Daniel Morelon est un ancien cycliste français (né le 24 juillet 1944 à Bourg-en-Bresse). Triple champion olympique, il a été fait Chevalier de l' Ordre National du Mérite et Chevalier de la Légion d'honneur.
Découvrant le cyclisme en suivant les courses de ses deux frères, il s'inscrit au Vélo Club Bressan à l'âge de 15 ans. Il obtient ses premiers résultats et remporte une troisième place du championnat de France amateur sur route. Il découvre alors le monde de la piste, grâce à un stage à Paris.
Il s'oriente alors vers cette discipline et rencontre pour la première fois Pierre Trentin en 1963 lors d'une compétition sur le vélodrome de la Cipale. En novembre 1963, il doit remplir ses obligations militaires. Il rejoint ainsi l'INSEP. Celui lui permet de se préparer dans les meilleures conditions pour sa première échéance planétaire.
En 1964, lors des jeux Olympiques de Tokyo, Pierre Trentin et Morelon s'affrontent en finale pour la troisième place. Trentin, marqué par sa disqualification face à l'italien Pettenela en demi-finale, cède devant Morelon, non sans avoir toutefois contraint celui-ci à une troisième manche. [1].
L'opposition entre Trentin et Morelon continue jusqu'à 1966: Trentin se spécialise sur le kilomètre. Lors des championnats du monde de 1966, Trentin remporte le titre mondial, tandis que Morelon remporte la vitesse, devant Trentin. Leur association sur le tandem est également un succès: « Daniel fait "un" en vitesse, je suis deuxième et j'étais le plus fort sur la borne. Qui voulez-vous qui nous batte en tandem ? » dira Pierre Trentin [2]
Morelon remporte de nouveau le titre mondial l'année suivante, toujours devant Trentin. Par contre, ils échouent en finale du tandem.
Les jeux Olympiques de 1968 se déroulent en altitude, à Mexico. Trentin, qui souffre de l'altitude voit son rival réaliser de meilleur temps d'entraînement sur le kilomètre. Après un barrage demandé par l'entraîneur de l'équipe de France Louis « Toto » Gérardin, Trentin est finalement désigné, remportant le titre en battant le record du monde. Deux jours plus tard, Morelon l'imite en remportant aisément le titre face à l'italien Giodano Turrini, non sans que celui-ci eut bien énervé le Français en posant une réclamation au terme de la première manche. Le Français remporte le titre en deux manches. [1],[2]. Deux jours plus tard, Trentin et Morelon remportent le tandem. Avec la victoire de Daniel Rebillard sur la poursuite individuelle, le France remporte quatre des cinq titres sur piste attribués lors de cette olympiade.
En 1969, Morelon remporte son troisième titre mondial sur la vitesse, remportant également une médaille de bronze en tandem. Il obtient le même résultat lors du mondial de 1970, mais c'est Gérard Quintyn qui occupe le siège arrière du tandem.
Pour l'année 1971, le tandem Trentin-Morelon est reconstitué, pour une nouvelle médaille de bronze. Sur le tournoi de vitesse, Morelon continue de dominer et remporte son cinquième titre.
Pour sa troisième participation aux jeux, Morelon est le grand favori de la vitesse. Il dispose de l'australien John Nicholson en deux manches, la deuxième étant déterminée grâce à la photo-finish.
Il remporte deux nouveaux titres mondiaux en 1973 et 1975.
Pour sa quatrième olympiade, Morelon est opposé au Tchécoslovaque Anton Tkac en finale. Morelon perd la première manche en menant puis se faisant dépasser dans la ligne droite. Il prend sa revanche dans la deuxième et s'octroie ainsi le droit de disputer la belle. Lors de celle-ci, le Tchécoslovaque se lance dans un sprint long auquel Morelon ne croit pas: « Je n'ai pas cru qu'il y allait franchement, je me suis trouvé trop loin. Je n'arrivais pas à réaliser que j'avais perdu. Je me disais qu'il restait une manche, je ne pouvais pas croire que c'était fini » [2]. Morelon remporte toutefois, avec cette médaille d'argent, sa cinquième médaille en quatre olympiades.
En 1977, il arrête sa carrière, prenant un poste d'entraîneur en succédant à « Toto » Gérardin[3].
Toutefois, en 1980, il participe au championnat du monde en tant que professionnel: lors du tournoi de vitesse, il obtient une médaille de bronze, le japonais Koichi Nakano remportant le titre. Il dispute également le Keirin, remportant la médaille d'argent.
En 1990, il devient le responsable d'un pôle d'entraînement sur piste à Hyères, sur un vélodrome nouvellement construit [3]. Son poste de responsable du pôle France à l'INSEP est ensuite occupé par un des anciens compagnons de tandem, Gérard Quintyn. Une rivalité sportive oppose les deux centres, plus particulièrement via l'opposition entre Florian Rousseau, entraîné par Quintyn à Paris et Laurent Gané par Morelon à Hyères. Toutefois, les deux centres collaborent pour contribuer à l'âge d'or de la piste française. Cette collaboration se concrétise par de nombreux titres mondiaux olympiques ou mondiaux, plus particulièrement sur la Vitesse par équipes discipline où la France remporte tous les titres mondiaux entre 1997 et 2001 et le titre olympique en 2000.
Morelon est également l'un des facteurs essentiels à la réussite de Félicia Ballanger qui, sous sa direction, remporta trois titres olympiques en 1996 et 2000 en vitesse et sur le 500 mètres, également en 2000. Elle remporta également dix titres mondiaux.
A l'issue des championnats du monde de 2005 à Los Angeles, Morelon, ayant atteint l'âge de la retraite en France, doit abandonner, tout comme Gérard Quintyn, ses responsablités [4]. L'Italie le sollicite alors pour diriger la vitesse.
Puis c'est la Chine qui s'attache les services, en mars 2007, de l'ancien technicien Français: il établit leur programme d'entraînement et les conseille sur les compétitions, la meilleure chance de succès étant la prometteuse Guo Shuang. Toutefois, il a annoncé que Pékin serait sa dernière compétition. [5]
Palmarès, non exhaustif, des cyclistes dont il assurait l'entraînement
(fr) Palmarès de Daniel Morelon sur le site memoire-du-cyclisme.net
Découvrant le cyclisme en suivant les courses de ses deux frères, il s'inscrit au Vélo Club Bressan à l'âge de 15 ans. Il obtient ses premiers résultats et remporte une troisième place du championnat de France amateur sur route. Il découvre alors le monde de la piste, grâce à un stage à Paris.
Il s'oriente alors vers cette discipline et rencontre pour la première fois Pierre Trentin en 1963 lors d'une compétition sur le vélodrome de la Cipale. En novembre 1963, il doit remplir ses obligations militaires. Il rejoint ainsi l'INSEP. Celui lui permet de se préparer dans les meilleures conditions pour sa première échéance planétaire.
En 1964, lors des jeux Olympiques de Tokyo, Pierre Trentin et Morelon s'affrontent en finale pour la troisième place. Trentin, marqué par sa disqualification face à l'italien Pettenela en demi-finale, cède devant Morelon, non sans avoir toutefois contraint celui-ci à une troisième manche. [1].
L'opposition entre Trentin et Morelon continue jusqu'à 1966: Trentin se spécialise sur le kilomètre. Lors des championnats du monde de 1966, Trentin remporte le titre mondial, tandis que Morelon remporte la vitesse, devant Trentin. Leur association sur le tandem est également un succès: « Daniel fait "un" en vitesse, je suis deuxième et j'étais le plus fort sur la borne. Qui voulez-vous qui nous batte en tandem ? » dira Pierre Trentin [2]
Morelon remporte de nouveau le titre mondial l'année suivante, toujours devant Trentin. Par contre, ils échouent en finale du tandem.
Les jeux Olympiques de 1968 se déroulent en altitude, à Mexico. Trentin, qui souffre de l'altitude voit son rival réaliser de meilleur temps d'entraînement sur le kilomètre. Après un barrage demandé par l'entraîneur de l'équipe de France Louis « Toto » Gérardin, Trentin est finalement désigné, remportant le titre en battant le record du monde. Deux jours plus tard, Morelon l'imite en remportant aisément le titre face à l'italien Giodano Turrini, non sans que celui-ci eut bien énervé le Français en posant une réclamation au terme de la première manche. Le Français remporte le titre en deux manches. [1],[2]. Deux jours plus tard, Trentin et Morelon remportent le tandem. Avec la victoire de Daniel Rebillard sur la poursuite individuelle, le France remporte quatre des cinq titres sur piste attribués lors de cette olympiade.
En 1969, Morelon remporte son troisième titre mondial sur la vitesse, remportant également une médaille de bronze en tandem. Il obtient le même résultat lors du mondial de 1970, mais c'est Gérard Quintyn qui occupe le siège arrière du tandem.
Pour l'année 1971, le tandem Trentin-Morelon est reconstitué, pour une nouvelle médaille de bronze. Sur le tournoi de vitesse, Morelon continue de dominer et remporte son cinquième titre.
Pour sa troisième participation aux jeux, Morelon est le grand favori de la vitesse. Il dispose de l'australien John Nicholson en deux manches, la deuxième étant déterminée grâce à la photo-finish.
Il remporte deux nouveaux titres mondiaux en 1973 et 1975.
Pour sa quatrième olympiade, Morelon est opposé au Tchécoslovaque Anton Tkac en finale. Morelon perd la première manche en menant puis se faisant dépasser dans la ligne droite. Il prend sa revanche dans la deuxième et s'octroie ainsi le droit de disputer la belle. Lors de celle-ci, le Tchécoslovaque se lance dans un sprint long auquel Morelon ne croit pas: « Je n'ai pas cru qu'il y allait franchement, je me suis trouvé trop loin. Je n'arrivais pas à réaliser que j'avais perdu. Je me disais qu'il restait une manche, je ne pouvais pas croire que c'était fini » [2]. Morelon remporte toutefois, avec cette médaille d'argent, sa cinquième médaille en quatre olympiades.
En 1977, il arrête sa carrière, prenant un poste d'entraîneur en succédant à « Toto » Gérardin[3].
Toutefois, en 1980, il participe au championnat du monde en tant que professionnel: lors du tournoi de vitesse, il obtient une médaille de bronze, le japonais Koichi Nakano remportant le titre. Il dispute également le Keirin, remportant la médaille d'argent.
En 1990, il devient le responsable d'un pôle d'entraînement sur piste à Hyères, sur un vélodrome nouvellement construit [3]. Son poste de responsable du pôle France à l'INSEP est ensuite occupé par un des anciens compagnons de tandem, Gérard Quintyn. Une rivalité sportive oppose les deux centres, plus particulièrement via l'opposition entre Florian Rousseau, entraîné par Quintyn à Paris et Laurent Gané par Morelon à Hyères. Toutefois, les deux centres collaborent pour contribuer à l'âge d'or de la piste française. Cette collaboration se concrétise par de nombreux titres mondiaux olympiques ou mondiaux, plus particulièrement sur la Vitesse par équipes discipline où la France remporte tous les titres mondiaux entre 1997 et 2001 et le titre olympique en 2000.
Morelon est également l'un des facteurs essentiels à la réussite de Félicia Ballanger qui, sous sa direction, remporta trois titres olympiques en 1996 et 2000 en vitesse et sur le 500 mètres, également en 2000. Elle remporta également dix titres mondiaux.
A l'issue des championnats du monde de 2005 à Los Angeles, Morelon, ayant atteint l'âge de la retraite en France, doit abandonner, tout comme Gérard Quintyn, ses responsablités [4]. L'Italie le sollicite alors pour diriger la vitesse.
Puis c'est la Chine qui s'attache les services, en mars 2007, de l'ancien technicien Français: il établit leur programme d'entraînement et les conseille sur les compétitions, la meilleure chance de succès étant la prometteuse Guo Shuang. Toutefois, il a annoncé que Pékin serait sa dernière compétition. [5]
- Entraineur national de Sprint depuis 1978.
- Responsable du pole Sprint de Hyères depuis 1990.
- Jeux Olympiques
- en vitesse au jeux Olympiques 1972
- en vitesse au jeux Olympiques 1968
- , avec Pierre Trentin, en tandem au jeux Olympiques 1968
- en vitesse au jeuxOlympiques 1976
- en vitesse au jeuxOlympiques 1964
- Championnats du monde
- Champion du Monde en 1966, 1967, 1969, 1970, 1971, 1973 et 1975 en vitesse
- Champion du Monde en 1966 en tandem avec Pierre Trentin.
- 3 médailles d'argent aux Championnats du Monde (1964 en vitesse, 1967 tandem, 1980 keiring).
- 5 médailles de bronze aux Championnats du Monde (1965 (amat.) et 1980 (prof.) en vitesse, 1969,1970 et 1971 tandem.
- Championnat de France
- Champion de France de vitesse: 1964, 1966, 1967, 1968, 1969, 1970, 1971, 1972, 1973, 1974, 1975, 1976, 1977 (onze ans sans interruption !)
- Vainqueur des Grand Prix:
- de Paris
- de Londres
- de Copenhague
- d'Aarhus
- de Milan
- de Los Angeles
- d'Amsterdam
- de Hanovre
- de Moscou
- etc.
-
- Six-Jours de Nouméa: 1977
Palmarès, non exhaustif, des cyclistes dont il assurait l'entraînement
- entraineur de Félicia Ballanger
- Medaille d'or aux JO de 1996 en vitesse.
- Medaille d'or aux JO de 2000 en vitesse.
- Medaille d'or aux JO de 2000 en 500m.
- Médaille d'or aux Championnats du monde sur piste 1995, 1996, 1997, 1998, 1999 en vitesse
- Médaille d'or aux Championnats du monde sur piste 1995, 1996, 1997, 1998, 1999 en 500m.
- Médaille d'argent en vitesse aux Championnats du monde de 1994
- entraineur de Nathalie Even
- Medaille d'or aux JO de 1996 en course aux points.
- entraineur de Laurent Gané
- Médaille d'or aux Championnats du monde sur piste 1999 et 2003
- Médaille d'argent aux Championnats du monde sur piste de 2000, 2001, 2004
- Médaille de bronze aux Championnats du monde sur piste de 1998
- entraineur de Frédéric Magné
- Médaille d'or du keirin aux Championnats du monde de 1995, 1997, 2000
- Médaille d'or du tandem (avec Fabrice Colas) aux Championnats du monde de 1987, 1988, 1989, 1994
- Médaille de bronze du keirin aux Championnats du monde sur piste de 1992
- entraîneur, avec Gérard Quintyn, de la vitesse par équipe
- Medaille d'or de Mickaël Bourgain, Laurent Gané et Arnaud Tournant aux JO de 2000
- Médaille de bronze de Laurent Gané, Florian Rousseau et Arnaud Tournant aux JO de 2004
- Medaille d'or de Vincent Le Quellec, Florian Rousseau et Arnaud Tournant aux Championnats du Monde de 1997 et 1998
- Medaille d'or de Laurent Gané, Florian Rousseau et Arnaud Tournant aux Championnats du Monde de 1999, 2000 et 2001
- Medaille d'or de Mickaël Bourgain, Laurent Gané et Arnaud Tournant aux Championnats du Monde de 2004
- Medaille d'argent de Mickaël Bourgain, Laurent Gané et Arnaud Tournant aux Championnats du Monde de 2003
- Medaille d'argent de Benoît Vetu, Florian Rousseau et Hervé Thuet aux Championnats du Monde de 1995
- Médaille de bronze de Laurent Gané, Florian Rousseau et Hervé Thuet aux Championnats du Monde de 1996
- Champion des champions français de L’Équipe 1972
- Porte drapeau Français lors des jeux olympiques de 1976 à Montréal
- Chevalier de l' Ordre National du Mérite en 1966 [6]
- Chevalier de la Légion d'honneur.
(fr) Palmarès de Daniel Morelon sur le site memoire-du-cyclisme.net
- ↑ a b La Fabuleuse histoire des jeux olympiques, Robert Parienté et Guy Lagorce , (ISBN 2830705831)
- ↑ a b c 68, l'année championne du siècle, L'Équipe Légendes
- ↑ a b (fr) Entretien: Daniel Morelon, L'Équipe
- ↑ (fr) Morelon en Italie
- ↑ (fr) Les Chinois ont recruté une légende française du sport cycliste
- ↑ (fr) D'Athènes à Athènes, les 100 dates Françaises des Jeux
