Edmund Spenser, né à Londres vers 1552 et mort en 1599, est un poète anglais de la période élisabéthaine.
Fils d'un artisan tailleur issu d'une famille pauvre de Londres, il fait ses études dans une grammar school puis à Cambridge, où il entre grâce à une bourse : il est alors à la fois étudiant et homme à tout faire. Ses études terminées, il s'attache comme à plusieurs grands nobles. La carrière d'homme de lettres est à l'époque impossible, et il est nécessaire aux écraivains de travailler comme fonctionnaire, secrétaire, précepteur, etc. Spenser travaille d'abord pour le comte de Leicester, favori de la Reine Elisabeth, puis pour le Lord-deputy d'Irlande John Grey. Il passera d'ailleurs la majeure partie de sa vie dans cette île.
Sa contribution à la poésie
Il enrichit la poésie anglaise, notamment par quatre recueils de poèmes dont les plus célèbres sont Amoretti, recueil de sonnets à l'inspiration italienne et pétrarquisante et Epithalamion, poème bucolique qui doit beaucoup à l'étude du poète romain Virgile. Son nom reste attaché a une forme de strophe, dite Spenserian stanza, composée de huit décasyllabes et d'un alexandrin. Cette strophe sera reprise par les célèbres poètes romantiques anglais du XIXème siècle : Keats, Shelley et Byron.
On lui doit surtout le poème épique de La Reine des fées (The Faerie Queene). Publié en 1596, le succès de cet ouvrage lui a valut d'être considéré comme le plus grand poète de son temps. Passant de l'Epithalamion à la Reine des fées, c'est-à-dire du poème bucolique à l'épopée, Spenser ne peut qu'avoir eu l'impression de refaire le chemin de Virgile entre les Bucoliques et l'Enéide.
Références externes
- (en) Biographie
| Précédé par: John Skelton |
Poète Lauréat britannique | Suivi par: Samuel Daniel |
