Biographie de Dziga Vertov

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The Spirit of '68 in the Criterion Collection: 'Medium Cool' and 11 ...
Film School Rejects
... U.S.A. is the bridge between Godard's New Wave works of Hollywood pastiche and the inventive, challenging didacticism that would characterize his more politicized late '60s/early '70s filmmaking, culminating in his establishment of the Dziga Vertov ...

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Que faire ? / What is to be done ?
La Revue des Ressources
24. Faire 1, c'est dire comment sont les choses vraies (Brecht). 25. Faire 2, c'est dire comment sont les choses (Brecht). 26. Faire 2, c'est faire le montage du film avant le tournage, le faire pendant le tournage, et le faire après le tournage ...




Cărţi de poezie-poezie
ObservatorCultural.ro
Alături de poemele Annei Ahmatova şi ale lui Pasternak, alături de poezia lui Blok şi Esenin, alături de proza Ninei Berberova şi a lui Nabokov, alături de filmele lui Dziga Vertov şi ale lui Eisenstein, Marina Ţvetaeva rămîne în conştiinţa culturii ...




Arte e musica sul Lago di Como
Infoinsubria
... del muto, distanti storicamente, ma accostate per vicinanza estetica e registica: “L'Idroplano Forlanini” (documentario del 1911 girato sul Lago di Como) e “L'uomo con la macchina da presa” (capolavoro del cinema russo d'avanguardia di Dziga Vertov).




Venerdì a Modena Festa della Musica in città, al cinema e in carcere
Sassuolo 2000
Il sestetto elettroacustico Portfolio di Reggio Emilia accompagnerà “Tre canti su Lenin” documentario del 1934 del regista sovietico Dziga Vertov. Il chitarrista e sound designer Pietro Baldoni si cimenterà con “Lo sconosciuto” di Tod Browning. Il film ...

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Varese News

Dedicato a Verdi e Wagner il festival di Bellagio e del lago di Como
Varese News
... del muto, distanti storicamente, ma accostate per vicinanza estetica e registica: “L'Idroplano Forlanini” (documentario del 1911 girato sul Lago di Como) e “L'uomo con la macchina da presa” (capolavoro del cinema russo d'avanguardia di Dziga Vertov).

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Going behind the 48 Hour Film Festival
The Knox Student
A few weeks ago I watched, for the first time, Dziga Vertov's “Man With a Movie Camera.” An hour long experiment with the cinema, this 1929 film played with what it meant to make movies through editing and non-linear storytelling, with the disclaimer ...




Tne Moscow News

Cultural Highlights
Tne Moscow News
The grand new show has works by Eisenstein, Picasso and Dziga Vertov on display, alongside newer works by artists from the Rodchenko School of Photography and Multimedia (whose alumni include Pussy Riot members). Until June 18. www.ncca.ru.




The Arts Desk

DVD: Chronicle of a Summer
The Arts Desk
The realm of non-fiction cinema, first explored by the Russian avant-garde pioneer Dziga Vertov in the 1920s, is free from the constraints of linear narrative or the tropes of theatre. This is an area that favours daring experiment – Folman's Waltz for ...




HotNews

Vertov, Eisenstein si Maiakovski deschid a doua editie a ...
HotNews
Ediţia a carei concept şi viziune curatorială este semnata de Igor Mocanu acoperă avangarda rusă şi sovietică, iar prima sesiune le este dedicată artiştilor avangardişti Serghei M. Eisenstein, Vladimir Maiakovski şi Dziga Vertov, prezenţi în program cu ...


Dziga Vertov (Białystok,2 janvier 1896 – Moscou, 12 février 1954), de son vrai nom Denis (Abramovich) Arkadiévitch Kaufman, est un cinéaste soviétique d'avant-garde qui s'opposant à un cinéma dramatique et littéraire (une histoire, des acteurs, des décors), privilégia le montage-mouvement du réel.



Fils de libraires russes, il écrit ses premiers poèmes au lycée, suit des cours de musique au conservatoire et très tôt (1915-1916), se revendique du futurisme. Ce dernier lui inspire la prise du pseudonyme de Dziga Vertov (qui signifie en ukrainien "Toupie qui tourne"), pseudonyme qu'il adopte officiellement[1]. Il étudie la médecine à Saint-Pétersbourg et s'adonne à des expériences de musique bruitistes (le Laboratoire de l'ouïe).

Ses deux frères Mikhaïl Kaufman et Boris Kaufman (en tant que directeur de la photographie) ont également travaillé dans le cinéma.

En 1918, il rejoint la Révolution. Il devient rédacteur et monteur du premier journal filmé d'actualité soviétique. Jusqu'en juin 1919 il réalisera une quarantaine de films d'actualité. Fin 1919 il est correspondant de guerre et ramène des images pour La Bataille de Tsaritsyne. Début 1920 il part avec le train Révolution d'Octobre sur le front du Sud-Ouest et à chaque arrêt projette son film L'anniversaire de la Révolution (montage de ses films d'actualité) ; en même temps il filme le voyage. Il réalisera des documentaires sur divers sujets (procès, guerre civile, voyages).

En 1922, il sort différents numéros de Ciné-Vérité (Kino-pravda) magazine filmé composé de différents reportages, dont il tire une philosophie du cinéma. Avec sa femme (Elisabeth Svilova) et son frère (Mikhaïl Kaufman) ils forment le Conseil des Trois. À la fin de l'année, le Conseil des Trois lance, à destination des cinéastes soviétiques, un Appel au commencement qui sera publié dans LEF, la revue de Vladimir Maïakovski. Vertov rédige son manifeste théorique Kinoki.

De 1923 à 1925, Vertov publie une cinquantaine de numéros de Goskino-Kalandar, magazine filmé.

Au printemps 1923, le Conseil des Trois devient le groupe des Kinoki (les Ciné-Yeux).

En 1924, il finalise le premier film d'animation soviétique (La Carte politique de l'Europe en dessins animés), débuté en 1922, suivi d'un autre, Les Jouets soviétiques.

Vertov écrit de nombreux articles (le Ciné-œil, du Ciné-œil au radio-œil, etc.)

Son frère, Mikhaïl Kaufman, réalise Moscou, film, détruit pendant la guerre, montrant Moscou durant une journée, filmée d'un matin au soir.

En 1927 et 1928, il écrit le scénario de L'Homme à la Caméra.

Les films de Vertov et ses théories du Ciné-œil commencent à avoir de l'influence sur les cinéastes d'avant-garde européens (Richter, Jean Lods, Jean Vigo - avec qui travaille son frère : Boris Kaufman, etc.).

En 1929 sort L'Homme à la Caméra, film muet sans intertitres : un travail de montage, de mouvement et de rythme, où différents effets (ralentis, accélérés, surimpression, découpage de l'écran...) apparaissent. Le film reprend le principe, en l'intégrant à un propos plus large (le ciné-œil contre le ciné-drame), de filmer une grande ville d'un matin au soir. C'est le dernier film que Vertov fait avec son frère (Mikhaïl), en raison des dissensions nées au sujet du travail sur le film. Le film est projeté à Paris, au Studio 28, en juillet 1929. En 2000 The Cinematic Orchestra compose une bande son pour ce film.

En 1930 sort Enthousiasme (ou la symphonie du Donbass), documentaire sonore, réalisé, monté et scénarisé par Vertov, l'un des tout premier long métrage soviétique à utiliser le son.

L'Homme à la Caméra / Человек с киноаппаратом (1929) et La symphonie du Donbass. Enthousiasme / Симфония Донбаса (1931) ont été tournés en Ukraine, respectivement à Odessa et dans le Donbass, ce qui incitera certains historiens du cinéma à citer le nom de Dziga Vertov dans leur histoire du cinéma ukrainien[2].

L'étau stalinien se resserre, tout est sous contrôle, les artistes de l'avant-garde sont de plus en plus mal perçus. La norme artistique devient le réalisme socialiste. Maïakovski se suicide.

En 1931, Dziga Vertov et sa femme voyagent un peu partout en Europe et présentent L'Homme à la Caméra et Enthousiasme (ou la symphonie du Donbass). L'accueil est fervent (Chaplin est admiratif devant le travail de sonorisation effectué sur Enthousiasme).

En 1934, il réalise Trois chants sur Lénine, film tourné à travers toute l'Union soviétique (jusqu'en Asie centrale). Cette célébration des 10 ans de la mort de Lénine est montée à partir de témoignages populaires et d'images d'archives.

Vertov continue de tourner, principalement des actualités au service du régime.

Dziga Vertov meurt le 12 février 1954, à Moscou, d'un cancer de la gorge.



Selon Vertov, le cinéma drame est l'opium du peuple. Il est donc contre le scénario, les décors, la mise en scène, les acteurs, les studios et le documentaire de paysage. Vertov utilise tout de même une préparation en vue de la réalisation de son film.

Il considère cependant que la caméra est un perfectionnement de l'oeil humain, qui lui, est imparfait. Il faut donc utiliser la caméra pour la lutte des classes.



  • Frédérique Devaux, L'Homme à la caméra de Dziga Vertov, Bruxelles : Yellow Now, 1990
  • Georges Sadoul , Dziga Vertov, préface de Jean Rouch, Paris : Champ libre, 1971
  • Dziga Vertov, Articles, journaux, projets, traduction et notes par Sylviane Mossé et Andrée Robel, Paris : Union générale d'éditions, 1972
  • Kino-Eye : The Writings of Dziga Vertov, by Dziga Vertov. Michelson, Annette, editor; translated by Kevin O'Brien, Paperback, University of California Press, 1995




  1. (fr) Atlas du cinéma, André Z. Labarrère, coll. Encyclopédies d'aujourd'hui, Le livre de poche, Paris, 2002, (ISBN 2-253-13015-X)
  2. (fr), (uk) Histoire du cinéma ukrainien (1896 - 1995), Lubomir Hosejko, Éditions à Dié, Dié, 2001, (ISBN 9782908730678), traduit en ukrainien en 2005 : Istoria Oukraïnskovo Kinemotografa, Kino-Kolo, Kiev, 2005, (ISBN 966-8864-00-X)