| Félix Kir | |
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Le buste du chanoine Kir à Bèze
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| Parlementaire français | |
| Naissance | 22 janvier 1876 |
| Décès | 26 avril 1968 |
| Mandat | Député 1945-1967 |
| Début du mandat | 1945 |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | Côte-d'Or |
| Groupe parlementaire | RI (1945-1955) IPAS (1956-1962) RD (1962-1967) |
| IVème République-Vème République | |
Félix Kir (Alise-Sainte-Reine, 22 janvier 1876 - Dijon, 26 avril 1968) est un chanoine et homme politique français. Il a donné son nom au kir.
Biographie
Il est né à Alise-Sainte-Reine en Côte-d'Or. Il entre au petit séminaire de Plombières-lès-Dijon en 1891 et est ordonné prêtre en 1901. Il est vicaire à Notre-Dame de Dijon en 1903 ; curé de Bèze de 1910 à 1924, puis de Nolay.
Le résistant
Pendant l'Occupation, il participe activement à la Résistance. Il rend possible l'évasion de 5 000 prisonniers de guerre français du camp de Longvic. Il est arrêté et condamné à mort, mais force le respect par son cran et sa dignité.
Gracié, il continue son action clandestine. Arrêté une seconde fois, il est l'objet d'un attentat perpétré en janvier 1944. Blessé, il se soustrait aux recherches de la Gestapo en quittant Dijon, où il revient le jour de la Libération.
Il est nommé chevalier de Légion d'honneur en 1945 et cité à l'ordre de l'armée.
Le politique
En mai 1945, il est élu maire de Dijon et le reste jusqu'à sa mort. Il est conseiller général et député de la Côte-d'Or de 1945 à 1967, et inscrit au CNI. Il est le doyen de l'Assemblée nationale de 1953 à 1967.
A Dijon, sa réalisation la plus notable est le lac artificiel à l'ouest de la ville, qui deviendra le lac Kir. Sous ses mandats, un vaste campus universitaire est créé à l'initiative du recteur Marcel Bouchard. De nouveaux quartiers sont urbanisés, notamment celui de la Fontaine-d'Ouche.
Le personnage
C'était un personnage truculent. Il n'hésita pas à prendre le képi pour faire la circulation devant la mairie de Dijon ; à un député communiste qui l'invectiva sur sa foi, refusant qu'on puisse croire en Dieu sans jamais l'avoir vu, il répondit : « Et mon cul, tu l'as pas vu, et pourtant il existe ! ». Ce fut le dernier prêtre député à avoir porté la soutane sur les bancs et à la tribune de l'Assemblée nationale. A l'Assemblée Nationale il présidera également, en tant que doyen d'âge, la première séance de la Vème République.
L’Amicale Bourgogne/Rhénanie-Palatinat est fondée en février 1957 à Dijon sous la présidence du chanoine Kir.
Le jumelage Dijon / Mayence est signé, en 1958, avec Franz Stein.
Sa boisson préférée est bien sûr le vin blanc-cassis qui prendra le nom de Kir. Il en concède en 1952 l'exclusivité du nom à la maison Lejay-Lagoute. Néanmoins, pour ne pas peiner les autres liquoristes de Dijon, il leur permet également d'utiliser son nom. Lorsqu'il se rendait à l'Assemblée, il emportait un cabas contenant une bouteille de vin blanc et une bouteille de liqueur de cassis et il offrait un Kir à ses compagnons de voyage. A l'époque on circulait dans des compartiments de huit personnes.
En 1960, à la suite de sa rencontre avec Nikita Khrouchtchev, les cafés de Dijon créent le Double K. Cette rencontre, ainsi que le jumelage de Dijon avec Stalingrad (aujourd'hui Volgograd) en 1959, firent de lui le plus célèbre anticommuniste pro-bolchevik de l'Histoire de France.
Bibliographie
- Bazin (Jean-François), Mignotte (Alain), Pour le meilleur et pour le Kir, le roman d'un mot-culte, Mâcon, JPM éditions, 2002, 209 p.
- Muron (Louis), Le chanoine Kir, Paris, Presses de la Renaissance, 2004, 253 p.
- Devance (Louis), Kir, je te pardonne, le chanoine et son assassin, Précy-sous-Thil, Editions de l'Armançon, 2006, 271 p.
- Devance (Louis), Le chanoine Kir, l'invention d'une légende, Dijon, Editions universitaires de Dijon, 2007, 471 p.
Liens externes
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