Biographie de Emmanuel Kant

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Milton consacrait la matinée à la contemplation solitaire depuis son lit, et ce dès 4h du matin (5h l'hiver). Le domestique d'Emmanuel Kant devait le réveiller à 5h pour une très importante séance de méditation, accompagnée d'une ou deux tasses de thé ...




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Le philosophe Emmanuel Kant montrait que si les souverains sont seuls décideurs, ils risquent d'envoyer leurs troupes guerroyer comme on décide d'une partie de plaisir ou de chasse, dans la mesure où ils n'en payent jamais le prix. Pour limiter la ...

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... sans ambages l'entendement à la liberté, ce qui le range, quoique bien précocement, dans la catégorie des philosophes des Lumières, puisque, comme on le sait, dans son plaidoyer pour les Lumières1, Emmanuel Kant résumera celles-ci par l'usage libre ...




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Les Germains ne sont plus nos cousins
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Les générations ayant connu les deux guerres mondiales étaient encore de ce monde, veillant scrupuleusement à la préservation de cette alliance miraculeuse, placée sous le haut patronage du projet de « paix perpétuelle » d'Emmanuel Kant et du « contrat ...




Sex, Morality, and Modernity: Can Immanuel Kant Unite Us?
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Gobry suggests that Emmanuel Kant provides a framework everyone can and should embrace, wherein consent isn't nearly enough to make a sexual act moral--we must, in addition, treat the people in our sex lives as ends, not means. Here's how Kant put it: ...




Critique de la faculté de juger, paragraphe 7 - Kant : l'agréable et le ...
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Le texte étudié est un texte de Kant, il s'agit plus précisément du paragraphe 7 de son œuvre Critique de la faculté de juger datant de 1790. Emmanuel Kant, auteur du 18ème siècle, possède une œuvre immense couvrant tous les domaines de la ...




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Tunisie-Sécurité : Le tournant !
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Le philosophe allemand majeur, Emmanuel Kant, a livré à ses contemporains du XVIIIème siècle et à la postérité ce célèbre axiome : « Tu dois, donc tu peux », une injonction que le gouvernement tunisien aurait dû faire sienne, sans jamais s'attirer les ...

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Emmanuel Kant (Immanuel en allemand) est un philosophe allemand, fondateur de l'école idéaliste (au sens transcendental[1]) qui a gardé son nom. Il est né le 22 avril 1724 à Königsberg, capitale de la Prusse-Orientale, et y est mort le 12 février 1804.



Emmanuel Kant naît en 1724 à Königsberg en Prusse-Orientale (actuellement Kaliningrad en Russie) dans un milieu modeste : son père, d'origine écossaise, est sellier, et sa mère, décrite par Kant comme une femme très intelligente, est foncièrement piétiste. Il est le quatrième d'une famille de onze enfants. Il fréquente durant sept ans le collège Frédéric, dirigé par Schulz, pasteur piétiste qui considère la piété de l'âme comme supérieure au raisonnement.

En 1740, il entre à l'Université de Königsberg dans le dessein d'y étudier la théologie. Il suit les cours de Martin Knudsen, professeur de mathématiques et de philosophie ; ce professeur, lui aussi piétiste et disciple de Wolff, combat le dualisme et en revient à la pure doctrine de Leibniz, suivant laquelle la force représentative et la force motrice participent l'une de l'autre et se supposent réciproquement.

C'est là qu'il découvre Newton et la physique. Cette dernière lui donne la preuve expérimentale qu'une science a priori de la nature est possible[2].

En 1746, la mort de son père l’oblige à interrompre ses études pour donner des cours : il est engagé comme précepteur par des familles aisées et il accomplit cette tâche durant neuf ans. C'est également cette année-là qu'il publie sa première dissertation : Pensées sur la véritable évaluation des forces vives.

En 1755, il obtient une promotion universitaire grâce à une thèse sur le feu et une habilitation grâce à une dissertation sur les principes premiers de la connaissance métaphysique. Il commença à enseigner à l’université de Königsberg, avec le titre de Privatdozent (enseignant payé par ses élèves).

Kant est le premier grand philosophe à donner un enseignement universitaire régulier. Ses cours, tout comme ses publications à cette période, sont très diversifiés : mathématiques, physique, apprises chez Newton, théorie des fortifications, pyrotechnie, morale chez Rousseau, Shaftesbury, Hutcheson et Hume, et encyclopédie philosophique.

A partir de 1760, ses cours ont pour nouveaux objets la théologie naturelle, l'anthropologie, et surtout la critique des preuves de l'existence de Dieu ainsi que la doctrine du beau et du sublime.

En 1770, il est nommé professeur titulaire, après avoir écrit une dissertation, De la Forme des principes du monde sensible et du monde intelligible, qu'on désigne comme la dissertation de 1770.

En 1781 paraît la première édition de la Critique de la raison pure. Cet ouvrage, fruit de onze années de travail, ne rencontre pas le succès espéré par son auteur. Une seconde édition voit le jour en 1787. En 1788 est publiée la Critique de la raison pratique et, en 1790, la Critique de la faculté de juger. Toutes ses autres œuvres majeures (Fondements de la métaphysique des mœurs et Vers la paix perpétuelle notamment) sont écrites durant cette période.

Malgré la légende qui veut qu'il n'ait jamais quitté sa ville, Kant est très attentif aux mouvements du monde, comme en témoignent de nombreuses publications qui traitent de sujets variés et contemporains de son époque. Il reçoit également très souvent de nombreux amis à dîner.

Il meurt en 1804 à Königsberg, professeur désormais célèbre, bien qu'incomplètement compris par ses contemporains. Ses derniers mots furent: "c'est bien."





Les trois grandes branches de la philosophie kantienne sont les suivantes : philosophie théorique (développée surtout dans la Critique de la raison pure), philosophie pratique (exposée dans la Critique de la raison pratique et les Fondements de la métaphysique des mœurs) et esthétique (dans la Critique de la faculté de juger).

  • La philosophie théorique a pour but de répondre à la question « que puis-je savoir ? ». Elle ne tente donc pas de connaître un objet particulier (comme la Nature pour la physique ou le vivant pour la biologie) mais de limiter et de déterminer la portée de nos facultés cognitives c’est-à-dire de la raison en langage kantien (cf. le titre Critique de la raison pure).
  • La philosophie pratique a pour objet la question « que dois-je faire ? » et elle comporte aussi bien la philosophie morale que la philosophie du droit ou que la philosophie politique. La philosophie pratique s’intéresse aussi à la question « que puis-je espérer ? ». Elle tente de montrer que même si cela est indémontrable, il faut croire si on ne veut pas saper la morale que l’âme est immortelle et que Dieu va punir et récompenser les hommes en fonction de leur vie sur terre.
  • L’esthétique a pour objet de déterminer la nature et la portée exacte de la faculté de juger, qui est au fondement du jugement esthétique et qui a une fonction médiatrice entre philosophie théorique et pratique.


Les enjeux de la philosophie kantienne sont multiples car Kant a apporté d'importantes contributions tant en théorie de la connaissance, qu'en éthique, en métaphysique ou en philosophie politique.

Sa première grande contribution fut d’avoir fondé la théorie de la connaissance en tant que telle : il en fit une discipline indépendante aussi bien de la métaphysique que de la psychologie.

D’autre part, Kant cherche à développer une éthique philosophique profondément nouvelle qui est le fondement de ce qu’on appelle l’éthique déontologique, axée sur la notion de devoir.

Enfin, il exposa une théorie esthétique qui est le fondement de la réflexion esthétique moderne.

Il existe de façon incontestable un avant et un après Kant dans ces trois domaines. Même si le nombre des philosophes ayant repris ses thèses n’est pas très important (l’Idéalisme allemand par exemple ne reprit que quelques thèses fondamentales de Kant), Kant fonda le cadre moderne de notre pensée dans le domaine esthétique, moral et de la théorie de la connaissance.



Kant a écrit la Critique de la raison pure après une lecture de David Hume qui l'a réveillé de « son sommeil dogmatique ». David Hume a, en effet, remis définitivement en cause les fondements de la Métaphysique de Leibniz-Wolff dont Kant lui-même avait été un adepte. Hume est l'un des plus durs critiques de la métaphysique et Kant le rejoindra en bien des points. Si la métaphysique est liée à une théorie de la connaissance, chez Kant, c'est d'abord parce que le mode de connaissance qui y est employé est entièrement a priori, c'est-à-dire que la métaphysique mène ses recherches en dehors de toute expérience. La métaphysique ne dispose pas de « pierre de touche » (élément réactif dans les expériences scientifiques) pour vérifier ses thèses, ce qui revient à dire que, grâce à la logique formelle héritée de la philosophie antique (à savoir Platon surtout), et en prenant cette logique comme le seul critère de validité des thèses métaphysiques, toute métaphysique cohérente est alors dite vraie. Cherchant avant tout la légitimité de ces thèses, Kant, dans un temps, va définir la connaissance comme a posteriori, soit la connaissance que l'on tire de notre expérience, après avoir rationnellement organisé les différentes expériences entre elles. Néanmoins, Kant dira dans un second temps que l'Homme possède malgré tout des connaissances a priori, donc hors de l'expérience (il rejoint par là les philosophes idéalistes comme Leibniz ou Platon) : la notion de la causalité. La grande tâche de Kant sera d'abord de se demander si de telles connaissances a priori sont possibles, puis de refonder la métaphysique en lui fixant des limites, après la crise qu’elle traversa à cause des critiques de Hume.

Kant partira ensuite dans la Critique de la raison pure d’un autre constat : « la métaphysique est un champ de bataille ». Ces mots figurent au début de la préface de la première édition de la Critique de la raison pure. La Raison est en effet déchirée par l’opposition entre scepticisme (Hume par exemple) et dogmatisme (Platon, Leibniz, Wolff) : Le but de Kant est de proposer une alternative. Il faut donc bien voir que Kant prendra toujours très au sérieux la Métaphysique et tentera de lui donner une nouvelle dignité.

D’autres philosophes avaient évidemment déjà constaté la crise de la Métaphysique tel Hume qui le premier avait rejeté la métaphysique dogmatique du XVIIe siècle et dont les critiques annoncent de manière très précise les remarques de Kant[3]. Mais aucun n’avait tenté, comme Kant, de réconcilier les critiques et les "adeptes" de la Métaphysique. C’est même une des grandes caractéristiques de la pensée kantienne qu’elle tenta toujours de réconcilier des tendances philosophiques opposées à la base. Et d'après Heidegger, (Kant et le problème de la métaphysique), Kant est le premier qui ne se contente pas de rejeter la Métaphysique traditionnelle mais qui comprend son travail philosophique comme une refondation de la Métaphysique. L’œuvre kantienne ne serait, à partir de la Critique de la raison pure rien d’autre que la tentative de refonder la Métaphysique.



L’intérêt de la philosophie de Kant provient sans doute du fait qu’il veut comprendre l’origine des erreurs de la Métaphysique. Un siècle avant Nietzsche (et dans un cadre relativement différent il est vrai), Kant entreprend une généalogie de la métaphysique.

Les difficultés rencontrées par la raison sont dues à sa nature : la raison éprouve en elle-même le désir de connaître des objets se trouvant en-dehors de l’expérience, à savoir Dieu, la liberté et l’âme[4]. C'est un désir inévitable par lequel elle engendre elle-même des antinomies et des sophismes métaphysiques. Elle se pose des questions qui dépassent sa portée et auxquelles elle ne peut pas répondre. La raison s'imagine en effet qu'elle peut connaître des objets transcendant l'expérience, ce que Kant appelle des noumènes, des entités purement intelligibles, suprasensibles. Or, elle ne peut en réalité connaître que des objets sensibles, donnés dans l'espace et le temps, c'est-à-dire des phénomènes.

Pourtant, selon Kant, rien ne peut supprimer ce mouvement d'illusion en sa racine : on peut en prendre conscience pour s'en préserver autant que possible et la philosophie doit tenter de limiter et corriger les erreurs de la raison. Mais on ne peut les détruire sans détruire la raison elle-même.



Limiter les prétentions de la raison : telle est dans le fond la solution que veut apporter Kant à la crise de la Métaphysique. Il faut que la raison apprenne que certaines questions dépassent ses capacités.

Cette limitation n’est possible que par une critique complète de la raison par elle-même. Il faut entreprendre une critique de la raison par la raison : voilà le sens véritable du titre Critique de la raison pure. Le terme de critique quant à lui renvoie au mot grec krinein. Krinein signifie originellement juger une affaire, juger au sens juridique. La raison organisera donc un procès de ses propres prétentions à connaître des objets situés par delà l’expérience. La Critique de la raison pure est un tribunal qui devra limiter les prétentions de la raison.

  • la tendance qui pousse la raison à connaître les phénomènes, tendance empiriste ;
  • la tendance par laquelle la raison s'élève au-dessus des objets empiriques, tendance dogmatique.


Quelle sera la méthode exacte de Kant pour permettre une refondation de la métaphysique ? Kant est très clair à ce sujet : il faut effectuer une révolution dans notre conception du savoir. C’est un bouleversement épistémologique qui sera nécessaire pour transformer et donner de nouvelles bases à la Métaphysique. En quoi consiste-elle ? Il s’agit de la célèbre révolution copernicienne.

Pour Kant, les connaissances scientifiques (et il pense par là à la physique et aux mathématiques du XVIIIe siècle) sont en partie le résultat de l’activité cognitive du sujet. En d’autres termes, les connaissances mathématiques et physiques sont rendues possibles par le sujet connaissant. Elles ne sont donc pas le fruit d’une simple observation dans laquelle le sujet serait passif. Et quand Kant dit: « c’est le sujet connaissant qui constitue les objets », il entend par là le fait que le sujet constitue les objets de la connaissance (les équations ou des expérimentations par exemple).

La révolution copernicienne s’appelle ainsi car Copernic est le premier à avoir montré que c’est la terre qui tourne autour du soleil et non le contraire. De la même façon, Kant veut nous faire comprendre que le vrai « centre » de la connaissance est le sujet et non une réalité par rapport à laquelle nous serions passifs. Ce n'est donc plus l'objet qui oblige le sujet à se conformer à ses règles, c'est le sujet qui donne les siennes à l'objet pour le connaître[5].

Kant espère livrer avec la révolution copernicienne une explication satisfaisante de la nature de la connaissance scientifique : il veut livrer un paradigme épistémologique décrivant de manière correcte l’essence du savoir scientifique.

Cette nouvelle explication doit permettre de sortir la métaphysique de sa crise en lui livrant un modèle juste de ce qui constitue la connaissance scientifique. La révolution copernicienne a donc une fonction bien précise par rapport au projet général de refondation de la Métaphysique, elle en est la clé.



Le résultat le plus important de la révolution copernicienne est qu’elle limite les prétentions de la raison. Le sujet transcendantal constitue certes le cadre formel de la connaissance, mais toute science empirique doit reposer également sur l’expérience. Le savoir humain empirique ne peut donc pas dépasser l’expérience. Une métaphysique ne peut être qu'une connaissance qui ne prend en compte que ce qui est formel dans la connaissance. Elle garde ainsi son statut de science a priori, mais elle ne peut rien nous apprendre sur l'objet concret de l'expérience. Dans les limites de l’expérience, des rapports de cause-effet peuvent être sûrs et certains, parce que le concept de causalité provient de la raison humaine et est donc a priori. Kant rejette par là les critiques des empiristes comme Hume contre la science, et par la même occasion il détruit l'idée que l'Homme peut atteindre une connaissance absolue des choses : on ne peut connaître du monde que ce que notre entendement nous permet d'en comprendre « nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes ». De là découle la différence entre ce que Kant appelle noumène (la chose en-soi, inconnaissable) et phénomène (la chose telle que je la vois par mes capacités cognitives et qui seule est objet de science).

La morale : tel est l’unique usage de la Métaphysique. C’est une idée que Kant défendra toujours malgré les modifications qu’il a pu apporter à sa philosophie. Les trois concepts fondamentaux de la Métaphysique sont l’âme, la liberté et Dieu. Or, la démonstration de l’existence de ces objets est impossible pour nous car notre connaissance est limitée par l’expérience. Mais, en même temps, il est impossible de montrer qu’ils n’existent pas. Kant défend donc un agnosticisme métaphysique : on peut en réalité ni rejeter ni approuver ses affirmations.

Mais Kant est également d’avis que la morale est impossible sans les concepts de Dieu et de l’âme (ce n’est que dans la Critique de la raison pratique et dans la « dialectique » de la raison pratique qu’il affirmera que la liberté est un des fondements de la morale).

Son raisonnement est relativement simple. Dans le monde que nous connaissons, l'homme méchant peut être heureux et l'homme bon malheureux. Le risque est alors que celui qui agit moralement désespère d'agir moralement. Pour agir moralement, il faut donc que je postule que Dieu existe, qu'il punit ou récompense de façon proportionnelle dans l'au-delà. Je dois donc postuler en outre que mon âme est immortelle.



La philosophie pratique de Kant est exposée principalement dans les Fondements de la métaphysique des mœurs et dans la Critique de la raison pratique. Elle est une reprise des thèses finales de la Critique de la raison pure mais elle infléchit sensiblement les thèses kantiennes surtout en ce qui concerne la fonction de la liberté dans la morale.

L’articulation entre la philosophie théorique et la philosophie pratique est la suivante. Le seul usage légitime des concepts de la Métaphysique est un usage dans le cadre de la morale. Dans la Critique de la raison pure Kant ne fait qu’évoquer cette idée sans lui donner toute l’importance qu’elle mérite. Il va combler cette lacune avec la Critique de la raison pratique. Mais dans cet ouvrage, il va montrer que le devoir moral est par essence inconditionnel (c’est le célèbre impératif catégorique déjà présenté dans Fondements de la métaphysique des mœurs ) et qu’il est impensable sans les concepts de liberté, de Dieu et d’immortalité de l’âme.



Nous nous limiterons ici à une description générale de la pensée morale de Kant qui est définie avant tout dans la Critique de la raison pratique et dans le Fondements de la métaphysique des mœurs.

L’action morale est telle qu’elle est catégorique selon Kant. Cela signifie qu’elle ne vise pas d’autres fins qu’elle-même. On agit moralement uniquement pour agir moralement et non pas par recherche d’un quelconque intérêt personnel. Un impératif catégorique se distingue par exemple d’un impératif hypothétique qui indique les moyens à utiliser pour atteindre une fin. Par exemple « si tu veux t’enrichir, tu dois moins dépenser que ce que tu gagnes » est un impératif hypothétique car il indique le procédé adéquat pour atteindre un but. Si je dépense moins que ce que je gagne, je ne fais pas cela par amour de l’épargne mais dans le but de m’enrichir. L'impératif catégorique lui prend la forme d'une injonction:

« Agis de façon telle que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autre, toujours en même temps comme fin, et jamais simplement comme moyen. »[6]

Contrairement aux impératifs hypothétiques, cet impératif est unique et oblige inconditionnellement. Si j’agis selon ce principe ce n’est pas pour atteindre une fin particulière mais uniquement par volonté de suivre ce principe. L’action morale pour Kant est en outre universellement bonne c’est-à-dire bonne en toute circonstance et pas uniquement pour une personne précise ou dans une situation particulière. Le critère fondamental pour savoir si une action est moralement bonne est même le fait qu’on puisse universaliser sa maxime. D’où la célèbre formule :

« Agis selon la maxime qui peut en même temps se transformer en loi universelle »[7]

Il ne s'agit en fait que d'une nouvelle formulation de l'impératif catégorique, dont Kant propose aussi une troisième formulation :

« Agis selon des maximes qui puissent en même temps se prendre elles-mêmes pour objet comme lois universelles de la nature. »[8]

À partir de la Critique de la raison pratique Kant est d’avis que la liberté telle qu’il l’avait définie dans la Critique de la raison pure est le fondement (transcendantal) de la loi morale. Si je ne suis pas libre c’est-à-dire capable d’agir en-dehors de toute motivation comme l’intérêt personnel ou le désir, l’action morale est impossible. Un agent incapable d’agir par lui-même serait toujours guidé par ses désirs ou par la recherche de l’intérêt. Il serait incapable de suivre un impératif catégorique. C'est la problématique de l'autonomie : l'agent moral doit être autonome, il ne doit pas être aliéné par sa dimension sensible (ou animale) et doit tenter de suivre sa dimension rationnelle où il découvre les principes de la moralité.



Ils sont au nombre de trois et ils ont été établis dans la Dialectique de la Critique de la raison pure :

  • La liberté (postulat cosmologique);
  • l'immortalité de l'âme (postulat psychologique);
  • l'existence de Dieu (postulat théologique).
Selon Kant, ces trois concepts sont des postulats. En effet il est impossible de démontrer positivement leur existence. La Critique de la raison pure avait ainsi conclu à la possibilité de la liberté humaine sans pouvoir véritablement la fonder. La Critique de la raison pratique, en analysant le fait de la présence de la loi morale, met en évidence la nécessité de poser la liberté pour expliquer l'impératif catégorique. Il s'agit là du premier postulat.

Les deux autres postulats de la raison pratique doivent aussi être posés afin de permettre la mise en œuvre de l'impératif catégorique. Mais dans le monde que nous connaissons, l'homme méchant peut être heureux et l'homme bon malheureux. Il n'y a donc, dans ce monde, aucun rapport entre le bonheur et la vertu. Le risque est alors celui du désespoir ou de la vanité de l'action morale. Pour agir moralement, il faut donc que je pense qu'il existe un auteur moral du monde - Dieu - et que mon âme est immortelle : cela signifie qu'un jour le bonheur et la vertu seront réunis, et mon action morale aura donc contribué au Souverain Bien et sera reconnue comme telle.



La philosophie du droit est une des branches de la philosophie pratique. Même une action « juridique », c’est-à-dire conforme à la morale, n’est pas motivée par la recherche de la morale. Elle est « hétéronome » comme dit Kant. La philosophie kantienne sur ce sujet s'expose dans la Doctrine du droit, première partie de Métaphysique des mœurs.



La philosophie politique de Kant est elle-même une branche de la philosophie pratique.

De nombreuses dissertations et certains passages de ses grands ouvrages ont permis de dégager une pensée politique kantienne bien particulière, malgré le fait qu'elle soit peu éloignée du courant des Lumières françaises de l'époque.

Pour Kant, l'homme doit se réaliser en tant qu'individu rationnel dans la société, et doit assurer le plein épanouissement de chacun.

Dans son essai Qu'est-ce que les Lumières ?, Kant fait l'apologie de la liberté d'expression en tant que nécessité au progrès humain.



La philosophie esthétique de Kant est exposée dans la Critique de la faculté de juger. Ce troisième opus critique a pour thème la faculté de juger comme point d’articulation de la raison théorique et de la raison pratique. Kant veut achever par là l'édifice de la métaphysique qu’il veut refonder depuis la Critique de la raison pure.



Le but de Kant n'est pas de proposer des normes du beau, mais d'expliquer pourquoi une chose est belle, et en quoi consiste un jugement de goût. Le beau serait un produit du sens esthétique. En ce sens, ce qui est beau, ce n'est pas un objet, mais sa représentation. Kant en donne les définitions suivantes :

  • L'universalité sans concept : « Est beau ce qui plaît universellement sans concept ». Le beau est un intermédiaire entre la sensibilité et l'entendement : ce n'est pas un concept définissable par notre seul entendement.
  • Une finalité sans fin : Le beau n'est pas l'utile, il n'a donc pas de fin extérieure. Il a néanmoins une fin interne (harmonie).
  • Un plaisir désintéressé : Le beau ne se confond pas avec l'agréable, qui relève pour sa part d'une perception strictement personnelle : « Quand je dis que le vin des Canaries est agréable, je souffre volontiers qu'on me reprenne et qu'on me rappelle que je dois dire seulement qu'il est agréable à moi. » alors que pour l'exemple d'un jugement sur la beauté d'une chose, il explique : « je ne juge pas seulement pour moi, mais pour tout le monde, et je parle de la beauté comme si c'était une qualité des choses »[9] Si le beau apporte plaisir et satisfaction, c'est de manière désintéressée.
Kant distingue deux types de beau : la beauté libre et la beauté adhérente.

  • Le sublime : Pour Kant, le sublime se distingue du beau en ce qu'il dépasse notre entendement.
« L'art ne veut pas la représentation d'une belle chose mais la belle représentation d'une chose. »[10] On retrouve ici la place qu'occupe chez Kant la faculté de juger, et l'interprétation de l'esthétisme se fait par une appréciation variable d'un individu à l'autre.



La téléologie est l'étude des causes finales (du grec ancien telos, la finalité, et logos, le discours logique, scientifique). C’est une idée « positiviste » prévoyant une fin heureuse des temps, qui se prolonge et s'enrichit tout naturellement avec le Christianisme et l’Islam à travers l'image de la fin du monde, l’Apocalypse. Selon l'optique téléologique, l’humanité évolue vers un point de perfection.



L’influence de Kant concerne approximativement trois groupes de philosophes :

  • l’Idéalisme allemand (Fichte, Schelling, Hegel et Schopenhauer)
  • le Néo-kantisme (Cohen, Natorp, Cassirer)
  • les philosophes contemporains (Habermas, Rawls, Paul Ricœur entre autres).


La meilleure source de renseignements concernant la biographie de Kant est sa correspondance, 2e partie du t. XI de l’édit. Rosenkranz et Schubert des œuvres de Kant, Kuno Fischer, Geschischte der n. Philosophie, t. III. En français : Correspondance, [11].

On dispose aussi des ouvrages de ses amis Hasse, Borowski, Wasianski et Jackmanu, dont des extraits ont été traduits en français sous le titre : Kant intime (Voir Résumé critique de l'ouvrage sur Erudit)[12], Aphorismes sur l'art de vivre [13].

On a si peu de renseignements précis sur la vie de Kant, que l'on se contente souvent de dire qu’il la consacra tout entière à l’étude et à l'enseignement : « Je suis par goût un chercheur », écrit-il, « je ressens toute la soif de connaître et l’avide inquiétude de progresser. »

Les renseignements suivants ont été extraits des articles de dictionnaires et d'encyclopédie, cités en fin d'article et tout particulièrement : La Grande Encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres, et des arts

  1. Entre autres affirmations, voir Prolégomènes à toute métaphysique future..., 1ère partie : "Car, de ce que j’ai moi-même donné à ma théorie le nom d’idéalisme transcendantal, je ne puis avoir autorisé personne à le confondre avec l’idéalisme em­pirique de Descartes [...], ou avec l’idéa­lisme mystique et fanatique de Berkeley." On peut même, dans une certaine mesure, considérer que Kant n'a rien d'un idéaliste au sens commun, ainsi qu'il l'affirme lui-même : "J’avoue donc bien qu’il y a hors de nous des corps, c’est-à-dire des choses qui, bien qu’elles nous soient tout à fait inconnues quant à ce qu’elles peuvent être en elles-mêmes, nous sont cependant connues par les représentations que nous procure leur action sur notre sensibilité, et auxquelles nous donnons le nom de corps, mot qui n’indique par conséquent que le phénomène de cet objet à nous non connu mais néanmoins réel. Peut-on bien appeler cela idéalisme ! C’en est tout juste le contraire", ibidem.
  2. Voir à ce sujet les deux premières parties des Prolégomènes à toute métaphysique future... qui traitent de la mathématique et de la physique pures, c'est-à-dire a priori.
  3. Kant le remarque d'ailleurs lui-même dans les Prolégomènes à toute métaphysique future où il écrit dans la Préface: "Depuis les tentatives de Locke et de Leibniz ou plus exactement depuis la naissance de la métaphysique - aussi loin que nous connaissons son histoire - il n'y a eu aucun évènement qui aurait pu être plus décisif concernant le destin de cette science que l'attaque que David Hume contre celle-ci".
  4. Voir sur ce point la Critique de la raison pratique, De la Dialectique de la raison pure concernant la définition du concept de Souverain Bien, VI) Des Postulats de la raison pratique pure de manière générale
  5. Critique de la raison pure, préface de la seconde édition, III, 12
  6. Fondements de la métaphysique des mœurs in Métaphysique des mœurs, I, Fondation, Introduction, trad. Alain Renaut, p108
  7. Op.cit p118
  8. Op.cit p119
  9. Critique de la faculté de juger, Chap. 7
  10. Critique de la faculté de juger, 1790.
  11. 3. Immanuel KANT, Correspondance. Traduite de l'allemand par M.-C. Challiol, M. Halimi, V. Séroussi, N. Aumônier, M.B. de Launay et M. Marcuzzi. Paris, Gallimard, 1991, 909 pages.
  12. 1. L.E. BOROWSKI, R.B. JACHMANN, E.A. WASIANSKI, Kant intime. Textes traduits de l'allemand, réunis et présentés par Jean Mistier. Paris, B. Grasset, 1985, 164 pages.
  13. 2. Emmanuel KANT, Aphorismes sur l'art de vivre. Textes réunis et présentés par Didier Raymond. Coll. Alphée. Paris, éd. du Rocher, 1990, 219 pages.


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Cette bibliographie, a été très largement inspirée de l'article Kant, dans la Grande Encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres, et des arts de Lamirault, Tome 21. Elle demande à être wikifiée, en particulier, liens avec les sources et éventuellement liens commerciaux pour les publications récentes. Elle pourra être ensuite transférée dans la bibliographie détaillée pour alléger l'article.



Erläuternder Auszug aus den critischen Schriften des Herrn Prof. Kant, auf Anrathen desselben, von M. Jacob Sigismund Beck, Riga : J. F. Hartknoch, 1793-1796, 3 vol. ; in-8



Kant's gesammelte Schriften - herausgegeben von der Königlich Preukilchen Akademie der Wissenschaften Publication : Berlin : G. Reimer : puis W. De Gruyter, 1910-1983, 33 vol. : ill. ; 23 cm (en partie sur Gallica]



  • 1. Gedanken von der wahren Shätzung der lebendigen Kräfte..., Königsberg, M. E. Dorn, 1746. Pensées sur la véritable estimation des forces vives, et examen, des démonstrations de Leibniz et autres mécaniciens relatives à cette question (1747). Kant y concilie les doctrines de Descartes et de Leibniz sur la mesure de la force d’un corps en mouvement.
  • 2. « Untersuchung der Frage ob die Erde in ihrer Umdrehung um die Achse..., einige Veränderung seit den ersten Zeiten ihres Ursprungs erlitten habe... », Wöchentlichen Königsbergischen Frag-und-Anzeigungs-nachrichten, 1754 ; La Terre a-t-elle subi quelques modifications dans son mouvement de rotation depuis son origine ? (article de revue, 1754). Kant établit, en s’appuyant sur les principes de Newton, que la vitesse a du diminuer.
  • 3. « Die Frage, ob die Erde veralte, physikalisch erwogen », WKFAN, 1754. La Terre vieillit-elle ? Recherche faite au point de vue physique (article, 1754).
  • 4. Allgemeine Naturgeschichte und Theorie des Himmels, Königsberg/Leipzig, J.F. Petersen, 1755 ; trad. fr, A. M. Roviello, Paris, Vrin, 1984 ; trad. fr. F. Marty, Histoire universelle de la nature et théorie du ciel, où il est traité du système et de l’origine mécanique de l’Univers d’après les principes de Newton (1755), Paris, Gallimard, célèbre ouvrage qui parut anonyme, avec une dédicace à Frédéric II, et qui prélude à l’Exposition du système du monde, publiée par Laplace en 1796.
  • 5. Meditationum quarundam de igne succincta delineatio, de 1755, publiée en 1839 dans l’éd. Rosenkranz-Schubert. Résumé des méditations sur le feu, 1755 (en latin). La chaleur, comme la lumière, est un mouvement vibratoire de l’éther.
  • 6. Principiorum priorum cognitionis metaphysicae nova dilucidatio, Königsberg, J. H. Hartung ; trad. fr. J. Ferrari, Nouvelle explication des premiers principes de la connaissance métaphysique, (1755), thèse en latin pour obtenir le droit d’être privat-docent. Il y est traité des principes de contradiction et de raison déterminante, in Emmanuel Kant. Œuvres philosophiques I, Paris, Gallimard, 1980 (La Pléiade).
  • 7. « Von den Ursachen der Esderschütterungen bei Gelengenheit des Unglücks, welches die westliche Länder von Europa gegen das Ende des vorigen Jahres betroffen hat » (« Sur le tremblement de terre de Lisbonne »), WKFAN, 1756. Geschichte und Naturbeschreibung der merkwürdigsten Vorfälle des Erdbebens, welches an dem Ende des 1755sten Jahres einen grossen Theil der Erde erschüttert hat, Königsberg, J.H. Hartung, 1756. « Fortgesetzte Betrachtungen der seit einiger Zeit wahrgenommenen Erdschütterungen », 1756, WKFAN. Trois dissertations Sur les Tremblements de terre survenus en 1755 à Quito et à Lisbonne.
  • 8. Metaphysicae cum geometrica junctae usus in philosophia naturali, cujus specimen I. continet monadologiam physicam, Königsberg, J.H. Hartung, 1756 ; trad. fr. S. Zac in Quelques opuscules précritiques, Paris, Vrin, 1970. Monadologie physique (1756), thèse latine ; Kant la soutint en vue d’une présentation pour un professorat extraordinaire, présentation qui n’eut pas lieu. La monade leibnitienne y est transformée en atome physique.
  • 9. Neue Anmerküngen zur Erläuterung der Theorie der Winde, Königsberg, 1756 (annonce d’un programme de leçons). Sur la Théorie des vents (1756), explication exacte des vents périodiques.
  • 10. Entwurf und Ankündigung eines Collegii der physischen Geographie, Königsberg, 1757.
  • 11. Neuer Lehrbegriff der Bewegung und Rune, 1758, Königsberg (annonce d’un programme de leçons) ; trad. fr. S. Zac, Paris, Vrin, 1970. Conception nouvelle du mouvement et du repos (1758).
  • 12. Versuch einiger Betrachtungen über den Optimismus, Königsberg, 1759 (annonce d’un programme de leçons) ; trad. fr. B. Lortholary, Essai de quelques considérations sur l’optimisme, Paris, Gallimard, 1980. Quelques Considérations sur l’optimisme (1759). Kant y professe que tout est bon, rapporté à l’ensemble des choses. Dans la fin de sa vie il renia cet ouvrage leibnitien.
  • 13. Gedanken bei dem frühzeitigen Ableben des Herrn J. F. von Funk, Königsberg, 1760 (von Funk avait été l’élève de Kant).
  • 14. Die falsche Spitzfindigkeit der vier syllogistischen Figuren, Königsberg, J.J. Karuter, 1762 (annonce d’un programme de leçons) ; trad. fr. F. Courtés in Etude historique et critique sur La fausse subtilité des quatre figures syllogistiques démontrée par Kant, Paris, Vrin, 1972 ; trad. fr. J. Ferrari, La fausse subtilité des quatre figures du syllogisme, Paris, Gallimard. Seule la première figure est pure et primitive.


  • 15. Der einzig mögliche Beweisgrund zu einer Demonstration des Daseins Gottes, Königsberg, J. J. Kanter, 1763 ; trad. fr. S. Zac, L’unique fondement possible d’une démonstration de l’existence de Dieu, Paris, Gallimard, 1980 ou L’Unique Fondement possible d’une démonstration de l’existence de Dieu (1763). Le possible, considéré, non dans sa forme, mais dans sa matière ou ses data, suppose l’existence et, finalement, l’existence d’un être nécessaire.
  • 16. Versuch den Begriff der negativen Grössen in die Weltweisheit einzuführen, Königsberg, J. J. Kanter, 1763 ; trad. fr. J. Ferrari, Essai pour introduire en philosophie le concept de grandeurs négatives, Paris, Gallimard, 1980 ou Tentative d’introduire dans la philosophie le concept des quantités négatives (1763). L’opposition réelle, dans laquelle les deux termes sont en eux-mêmes également positifs, est irréductible à l’opposition logique, où l’un des deux termes est le contradictoire de l’autre.
  • 17. Untersuchung über die Deutlichkeit der Grundsätze der natürlichen Theologie und der Moral, Berlin, Haude & Spener, 1764 ; trad. fr. J. Ferrari, Recherche sur l’évidence des principes de la théologie naturelle et de la morale, Paris, Gallimard, 1980 ou Etude sur l’évidence des principes de la théologie naturelle et de la morale (1764), ouvrage composé en vue d’un concours qu’avait ouvert l’Académie de Berlin pour l’année 1763. Kant n’obtint que l’accessit : le prix fut donné à Mendelssohn. Kant oppose, comme Mendelssohn d’ailleurs, la philosophie aux mathématiques, et conclut que la méthode de celles-ci ne convient pas à celle-là.


  • 18. Beobachtungen über das Gefühl des Schönen und Erhabenen, Königsberg, J. J. Kanter, 1764 ; trad. fr. B. Lortholary, Paris, Gallimard, 1980 (les Bemerkungen de Kant sur ces Beobachtungen ont été publiées in extenso en 1941 au t. 20 de l’édition de l’Académie). Observations sur le sentiment du beau et du sublime (1764), œuvre de critique et de moraliste.
  • 19. « Versuch über die Krankheiten des Kopfes », Königsbergsche gelehrte und politische Zeitungen, 1764 : Essai sur les maladies de l'esprit.
  • 20. « Recension von Silberschlags Schrift : Theorie der am 23. Juli 1762 erschienenen Feuerkugel », 1764, KGPZ.
  • 21. M. Immanuel Kants Nachricht von der Einrichtung seiner Vorlesungen in dem Winterhalben Jahre von 1765-1766, Königsberg, J. J. Kanter, 1765 ; trad. fr. J. Ferrari, Paris, Gallimard, 1980. Programme des cours pour le semestre d’hiver 1765-66. L’éducation des facultés de l’esprit doit précéder l’acquisition de la science. Dans cet opuscule se manifestent des préoccupations critiques.
  • 22. Träume eines Geistersehers, erläutert durch Träume der Metaphysik, Königsberg, J. J. Kanter, 1766 ; trad. fr. F. Courtés, Paris, Vrin, 1967. Les Rêves d’un visionnaire éclaircis par les rêves de la métaphysique (1766, anonyme). Cet ouvrage fut composé à propos des visions de Swedenborg. Kant y veut être léger et sceptique, à la manière de Voltaire. La seule différence entre l’illuminisme et la métaphysique, c’est que le premier est le rêve du sentiment, tandis que la seconde est le rêve de la raison : ceci ne vaut guère plus que cela. Ne prétendons pas à connaître l’inconnaissable.
  • 23. « Von dem ersten Grunde des Unterschiedes der Gegenden im Raume », WKFAN, 1768 ; trad. fr. S. Zac, Paris, Vrin, 1970. Du Fondement de la différence des régions dans l’espace (1768). C’est la réfutation de la théorie leibnitienne de l’espace. Il est nécessaire, selon Kant, d’admettre un espace absolu universel.
  • 24. De mundi sensibilis atque intelligibilis forma et principiis, Regiomonti, 1770 ; trad. fr. F. Alquié, Paris, La Pléiade, 1980. De la Forme des principes du monde sensible et du monde intelligible, ou dissertation de 1770, dissertation en latin écrite par Kant pour acquérir le droit d’être nommé professeur ordinaire de logique et de métaphysique. Kant rompt avec le dogmatisme en ce qui concerne la connaissance sensible, non encore en ce qui concerne la connaissance intelligible.
  • 25. « Recension von Moscatis Schrift : Von dem körperlichen wesentlichen Unterschiede zwischen der Structur der Thiere und Menschen », KGPZ, 1771.
  • 26. Von der verchiedenen Racen der Menschen, Königsberg, 1775 (annonce d’un programme de leçons) ; trad. fr. S. Piobetta in Kant. La philosophie de l’histoire, Paris, Aubier, 1947. Des Différentes Races humaines. Les races sont des variétés devenues stables. Une véritable histoire des êtres naturels ramènerait sans doute beaucoup de prétendues espèces à de simples races issues d’une espèce commune.
  • 27. Lettres à Marcus Bers, de 1770 à 1781. Kant cherche une situation intermédiaire entre l’idéalisme et le réalisme.
  • 28. « Aufsätze, das Philanthropin betreffend », KGPZ, 1776-1777.


  • 29. Kritik der reinen Vernunft, Riga, Hartknoch, 1781, 2e éd. 1787 ; trad. fr. J. Barni revue par A. J.-L. Delamare & F. Marty, Paris, Gallimard, 1980. Critique de la raison pure (1781). Une connaissance théorique suppose à la fois intuition et liaison nécessaire. La première condition n’étant réalisable pour nous qu’à propos des choses sensibles, celles-ci sont les seules que nous puissions connaître théoriquement. Seconde édition de la Critique (1787). C’est une question très controversée de savoir si les changements que présente cette seconde édition portent sur le fond ou seulement sur la forme. Rosenkranz, Schopenhauer, Kuno Fischer tiennent pour une modification profonde, tendant à rétablir la chose en soi, qu’avait abolie, selon eux, la première édition. Selon le témoignage de Kant, la seconde édition fait simplement ressortir le côté réaliste de la doctrine, méconnu par certains lecteurs. L’affirmation de Kant se soutient très bien. La première édition n’abolissait pas la chose en soi, mais la connaissance théorique de la chose en soi, ce qui est très différent.
      • Substance : Critique de la raison pure
      • En allemand :
      • Traductions françaises
        • Tissot 1845 :
          • Source : Critique de la raison pure, traduction de la 7e édition, 2e éd. française, Paris, Ladrange, 1845, 2 vol. ; in-8 : Vol 1 ; Vol 2
        • Tissot 1864 :
          • Source : Critique de la raison pure, 3e édition en français, comprenant toutes les différences entre les deux premières éditions allemandes, les seules données par l'auteur, avec l'analyse de l'ouvrage entier par Mellin, Paris : Ladrange, 1864, 2 vol. in-8 ̊ : Vol 1 & 2 ;
        • Barni 1869
          • Source : Critique de la raison pure, traduit de l'allemand par Jules Barni, Paris : G. Baillière, 1869, 3 vol. ; in-8 : Trad. J. Barni - 1869;
          • Texte en français : Traduction Barni sur wikisource (1781)
  • 30. « Anzeige des Lambertschen Briefwechsels », KGPZ, 1782.
  • 31. « Nachricht an Ärzte », KGPZ, 1782.


  • 32. Prolegomena zu einer jeden künftigen Metaphysik, die als Wissenschaft wird auftreten können, Riga, Hartknoch, 1783 ; trad. fr. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1986. Prolégomènes à toute métaphysique future visant à se présenter comme science (1783). Ce court ouvrage donne une exposition analytique de la doctrine, et dissipe les méprises qui s’étaient produites au sujet de la première édition de la Critique.
  • 33. « Recension von Schulz’s Versuch einer Anleitung zur Sittenlehre für alle Menschen, ohne Unterschied der Religion », Räsonnirendes Bücherverzeichnis, 7, Königsberg, 1783, 93-104 ; trad, fr. J. Tissot, in Principes métaphysiques de la morale, Paris, Ladrange, 1854.
  • 34. « Idee zu einer allgemeinen Geschichte in weltbürgerlicher Ansicht », Berlinische Monatsschrift, 4, 1784, 385-411 ; trad. fr. L. Ferry in Emmanuel Kant. Œuvres philosophiques II, Paris, Gallimard, 1985 : Conception d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique (1784), (article de revue, 1784.
  • 35. « Beantwortung der Frage : Was ist Aufklärung ? », Berlinische Monaesschrift, 4, 1784, 481-494 ; trad. fr. H. Wismann, Paris, 1985). Réponse à la question : Qu’est ce que les lumières ? (article de revue, 1784). Les lumières, dit Kant, c’est l’émancipation de l’intelligence.
  • 36. « Recension von J. G. Herders Ideen zur Philosophie der Geschichte der Menschheit. Theil 1.2. », Allgemeine Literaturzeilung, 1785 ; trad. fr. S. Piobetta, Paris, Aubier, 1947. Compte rendu de l’ouvrage de Herder intitulé : Idées concernant la philosophie de l’histoire de l’humanité (article de revue, 1785). Kant y repousse la doctrine de l’unité essentielle de la nature et de la liberté.
  • 37. « Über die Vulkane im Monde », Berlinische Monatsschrift, 5, 1785, 199-213.
  • 38. « Von der Unrechtmässigkeit des Büchernachdrucks », Berlinische Monatsschrift, 5, 1785, 403-417.
  • 39. « Bestimmung des Begriffs einer Menschenrace », Berlinische Monatsschrift, 6, 1785, 390-417 ; trad. fr. S. Piobetta, Paris, Aubier, 1947.
  • 40. Grundlegung zur Metaphysik der Sitten, Riga, Hartknoch, 1785, 2e éd. 1786 ; trad. V. Delbos, Paris, Delagrave, 1971. Etablissement de la métaphysique des mœurs (1785 ; 4e éd., 1797) Sur wikipedia. Kant y détermine et y assure le principe fondamental de la moralité.
  • 41. Metaphysische Anfangsgründe der Naturwissenschaft, Riga, Hartknoch, 1786 ; trad. fr. F. de Gandt, Paris, Gallimard, 1985. Principes métaphysiques de la science de la nature (1786 ; 3e éd., 1800). C’est l’établissement des axiomes de la physique pure.
  • 42. « Mutmasslicher Anfang der Menschengeschichte », Berlinische Monatsschrift, 7, 1785, 1-27 ; trad. fr. L. Ferry & H. Wismann, Paris, Gallimard, 1985; Conjectures sur le commencement de l’histoire de l’humanité (1786).
  • 43. « Recension von Gottlieb Hufeland’s Versuch über den Grundsatz des Naturrechts », Allgemeine Literaturzeitung, 1786.
  • 44. « Was heisst : Sich im Denken orientieren ? », Berlinische Monatsschrift, 8, 1786, 304-330 ; trad. fr. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1959.
  • 45. De la Médecine corporelle en tant qu’elle ressortit a la philosophie, discours en latin (1786 ou 1788). – De l’Emploi des principes théologiques en philosophie (article, 1788).
  • 46. « Einige Bemerkungen von Herrn Professor Kant », Prüfung des Mendelssohnschen Morgenstunden (ouvrage de L. H. Jacob), 1786, XLIX-LX.
  • 47. Kritik der praktischen Vernunft ou sur Gutenberg, Riga, Hartknoch, 1788 ; trad. fr. F. Picavet, Paris, PUF, 1960: Critique de la raison pratique (1788 ; 6e éd., 1827). C’est la détermination de la nature de la loi morale et du genre d’adhésion qui convient aux principes pratiques. Sur wikipedia Fichier image disponible sur Gallica  : Trad. J. Barni - 1848 (1788).
  • 48. « Über den Gebrauch teleologischer Principien in der Philosophie », Deutscher Merkur, 1788, 36-52 & 107-136 ; trad. fr. L. Ferry, Paris, Gallimard, 1986 (« La Pléiade »).
  • 49. Kritik der Urteilskraft, Berlin, Lagarde & Friedrich, 1790 ; trad. fr. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1965 (la Erste Einleitung se trouve au t. 20 de l’édition de l’Académie ; trad. fr. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1968) : Critique de la faculté de juger (1790 ; 3e éd., 1799). Sur wikipedia. Kant y traite du fondement et de la valeur des notions du beau et de la finalité.
  • 50. Über eine Entdeckung nach der alle neue Kritik der reinen Vernunft durch eine ältere entbehrlich gemacht weden soll, Königsberg, F. Nicolovius, 1790 ; trad. fr. Aj.-L. Delamarre, Paris, Gallimard, 1985.
  • 51. Sur l’Illuminisme et les remèdes à y opposer (1790), dissertation écrite à propos de Cagliostro.
  • 52. « Über das Misslingen aller philosophischen Versuche in der Theodicee », Berlinische Monatsschrift, 18, 1791, 194-225 ; trad. fr. A.J.-L. Delamarre, Paris, 1985 (« La Pléiade »): Sur l’Echec de toutes les tentatives des philosophes en matière de théodicée.
  • 53. Die Religion innerhalb der Grenzen der blossen Vernunft, Königsberg, F. Nicolovius, 1793, 2e éd. 1794 ; trad. fr. J. Gibelin, Paris, Vrin, 1952. La Religion dans les limites de la pure raison (1793 ; 2e éd., 1794). C’est la déduction ou légitimation de la religion. Cela seul y est fondé, qui se rapporte à la morale, Il faut tendre à rendre la religion purement rationnelle. Sur Gallica : Trad. Tremesaygues A. - 1913 ; Texte : La Religion dans les limites de la simple raison
  • 54. « Über den Gemeinspruch : Das mag in der Theorie richtig sein, taugt aber nicht für die Praxis », Berlinische Monatsschrift, 22, 1793, 201-284 ; trad. fr. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1967. Sur le Lieu commun : cela est bon en théorie, mais ne vaut rien dans la pratique (article de revue, 1793). Kant y rejette cet aphorisme, non seulement en ce qui concerne la moralité, mais encore en ce qui concerne le droit politique et le droit des gens.
  • 55. « Etwas über den Einfluss des Mondes auf die Witterung », Berlinische Monatsschrift, 23, 1794, 392-407. De l’Influence de la lune sur le temps (article, 1794).
  • 56. « Das Ende aller Dinge », Berlinische Monatsschrift, 23, 1794, 495-522 ; trad. fr. P. Festugière in Kant. Pensées successives sur la théodicée et la religion, Paris, Vrin, 1963.
  • 57. Zum ewiden Frieden, Königsberg, F. Nicolovius, 1795 ; trad. fr. J. Darbelay, Paris, PUF, 1958: De la Paix éternelle, Essai philosophique (1795). Kant place dans la paix éternelle le but du développement historique de l’humanité, et cela, non en vertu du sentiment, mais en vertu de l’idée de justice.
  • 58. « Von einem neuerdings erhobenen vornehmen Ton in der Philosophie », Berlinische Monatsschrift, 23, 1796, 387-421 ; trad. fr. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1968.
  • 59. « Ausgleichung eines auf Missverstand beruhenden mathematischen Streits », Berlinische Monatsschrift, 28, 1796, 368-370 ; trad. fr. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1968.
  • 60. « Verkündigung des nahen Abschlusses eines Tractats zum ewigen Frieden in der Philosophie », Berlinische Monatsschrift, 28, 1796, 485-504 ; trad. fr. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1968.
  • 61. Die Metaphysik der Sitten in zwei Theilen, Königsberg, F. Nicolovius, 1797 ; trad. fr. A. Philonenko, 1968, Paris, Vrin, 1971: Principes métaphysiques de la théorie du droit (1797 ; 2° éd., 1798). C’est la théorie du droit ou de la légalité, telle qu’elle se déduit de la critique de la raison pratique, Principes métaphysiques de la théorie de la vertu (1797 ; 2e éd., 1803). C’est la théorie de la moralité, telle également qu’elle suit de la critique. Ces deux écrits ensemble portent le titre de Métaphysique des mœurs Voir wikipedia.
  • 62. « Über ein vermeintes Recht aus Menschenliebe zu lügen », Berlinische Blätter, 1, 1797, 301-314 ; trad. fr. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1967.
  • 63. Über die Buchmacherei. Zwei Briefe an H. Friedrich Nicolai von I. Kant, Königsberg, F. Nicolovius, 1798 ; Anthropologie, suivie des divers fragments du même auteur relatifs aux Rapports du physique et du moral et au Commerce des esprits d'un monde à l'autre, traduit de l'allemand, par J. Tissot, Paris : Ladrange, 1863, 1 vol. (X-483 p.), in-8.
  • 64. De Streit der Facultäten, Königsberg, F. Nicolovius, 1798 ; trad. fr. J. Gibelin, Paris, Vrin, 1955 : La Dispute des facultés (ouvrage auquel est joint un article de 1797 : Sur la Puissance qu’a l’esprit de se rendre maître de ses sentiments maladifs par sa seule volonté (1798). C’est le conflit de la faculté de philosophie, représentant la vérité rationnelle, avec les trois autres, théologie, droit et médecine, qui représentent les disciplines positives.
  • 65. Anthropologie in pragmatischer Hinsicht ou Patrick Frierson, Königsberg, F. Nicolovius, 1798 ; trad. fr. M. Foucault, Paris, Vrin, 1964. Anthropologie traitée au point de vue pragmatique (1798 ; 2e éd., 1800). L’anthropologie pragmatique est l’art de tirer parti des hommes en vue de ses propres fins.
  • 66. Vorrede zu R. B. Jachmanns Prüfung der kantischen Religionsphilosophie, Königsberg, F. Nicolovius, 1800 ; trad. fr. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1968.
  • 67. Immanuel Kants Logik, éd. G. B. Jäsche, Königsberg, F. Nicolovius, 1800 ; trad. fr. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1970. Logique, ouvrage de Kant publié par Jäsche (1800) ; Voir Logique de Kant sur wikipedia
  • 68. Immanuel Kants physische Geographie, éd. F. T. Rink, Königsberg, Goebbels & Unzer, 1802, Géographie physique, ouvrage de Kant publié par Rink (1802-3) ; Voir sur wikipedia
  • 69. Über Pädagogik, éd. Rink, Königsberg, F. Nicolovius, 1803 ; trad. fr. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1974. Sur la Pédagogie, ouvrage publié par Rink (1803). Ce sont des observations tirées d’un cours fait plusieurs fois par Kant sur ce sujet ; Sur wikipedia Sur Gallica : Trad. J. Barni 1886 - Préface Thamin R..
  • 70. Réflexions de Kant sur la philosophie critique, publiées par Benno Erdmann (1882-84).
  • 71. Lettres. Elles ne sont guère qu’au nombre de 100, dont 19 adressées à Marcus Herz.
  • 72. Immanuel Kant über... die Preisfrage : Welches sind die wirklichen Fortschritte, die die Metaphysik seit Leibnitzens und Wolff’s Zeiten in Deutschland gemacht hat ?, éd. Rink, Königsberg, Goebbels & Unzer, 1804 ; trad. fr. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1968, Voir aussi : B. ERDMANN, Reflexionen Kants zur kritischen Philosophie, 2 Bde, Leipzig, Fues’s Verlag, 1882, 1884 ; Die philosophischen Hauptvorlesungm Immanuel Kants, éd. A. Kowalewski, Hildesheim, Olms, 1965 (repr. de 1924) ; Menschenkunde et Immanuel Kants Anweisung zur Menschen und Weltkenntnis, éd. F.C. Starke, Hildesheim, G. Obus, 1976 (reprint de 1831) : Passage des principes métaphysiques de la science de la nature à la physique, ouvrage resté inachevé, écrit entre 1783 et 1803, publié d’abord par Reich de 1882 à 1884, dans les Altpreussische Monatschriften, puis, plus complètement, par Albrecht Krause (1888). C’est le progrès de la déduction allant de la métaphysique de la nature matérielle à la physique expérimentale considérée comme science, c.-à-d. comme système.




  • t. 1 : Des premiers écrits à la « Critique de La raison pure », Gallimard, 1980.
  • t. 2 : Des Prolégomènes aux écrits de 1791, Gallimard, 1980.
  • t. 3 : Les derniers écrits, Paris, Gallimard, 1986.


Manuscrit de 1794 à 1803; publié posthume en extraits à partir de 1862; édition dite « complète » en 1936-1938; nouvelle édition plus exacte : F. Marty, Paris, PUF, 1986.



trad. F.-X. Chenet, Paris, Vrin, 1988.



trad. J.-L. Bruch, Paris, Aubier, 1969.



trad. M.-C. Chaillol, M. Halimi, V. Séroussi, N. Aumonier, M. B. de Launay, M. Marcuzzi, Paris, Gallimard, 1991.



  • Kant, sous la direction de Jean-Marie Vaysse, avec les contributions de Jocelyn Benoist, Christophe Bouton, Maxence Caron, Emmanuel Cattin, Michel Fichant, Franck Fischbach, Jean-Christophe Goddard, Mai Lequan, François Marty, Claude Piché, Alexander Schnell, Laurent Van Eynde, Jean-Marie Vaysse ; Paris, éd. du Cerf, 2008.
  • Hermann Cohen, La Théorie kantienne de l'expérience, trad. fr. E. Dufour et J. Servois, Paris, Le Cerf, 2001.
  • Hermann Cohen, Commentaire de la "Critique de la raison pure" de Kant, trad. fr. E. Dufour, Paris, Le Cerf, 2000.
  • Eric Weil, Problèmes kantiens, Paris, J. Vrin, 1990 (2e éd.).
  • Alexis Philonenko, L'œuvre de Kant, Tome 1, La philosophie pré-critique et la critique de la raison pure, Paris, J. Vrin, 1969; et 1993 (5e éd.).
  • Alexis Philonenko, L'œuvre de Kant, tome 2, Morale et politique, Paris, J. Vrin, 1972; et 1993 (5e éd.).
  • Jean Grondin, Kant et le problème de la philosophie: l'a priori, Paris, J. Vrin, 1989.
  • Jacques Derrida, Du droit à la philosophie, Paris, Galilée, 1990.
  • Gilles Deleuze, La philosophie critique de Kant, Paris, Presses universitaires de France, 1997 (1re éd. : 1963).
  • Michel Puech, Kant et la causalité, Paris, J. Vrin, 1990
  • Monique Castillo, Kant, l'invention critique, Paris, J. Vrin, 1997.
  • Victor Delbos, La philosophie pratique de Kant, Paris, Impr. des Presses universitaires de France, libr. Félix Alcan, 1926 (2e éd.).
  • Jules de Gaultier, De Kant à Nietzsche, Paris, rééd. 2006.
  • Heidegger, Kant et le problème de la métaphysique, Paris, Gallimard, 1953.
  • Maxence Caron, "La lecture heidegerienne de Kant", dans Heidegger - Pensée de l'être et origine de la subjectivité, Paris, Le Cerf, 2005.
  • Alain Renaut, Kant aujourd'hui, Paris, Aubier, 1997; rééd. Champs-Flammarion, 1999.
  • Kant : Philosophie de l'histoire, sous la direction de Norbert Waszek. Paris, PUF, 1996 [Revue germanique internationale. N° 6] (ISBN 2-13-047698-8).
  • Domenico Losurdo, Autocensure et compromis dans la pensée politique de Kant, Presses Universitaires de Lille, 1993 (ISBN 2-85939-432-X).
  • L'impératif catégorique au procés de Nuremberg, Etude conduite par A.Andrieu sous l'égide de Frédéric Postel, Presses Universitaires de Pau, (ISBN 8-897571-902879)








  • Dictionnaire de Chaudon 1821
  • Biographie universelle ancienne et moderne
  • Dictionnaire universel d'histoire et de géographie Bouillet Chassang 1873
  • La Grande Encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres, et des arts
  • Dictionnaire de la conversation et de la lecture 1853
  • Nouvelle biographie générale Hoefer 1852-1866 Tome 27
  • Biographie universelle, ou Dictionnaire historique Weiss 1841
  • Grand dictionnaire universel du XIXe siècle














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