Biographie de Enver Hoxha

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Révolution : fin d'une époque
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Issu en 1979 de scissionnistes tendance Enver Hodja (1976) du Parti Communiste Marxiste Leniniste de France (scissionniste du PCF sur la question du ...




L'Albanie va vendre des sous-marins de construction soviétique à ...
Portail des sous-marins
Après que le dictateur staliniste Enver Hoxha ait estimé que l'Union Soviétique s'était éloignée des véritables idéaux du communisme, les 2 pays avaient ...




The lowdown on Albania
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... remains a cult icon in Albania, where he was the only Western actor whose films were allowed in the country during the dictatorship of Enver Hoxha. ...




Down Memory Lane: Woe in Albania has cost our lads over the years
Belfast Telegraph
It was as if time had stood still for 100 years, Ruled from the end of the Second World War by Communist leader Enver Hoxha until his death in 1985 this was ...

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L'Essentiel avec... Ismaïl Kadaré, membre associé étranger de l ...
Canal Académie
Le nom d'Enver Hoxha, gravé à flanc de montagne. L'inscription a été effacée au napalm en 1995 En 1967, le maoïsme est installé au pouvoir et Ismaïl Kadaré ...




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Albanians want Hoxha stripped of hero titles
www.worldbulletin.net
Albania condemns late Stalinist dictator Enver Hoxha for presiding over one of Europe's most brutal communist regimes, but his victims said on Thursday the ...




Albania Marks Second Deadly Blast Anniversary
BalkanInsight.com
... old Chinese and Soviet shells stored at the base, a central collection point for the arsenal amassed by the communist-era dictatorship of Enver Hoxha. ...

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Un ex-dictateur bientôt privé de ses titres?
leJDD.fr
Certaines victimes du stalinisme albanais ont estimé jeudi que l'Etat devrait retirer les titres de l'ancien dictateur Enver Hodja. ...




Albania Press Review - February 25
BalkanInsight.com
Enver Hoxha must be turning over in his grave; two young architects plan to turn his beloved concrete pillboxes – bunkers built to survive a NATO invasion ...

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General Veli Llakaj zu Kosova- Enver Hoxha und Mehmet Sehu
KOSOVA aktuell
General Llakaj war Chef des Generalstabes in Albanien unter Mehmet Sehu und Enver Hoxha. Kürzlich feierte er sein fünfundsiebzigstes Dienstjubiläum. ...


Enver Hoxha[1], né le 16 octobre 1908, fonda le Parti communiste albanais en 1941[2] et fut le président de la République populaire d'Albanie de 1945 jusqu'à sa mort, le 11 avril 1985.

Sous le régime qu'il avait mis en place, l'Albanie a subi un profond isolement du reste de l'Europe et une adhésion sans concession au stalinisme, même si le régime a également permis au pays d'évoluer d'une société semi-féodale vers un État industrialisé [3]

Il proclama en 1967 l'Albanie « premier État athée du monde ».



Enver Hoxha (ou Hodja) est né à Gjirokastre, une ville d'Albanie méridionale où son père, de religion musulmane, était commerçant. Enver, qui avait trois sœurs et un frère, fut surtout élevé par son oncle, Hysen Hoxha. Selon les archives soviétiques et albanaises, le garçon avait toujours rêvé d'entrer au séminaire de Tiflis à la suite de son idole, Staline, dont il gardait un portrait accroché au mur de sa chambre. Malheureusement, il dut prendre en charge sa mère, affaiblie par la maladie.

Il étudia de 1923 à 1927 au lycée français de Gjirokastre puis à celui de Korçë jusqu'en 1930.

En 1930, il obtient une bourse d'État pour étudier les sciences naturelles à l'université de Montpellier.En 1933, il abandonne ses études et se rend à Paris, où il il côtoie des communistes français et albanais en exil. Il devient l'année suivante secrétaire particulier du consul albanais à Bruxelles où il apprend le droit à Université libre de Bruxelles, sans obtenir à nouveau de diplôme. Revenu en Albanie en 1936, il enseigne à Tirana, puis au lycée français de Korçë, avant d'être renvoyé de l'établissement fin 1939 pour avoir participé à Korçë à une manifestation de la célébration de la fête de l'Indépendance au caractère anti-fasciste. Cet évènement peut être vu comme le début réel de la carrière d'activiste d'Enver Hoxha. Il revint alors à Tirana et devint bistrotier et marchand de tabac.



Dès l'invasion italienne de l'Albanie en 1939, Enver Hoxha cherche à organiser la résistance et reçoit l'aide d'émissaires du Parti communiste yougoslave envoyés par le Komintern. Le Parti communiste albanais est fondé le 8 novembre 1939. Il faut toutefois modérer l'importance du PC albanais d'alors. Si des sections locales existaient depuis 1929 (notamment à Korçë ou à Tirana), leur influence politique restait très mineure, et des dissensions et sécessions internes n'arrangèrent pas la situation.

Ce n'est qu'en novembre 1941, soit quelques mois après le retournement de l'Allemagne nazie contre Staline, qu'Enver Hoxha est élu secrétaire général d'un nouveau parti communiste dont l'unification des anciennes sections fut ordonnée par le Komintern. Le choix d'Hoxha semble tenir à son instruction et à son passage de quelques années en France — bien que peu prolifique sur le strict plan des études. Ce nouveau PC, fort d'à peine quelques centaines de membres, se voulait établi sur un modèle titiste et était sous l'emprise idéologique du PC yougoslave voisin.

Bien que souhaitant une union nationale, devant déboucher sur une "Grande Albanie", Hohxa, critiqué par le Parti communiste yougoslave, rompt en 1943 l'accord de Mukje entre résistants nationalistes, royalistes et communistes.

Les groupes de partisans communistes albanais et yougoslaves sont encadrés et formés par des instructeurs militaires britanniques appartenant au Special Operations Executive.

En mai 1944, devant le recul de la Wehrmacht, le Front de Libération National - LNÇ, contrôlé par les communistes depuis novembre 1943, décide de se muer en gouvernement provisoire. Hoxha est élu dirigeant du comité exécutif de ce gouvernement. Les groupes de résistance n'appartenant pas au FLN sont déclarés illégaux. Les partisans albanais combattent alors avec l'aide de partisans communistes grecs, les républicains du Balli Kombëtar et les monarchistes fidèles au roi Zog Ier. Le 22 octobre est fondé le Gouvernement démocratique d'Albanie, dont Hoxha est nommé tant président que ministre de la Défense. En quatre ans, il parvint ainsi à passer de chef d'un petit parti de 200 membres à dirigeant d'un pays à peine libéré, en pleine guerre civile, mais à la tête de dizaines de milliers de partisans.

L'année 1945 fut plus difficile pour Hoxha, qui dut faire face à la montée en puissance des courants pro-yougoslaves et rattachistes au sein du PC : son influence décrut. Le Front démocratique, dans lequel le Parti communiste est dominant, est élu par 99,9 % des voix le 2 décembre 1945. La République populaire d'Albanie est proclamée le {Date|11|janvier|1946}}. Pourtant, la fusion avec la Yougoslavie est alors pressentie comme imminente, Staline refusant de recevoir Hoxha, malgré sa demande de soutien, et se déclarant en privé favorable à l'incorporation de l'Albanie dans la Yougoslavie.

La situation ne se retourna qu'en 1948, à la suite de la rupture soviéto-yougoslave : le clan pro-yougoslave, se retrouvant soudainement isolé, fut dénoncé par celui d'Hoxha et ses principaux meneurs, Koçi Xoxe en tête, liquidés. Le premier congrès du PCA (qui fut à cette occasion renommé Parti du Travail), en |novembre|1948, acheva de restaurer Hoxha comme dirigeant de l'Albanie, et élimina les clivages du sein du Parti.

Les Britanniques et les Américains se mettent d’accord en 1949 pour mener une opération conjointe, dite projet Valuable, visant à déstabiliser le régime communiste. Les deux gouvernements sont inquiets d’une expansion communiste vers l’ouest, et pour la contenir, ils choisissent l’Albanie comme cible. Ils reçoivent le soutien tacite de Tito qui permet même aux commandos de réfugiées albanais de s'infiltrer en Albanie depuis le territoire yougoslave. En effet les relations entre les frères ennemis en communisme sont au plus bas et Tito est redevable aux Britanniques de sa prise de pouvoir, grâce à la Mission du SOE de Fitzroy Maclean.



Élu par 99,9% des voix le 2 décembre 1945, le Front démocratique, dans lequel le Parti communiste est dominant, prend le pouvoir et entreprend de jeter les bases d'une société communiste.

L'Albanie est reconnue par la France du général de Gaulle en janvier 1946. La France sera d'ailleurs l’un des seuls pays occidentaux, avec l'Italie, l'Autriche et la Suisse à entretenir des relations diplomatiques avec l'Albanie communiste.



En 1956, trois ans après la mort de Staline, Nikita Khrouchtchev prône la déstalinisation. La rupture sera bientôt consommée entre l'Albanie et l'URSS. En revanche, la Chine, à la recherche d'alliés, accroît son aide à Tirana et conclut en 1961 une alliance officielle avec cette dernière. Elle ne cessera qu'en 1978, après le rapprochement entre la Chine et les États-Unis (visite de Richard Nixon à Pékin en 1972), puis la mort de Mao et la fin de facto de l'idéologie maoïste en Chine.



Enver Hoxha fut un doctrinaire très prolixe du stalinisme. Plusieurs groupuscules occidentaux se sont réclamés de ses écrits.

Ses œuvres choisies en langue française furent publiées en 6 volumes de 1978 à 1986.

On peut aussi lire ses Mémoires (Nagel, 1984)

Un condensé de sa pensée est paru avec Face au révisionnisme (Maspero, 1972), des textes choisis par Gilbert Mury.



  1. parfois écrit phonétiquement en français Hodja
  2. devenu par la suite le Parti du travail d'Albanie
  3. « Sur le plan économique, on peut noter un développement non négligeable de l'industrie, l'achèvement de l'électrification, la construction de la première voie ferrée et son rattachement au réseau européen. Enver Hodja maître de l'Albanie, Georges Castellan, juillet 2002, Clio.fr »




  • L'Albanie d'Enver Hoxha, 1944-1985 de Gabriel Jandot, L'Harmattan, 1994.
  • Guerres secrètes de la CIA de John Prados, Editions du Toucan, 2008. Le chapitre 4 est consacré au projet Valuable (Albanie, 1949-1951).
  • Au cœur de l'action clandestine, des commandos au MI6 du colonel David Smiley (2008), L'Esprit du Livre Editions. Avec cahier de photographies où Enver Hoxha apparaît entouré des officiers du SOE (ISBN 978-2-915960-27-3). Traduction de (en) Irregular regular (1994), Michael Russell (ISBN 0 85955 202 0). Le SOE en Albanie et le projet Valuable.
  • (en) Albania at War, 1939-1945 de Bernd J. Fischer, West Lafayette, Purdue University Press, 1999. L'Albanie dans la guerre.
  • (en) The Wildest Province: SOE in the Land of the Eagle de Roderick Bailey, 2008, Jonathan Cape Ltd (ISBN: 9780224079167)
  • (en) Chronique littéraire sur le livre de Roderick Bailey dans le Times du 15 février 2008
  • (en) Chronique littéraire sur le livre de R. Bailey dans le Daily Telegraph du 29 février 2008
  • (en) Albanian Assignment de David Smiley, avec une préface de Patrick Leigh Fermor, Editions Chatto & Windus, 1984. Cahier de photographies. Ouvrage consacré au SOE en Albanie pendant la Seconde guerre mondiale.
  • (en) Sons of the Eagle. A Study in Guerilla War de Lord Julian Amery - 1948 – Editions Macmillan & C° Ltd, Londres. Le SOE en Albanie.
  • (en) No Colours or Crest de Peter Kemp - 1958 - Cassell - Londres. Le SOE en Albanie.
  • (en) Illyrian venture: The story of the British military mission to enemy-occupied Albania, 1943-44 – Editions Bodley Head - 1952. Les mémoires du colonel Edmund Frank "Trotsky" Davies. Le SOE en Albanie.
  • (en)Stephen Dorril MI6: Inside the Covert World of Her Majesty's Secret Intelligence Service - The Free Press - New York - 2000 (ISBN 0-7432-0379-8). Ecrit par un journaliste britannique spécialiste du renseignement. Le chapitre 19 est consacré à l'Albanie (projet Valuable).


  • Kolonel Bunker film sorti en 1998 met en scène l'Albanie sous le règne de Hoxha.
  • Slogan film sorti en 2001 réalisation par Gjergj Xhuvani, raconte les relations de pouvoir dans le quotidien d'un jeune instituteur citadin nommé à la campagne.


  • Mausolée d'Enver Hoxha
  • Histoire de l'Albanie


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