Edwige Antier (née le 15 mai 1942 à Toulon, Var) est une pédiatre et une femme politique française.
Elle est l'auteur de nombreux livres et guides sur les enfants, l'éducation et la famille.[1] Elle a été chroniqueuse de radio à France Inter, et actuellement à France Info.
Edwige Antier fut entre 2001 et 2008 première adjointe UMP au maire du 8e arrondissement de Paris. En 2007 elle se fait élire en tant que suppléante du député UMP Pierre Lellouche lors des élections législatives dans la quatrième circonscription de Paris.
En 2005, Edwige Antier dénonce dans les colonnes du Figaro la présentation faite de l'homosexualité dans le roman "Jean a deux mamans", destiné à la jeunesse et publié à l'Ecole des loisirs. Elle décrit l'homoparentalité comme un phénomème "marginal (...) qui véhicule en ce sens des antivaleurs (...). Or, lire ou raconter ce genre d'histoire bouleverse tout et peut nuire à la construction psychique." [2]. Elle s'oppose ainsi à la promotion du livre, expliquant dans une comparaison osée que « c’est aux parents de savoir ce dont ils veulent parler à leurs enfants. L’éditeur n’aurait-il pas dû préciser que c’est un livre avec avis parental ? Imaginez que des homosexuels voient leur enfant choisir un livre nazi dans une bibliothèque jeunesse ! Vous trouveriez cela normal ? »[3]. L'association des bibliothécaires français, rappelant qu'«Edwige Antier défend la thèse (controversée) selon laquelle les impressions infantiles sont indélébiles»[4], dénoncera ces prises de position. Edwige Antier a également proposé le statut de "parrain" aux co-parents gay ou lesbiens afin d’éviter que le statut de parent à part entière ne leur soit accordé[5]. Elle développe ses propos dans un essai intitulé "2 papas, 2 mamans, qu'en penser ? Débat sur l'homoparentalité", publié chez Calmann Lévy. Dans un autre livre, "Dolto en héritage II", Edwige Antier tente de proposer des schémas propres à l'homosexualité. Elle y explique que «la plupart de ceux qu'[elle a] vu grandir homosexuels avaient une image de père absente ou dévalorisée, par son comportement, sa faiblesse, par son déni par la mère». Les adolescentes homosexuelles ont, selon elle, «une mère phallique dominatrice et un père bienveillant»: «C'est à ce dernier qu'elle s'identifie, rejetant sa mère dont elle a cependant pris la puissance.» [6]. De nombreuses associations dénonceront ces propos les jugeant simplistes et dangereux.
Elle a présidé de 2003 à 2007 la branche française de l'Association mondiale des amis de l'enfance (A.M.A.D.E.), dont elle avait accepté la présidence et son mari nommé secrétaire général. 151 992 euros ont été détournés de la trésorerie de l'association, par son mari à l'insu de la pédiatre, ont assuré l'un et l'autre lors du procès qui s'est tenu en juillet 2007. Les fonds détournés, placés sur les comptes personnels d'Edwige Antier par des chèques ou des virements effectués par son mari, provenaient de dons. L'argent destiné à l'aide à l'enfance avait en fait été utilisé par le mari pour aider l'un de ses enfants qui était en train de créer une entreprise. Ce sont les autres dirigeants de l'association, s'apercevant des faits, qui ont porté l'affaire devant la justice, alors qu'Edwige Antier avait totalement remboursé les sommes 6 mois avant le dépôt de plainte.
Lors du procès le 3 juillet 2007, Edwige Antier s'est dit « victime de son mari, du trésorier de l'association, du conseil d'administration qui n'a pas fait son travail et de la banque qui ne l'a pas avertie. »
Le 10 juillet 2007, Edwige Antier a été condamnée à à six mois d'emprisonnement avec sursis et 15 000 euros d'amende pour recel de fonds, et à une interdiction d'exercer une activité dans une association pendant une durée de cinq ans. Son mari a été condamné à neuf mois d'emprisonnement avec sursis, 15 000 euros d'amende et à une interdiction d'exercer des fonctions dans une association pendant cinq ans. Tous deux ont annoncé qu'ils allaient faire appel.[7]
Par un arrêt du 7 mai 2008 de la Cour d'appel (9e chambre), Edwige Antier a été relaxée de tous ces chefs d'accusation, alors qu'au contraire la peine de son mari a été alourdie, passant de neuf à douze mois de prison avec sursis.[8]
Elle est l'auteur de nombreux livres et guides sur les enfants, l'éducation et la famille.[1] Elle a été chroniqueuse de radio à France Inter, et actuellement à France Info.
Edwige Antier fut entre 2001 et 2008 première adjointe UMP au maire du 8e arrondissement de Paris. En 2007 elle se fait élire en tant que suppléante du député UMP Pierre Lellouche lors des élections législatives dans la quatrième circonscription de Paris.
En 2005, Edwige Antier dénonce dans les colonnes du Figaro la présentation faite de l'homosexualité dans le roman "Jean a deux mamans", destiné à la jeunesse et publié à l'Ecole des loisirs. Elle décrit l'homoparentalité comme un phénomème "marginal (...) qui véhicule en ce sens des antivaleurs (...). Or, lire ou raconter ce genre d'histoire bouleverse tout et peut nuire à la construction psychique." [2]. Elle s'oppose ainsi à la promotion du livre, expliquant dans une comparaison osée que « c’est aux parents de savoir ce dont ils veulent parler à leurs enfants. L’éditeur n’aurait-il pas dû préciser que c’est un livre avec avis parental ? Imaginez que des homosexuels voient leur enfant choisir un livre nazi dans une bibliothèque jeunesse ! Vous trouveriez cela normal ? »[3]. L'association des bibliothécaires français, rappelant qu'«Edwige Antier défend la thèse (controversée) selon laquelle les impressions infantiles sont indélébiles»[4], dénoncera ces prises de position. Edwige Antier a également proposé le statut de "parrain" aux co-parents gay ou lesbiens afin d’éviter que le statut de parent à part entière ne leur soit accordé[5]. Elle développe ses propos dans un essai intitulé "2 papas, 2 mamans, qu'en penser ? Débat sur l'homoparentalité", publié chez Calmann Lévy. Dans un autre livre, "Dolto en héritage II", Edwige Antier tente de proposer des schémas propres à l'homosexualité. Elle y explique que «la plupart de ceux qu'[elle a] vu grandir homosexuels avaient une image de père absente ou dévalorisée, par son comportement, sa faiblesse, par son déni par la mère». Les adolescentes homosexuelles ont, selon elle, «une mère phallique dominatrice et un père bienveillant»: «C'est à ce dernier qu'elle s'identifie, rejetant sa mère dont elle a cependant pris la puissance.» [6]. De nombreuses associations dénonceront ces propos les jugeant simplistes et dangereux.
Elle a présidé de 2003 à 2007 la branche française de l'Association mondiale des amis de l'enfance (A.M.A.D.E.), dont elle avait accepté la présidence et son mari nommé secrétaire général. 151 992 euros ont été détournés de la trésorerie de l'association, par son mari à l'insu de la pédiatre, ont assuré l'un et l'autre lors du procès qui s'est tenu en juillet 2007. Les fonds détournés, placés sur les comptes personnels d'Edwige Antier par des chèques ou des virements effectués par son mari, provenaient de dons. L'argent destiné à l'aide à l'enfance avait en fait été utilisé par le mari pour aider l'un de ses enfants qui était en train de créer une entreprise. Ce sont les autres dirigeants de l'association, s'apercevant des faits, qui ont porté l'affaire devant la justice, alors qu'Edwige Antier avait totalement remboursé les sommes 6 mois avant le dépôt de plainte.
Lors du procès le 3 juillet 2007, Edwige Antier s'est dit « victime de son mari, du trésorier de l'association, du conseil d'administration qui n'a pas fait son travail et de la banque qui ne l'a pas avertie. »
Le 10 juillet 2007, Edwige Antier a été condamnée à à six mois d'emprisonnement avec sursis et 15 000 euros d'amende pour recel de fonds, et à une interdiction d'exercer une activité dans une association pendant une durée de cinq ans. Son mari a été condamné à neuf mois d'emprisonnement avec sursis, 15 000 euros d'amende et à une interdiction d'exercer des fonctions dans une association pendant cinq ans. Tous deux ont annoncé qu'ils allaient faire appel.[7]
Par un arrêt du 7 mai 2008 de la Cour d'appel (9e chambre), Edwige Antier a été relaxée de tous ces chefs d'accusation, alors qu'au contraire la peine de son mari a été alourdie, passant de neuf à douze mois de prison avec sursis.[8]
- Fiche d'Edwige Antier sur le site de la mairie de Paris
- Site d'Edwige Antier
- ↑ Bibliographie d'Edwige Antier, sur son site
- ↑ Le Figaro, 9 septembre 2005
- ↑ Tétu, janvier 2006
- ↑ Tétu, http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=8578&date_info=2005-11-09
- ↑ "La conférence internationale organisée à Paris exige un statut légal pour les familles homosexuelles", par Delphine de Mallevoüe, Le Figaro 26 octobre 2005
- ↑ Têtu n°108
- ↑ Edwige Antier condamnée à six mois de prison avec sursis, dépêche AFP du 10 juillet 2007
- ↑ La relaxe pour Edwige Antier, LCI.fr, 7 mai 2008
