elle est choisie pour représenter la France à l'Eurovision en 1976. Elle terminera deuxième, les frères Balavoine chantant les chœurs.
Au cours d'un voyage en Pologne, Balavoine, heurté par le climat politique ambiant, imagine un concept-album autour du mur de Berlin. Cet album sort sous le nom Les Aventures de Simon et Gunther... en avril 1977. Malgré le succès d'estime qu'il obtient, Eddie Barclay commence à s'impatienter des non-résultats du chanteur et fait savoir à Léo Missir que le prochain album sera décisif.
Entre temps Michel Berger qui a fini de composer ce qui allait être Starmania cherche toujours un rôle pour jouer Johnny Rockfort dans cette comédie musicale. Impressionné par une prestation de Balavoine à la télévision où il interprète Lady Marlène, le seul titre du dernier album ayant réussi à percer, il l'embauche.
Ainsi en avril 1978 parait l'album studio de Starmania; en quelques semaines les titres de l'opéra-rock deviennent des hits. Balavoine y interprète Quand on arrive en ville, Banlieue nord et S.O.S. d'un Terrien en détresse.
En parallèle, et après deux 45 tours encore peu rentables Je suis bien et Le français est une langue qui résonne, Balavoine enregistre son troisième album Le Chanteur et le sort finalement en juin 1978. Le titre éponyme de l'album obtient enfin un grand succès et se vend à plus d'un million d'exemplaires, entrainant avec lui 800 000 albums[4]. De ce disque est également tiré la chanson Lucie, qui rencontre aussi un succès. Cette double victoire en quelques semaines lance véritablement la carrière de Daniel Balavoine.
Entre avril et mai 1979 ont lieu les représentations de Starmania au Palais des Congrès de Paris. Cent mille personnes viendront à ce spectacle. La distribution se compose outre Daniel de France Gall, Fabienne Thibeault, Étienne Chicot, Diane Dufresne, Nanette Workman pour ne citer qu'eux. Balavoine marquera profondément cette production. Cette participation accroit davantage sa notoriété en lui donnant une image un peu voyou mais également pleine de tendresse.
C'est ainsi grandi qu'il revient de cette expérience et propose déjà au public un quatrième album en octobre 1979. Il se nomme Face amour / Face amère et se vendra moins bien que Le Chanteur; les ventes de ce dernier étant encore très importantes.
Dans ce disque on trouve Love Linda, dédié à sa nouvelle compagne Linda Lecomte, Rougeagèvre profondément rock, Ces petits riens interprété avec retenu et justesse et Me laisse pas m'en aller. Sans réel tube, cet album aura un succès moyen, mais salué tout de même par la critique on lui décerne le prix Raoul-Breton[5]. À Lille, au mois de novembre il donne le premier concert à son nom.
Balavoine se produit à l'Olympia du 31 janvier au 2 février 1980.
Il fait aussi sensation le 19 mars 1980, lors d'un débat au journal de midi sur Antenne 2[6] au cours duquel il prend à partie François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti Socialiste, et les journalistes, les accusant d'ignorer les problèmes de la jeunesse. Les médias l'érigent alors en porte-parole de cette même jeunesse, rôle duquel il désirera toujours se défaire. Créant la polémique, il devient désormais un invité incontournable des talk-show[7]. Aux yeux du grand public il devient un chanteur engagé.
Il soutient à l'époque la candidature de Coluche à l'élection présidentielle. Après le retrait de cette candidature, François Mitterrand lui demandera de se joindre à sa campagne, Balavoine chantera dans la première partie de ses meetings pendant quelques semaines avant de changer d'avis.
En novembre 1980 il revient avec l'album Un autre monde, disque contenant des tubes essentiels: Mon fils ma bataille inspiré de l'histoire d'un ami du chanteur, Je ne suis pas un héros écrit à l'origine pour Johnny Hallyday, La vie ne m'apprend rien et dans une moindre mesure Lipstick Polychrome.
Fort du succès de ses nouvelles chansons, Daniel réinvestit la scène de l'Olympia du 10 au 14 mars 1981. Il fait salle comble et enregistre son premier album en public, qui sortira en novembre avec comme titre Balavoine sur scène. Dans ce spectacle la Chine est très présente. Il entame alors une grande tournée et participe à un concert au profit d'Amnesty International le 22 octobre; 100 artistes pour les prisonniers d'opinions.
Il part à l'hiver 1981 à Ibiza enregistrer un sixième 33 tours avec de nouveaux musiciens dont le batteur Joe Hammer. À 30 ans Balavoine veut entamer un nouveau virage musical, toujours plus rock, essayant à tout prix de s'éloigner de la variété. En avril Vendeurs de larmes apparait porté par la chanson Vivre ou survivre.
Dieu que l'amour est triste, Soulève-moi et le titre éponyme de l'album sont aussi notables. Ce disque est un succès.
On lui décerne le Prix Diamant de la chanson française.
Estimant que ses productions sont maintenant dignes de grandes salles, il investit le Palais des Sports de Paris du 9 au 13 juin 1982 et joue à guichets fermés. Les moyens mis en œuvre sont très conséquents offrant au public un grand spectacle.[8]
Passionné de sports mécaniques, Balavoine participe en janvier à la course du moment, le Paris-Dakar. Tombé en panne à la première étape, il suit la caravane en touriste et découvre alors l'Afrique. Ce moment fut un électrochoc pour le chanteur. Il prend conscience de la famine et de la pauvreté du continent, qui inspirera son album suivant, Loin des yeux de l'Occident enregistré l'été en Ecosse. Les textes évoquent la condition féminine avec Pour la femme veuve qui s'éveille, la torture avec Frappe avec ta tête, la drogue avec Poisson dans la cage, les dictatures d'Amérique du Sud avec Revolucion... Musicalement, le disque, inspiré par Peter Gabriel, mêle sonorités électroniques et ambiances world music. Bien vendu, il l'est cependant moins que les précédents.
À la même époque, Balavoine participe au conte musical Abbacadabra avec Frida du groupe Abba.
Par la suite le chanteur crée de nouveau la polémique. Invité à l'émission d'information Sept sur sept[9] le 23 octobre 1983, jour de l'attentat du Drakkar au Liban où son frère Yves, militaire, est basé, il lancera sous le coup de l'émotion: « J'emmerde les anciens combattants ! ». Phrase en fait adressée à tous ceux qui souhaitent à la jeunesse d'alors « une bonne guerre ». Il enchaîne alors avec véhémence et colère tenant un discours profondément anti-politique et anti-militariste. Deux semaines plus tard, il s'excusera publiquement dans une émission de Michel Drucker ce qui n'empechera pas des manifestations d'anciens combattant de boycotter certains concert de sa future tournée.
Balavoine entreprend une tournée marathon à travers la France durant l'hiver-printemps 1984. Le 2 avril il fait une halte au Printemps de Bourges, avec un spectacle moderne utilisant les faisceaux varilights (projecteurs assistés par ordinateur dont le spectre est quasi-infini) et la technologie HF (sans fil). Le décor est relativement dépouillé, Balavoine privilégiant largement la lumière et sa musique.
Le 15 juillet 1984, naît son fils Jérémie, dont il a rencontré la mère Corinne pendant l'enregistrement de Vendeurs de larmes.
Dans l'émoi il compose un 45 tours inédit Dieu que c'est beau illustrant d'une manière métaphorique l'accouchement. Le titre rencontre un grand succès.
Sa tournée se clôture au Palais des Sports du 21 au 30 septembre, où il enregistre un double album live. La totalité des chansons a été réorchestrée soit dans des ambiances techno-world soit dans un rock très prononcé.
Le 1er janvier 1985, Daniel se lance dans son deuxième Paris-Dakar comme copilote de Jean-Luc Roy à bord d'un Toyota. Ils arriveront à Dakar trentième.
L'année 1985 marque l'entrée du showbiz dans le monde de l'humanitaire. Les stars du monde entier se mobilisent pour l'Éthiopie qui subit alors une famine effroyable. À l'initiative de Bob Geldof le comité Band Aid est créé. Il en résulte le Live Aid, un concert planétaire qui sera marqué par des performances scéniques d'anthologie à l'image de Queen par exemple. C'est le 13 juillet 1985 qu'a lieu cette manifestation. Une délégation française est présente ce jour là au Wembley Stadium[10]. Elle est composée de Michel Berger, France Gall, Jean-Jacques Goldman, Jean-Louis Aubert et Daniel Balavoine. Amer de n'être que spectateurs de cet évènement, le groupe décide de reproduire un exploit similaire en France. Ce sera le concert des Chanteurs sans Frontières organisé par Renaud à la Courneuve le 13 octobre 1985. Daniel Balavoine chantera en duo Je marche seul avec Jean-Jacques Goldman. Le concert sera un échec mais le disque se vendra bien.
Durant l'été Daniel avait enregistré, toujours en Écosse, son huitième et dernier album studio. Il sort en octobre 1985 et a pour titre Sauver l'amour[11]. C'est le premier album de Balavoine qui sort en CD.
L'album est marqué musicalement par l'utilisation d'un sampleur Fairlight, permettant une large gamme de sonorités nouvelles et encore inédites en France où l'appareil n'est pas encore en usage. Les arrangements ainsi que les rythmiques se voient ainsi travaillés à l'extrême. Ce disque sera le plus vendu des ses albums.
On y trouve L'Aziza en hommage à sa femme Corinne, juive-marocaine, qui se vendra à plus d'un million d'exemplaires. S'y trouvent aussi des chansons comme Tous les cris les S.O.S., Sauver l'amour et Aimer est plus fort que d'être aimé. Le concept de l'album est axé autour du sentiment premier : l'Amour. Tous les titres ou presque traitent d'un problème politique ou social. Petite Angèle montre une jeunesse incomprise, Petit homme mort au combat parle des enfants soldats, Un enfant assis attend la pluie évoque la sécheresse d'Éthiopie. Toute la fin de l'année 1985 sera consacrée à la promotion de cet album. Il travaillera également sur un album de Jeanne Mas[12].
Le 23 novembre il participe aux premières Victoire de la musique[13].
Le 7 décembre, il reçoit le prix de la chanson anti-raciste pour L'Aziza des mains de Harlem Desir au nom de SOS Racisme[14].
Quelques jours plus tard le 14 décembre, il participe au lancement officiel des Restaurants du cœur par son ami Coluche. Balavoine en est le premier parrain[15].
Par sa volonté d'être sur tous les fronts, Balavoine se voit extrêmement médiatisé à cette période.
Le représentant en France de Band Aid, Lionel Rotcage, l'encourage ainsi que Michel Berger, France Gall et Richard Berry à s'investir dans son opération Action Écoles qui consiste à créer des comités d'élèves dans toutes les établissements scolaires de France afin de lever des fonds et de financer des projets précis sur le continent africain.
Parmi ces projets, Daniel Balavoine se voit confier la responsabilité de l'opération Pompes à eaux pour l'Afrique, qui l'amène à repartir sur le Paris-Dakar, non pas en tant que concurrent, mais comme ambassadeur des Paris du cœur. Il supervise avec l'aide du créateur et directeur de la course Thierry Sabine ce programme en prenant appui sur le rallye[16]. À l'aide d'une caméra et d'un appareil photo, il réalise un reportage au fur et à mesure de ses arrêts dans le but de le présenter sur le plateau de Champs-Élysées peu après son retour[17].
Ainsi le 8 janvier 1986, on le voit assistant à l'installation d'une pompe à eau solaire dans un village voisin d' Agadez. C'est probablement sa dernière apparition télévisée.
L'étape Niamey-Gourma-Rharous, longue de 843 kilomètres, débute à 4 heures du matin.
Plus tard dans la matinée, Thierry Sabine et Daniel Balavoine se rejoignent à l'aéroport de Niamey afin de partir pour Gao. Arrivés à 10 h 30, ils s'entretiennent avec le gouverneur malien au sujet des pompes à eaux. L'ambiance est animée car beaucoup de problèmes subsistent dans le bon déroulement de l'action humanitaire : les autorités bloquent les camions des Paris du cœur ne pouvant ainsi faire route vers le Mali. Les échanges se prolongeront jusqu'à 16 heures.
Peu après, Sabine propose à Balavoine de le suivre afin de donner le coup d'envoi d'un match de football opposant l'équipe de Gao à celle de Mopti, match organisé dans le cadre du Paris-Dakar. La cérémonie s'éternise.
L'hélicoptère de Thierry Sabine, piloté par François-Xavier Bagnoud, est prêt et doit initialement embarquer Jean-Paul Le Fur, technicien radio, ainsi que Jean-Luc Roy et Yann-Arthus Bertrand. Ces deux derniers s'apprêtent à filmer et photographier comme tous les jours le secteur Gao-Gourma. Un avion en provenance de Bamako se pose entre-temps. Ils proposent alors de céder leurs places et préfèrent le prendre pour rentrer. Il est 17 heures et la nuit commence peu à peu à tomber. Sabine, se souvenant que le chanteur lui réclamait inlassablement un baptême de l'air en hélicoptère, lui attribue au dernier moment un siège.
A 17 h 15, l'appareil décolle et doit rejoindre le bivouac de Gourma-Rharous, arrivée de l'étape. Il leur faut parcourir environ deux cents kilomètres depuis Gao dans des conditions météo très difficiles. Les passagers respectifs sont donc Sabine, Balavoine, François-Xavier Bagnoud et Jean-Paul Le Fur.
Vers 18 h 10, ils s'arrêtent une première fois à Gossi au départ de la deuxième épreuve chronométrée ; Thierry en profite pour discuter avec des concurrents. Le vent de sable se faisant de plus en plus fort, il leur faut repartir. Entre-temps, la journaliste Nathalie Odent monte dans l'hélicoptère et occupe ainsi la dernière place vacante.
La nuit étant tombée, ils suivent le fleuve Niger (un repère plat et simple). Arrivés à un certain stade, ils n'ont d'autre choix que de se poser en urgence à une vingtaine de kilomètres de Gourma, toute progression étant désormais quasi impossible. Il est environ 19 heures. Sabine sort et croise une voiture, au conducteur de laquelle il demande de signaler leur position au bivouac afin de réquisitionner un véhicule et les ramener.
Puis, pour une raison inexpliquée, l'appareil redécolle et se réfère aux feux arrière d'un autre concurrent ; concurrent précédemment rencontré à Gossi. Ils volent en rases-mottes. Balayé par la tempête, l'engin tangue dangereusement ; quelqu'un tire une fusée de détresse. Surpris, le véhicule s'immobilise et l'hélicoptère, déséquilibré, passe devant à toute vitesse.
Il heurte un arbre avec l'avant droit du patin et part en looping en se désintégrant sur plus de 150 mètres. Il est un peu moins de 19 h 30 ; le crash se produit à seulement 8 kilomètres de Gourma-Rharous (approx. ). Les cinq passagers meurent sur le coup[18],[19],[20],[21],[22],[23].
Malgré tout de nombreuses zones d'ombres demeurent. En effet diverses polémiques ont fait leurs apparitions quelques jours seulement après le drame. Thierry Sabine a été accusé d'être en fait au commande ce jour là, idée démenti relativement rapidement. Puis une possible bavure militaire est évoquée, car l'appareil survolait alors une zone de conflits. Des véhicules auraient même reçu des balles. Cette hypothèse est toujours discutée.[24],[25]. Enfin, certains se sont penchés sur l'objet de leur redécollage : un serpent aurait piqué l'un des passagers, raison suffisante pour s'envoler en urgence[26].
Aucune certitude ne peut être envisagée et de nombreuses autres rumeurs circulent encore aujourd'hui sur internet, la plupart du temps de natures complotistes.[27],[28]
Daniel Balavoine aurait eu 34 ans le 5 février 1986. Il repose désormais au cimetière de Ranquine à Biarritz, dans le département des Pyrénées-Atlantiques.
La mort de Daniel Balavoine intervient à un moment où le chanteur rêve d'entamer une carrière internationale. Son seul succès francophone ne lui suffit plus, il désire s'exporter outre-manche et créer un groupe.
Voulant se remettre en cause et repartir de zéro, il était convenu que dés février 1986 Balavoine irait s'installer à Londres, bastion de la musique qu'il a toujours respecté. Là-bas était prévu l'admission du chanteur dans un groupe, groupe dans lequel il n'occuperait pas forcément la place de chanteur ou de leader[29]. Entièrement anglo-saxonne et réservée au marché anglais, cette nouvelle production serait pour lui un moyen de convaincre les critiques rocks que sa musique est digne de la Grande-Bretagne. L'équipe aurait été composée, outre Balavoine, du batteur Joe Hammer, du guitariste John Wooloff et du claviériste Matt Clifford, le tout accompagné du fidèle Andy Scott à la réalisation.
En parallèle Balavoine veut continuer sa carrière nationale. Sa salle fétiche, le Palais des Sports doit à nouveau l'accueillir pour trois semaines de show dés la fin septembre 1986.[30] Il n'était d'ailleurs pas exclu que le groupe anglais s'occupe de la première partie du spectacle en interprétant des inédits. Reproduire le son de Sauver l'amour sur scène aurait été la difficulté essentielle. Le virage sonore abordé aurait été excessivement conséquent et n'aurait sans doute rien eu de commun avec ses précédents concerts.
Ce spectacle aurait inauguré une tournée qui se serait étendue jusqu'au Pays-Bas, en passant par l'Allemagne et évidemment la France. Elle aurait pris fin en mars 1987[31] et c'est en octobre 1987 que Balavoine désirait voir paraître son premier album anglais[32]. Un 45 tours à titre expérimental serait préalablement sorti au cours de l'année 1986. Il planifiait également la parution de son prochain opus francophone aux alentours de 1988-1989.
Autour de la quarantaine, le chanteur, estimant que son métier n'est pas une fin en soi, disait vouloir mettre un terme a sa carrière pour pouvoir commencer autre chose. Politique, production, cinéma, écriture... il ne le savait pas encore. Certaines personnes de son entourage affirme qu'il aurait quand même continué.[33]
Tout ces projets soigneusement préparés ne verront jamais le jour. Balavoine n'assistera jamais à la naissance de sa fille Joana le 1er juin 1986.
Compositeur avant d'être auteur, Balavoine élabore ses musiques avant d'ajouter ses textes, [34] textes que d'ailleurs il écrit très rapidement et toujours au dernier moment. A tire d'exemple Le Chanteur a été écrit en une demi-heure seulement[35]. Travaillant à l'oreille, il ne sait pas écrire la mélodie[36]. Il inclut dans une grande majorité de ses chansons la notion d'espoir au sein d'un environnement majoritairement désespérant : Vivre ou survivre et Tous les cris les S.O.S. illustrent bien cette idée, autant textuellement que musicalement.
Son écriture prend parti sur des sujets sensibles de la société (célébrité, divorce, enfance, argent et réussite sociale, travail, guerres, drogue, torture, politique, amour, tolérance et racisme, drames humanitaires, vie et mort), ce qui en fait un chanteur engagé.
Inspiré par son idole Peter Gabriel[37], Balavoine était passionné par les nouvelles technologies et la perpétuelle recherche de sons nouveaux. C'est dans cette optique d'innovation qu'il s'essaye même à la world music avec Pour la femme veuve qui s'éveille. Alchimiste de studio, il est perfectionniste et prend très au sérieux son travail de producteur. Oscillant toujours entre pop et rock, les percussions ainsi que les effets synthétiques occupent un rôle qui ne cessera de croître, devenant ainsi priorité sur Sauver l'amour.[38]
Rétrospectivement reconnu comme étant une figure importante de la musique new-wave (ou synthpop) en France[39], il n'hésitait pas à critiquer une majorité d'artistes français établis, qu'il accusait alors de faire de la musique de « music hall », pas assez en rapport avec les attentes de la jeunesse tendant à se tourner d'avantage vers la musique anglo-saxonne[40].
Sa voix reste néanmoins sa principale caractéristique. Puissante et assez singulière, on la reconnait par son timbre haut perché et éraillé[41]. En ce qui concerne son amplitude les avis divergent. Les plus enthousiastes vont jusqu'à lui octroyer cinq octaves[42] mais il semblerait qu'il soit en fait plus proche de trois[43]. L'erreur viendrait de la confusion qu'engendre sa tonalité, naturellement plus haute que la normale, qui aurait tendance à majorer son étendue vocale[44]. Contrairement aux idées reçues, il n'utilise que très peu la voix de tête et reste la majeure partie du temps en voix pleine, laquelle lui suffisant pour chanter haut. Une lointaine similitude pourrait être entreprise avec le timbre de Freddie Mercury.
Nombre d'artistes ont interprété ultérieurement des chansons de son répertoire dont Jeanne Mas, Liane Foly, Léna Ka, Johnny Hallyday, Nicole Rieu, Pascal Obispo, Patrick Fiori, Florent Pagny, la troupe des Enfoirés, Grégory Lemarchal ou Marie Denise Pelletier.
Il est fréquemment diffusé sur les ondes (en 2003, il a été l'artiste français le plus entendu à la radio[45]) et souvent repris à la télévision. Balavoine jouit encore aujourd'hui d'une grande popularité, en témoigne les ventes de ses principaux best-of: L'essentiel (paru en 1995) vendu à 720 000 exemplaires et l'actuel Balavoine sans frontières (paru en 2005) atteignant les 150 000 copies.[46]. Ses actions humanitaires et prises de positions sont unanimement saluées[47]. Cependant très peu d'artistes de la nouvelle génération se réclament de lui musicalement.[48]
C'est le troisième auteur compositeur disparu qui génère le plus de droits d'auteur en France, derrière Joe Dassin et Michel Berger.[réf. nécessaire]
L'Association Daniel Balavoine, loi 1901, a été créée en mars 1986, par les amis et la famille, pour répondre à l'appel de ceux qui souhaitaient continuer l'action de Daniel Balavoine et Thierry Sabine en Afrique de l'Ouest. Son but principal est de fournir des motopompes d'irrigation pour la culture du riz au Sénégal, à la Mauritanie et au Mali. Ce matériel est destiné aux coopératives villageoises dans le but d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire par leur travail selon leur volonté. L'association est une association à but non lucratif, elle est apolitique et aconfessionnelle et se veut ouverte à tous.
site officiel de l'association Daniel Balavoine
Daniel Balavoine est le benjamin d'une famille de six enfants. Il a trois frères: Bernard (né en 1944), Guy (né en 1946) et Yves (né en 1948) et deux sœurs: Marie-Françoise (née en 1940) et Claire (née en 1943). Son père Émile est ingénieur en urbanisme et travaille pour le ministère de la reconstruction, quant à sa mère Élisabeth, elle est antiquaire. Né à Alençon, Daniel ne cessera de revendiquer avec fierté ses origines basques. Il passera d'ailleurs la majorité de sa jeunesse dans le sud-ouest. En 1959, Émile est muté en Algérie. Daniel entre donc en pension. C'est à la même époque que ses parents se séparent. Il apprécie peu le pensionnat, qui lui fait perdre le goût de la religion et provoquera un profond rejet de sa part vis à vis de la discipline qui y règne. Vers 11 ans, il entendra dans l'établissement She loves you des Beatles qui, il le confiera plus tard, lui donne indirectement goût à la musique.
Les années passent. Lycéen à Pau, Balavoine est un élève doué, surtout en littérature. Il s'implique de très près dans la révolte étudiante de mai 68 et s'imagine alors faire une carrière politique. Mais la fin du mouvement le déçoit, et il décide de se lancer dans la musique[1].
Après trois mois de terminale, il quitte son établissement.
Il débute chanteur de bal et se produit à Pau en interprétant du Bob Dylan. Purple Eruption, les Shake's puis Réveil sont les noms de ses orchestres. Il acquiert ainsi une petite notoriété locale. Passionné par le rock, il décidera désormais de s'y consacrer pleinement.
En 1971 il décide de monter à Paris avec ses amis une première fois. Grande désillusion. De retour à Pau, il est contacté par un groupe, Présence, dont le chanteur vient de partir. Retournant à Paris, il passe une audition au cours de laquelle un autre jeune chanteur, du nom de Laurent Voulzy, concourt. Balavoine est retenu et commence à côtoyer les studios. Un premier 45 tours oscillant entre hard rock et slow sort chez Vogue, il ne s'en vendra que 247 exemplaires. Malgré l'échec de ce disque, Présence se produit un peu partout en France[2].
En 1972 le groupe se sépare.
Pour assurer le quotidien, Balavoine trouve un emploi de disquaire mais ne renonce pas pour autant à la musique. En 1973 la maison de disque Vogue le rappelle et l'encourage à entamer une carrière solo. Le 45 tours Viens vite sort mais obtiendra à peine plus de succès qu'avec Présence. Daniel devient alors choriste, accompagné de son frère Guy. La même année, ils sont engagés dans la comédie musicale pop La Révolution française de Claude-Michel Schönberg.
A la même période, Patrick Juvet prépare un Olympia et recherche un choriste avec une voix aiguë. Contacté par sa productrice, Daniel est engagé. Il entamera avec l'artiste une tournée au cours de l'année 1974. Une grande histoire d'amitié se noue entre les deux hommes. Daniel Balavoine lui compose une chanson Couleurs d'automne pour son prochain album ; Patrick Juvet, généreux, la lui laissera chanter. Intitulé Chrysalide, le disque sort chez Barclay. C'est d'ailleurs pendant cet enregistrement que Daniel fera la connaissance d'Andy Scott, ingénieur du son qui ne le quittera plus. Interpelé par la voix de Balavoine, Léo Missir, vice-président et directeur artistique de Barclay, lui fait signer un contrat de trois albums sur le champ. Leur collaboration durera bien au-delà.
Le premier 33 tours de Daniel Balavoine sort en mars 1975 et s'intitule De vous à elle en passant par moi. Aucun titre ne se démarque clairement, l'album ne rencontre pas le succès.
Peu avant il a rencontré une jeune femme Catherine Ferry, une histoire d'amour s'initie et Daniel aura à cœur d'être son pygmalion pendant toute sa carrière[3]. Elle est choisie pour représenter la France à l'Eurovision en 1976. Elle terminera deuxième, les frères Balavoine chantant les chœurs.
Au cours d'un voyage en Pologne, Balavoine, heurté par le climat politique ambiant, imagine un concept-album autour du mur de Berlin. Cet album sort sous le nom Les Aventures de Simon et Gunther... en avril 1977. Malgré le succès d'estime qu'il obtient, Eddie Barclay commence à s'impatienter des non-résultats du chanteur et fait savoir à Léo Missir que le prochain album sera décisif.
Entre temps Michel Berger qui a fini de composer ce qui allait être Starmania cherche toujours un rôle pour jouer Johnny Rockfort dans cette comédie musicale. Impressionné par une prestation de Balavoine à la télévision où il interprète Lady Marlène, le seul titre du dernier album ayant réussi à percer, il l'embauche.
Ainsi en avril 1978 parait l'album studio de Starmania; en quelques semaines les titres de l'opéra-rock deviennent des hits. Balavoine y interprète Quand on arrive en ville, Banlieue nord et S.O.S. d'un Terrien en détresse.
En parallèle, et après deux 45 tours encore peu rentables Je suis bien et Le français est une langue qui résonne, Balavoine enregistre son troisième album Le Chanteur et le sort finalement en juin 1978. Le titre éponyme de l'album obtient enfin un grand succès et se vend à plus d'un million d'exemplaires, entrainant avec lui 800 000 albums[4]. De ce disque est également tiré la chanson Lucie, qui rencontre aussi un succès. Cette double victoire en quelques semaines lance véritablement la carrière de Daniel Balavoine.
Entre avril et mai 1979 ont lieu les représentations de Starmania au Palais des Congrès de Paris. Cent mille personnes viendront à ce spectacle. La distribution se compose outre Daniel de France Gall, Fabienne Thibeault, Étienne Chicot, Diane Dufresne, Nanette Workman pour ne citer qu'eux. Balavoine marquera profondément cette production. Cette participation accroit davantage sa notoriété en lui donnant une image un peu voyou mais également pleine de tendresse.
C'est ainsi grandi qu'il revient de cette expérience et propose déjà au public un quatrième album en octobre 1979. Il se nomme Face amour / Face amère et se vendra moins bien que Le Chanteur; les ventes de ce dernier étant encore très importantes.
Dans ce disque on trouve Love Linda, dédié à sa nouvelle compagne Linda Lecomte, Rougeagèvre profondément rock, Ces petits riens interprété avec retenu et justesse et Me laisse pas m'en aller. Sans réel tube, cet album aura un succès moyen, mais salué tout de même par la critique on lui décerne le prix Raoul-Breton[5]. À Lille, au mois de novembre il donne le premier concert à son nom.
Balavoine se produit à l'Olympia du 31 janvier au 2 février 1980.
Il fait aussi sensation le 19 mars 1980, lors d'un débat au journal de midi sur Antenne 2[6] au cours duquel il prend à partie François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti Socialiste, et les journalistes, les accusant d'ignorer les problèmes de la jeunesse. Les médias l'érigent alors en porte-parole de cette même jeunesse, rôle duquel il désirera toujours se défaire. Créant la polémique, il devient désormais un invité incontournable des talk-show[7]. Aux yeux du grand public il devient un chanteur engagé.
Il soutient à l'époque la candidature de Coluche à l'élection présidentielle. Après le retrait de cette candidature, François Mitterrand lui demandera de se joindre à sa campagne, Balavoine chantera dans la première partie de ses meetings pendant quelques semaines avant de changer d'avis.
En novembre 1980 il revient avec l'album Un autre monde, disque contenant des tubes essentiels: Mon fils ma bataille inspiré de l'histoire d'un ami du chanteur, Je ne suis pas un héros écrit à l'origine pour Johnny Hallyday, La vie ne m'apprend rien et dans une moindre mesure Lipstick Polychrome.
Fort du succès de ses nouvelles chansons, Daniel réinvestit la scène de l'Olympia du 10 au 14 mars 1981. Il fait salle comble et enregistre son premier album en public, qui sortira en novembre avec comme titre Balavoine sur scène. Dans ce spectacle la Chine est très présente. Il entame alors une grande tournée et participe à un concert au profit d'Amnesty International le 22 octobre; 100 artistes pour les prisonniers d'opinions.
Il part à l'hiver 1981 à Ibiza enregistrer un sixième 33 tours avec de nouveaux musiciens dont le batteur Joe Hammer. À 30 ans Balavoine veut entamer un nouveau virage musical, toujours plus rock, essayant à tout prix de s'éloigner de la variété. En avril Vendeurs de larmes apparait porté par la chanson Vivre ou survivre.
Dieu que l'amour est triste, Soulève-moi et le titre éponyme de l'album sont aussi notables. Ce disque est un succès.
On lui décerne le Prix Diamant de la chanson française.
Estimant que ses productions sont maintenant dignes de grandes salles, il investit le Palais des Sports de Paris du 9 au 13 juin 1982 et joue à guichets fermés. Les moyens mis en œuvre sont très conséquents offrant au public un grand spectacle.[8]
Passionné de sports mécaniques, Balavoine participe en janvier à la course du moment, le Paris-Dakar. Tombé en panne à la première étape, il suit la caravane en touriste et découvre alors l'Afrique. Ce moment fut un électrochoc pour le chanteur. Il prend conscience de la famine et de la pauvreté du continent, qui inspirera son album suivant, Loin des yeux de l'Occident enregistré l'été en Ecosse. Les textes évoquent la condition féminine avec Pour la femme veuve qui s'éveille, la torture avec Frappe avec ta tête, la drogue avec Poisson dans la cage, les dictatures d'Amérique du Sud avec Revolucion... Musicalement, le disque, inspiré par Peter Gabriel, mêle sonorités électroniques et ambiances world music. Bien vendu, il l'est cependant moins que les précédents.
À la même époque, Balavoine participe au conte musical Abbacadabra avec Frida du groupe Abba.
Par la suite le chanteur crée de nouveau la polémique. Invité à l'émission d'information Sept sur sept[9] le 23 octobre 1983, jour de l'attentat du Drakkar au Liban où son frère Yves, militaire, est basé, il lancera sous le coup de l'émotion: « J'emmerde les anciens combattants ! ». Phrase en fait adressée à tous ceux qui souhaitent à la jeunesse d'alors « une bonne guerre ». Il enchaîne alors avec véhémence et colère tenant un discours profondément anti-politique et anti-militariste. Deux semaines plus tard, il s'excusera publiquement dans une émission de Michel Drucker ce qui n'empechera pas des manifestations d'anciens combattant de boycotter certains concert de sa future tournée.
Balavoine entreprend une tournée marathon à travers la France durant l'hiver-printemps 1984. Le 2 avril il fait une halte au Printemps de Bourges, avec un spectacle moderne utilisant les faisceaux varilights (projecteurs assistés par ordinateur dont le spectre est quasi-infini) et la technologie HF (sans fil). Le décor est relativement dépouillé, Balavoine privilégiant largement la lumière et sa musique.
Le 15 juillet 1984, naît son fils Jérémie, dont il a rencontré la mère Corinne pendant l'enregistrement de Vendeurs de larmes.
Dans l'émoi il compose un 45 tours inédit Dieu que c'est beau illustrant d'une manière métaphorique l'accouchement. Le titre rencontre un grand succès.
Sa tournée se clôture au Palais des Sports du 21 au 30 septembre, où il enregistre un double album live. La totalité des chansons a été réorchestrée soit dans des ambiances techno-world soit dans un rock très prononcé.
Le 1er janvier 1985, Daniel se lance dans son deuxième Paris-Dakar comme copilote de Jean-Luc Roy à bord d'un Toyota. Ils arriveront à Dakar trentième.
L'année 1985 marque l'entrée du showbiz dans le monde de l'humanitaire. Les stars du monde entier se mobilisent pour l'Éthiopie qui subit alors une famine effroyable. À l'initiative de Bob Geldof le comité Band Aid est créé. Il en résulte le Live Aid, un concert planétaire qui sera marqué par des performances scéniques d'anthologie à l'image de Queen par exemple. C'est le 13 juillet 1985 qu'a lieu cette manifestation. Une délégation française est présente ce jour là au Wembley Stadium[10]. Elle est composée de Michel Berger, France Gall, Jean-Jacques Goldman, Jean-Louis Aubert et Daniel Balavoine. Amer de n'être que spectateurs de cet évènement, le groupe décide de reproduire un exploit similaire en France. Ce sera le concert des Chanteurs sans Frontières organisé par Renaud à la Courneuve le 13 octobre 1985. Daniel Balavoine chantera en duo Je marche seul avec Jean-Jacques Goldman. Le concert sera un échec mais le disque se vendra bien.
Durant l'été Daniel avait enregistré, toujours en Écosse, son huitième et dernier album studio. Il sort en octobre 1985 et a pour titre Sauver l'amour[11]. C'est le premier album de Balavoine qui sort en CD.
L'album est marqué musicalement par l'utilisation d'un sampleur Fairlight, permettant une large gamme de sonorités nouvelles et encore inédites en France où l'appareil n'est pas encore en usage. Les arrangements ainsi que les rythmiques se voient ainsi travaillés à l'extrême. Ce disque sera le plus vendu des ses albums.
On y trouve L'Aziza en hommage à sa femme Corinne, juive-marocaine, qui se vendra à plus d'un million d'exemplaires. S'y trouvent aussi des chansons comme Tous les cris les S.O.S., Sauver l'amour et Aimer est plus fort que d'être aimé. Le concept de l'album est axé autour du sentiment premier : l'Amour. Tous les titres ou presque traitent d'un problème politique ou social. Petite Angèle montre une jeunesse incomprise, Petit homme mort au combat parle des enfants soldats, Un enfant assis attend la pluie évoque la sécheresse d'Éthiopie. Toute la fin de l'année 1985 sera consacrée à la promotion de cet album. Il travaillera également sur un album de Jeanne Mas[12].
Le 23 novembre il participe aux premières Victoire de la musique[13].
Le 7 décembre, il reçoit le prix de la chanson anti-raciste pour L'Aziza des mains de Harlem Desir au nom de SOS Racisme[14].
Quelques jours plus tard le 14 décembre, il participe au lancement officiel des Restaurants du cœur par son ami Coluche. Balavoine en est le premier parrain[15].
Par sa volonté d'être sur tous les fronts, Balavoine se voit extrêmement médiatisé à cette période.
Le représentant en France de Band Aid, Lionel Rotcage, l'encourage ainsi que Michel Berger, France Gall et Richard Berry à s'investir dans son opération Action Écoles qui consiste à créer des comités d'élèves dans toutes les établissements scolaires de France afin de lever des fonds et de financer des projets précis sur le continent africain.
Parmi ces projets, Daniel Balavoine se voit confier la responsabilité de l'opération Pompes à eaux pour l'Afrique, qui l'amène à repartir sur le Paris-Dakar, non pas en tant que concurrent, mais comme ambassadeur des Paris du cœur. Il supervise avec l'aide du créateur et directeur de la course Thierry Sabine ce programme en prenant appui sur le rallye[16]. À l'aide d'une caméra et d'un appareil photo, il réalise un reportage au fur et à mesure de ses arrêts dans le but de le présenter sur le plateau de Champs-Élysées peu après son retour[17].
Ainsi le 8 janvier 1986, on le voit assistant à l'installation d'une pompe à eau solaire dans un village voisin d' Agadez. C'est probablement sa dernière apparition télévisée.
L'étape Niamey-Gourma-Rharous, longue de 843 kilomètres, débute à 4 heures du matin.
Plus tard dans la matinée, Thierry Sabine et Daniel Balavoine se rejoignent à l'aéroport de Niamey afin de partir pour Gao. Arrivés à 10 h 30, ils s'entretiennent avec le gouverneur malien au sujet des pompes à eaux. L'ambiance est animée car beaucoup de problèmes subsistent dans le bon déroulement de l'action humanitaire : les autorités bloquent les camions des Paris du cœur ne pouvant ainsi faire route vers le Mali. Les échanges se prolongeront jusqu'à 16 heures.
Peu après, Sabine propose à Balavoine de le suivre afin de donner le coup d'envoi d'un match de football opposant l'équipe de Gao à celle de Mopti, match organisé dans le cadre du Paris-Dakar. La cérémonie s'éternise.
L'hélicoptère de Thierry Sabine, piloté par François-Xavier Bagnoud, est prêt et doit initialement embarquer Jean-Paul Le Fur, technicien radio, ainsi que Jean-Luc Roy et Yann-Arthus Bertrand. Ces deux derniers s'apprêtent à filmer et photographier comme tous les jours le secteur Gao-Gourma. Un avion en provenance de Bamako se pose entre-temps. Ils proposent alors de céder leurs places et préfèrent le prendre pour rentrer. Il est 17 heures et la nuit commence peu à peu à tomber. Sabine, se souvenant que le chanteur lui réclamait inlassablement un baptême de l'air en hélicoptère, lui attribue au dernier moment un siège.
A 17 h 15, l'appareil décolle et doit rejoindre le bivouac de Gourma-Rharous, arrivée de l'étape. Il leur faut parcourir environ deux cents kilomètres depuis Gao dans des conditions météo très difficiles. Les passagers respectifs sont donc Sabine, Balavoine, François-Xavier Bagnoud et Jean-Paul Le Fur.
Vers 18 h 10, ils s'arrêtent une première fois à Gossi au départ de la deuxième épreuve chronométrée ; Thierry en profite pour discuter avec des concurrents. Le vent de sable se faisant de plus en plus fort, il leur faut repartir. Entre-temps, la journaliste Nathalie Odent monte dans l'hélicoptère et occupe ainsi la dernière place vacante.
La nuit étant tombée, ils suivent le fleuve Niger (un repère plat et simple). Arrivés à un certain stade, ils n'ont d'autre choix que de se poser en urgence à une vingtaine de kilomètres de Gourma, toute progression étant désormais quasi impossible. Il est environ 19 heures. Sabine sort et croise une voiture, au conducteur de laquelle il demande de signaler leur position au bivouac afin de réquisitionner un véhicule et les ramener.
Puis, pour une raison inexpliquée, l'appareil redécolle et se réfère aux feux arrière d'un autre concurrent ; concurrent précédemment rencontré à Gossi. Ils volent en rases-mottes. Balayé par la tempête, l'engin tangue dangereusement ; quelqu'un tire une fusée de détresse. Surpris, le véhicule s'immobilise et l'hélicoptère, déséquilibré, passe devant à toute vitesse.
Il heurte un arbre avec l'avant droit du patin et part en looping en se désintégrant sur plus de 150 mètres. Il est un peu moins de 19 h 30 ; le crash se produit à seulement 8 kilomètres de Gourma-Rharous (approx. ). Les cinq passagers meurent sur le coup[18],[19],[20],[21],[22],[23].
Malgré tout de nombreuses zones d'ombres demeurent. En effet diverses polémiques ont fait leurs apparitions quelques jours seulement après le drame. Thierry Sabine a été accusé d'être en fait au commande ce jour là, idée démenti relativement rapidement. Puis une possible bavure militaire est évoquée, car l'appareil survolait alors une zone de conflits. Des véhicules auraient même reçu des balles. Cette hypothèse est toujours discutée.[24],[25]. Enfin, certains se sont penchés sur l'objet de leur redécollage : un serpent aurait piqué l'un des passagers, raison suffisante pour s'envoler en urgence[26].
Aucune certitude ne peut être envisagée et de nombreuses autres rumeurs circulent encore aujourd'hui sur internet, la plupart du temps de natures complotistes.[27],[28]
Daniel Balavoine aurait eu 34 ans le 5 février 1986. Il repose désormais au cimetière de Ranquine à Biarritz, dans le département des Pyrénées-Atlantiques.
La mort de Daniel Balavoine intervient à un moment où le chanteur rêve d'entamer une carrière internationale. Son seul succès francophone ne lui suffit plus, il désire s'exporter outre-manche et créer un groupe.
Voulant se remettre en cause et repartir de zéro, il était convenu que dés février 1986 Balavoine irait s'installer à Londres, bastion de la musique qu'il a toujours respecté. Là-bas était prévu l'admission du chanteur dans un groupe, groupe dans lequel il n'occuperait pas forcément la place de chanteur ou de leader[29]. Entièrement anglo-saxonne et réservée au marché anglais, cette nouvelle production serait pour lui un moyen de convaincre les critiques rocks que sa musique est digne de la Grande-Bretagne. L'équipe aurait été composée, outre Balavoine, du batteur Joe Hammer, du guitariste John Wooloff et du claviériste Matt Clifford, le tout accompagné du fidèle Andy Scott à la réalisation.
En parallèle Balavoine veut continuer sa carrière nationale. Sa salle fétiche, le Palais des Sports doit à nouveau l'accueillir pour trois semaines de show dés la fin septembre 1986.[30] Il n'était d'ailleurs pas exclu que le groupe anglais s'occupe de la première partie du spectacle en interprétant des inédits. Reproduire le son de Sauver l'amour sur scène aurait été la difficulté essentielle. Le virage sonore abordé aurait été excessivement conséquent et n'aurait sans doute rien eu de commun avec ses précédents concerts.
Ce spectacle aurait inauguré une tournée qui se serait étendue jusqu'au Pays-Bas, en passant par l'Allemagne et évidemment la France. Elle aurait pris fin en mars 1987[31] et c'est en octobre 1987 que Balavoine désirait voir paraître son premier album anglais[32]. Un 45 tours à titre expérimental serait préalablement sorti au cours de l'année 1986. Il planifiait également la parution de son prochain opus francophone aux alentours de 1988-1989.
Autour de la quarantaine, le chanteur, estimant que son métier n'est pas une fin en soi, disait vouloir mettre un terme a sa carrière pour pouvoir commencer autre chose. Politique, production, cinéma, écriture... il ne le savait pas encore. Certaines personnes de son entourage affirme qu'il aurait quand même continué.[33]
Tout ces projets soigneusement préparés ne verront jamais le jour. Balavoine n'assistera jamais à la naissance de sa fille Joana le 1er juin 1986.
Compositeur avant d'être auteur, Balavoine élabore ses musiques avant d'ajouter ses textes, [34] textes que d'ailleurs il écrit très rapidement et toujours au dernier moment. A tire d'exemple Le Chanteur a été écrit en une demi-heure seulement[35]. Travaillant à l'oreille, il ne sait pas écrire la mélodie[36]. Il inclut dans une grande majorité de ses chansons la notion d'espoir au sein d'un environnement majoritairement désespérant : Vivre ou survivre et Tous les cris les S.O.S. illustrent bien cette idée, autant textuellement que musicalement.
Son écriture prend parti sur des sujets sensibles de la société (célébrité, divorce, enfance, argent et réussite sociale, travail, guerres, drogue, torture, politique, amour, tolérance et racisme, drames humanitaires, vie et mort), ce qui en fait un chanteur engagé.
Inspiré par son idole Peter Gabriel[37], Balavoine était passionné par les nouvelles technologies et la perpétuelle recherche de sons nouveaux. C'est dans cette optique d'innovation qu'il s'essaye même à la world music avec Pour la femme veuve qui s'éveille. Alchimiste de studio, il est perfectionniste et prend très au sérieux son travail de producteur. Oscillant toujours entre pop et rock, les percussions ainsi que les effets synthétiques occupent un rôle qui ne cessera de croître, devenant ainsi priorité sur Sauver l'amour.[38]
Rétrospectivement reconnu comme étant une figure importante de la musique new-wave (ou synthpop) en France[39], il n'hésitait pas à critiquer une majorité d'artistes français établis, qu'il accusait alors de faire de la musique de « music hall », pas assez en rapport avec les attentes de la jeunesse tendant à se tourner d'avantage vers la musique anglo-saxonne[40].
Sa voix reste néanmoins sa principale caractéristique. Puissante et assez singulière, on la reconnait par son timbre haut perché et éraillé[41]. En ce qui concerne son amplitude les avis divergent. Les plus enthousiastes vont jusqu'à lui octroyer cinq octaves[42] mais il semblerait qu'il soit en fait plus proche de trois[43]. L'erreur viendrait de la confusion qu'engendre sa tonalité, naturellement plus haute que la normale, qui aurait tendance à majorer son étendue vocale[44]. Contrairement aux idées reçues, il n'utilise que très peu la voix de tête et reste la majeure partie du temps en voix pleine, laquelle lui suffisant pour chanter haut. Une lointaine similitude pourrait être entreprise avec le timbre de Freddie Mercury.
Nombre d'artistes ont interprété ultérieurement des chansons de son répertoire dont Jeanne Mas, Liane Foly, Léna Ka, Johnny Hallyday, Nicole Rieu, Pascal Obispo, Patrick Fiori, Florent Pagny, la troupe des Enfoirés, Grégory Lemarchal ou Marie Denise Pelletier.
Il est fréquemment diffusé sur les ondes (en 2003, il a été l'artiste français le plus entendu à la radio[45]) et souvent repris à la télévision. Balavoine jouit encore aujourd'hui d'une grande popularité, en témoigne les ventes de ses principaux best-of: L'essentiel (paru en 1995) vendu à 720 000 exemplaires et l'actuel Balavoine sans frontières (paru en 2005) atteignant les 150 000 copies.[46]. Ses actions humanitaires et prises de positions sont unanimement saluées[47]. Cependant très peu d'artistes de la nouvelle génération se réclament de lui musicalement.[48]
C'est le troisième auteur compositeur disparu qui génère le plus de droits d'auteur en France, derrière Joe Dassin et Michel Berger.[réf. nécessaire]
- 1986 : Viens vite / Lire un livre / La confiture (enregistrés en 1973) (Disques Vogue)
- 1989 : Frappe avec ta tête / Élu par les bœufs (extraits de l'album Loin des yeux de l'Occident en 1983) (Barclay)
- 1999 : Lipstick Polychrome / Je ne suis pas un héros (extraits de l'album Un autre monde en 1980) (Barclay)
- 1986 : Ses 7 premières compositions
- 1986 : Master Série vol.1
- 1990 : Balavoine compilation
- 1992 : Master Série vol.2
- 1995 : L'essentiel (double CD)
- 2003 : Anthologie (3 CD)
- 2005 : Balavoine sans frontières (double CD)
- 2005 : Sans frontières (intégrale de 12 CD)
- 2006 : Les 100 plus belles chansons (6 CD)
- 2008 : Les 50 plus belles chansons (3 CD)
- 2005 : Le chanteur (double DVD)
- 2007 : Master Série
- 1977
- 1978
- 1979
- 1980
- 1982
- 1983
- 1984
- 1985
- La Révolution française (1973) opéra-rock de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil.
- Starmania (1978, album concept enregistré en studio) et Starmania, le spectacle (1979, enregistré en public au Palais des Congrès à Paris)
- Chrysalide, de Patrick Juvet (1974)
- Patrick Juvet vous raconte son rêve - (Olympia 73), de Patrick Juvet (1973)
- A participé activement à la carrière de Catherine Ferry (Bonjour bonjour, Vivre avec la musique, Quelqu'un quelque part, …), dont il a écrit la plupart des chansons. Il a aussi fait les chœurs ou des duos avec elle.
- Belle en duo avec Frida, chanteuse du groupe ABBA, en 1983. C'est un extrait du conte pour enfants Abbacadabra, dans lequel jouent et chantent Catherine Ferry, Fabienne Thibeault, Plastic Bertrand, Daniel Balavoine…
- Participe au concert des Chanteurs sans frontières à La Courneuve le 13 octobre 1985. Il chante en duo Je marche seul avec Jean-Jacques Goldman. (la vidéo[12] ici)
- En 1985, il produit et réalise Cœur en stéréo et Oh mama de Jeanne Mas.
- 1979 : Prix Raoul-Breton pour Face amour / Face amère
- 1982 : Prix Diamant de la chanson française pour Vendeurs de larmes
- 1985 : Prix SOS Racisme pour la chanson L'Aziza
- 1986 : Victoire de la Musique de l'album de l'année pour Sauver l'amour (à titre posthume)
- 2005 : 19e lors de l'émission Le Plus Grand Français de tous les temps
- 5 disques d'or et 2 d'argent lui ont également été remis lors de sa carrière[51].
- 1980 : Alors… Heureux ? de Claude Barrois : le brancardier - il a aussi composé la musique.
- 1982 : Qu'est-ce qui fait craquer les filles… de Michel Vocoret
L'Association Daniel Balavoine, loi 1901, a été créée en mars 1986, par les amis et la famille, pour répondre à l'appel de ceux qui souhaitaient continuer l'action de Daniel Balavoine et Thierry Sabine en Afrique de l'Ouest. Son but principal est de fournir des motopompes d'irrigation pour la culture du riz au Sénégal, à la Mauritanie et au Mali. Ce matériel est destiné aux coopératives villageoises dans le but d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire par leur travail selon leur volonté. L'association est une association à but non lucratif, elle est apolitique et aconfessionnelle et se veut ouverte à tous.
- ↑ Biographie de Daniel Balavoine du site dbalavoine.com
- ↑ Livre "Il était une fois Balavoine" par Fabien Lecoeuvre
- ↑ Article sur la relation de Balavoine avec Catherine Ferry
- ↑ Biographie sur le site Tout les cris les SOS
- ↑ Encyclopédie Bordas 1996, page 525
- ↑ Extraits du journal Midi Première sur balavoine.net
- ↑ des participations dans des émissions de télévision sur le site balavoine.net
- ↑ Article sur Vendeurs de larmes, Salut 12 mai 1982
- ↑ http://www.balavoine.net/HTML/Voyou.html Extraits de l'émission Sept sur Sept] sur balavoine.net
- ↑ Balavoine parle du Live Aid
- ↑ Étude de Sauver l'amour dans le magazine Paroles et musiques de janvier 1987
- ↑ http://danielb4ever.skyrock.com/37.html Collaboration avec Jeanne Mas]
- ↑ Extrait de sa participation aux Victoires de la Musique 1985 sur YouTube
- ↑ Extrait remise du prix sur balavoine.net
- ↑ Daniel Balavoine répond à l'appel de Coluche
- ↑ Interview de Camille Scoffier, VSD, janvier 1986 sur balavoine.net
- ↑ [1]
- ↑ VSD hors série janvier 1986
- ↑ Balavoine par Gilles Verlant
- ↑ Paris Match hors série n° 1913
- ↑ Paris Match 31 janvier 1986
- ↑ derniers jours d'une icône France 5 2008 (8) sur Dailymotion
- ↑ derniers jours d'une icône France 5 2008 (9) sur Dailymotion
- ↑ Patrouille malienne et diverses informations
- ↑ Journal télévisé d'Antenne 2 du 20/01/86 sur le site de l'INA
- ↑ Balavoine de Gilles Verlant page 198
- ↑ Blog
- ↑ Nombreux commentaires de vidéos (Youtube, Dailymotion)
- ↑ Balavoine parle du groupe, sur YouTube
- ↑ Daniel Balavoine parle des ses projets pour 1986, sur Dailymotion
- ↑ Balavoine annonce son programme à Philippe Gildas, sur YouTube
- ↑ Télé 7 jours du 04/01/86[2]
- ↑ Paris Match 29/12/2005
- ↑ Balavoine côté studio, sur fernould.club.fr
- ↑ http://larmes.over-blog.com/categorie-547611.html]
- ↑ [3]Son travail
- ↑ Fan de Peter Gabriel sur YouTube
- ↑ Magazine "Numéro 1" octobre 1985, consultable sur dbalavoine.com
- ↑ Article Aqua Design actualités consultable sur aquadesign.be
- ↑ Le Roman de Daniel Balavoine, Didier Varrod page 181, 194, 198
- ↑ Vidéo Frappe avec ta tête sur YouTube
- ↑ [4]
- ↑ [5]
- ↑ [6]
- ↑ [Capital décembre 2003]
- ↑ Chiffres albums[7]
- ↑ site RFI[8]
- ↑ [Le Parisien du 14/01/2006]
- ↑ [9]
- ↑ [10]
- ↑ Les 30 destins de stars, TF1 2007[11]
site officiel de l'association Daniel Balavoine



