Eugeni d'Ors i Rovira (Eugenio d'Ors pour la littérature espagnole) est un écrivain catalan né en 1881 à Barcelone et décédé en 1954 à Vilanova i la Geltrú (Espagne).
Également essayiste, critique d'art et philosophe, il a écrit en catalan, en castillan et parfois en français. Une partie de ses écrits catalans ont paru sous les pseudonymes de Xènius, d'Octavi de Romeu et de El Guaita, de même qu'une partie de ses articles en castillan sont signés du pseudonyme d'« Un Ingenio de esta Corte ».
Il étudia le Droit à Barcelone et passa son doctorat de Philosophie à Madrid.
À partir de 1906, il collabora aux publications de la revue La Veu de Catalunya et fut l'un des membres du Noucentisme catalan. Il fut secrétaire de l'Institut d'Estudis Catalans en 1911 et directeur de l'Instruction Publique de la Mancomunitat de Catalunya en 1917. Mais il quitta ce poste la même année après la mort de Prat de la Riba. Josep Puig i Cadafalch succéda à Prat de la Riba à la présidence de la Mancomunitat. Or, Eugeni d'Ors et Puig i Cadafalch ont toujours entretenu des relations difficiles. Eugeni d'Ors exposa ses sympathies syndicalistes dans les Gloses de la vaga lors de la grève des employés de La Veu de Catalunya en 1919. Puig i Cadafalch l'accusa alors de malversations et, avec le soutien de l'assemblée générale de la Mancomunitat, provoqua son départ des institutions catalanes. Blessé, d'Ors renonça à toute responsabilité en Catalogne et s'installa à Madrid en 1923. Il abandonna la langue catalane et n'écrivit plus désormais qu'en castillan. Il devint membre de la Real Academia Española en 1926 et créa en 1938 l'Instituto de España. Il rejoignit la Phalange espagnole et fut nommé chef de la Jefatura Nacional de Bellas Artes (ministre des Beaux Arts) du gouvernement franquiste de Burgos. Après la guerre civile il devint un intellectuel officiel du régime franquiste espagnol.
Également essayiste, critique d'art et philosophe, il a écrit en catalan, en castillan et parfois en français. Une partie de ses écrits catalans ont paru sous les pseudonymes de Xènius, d'Octavi de Romeu et de El Guaita, de même qu'une partie de ses articles en castillan sont signés du pseudonyme d'« Un Ingenio de esta Corte ».
Il étudia le Droit à Barcelone et passa son doctorat de Philosophie à Madrid.
À partir de 1906, il collabora aux publications de la revue La Veu de Catalunya et fut l'un des membres du Noucentisme catalan. Il fut secrétaire de l'Institut d'Estudis Catalans en 1911 et directeur de l'Instruction Publique de la Mancomunitat de Catalunya en 1917. Mais il quitta ce poste la même année après la mort de Prat de la Riba. Josep Puig i Cadafalch succéda à Prat de la Riba à la présidence de la Mancomunitat. Or, Eugeni d'Ors et Puig i Cadafalch ont toujours entretenu des relations difficiles. Eugeni d'Ors exposa ses sympathies syndicalistes dans les Gloses de la vaga lors de la grève des employés de La Veu de Catalunya en 1919. Puig i Cadafalch l'accusa alors de malversations et, avec le soutien de l'assemblée générale de la Mancomunitat, provoqua son départ des institutions catalanes. Blessé, d'Ors renonça à toute responsabilité en Catalogne et s'installa à Madrid en 1923. Il abandonna la langue catalane et n'écrivit plus désormais qu'en castillan. Il devint membre de la Real Academia Española en 1926 et créa en 1938 l'Instituto de España. Il rejoignit la Phalange espagnole et fut nommé chef de la Jefatura Nacional de Bellas Artes (ministre des Beaux Arts) du gouvernement franquiste de Burgos. Après la guerre civile il devint un intellectuel officiel du régime franquiste espagnol.
- 1902 : La fi d'Isidre Nonell
- 1911 : Gloses de quaresma
- 1911 : La ben plantada
- 1911 : Gualba la de mil veus
- 1918 : Oceanografia del tedi
- 1918 : La vall de Josafat
- 1919 : Gloses de la vaga
- 1932 : Estudios de arte
- 1939 : Introducción a la vida angélica. Cartas a una soledad
- 1946 : Novísimo glosario
- 1947 : El secreto de la filosofía
- 1954 : La verdadera historia de Lidia de Cadaqués
- La Vie de Goya, trad. de Marcel Cavayon, Paris, Gallimard, 1912
- Trois heures au musée du Prado, itinéraire esthétique, trad. de M. et Mme Jean Sarrailh, Paris, Delagrave, 1927
- L'Art de Goya : Goya, peintre baroque, Goya, peintre européen, Goya, peintre des regards, trad. de M. et Mme Jean Sarrailh, Paris, Delagrave, 1928
- Coupole et monarchie, trad. d'Andrée de Stoutz, Paris, Librairie de France, 1929
- Paul Cézanne, trad. de Francisco Amunategui, Paris, éditions des Chroniques du jour, 1930
- Pablo Picasso, trad. de Francisco Amunategui, Paris, éditions des Chroniques du jour, 1930
- Au grand Saint-Christophe, trad. de M. et Mme Tissier de Mallerais, avec trois « Natures mortes », traduites par Valery Larbaud, Paris, éditions R.-A. Corrêa, 1932
- La Peinture italienne d'aujourd'hui : Mario Tozzi, trad. de Paul-Henri Michel, Paris, éditions des Chroniques du jour, 1932
- La Vie de Ferdinand et Isabelle, rois catholiques d'Espagne, trad. de Paul-Henri Michel, Paris, Gallimard, 1932
- Du Baroque, trad. d'Agathe Rouardt-Valéry, Paris, Gallimard, 1935

