Biographie de Fidel Castro

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Xi Jinping rencontre le premier vice-président du Conseil d'Etat et ...
Quotidien du Peuple
M. Xi a d'abord prié M. Diaz-Canel de transmettre ses salutations au président cubain Raul Castro et à l'ancien dirigeant Fidel Castro. M. Xi a passé en revue le développement des relations sino-cubaines depuis l'établissement des liens diplomatiques ...

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"Fidel Castro avait Che Guevara, Hugo Chavez avait Carlos ...
AgoravoxTv
"Fidel Castro avait Che Guevara, Hugo Chavez avait Carlos !" Francis Vuillemin & independenza webtv. independenza webtv s'entretient avec Me Francis Vuillemin, avocat d'Ilich Ramirez Sanchez , dit Carlos. Vendredi 17 mai 2013, Paris (France). Quelques ...




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Fidel Castro, left, listens to visiting Venezuela's National Assembly President Diosdado Cabello in Havana. (Juventud Rebelde/Associated Press). Cuba's state newspaper has published a new photograph of the country's former revolutionary leader, Fidel ...
Cuba releases rare photo of Fidel Castrofox4kc.com
Fidel Castro Greets Venezuelan Parliament LeaderPrensa Latina
Fidel, Raul Castro Held Meetings with Venezuelan Parliament ...Escambray
People's Daily Online
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Avec 638 tentatives d'assassinat, Fidel Castro bat les records
La une Direct.cd
451256-fidel-castro À la tête de Cuba depuis 1959, Fidel Castro, 85 ans, éloigné du pouvoir depuis 2006 pour raisons de santé, est entré dans le Livre Guinness des records comme «la personne qu'on a le plus souvent tenté d'assassiner», soit 638 fois, ...




Afrique du Sud: Nelson Mandela fit un geste fort à l'endroit de Castro ...
Nouvelle Expression
C'est dans cette optique qu'à peine libéré le 11 février 1990, Nelson Mandela avait exprimé sa gratitude au «Lider maximo» Fidel Castro et au peuple cubain qui ont soutenu la lutte de l'Anc contre l'apartheid. Nelson Mandela s'était ainsi rendu à La ...




Fidel Castro: « La paix mondiale ne tient qu'à un fil... »
Cameroonvoice
J'ai eu le plaisir, hier, de converser calmement avec Mahmoud Ahmadineyad que je n'avais plus vu depuis septembre 2006, voilà plus de cinq ans, quand il était venu à La Havane participer à la Quatorzième Conférence au sommet du Mouvement des pays ...




Basta Fidel, un groupe tchèque multilinguistique
Radio Prague
Ses origines remontent à la création du groupe 'Fidel Castro' en 1997, qui sort deux albums en 2001 et 2002. C'est l'année suivante que le groupe se sépare, mais deux saxophonistes, le guitariste et le batteur décident de poursuivre l'aventure musicale ...




Cuban University Students Honor Fidel Castro, Raul Castro
Prensa Latina
Imagen activa 15 de junio de 2013, 10:09Havana, Jun 15 (Prensa Latina) Cuban youths sent a message to the historic leader of the Revolution, Fidel Castro, to whom they also conferred a commemorative coin on the occasion of the 90th anniversary of the ...




Presentan en Grecia libro de Fidel Castro
Radio Reloj
Fidel CastroAtenas, Grecia. - Pocas veces la presentación de un libro muestra tanto simbolismo, entre participantes y contenido de la obra, como la llevada a cabo este domingo en la capital de Grecia a propósito del texto Cuba y África, de Fidel Castro ...

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Le Point

G8 : Poutine n'exclut pas de nouvelles livraisons d'armes à la Syrie
Le Point
Il sont pour moi du même acabit que ceux qui ont pendant des années fait florès dans la presse de gauche au sujet de Fidel Castro, sous prétexte qu'il tenait la dragée haute aux USA et qu'il avait une politique sociale en avance sur certains points ...

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Fidel Alejandro Castro Ruz, né le 13 août 1926, est un avocat cubain, un homme politique qui fut chef d'Etat de l'île de Cuba et chef de gouvernement. Pour de nombreuses personnes, c'est un dictateur[1],[2],[3],[4],[5],[6], mais ce terme est contesté par beaucoup de ses partisans. Ceux-ci rapprochent plutôt Cuba d'une démocratie participative[7],[8],[9].

Arrivé au pouvoir en janvier 1959 lors de la révolution cubaine (1958-1959), qui renversa le régime dictatorial du général Fulgencio Batista, il cessa toutes ses fonctions à la tête de l'Etat le 24 février 2008 et les céda à son frère Raúl Castro[10].

Fidel Castro, son frère le lieutenant Raúl et le Dr Ernesto Guevara (dit « le Che ») ont donné à la révolution, nationaliste au départ, une orientation pro-soviétique et « marxiste-léniniste » au début des années 1960, au moment de son affrontement avec les administrations américaines de l'époque. Suite à la révolution, Fidel Castro instaura progressivement un régime dit de socialisme d'État à parti unique.

Fidel Castro a d'abord occupé la charge de premier ministre de la République de Cuba de 1959 à 1976 puis assume, à partir du 2 décembre 1976, celle de président du Conseil d'État (chef de l'État) et de président du Conseil des ministres (chef du gouvernement) de cet État. Il est également le premier secrétaire du Parti communiste cubain depuis sa refondation en 1965. Réélu sans adversaire tous les cinq ans[11], Castro a été au pouvoir face à dix présidents des États-Unis : Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Ford, Carter, Reagan, G.H.W. Bush, Clinton et G.W. Bush.



Né à Birán, près de Mayarí, dans la Province de Holguín (anciennement appelée Provincia de Oriente), le 13 août 1926, Fidel Castro a passé ses toutes premières années dans la ferme d'une famille aisée mais fort compliquée. Fils de Ángel Castro Argiz, immigrant galicien analphabète, devenu riche propriétaire terrien, et de sa cuisinière créole, Lina Ruz González, alors que Don Angel est encore marié et le divorce impossible avec son épouse délaissée. Quatre enfants naissent hors mariage, Fidel est le 3e et Raul le 4e. Fidel, enfant illégitime, est placé à l'âge de 5 ans à Santiago de Cuba, et ne sera baptisé, de père inconnu, qu'en janvier 1935. Il ne sera reconnu officiellement par son père, et prendra le nom de Castro, qu'en décembre 1943. Raul, de 4 ans plus jeune, est en fait lui-même un demi-frère, la mère de Fidel l'ayant eu d'un sergent, métissé chinois et mulâtre, qu'Angel Castro Ruz a reconnu néanmoins, après la prononciation du divorce avec sa première femme.



Après des études chez les jésuites, notamment au collège Belén de La Havane, Fidel Castro entre à l'université de La Havane en 1945 où il obtient un diplôme en droit en 1950. En avril 1948, il participe au Bogotazo, émeutes de Bogota qui firent 3 000 morts, orchestrées par des mouvances d'extrême gauche contre la création de l'OEA, l’Organisation des États américains dont le congrès fondateur se tenait dans cette ville. Le rôle exact de Fidel Castro dans ces événements est mal connu.

Après ses années universitaires voire dès cette époque, Castro s'associe à des bandes d’activistes armés et se trouve à plusieurs reprises mêlé à des meurtres, lors de règlements de comptes entre bandes ou personnalités rivales[12]. Selon l'un de ses biographes, il serait devenu vers 1948 un agent rémunéré par le KGB[13]. Cette hypothèse n'est cependant pas soutenue par les historiens travaillant sur la révolution castriste et vient en contradiction avec les proclamations de Castro à l'époque et le fait que les groupes auxquels il participe sont non communistes ou, pour certains, anticommunistes[14].



En octobre 1948, il épouse sa première femme, Mirta Diaz Balart, de famille bourgeoise de l'Oriente, comme Batista et Castro, et dont le frère sera… ministre de l'intérieur de Batista. Ils passent leur lune de miel à New York. Le mariage ne durera que quelques années. De 1950 à 1952, il se consacre au droit, puis se présente au Parlement pour le « Parti orthodoxe ». Mais le coup d'État du général Fulgencio Batista, qui renverse le gouvernement de Carlos Prío Socarrás, annule ces élections. Castro attaque Batista en justice, l'accusant d'avoir violé la constitution, mais sa demande est jugée irrecevable.



Castro organise alors une réaction armée en attaquant la caserne de Moncada le 26 juillet 1953, mais celle-ci est un désastre. Quatre-vingt des assaillants sont tués, et Castro est arrêté et condamné à 15 ans de prison. C'est à cette occasion qu'il rédige sa plaidoirie : « L'histoire m'acquittera », discours passionné défendant son action et explicitant ses thèses politiques. Libéré lors d'une vague d'amnistie en mai 1955, il s'exile au Mexique puis aux États-Unis avec son frère Raúl, d'où il réorganise la résistance à Batista. On les appelle le Mouvement du 26 juillet. À cette époque, Castro se définit comme un adepte de la philosophie jeffersonienne et adhère à la formule Lincoln de coopération entre le capital et le travail. En 1959, il affirme au U.S. News and World Report qu'il n'a l'intention de nationaliser aucune industrie.



Le 2 décembre 1956, il rentre clandestinement à Cuba, avec 82 autres exilés dont Che Guevara, sur le navire de plaisance Granma dans la Province Orientale (au sud-est de Cuba). Au moment où Castro et ses hommes débarquent, l'armée de Batista les attendait. Après quelques jours de combats, seuls 12 des 82 hommes engagés ont survécu. Ils se réfugient dans la Sierra Maestra d'où ils mènent une guérilla contre l'armée de Batista, soutenue par le gouvernement américain qui lui fournit de l'argent et des armes[15]. Batista commet une erreur stratégique en ne les repoussant pas à la mer : il déclare que personne ne survit dans la Sierra Maestra, mais Castro et ses hommes le démentent dans les faits. Parmi les survivants se trouvent Che Guevara, Raul Castro et Camilo Cienfuegos.



Gagnant le soutien populaire, le mouvement regroupe bientôt 800 hommes. Le mouvement révolutionnaire est d'ailleurs très populaire aux États-Unis, Le New York Times et CBS envoient leurs journalistes, Castro apparaît alors comme un héros de la démocratie. Le gouvernement des États-Unis, gêné par la brutalité du régime de Batista, retire l'aide militaire américaine qu'il lui apportait et commence à voir en Castro une alternative à Batista. Le 24 mai 1958, Batista envoie dix-sept bataillons (plus de 10 000 hommes) contre Castro lors de l'Opération Verano. Bien qu'en infériorité numérique, Castro remporte des victoires, aidé en cela par des désertions massives dans l'armée de Batista. Au cours de la contre-offensive de l'automne 1958, les forces révolutionnaires prennent Santiago de Cuba, la deuxième ville du pays, et Santa Clara. Le 31 décembre 1958, alors que la situation est très incertaine, Batista fuit le pays avec 40 millions de dollars vers la République dominicaine, puis l'Espagne de Franco. Au 1er janvier 1959, Castro et le président élu Carlos Rivero Agüero survolent le pays et les forces castristes prennent La Havane 8 janvier 1959. Le crédit de Castro auprès de la population cubaine est énorme ; à cette époque il passe encore pour un modéré et un démocrate. Un premier gouvernement temporaire est mis en place, associant toutes les forces d'opposition à Batista. Ce gouvernement a pour mission de préparer des élections dans les 18 mois. Cuba devra cependant affronter l'opposition croissante des États-Unis aux réformes nationalistes que Castro veut amener dont la nationalisation des industries clés. Rapidement il sera confronté à un choix déterminant, soit renoncer aux réformes nationalistes désirées ou s'orienter vers la nationalisation complète de l'industrie et des banques et le socialisme. Le gouvernement de Castro s'orientera vers le socialisme.



Castro est avant tout un homme de pouvoir, très vite, il comprend que la seule force organisée à Cuba, qui survit dans le chaos de la Révolution, est le Parti communiste. Il passe aussitôt une alliance avec lui, qui accepte d'autant plus vite que celui-ci avait fait preuve de beaucoup de passivité pendant que Castro menait sa guérilla. Castro donne immédiatement des gages sérieux au PC : nationalisation des secteurs-clés de l'économie, l'énergie et l'industrie sucrière, tout en organisant des procès rapides suivis d'exécutions d'anciens partisans de Batista, agents des forces armées ou de police ainsi que de l'oligarchie.



Les États-Unis reconnaissent très rapidement le nouveau régime, et Fidel Castro devient premier ministre en février. Mais une tension se développe alors qu'il commence à exproprier des industries américaines telles que United Fruit, proposant une compensation uniquement fondée sur la taxe foncière que ces dernières s'étaient arrangées pour maintenir artificiellement basse. Le 6 juin 1958, Fidel Castro écrit pourtant une lettre dans la Sierra Maestra, qui fut publiée par la suite par l’un de ses partisans Carlos Franqui et dans laquelle il explique : « Quand cette guerre sera finie, commencera pour moi une guerre plus importante, plus longue : celle que je vais mener contre les Nord-Américains. Je suis certain que cela sera mon véritable destin. »[16]. En avril 1959, Castro rencontre le vice-président Richard Nixon à la Maison Blanche. On raconte qu'Eisenhower évita Castro, prétextant une partie de golf, pour laisser Nixon discuter avec lui et déterminer s'il était communiste. La politique économique de Castro avait inquiété Washington, qui pensait qu'il avait fait allégeance à l'Union Soviétique. Suite à cette rencontre, Nixon expliqua que Castro était naïf mais pas forcément communiste. Il n’est alors qu’un réformateur humaniste et explique : « Le capitalisme sacrifie l’homme… Le communisme sacrifie les droits de l’Homme. »

Ce n’est qu’en 1960 qu’il se rapproche de Mikoyan et entame un net virage vers le régime russe. En février 1960, Castro signe un accord avec l'URSS pour l'achat de pétrole suite au refus des raffineries américaines expropriées implantées à Cuba de le lui fournir. Les États-Unis suspendent peu après les relations diplomatiques avec l'île. À la grande inquiétude de l'administration Eisenhower, Cuba resserre progressivement les liens avec l'Union Soviétique. Nombre de conventions sont signées entre Fidel Castro et Nikita Khrouchtchev concernant une aide substantielle en matière économique et militaire. En 1968, Fidel Castro ne condamne pas l’intervention de l’armée soviétique en Tchécoslovaquie pour écraser le Printemps de Prague[17].



Seuls ses détracteurs, dont une partie de la presse européenne, utilisent cette expression qui n'est jamais employée à Cuba. Le surnom de Fidel Castro utilisé à Cuba et dans toute l'Amérique latine est « El Comandante » ou plus simplement « Fidel » [18].



Les États-Unis soutiennent en matériel et en entraînement les exilés cubains anti-castristes qui préparent un débarquement à Cuba.

Une guerre du renseignement menée avec le KGB, les services cubains et des agents doubles au sein des exilés permet au régime castriste d'être informé longtemps à l'avance de la préparation de ce débarquement. Alors que le débarquement est imminent, Fidel Castro déclare le 17 avril 1961 la nature « socialiste » de sa révolution.

Le débarquement de la Brigade 2506, composée de 1 400 exilés cubains financés et entraînés par la CIA, sous la direction des agents Grayston Lynch et William Robertson a lieu sur la côte sud de Cuba, à la plage Girón appelée la Baie des Cochons.

La CIA pense que le débarquement va provoquer un soulèvement populaire contre Castro. Or, il n'en est rien, et les forces débarquées sont capturées, alors que le Président Kennedy retire au dernier moment son soutien à l'opération. Deux navires de la marine américaine, venus en support, sont coulés par l'aviation cubaine et neuf personnes sont exécutées suite à cet échec.

Castro, présent personnellement sur le champ de bataille, y gagne une popularité supplémentaire auprès des Cubains.

Le 2 décembre de cette même année, lors d'une intervention télévisée, Castro se définit comme un « marxiste-léniniste » et annonce que Cuba adopte le communisme. Pendant les années soixante, plusieurs autres tentatives de moindre ampleur sont menées. Les exilés cubains, financés et équipés par la CIA, tentent d'imiter la révolution castriste, formant des guérillas qui opèrent en particulier dans la Sierra de Escambray une région proche de Trinidad. Mais le régime cubain est désormais doté en armes lourdes venues du bloc de l'est, la guérilla est quadrillée par les forces révolutionnaires castristes et bien qu'une petite partie de la population de la région ait apporté un soutien à cette "guerre de bandits", ils furent finalement arrêtés.



Dans ses mémoires, Khrouchtchev raconte qu'il était en vacances en Crimée le 17 avril 1961 lorsqu'il eut l'idée de placer des missiles à Cuba afin de dissuader les États-Unis d'agresser l'île ou directement l'URSS. Ayant consulté l'État-major soviétique, il rencontra en juillet une délégation cubaine conduite par Raul Castro afin d'en préciser les modalités. Des missiles balistique à moyenne portée R-12 devaient être déployés sur le sol cubain, mais les États-Unis découvrirent la construction des installations lance-missile le 15 octobre 1962, avant le déploiement des armes. Le gouvernement américain, considérant l'installation d'armes nucléaires soviétiques à 90 miles de Miami comme une agression et une menace directe contre la sécurité des États-Unis, annoncèrent publiquement leur découverte et mirent en place une quarantaine autour de Cuba, susceptible d'arrêter tout navire à destination de l'île. Dans une lettre que Castro adressa à Khrouchtchev le 27 octobre 1962, il lui demanda de réagir par la force nucléaire si Cuba venait à être envahie[19]. Mais le premier secrétaire rejeta l'idée. Les militaires soviétiques présents à Cuba furent cependant autorisés à utiliser des armes tactiques nucléaires en cas d'attaque américaine.

Khrouchtchev accepta finalement de retirer les lance-missiles en échange d'une promesse américaine de ne pas envahir Cuba et du retrait de leurs missiles Jupiter de Turquie. À la suite de cet évènement, les États-Unis ne tentèrent plus d'invasion de Cuba, mais leurs relations restèrent tendues, notamment via l'embargo, et la CIA aurait continué de soutenir nombre de projets d'assassinat (638 selon le général Fabian Escalante, ancien chef des services secrets cubain[20]) pendant les années qui suivirent.

Lors d’une conférence à La Havane en janvier 1992, Robert McNamara, l’ancien secrétaire à la Défense américaine, « a demandé à Castro s’il savait qu’il y avait des armes nucléaires soviétiques à Cuba, si, dans ces circonstances, il aurait quand même déclenché une attaque en cas d’invasion américaine, et s’il était conscient de ce qui se passerait alors pour La Havane. Castro a répondu "oui" aux deux premières questions en ajoutant qu’il avait compris que Cuba aurait dans ce cas disparu de la carte »[21].



Dès les années 1960, Cuba soutint de façon plus ou moins discrète des mouvements de guérillas communistes en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Afrique mais à partir de 1975, l'armée cubaine intervint de façon directe dans des conflits sur ce dernier continent.

Cuba envoya en été 1975 des conseillers militaires au MPLA (Mouvement populaire de libération de l'Angola) qui avait pris le pouvoir en Angola lors de son indépendance.

En novembre, en réponse à l'intervention militaire sud-africaine sur le sol angolais, des unités régulières sont déployées : il y aura jusqu'à 50 000 hommes en permanence, et 300 000 soldats cubains auront été présents en 13 années de conflit. Cette aide militaire de Cuba à l'Angola est connue comme l'"Operación Carlota".

L'armée cubaine disposait de son propre état-major et constituait en fait la principale force militaire du MPLA avec des régiments d'artillerie et des blindés engagés, tandis que les forces du MPLA constituaient l'infanterie chargée des ratissages, etc. L'URSS s'était chargée du pont aérien, et a également fourni des avions MiG-21 avec des pilotes à l'armée cubaine.

La présence cubaine en Angola a eu en fait deux temps, le premier fut immédiatement après l'indépendance de l'Angola (en fait les premiers hommes, habillés en touristes, arrivèrent un peu avant) et fut décisive pour battre les milices soutenues par le Zaïre, les États-Unis et l'Afrique du Sud qui tentèrent de chasser le MPLA dès l'indépendance du pays. La colonne qui attaquait par le nord fut vite battue et le Zaïre préféra se retirer du conflit. Au sud la progression fut plus lente, mais l'armée angolaise et les cubains finirent par récupérer le terrain envahi. Des pourparlers de paix eurent alors lieu, où Cuba ne fut pas présente, qui reconnaissaient l'indépendance de l'Angola, l'Afrique du Sud promettait de ne plus soutenir de mouvements subversifs en Angola, et les cubains se retiraient progressivement.

Le deuxième temps a lieu lorsque les forces cubaines se sont presque entièrement retirées, l'armée sud-africaine pense pouvoir profiter de l'occasion et lance une offensive de grande ampleur à partir de la Namibie. En janvier 1988, la bataille de Cuito Cuanavale oppose 20 000 soldats angolais et 5 000 soldats cubains à 7 000 soldats de l'armée sud-africaine et 10 000 combattants de l'UNITA. Cette bataille, qui constitue la plus importante engagée sur le continent africain depuis la Seconde Guerre mondiale, se solde par un échec relatif de toutes les forces engagées, en dépit des proclamations de victoire des uns et des autres, et marque les limites de la solution militaire. Au nombre impressionnant de soldats angolais et cubains tués répond l'absence de conquête territoriale de l'UNITA qui échoue à prendre la ville aux Cubains.

Le 20 juillet 1988, un accord en 14 points est trouvé entre l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba. Parmi ceux-ci, la mise en œuvre de la résolution 435 prévoyant des élections en Namibie sous le contrôle des Nations unies en contre-partie du repli du contingent cubain. Le protocole de Genève est signé le 5 août et le 22 août, l'accord de paix est signé entre l'Angola et l'Afrique du Sud à Ruacana. Le 22 décembre, par l'accord de Brazzaville, un calendrier sur la mise en œuvre de la résolution 435 et celui du retrait cubain d'Angola est ratifié par tous les participants au conflit [22].

Le soutien à Cuba contre la politique d'Apartheid sera reconnu par Nelson Mandela dès 1990 lors de sa libération puis plus tard quand, premier président noir d'Afrique du Sud, Cuba sera le premier pays où il se rendra en visite officielle ( à vérifier ).

Cuba a également envoyé des troupes en Éthiopie en 1977, à partir du moment où la junte militaire dirigée par Mengistu Haile Mariam avait décidé de s'allier à l'URSS.

Dans les années 1980, plusieurs milliers de conseillers militaires furent envoyés pour soutenir le gouvernement sandiniste du Nicaragua.



En 1976, Pierre Elliott Trudeau (P.E.T), alors premier ministre du Canada fit à Cuba l'une des premières visites d'État d'un leader occidental pendant l'embargo imposé par les États-Unis. Ce qui est étrange en raison des différends idéologiques des deux hommes. Il apporta 4 millions de dollars d'aide canadienne et offrit un prêt de 10 millions supplémentaires. Dans son discours, Trudeau déclara : « Longue vie au commandant en chef Fidel Castro. Longue vie à l'amitié cubano-canadienne. » L'amitié entre les deux hommes se poursuivit après le retrait du premier ministre de ses fonctions et Trudeau se rendit à de nombreuses reprises sur l'île dans les années 1980 et 1990. Castro fit le déplacement au Canada en 2000 à Montréal (Québec) pour assister à ses funérailles. Ce fut d'ailleurs l'une des très rares fois où Castro n'a pas revêtu son traditionnel uniforme militaire vert pour une fonction officielle.



Le 28 mars 1980, un bus de demandeurs d'asile s'écrasa contre les portes de l'ambassade péruvienne à La Havane. Plus de 10 000 Cubains entrèrent dans l'ambassade en 48 heures. Le 20 avril, Castro annonça que tous ceux qui le souhaitaient pouvaient quitter le pays via le port de Mariel à La Havane. Les exilés cubains se mirent à naviguer vers Mariel formant ce qui fut appelé la « flottille de la liberté ». Selon les gardes-côtes américains, 124 776 Cubains avaient quitté le pays lorsque Castro ferma les vannes le 26 septembre.

Bien que la plupart des Cubains qui quittèrent l'île pendant cette période aient été des demandeurs d'asile réels, Castro en profita pour expulser 20 000 citoyens criminels. Cet épisode a inspiré un jeune scénariste américain, Oliver Stone, pour un remake à succès, Scarface, réalisé par Brian De Palma en 1983 d'après un film de Howard Hawks de 1932.



Fidel Castro se livre à de virulentes critiques contre la politique américaine d'embargo et les tentatives fréquentes de renversement de son gouvernement. Il condamne aussi la mainmise des entreprises américaines sur les pays en voie de développement et même la politique de santé publique des États-Unis. Il a sévèrement critiqué la politique migratoire de son voisin qui empêche les émigrés cubains de rendre visite à leur famille dans l'île, et qui pousse les migrants à tenter la traversée mortelle.[23]

Il s'oppose aussi à l'attitude des pays développés vis-à-vis des pays en voie de développement, regrettant le poids croissant du service de la dette extérieure. Il accuse les États-Unis d'avoir eux-mêmes organisé les attentats du 11 septembre et affirme que le Pentagone a été touché avec un missile et non avec un avion détourné[24].

Nombreuses sont les accusations dont les États-Unis font l'objet. Pendant la Guerre froide, ils ont provoqué selon le gouvernement cubain de nombreuses attaques secrètes et mortelles contre Cuba afin d'affaiblir le pays et par là même faire tomber le gouvernement Castro. En 1971, une épidémie de peste porcine africaine aurait été importée par des organisations anti-castristes soutenues par la CIA, ce qui fut révélé par la presse américaine en 1977. Les Cubains durent abattre la moitié de leurs porcs pour enrayer la maladie. En 1981, une épidémie de dengue tua 188 personnes, ce qu'une enquête internationale des pays du bloc de l'est, conduite peu après, attribua aux Américains.

En 1988, le procès du leader d'Omega 7, Eduardo Arocena, pour le meurtre du diplomate cubain Félix García en apporta de nouvelles preuves. D'autres pathologies telles que la mycète du tabac ou le smut de la canne à sucre leur furent attribuées, tout comme les tentatives répétées d'assassinat de leaders cubains, qui seraient au nombre de 638 d'après le livre de Fabian Escalante, ancien des services cubains.[25]



En 1989, Castro prend ouvertement parti contre l'évolution des pays « socialistes » vers l'économie de marché et la démocratie libérale. Cette année là est également organisé un procès contre le général Ochoa, héros de la Guerre d'Angola accusé de trafic de drogue. De toute évidence, ce procès a été truqué : les accusations ne tiennent que si Castro était lui-même au courant et fermait les yeux sur une source importante de devises ; d'autre part, la DEA américaine projetait d'enlever le général Abrantès, ministre de l'Intérieur pour le traduire en justice, parce qu'il était accusé également de trafic de drogue. Castro a préféré fusiller le premier à la fin du procès tandis que l'autre est mort en prison une année après qu'il eut commencé à purger sa peine dans des circonstances non claires. Le vrai problème est politique, car le général Ochoa était favorable aux réformes de Gorbatchev et était en position de tenter un coup d'État militaire.

En 1998, Jean-Paul II fait une visite officielle à Cuba. Castro démontre ainsi qu'il n'est pas aussi anti-clérical que le laisse dire ses détracteurs.



Hugo Chávez, président du Venezuela, et Fidel Castro, ont entamé, en avril 2005, la mise en œuvre de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), renforçant la coopération entre les deux pays.



Le 31 juillet 2006, suite à une crise intestinale aigüe, Castro cède temporairement ses pouvoirs à son frère Raúl Castro. Il apparait à la télévision cubaine, visiblement fragilisé, affirmant que sa récupération de l'intervention chirurgicale qu'il avait subie se passait bien. Des doutes persistent néanmoins quant au véritable état de santé du leader cubain. Selon des rapports des services de renseignement américains, Castro serait atteint d'un cancer en phase terminale[26]. Cependant, le 30 janvier 2007, la télévision vénézuélienne diffuse une vidéo en contradiction avec les déclarations américaines, vidéo qui aurait été tournée trois jours auparavant. On y voit Castro debout, s'entretenant avec Hugo Chavez. Sur cette vidéo, il semble en regain de forme et parait avoir repris du poids par rapport à la dernière vidéo d'octobre 2006[27].

Le 20 avril 2007, après plusieurs mois d’éloignement de ses fonctions, Fidel Castro reçoit à La Havane une délégation officielle chinoise de haut niveau. La durée de la rencontre (une heure) ainsi que les photos parues dans la presse locale [28] semblent confirmer l’évolution positive de l’état de santé du leader cubain.

Le 6 juin 2007, Fidel Castro fait sa grande réapparition, après plus d'un an d'absence, lors d'une interview de 52 minutes à la télévision nationale cubaine. « Tout ce que je puis dire à mes compatriotes, c'est que je fais maintenant ce que je dois faire et rien de plus, il n'y a aucun secret », a déclaré le leader cubain qui avait fait lui-même de sa santé un « secret d'État » dans son communiqué au lendemain de l'annonce de sa première opération. « Il n'y a aucun secret d'État », a-t-il répété, avant de viser « l'espionnage » américain en assurant qu'« avec leurs satellites, ils vérifient n'importe quelle personne qui se présente à l'entrée de (ma) porte ». Alors que les responsables cubains répètent depuis plusieurs mois qu'il reviendra prochainement aux affaires, le chef de l'État cubain n'a fait aucune allusion à la question, consacrant l'essentiel de l'entretien à rendre hommage au Viêt Nam, un « pays-frère » allié de Cuba.

Depuis le 29 mars 2007, Fidel Castro signe des articles politiques publiés dans la presse officielle cubaine. Son allié le président vénézuélien Hugo Chavez affirme régulièrement que l'état de santé du leader cubain est bon et dément des spéculations sur sa mort. Enfin, le 21 septembre 2007, plus de trois mois après sa dernière prestation télévisée, Fidel Castro réapparait sur le petit écran pour démentir ces rumeurs. « Eh bien, je suis là. Il est moribond, il est mort, il va mourir après-demain. Eh bien, personne ne sait quel jour il va mourir » a plaisanté le leader cubain au terme de l'entretien d'une heure.

Le 2 décembre 2007, le leader cubain est choisi comme candidat à l'Assemblée nationale en vue des élections du 20 janvier 2008 ce qui lui permet théoriquement de se présenter au scrutin présidentiel.

Puis, le 18 décembre 2007, Castro laisse entendre qu’il est prêt à abandonner formellement le pouvoir. « Mon devoir élémentaire consiste à ne pas m'accrocher à des fonctions et à ne pas non plus faire obstacle à l'émergence de personnes plus jeunes » écrit-il dans une lettre adressée au peuple cubain [29].

Dans un texte publié le 24 janvier 2008 à la première page des quotidiens cubains, l'ancien révolutionnaire a dévoilé pour la première fois quelques détails sur cet épisode douloureux de sa vie. « Quand je suis tombé gravement malade la nuit du 26 et à l'aube du 27 juillet, j'ai pensé que ce serait la fin », écrit-il. « Tandis que les médecins luttaient pour ma vie, le conseiller en chef du Conseil d'Etat a lu sur mon insistance le texte et j'ai dicté les changements à apporter », poursuit-il, faisant référence à ses mémoires.

Enfin le 19 février 2008, Fidel Castro annonce son retrait de la tête de l'état cubain[30],[31]. Les analystes politiques s'accordent à penser qu'il jouera un rôle de « patriarche » vigilant. Son frère Raúl Castro lui succède le 24 février.

Le 23 janvier 2009, de nouvelles photos de Fidel Castro, les premières depuis novembre 2008, sont diffusées par la présidence argentine prises deux jours plus tôt lors de la rencontre entre Cristina Fernández de Kirchner et l'ancien dirigeant cubain. Dans une brève "réflexion" publiée dans la presse cubaine, Fidel Castro évoque l'éventualité de sa mort peut-être prochaine.



Castro consolida son contrôle sur le pays en nationalisant les industries et en expropriant aussi bien les Cubains que les non-Cubains et en mettant en place des politiques sociales. Nombre de Cubains, à cause des expropriations, de la pauvreté et de la dictature, quittèrent l'île, la plupart pour Miami, en Floride, où ils constituèrent une importante communauté anti-castriste. À cause de la politique des blocs durant la Guerre froide, et à cause de l'embargo établi par les États-Unis, Cuba devint de plus en plus dépendant des échanges commerciaux avec l'URSS et le bloc de l'Est, qui représentèrent environ 50 % de son PNB réel, dont une aide importante sous la forme de prix surévalués. La dissolution de l'Union soviétique en 1991 eut de sévères répercussions sur l'économie du pays.

Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba, interdisant notamment aux touristes américains de s'y rendre, sont un facteur majeur du sous-développement de l'île. Cependant l'embargo n'empêche pas Cuba de commercer avec les autres pays. Les États-Unis ont tenté d'empêcher les filiales étrangères des compagnies américaines de commercer avec Cuba et imposent des sanctions aux compagnies étrangères qui font des bénéfices sur des propriétés nationalisées sans compensation. Ils restreignent également leurs propres échanges avec les petits pays qui traitent avec Cuba. Les sanctions ne sont pas rigoureusement appliquées et les Etats-Unis sont de fait le premier partenaire commercial de Cuba.

Cuba est la deuxième destination touristique des Caraïbes la plus prisée (derrière la République dominicaine) ce qui lui apporte des devises étrangères vitales. L'île reçoit également d'importants revenus (on les estime à 850 millions de dollars) de la part de Cubains exilés qui en envoient à leur famille ou à leurs amis. En échange de personnel médical, Cuba reçoit également du pétrole en provenance du Venezuela, suite à la suppression du canal d'alimentation de l'Europe de l’Est.

Ces dernières années, Castro a encouragé le développement de la biotechnologie pour soutenir l'économie cubaine et trouver des substituts à la dépendance extérieure cubaine en matière de produits de santé. Cette politique a fait craindre un développement d'armes biologiques par Cuba. Aussi, en 2002, l'un des objectifs de la visite de l'ancien président Carter était-elle de visiter les sites d'ingénierie génétique. Depuis, l'île a bénéficié des exportations de technologie médicale et de la croissance du tourisme à but sanitaire.



La communication du régime castriste à propos des réalisations économiques et sociales met un fort accent sur deux domaines phares : l’éducation et la santé. À Cuba, chacun peut accéder aux soins et à l'éducation. Durant la période castriste, ces deux domaines montrent des statistiques officielles très bonnes, parmi les meilleures d’Amérique latine et dans le peloton de queue des pays développés.

En 2000, un demi-siècle après la Révolution, les taux officiels cubains se sont améliorés tant pour l’alphabétisation (96%) que pour la mortalité infantile (0,9%). Le PNB par habitant, lui, est devenu médiocre et place Cuba parmi les pays pauvres ou relativement pauvres. Cuba avant l'arrivée au pouvoir de Castro était un des pays d'Amérique latine les plus développés[réf. nécessaire]. Cependant, le PNB ne tient pas compte d'une quantité de services gratuits ou subventionnés dont les Cubains profitent. Ainsi, il faut relativiser ces statistiques, car elles ne montrent pas la réalité d'autant plus que les richesses du pays profitaient essentiellement à une petite partie de la population avant la Révolution.

Selon les statistiques de l’UNESCO, le taux d’instruction de base à Cuba est l’un des plus élevés d’Amérique latine. Le taux d’alphabétisation cubain a progressé de 76% à 96% en 1961. La campagne d'alphabétisation engagée par Fidel Castro a été concentrée sur les campagnes, notamment celles de la province Oriente où le niveau d'éducation était de l'ordre de 50% avec un fort taux d'immigrés venant notamment de Haïti. Lors d'un discours à l'automne 1960 devant les Nations unies, Fidel Castro annonça que Cuba serait « le seul pays qui pourra dire, après quelques mois, qu'il ne possède plus un seul illettré ». Près de 270 000 professeurs et étudiants furent envoyés à travers le pays pour apprendre à lire et à écrire à ceux qui le souhaitaient. Les personnes qui terminaient leur cycle d'études étaient encouragées à envoyer une lettre à Fidel Castro comme test. Le musée national de l'instruction cubaine conserve 700 000 de ces courriers. La télévision cubaine diffuse, en plus des programmes de divertissement, des cours du second degré pour la population adulte.

L’opposant cubain Jacobo Machover relativise les réussites du système éducatif cubain. Selon lui, « l’éducation massifiée, gratuite et accessible à tous, tient davantage de l’endoctrinement que de l’acquisition des savoirs. Et les élèves contribuent eux-mêmes à leur propre entretien, obligés qu’ils sont de participer à des travaux agricoles non rémunérés en effectuant des séjours prolongés à "l’école de la campagne". Le système castriste a fondé un enseignement à plusieurs vitesses, avec l’existence de vocacionales, réservées en théorie aux meilleurs élèves, en pratique aux enfants des dirigeants du Parti. Quant à l’université, elle est interdite à tous ceux qui n’ont pas un dossier révolutionnaire à toute épreuve. Les séances de critiques et d’autocritiques publiques, à la suite desquelles les étudiants accusés d’attitudes "déviantes" ou de "diversionnisme idéologique" font l’objet d’une exclusion immédiate, sont monnaie courante. Pour tous, privilégiés ou non, l’apprentissage du "matérialisme dialectique et historique" est de règle »[32].

Le système de santé s’affiche d'excellente qualité. En reconnaissance de ses efforts, Fidel Castro fut le premier chef d'État à recevoir la médaille de la Santé Pour Tous décernée par l'organisation mondiale de la santé (OMS). La mortalité infantile est la plus basse de la région, avec toutefois un fort taux d’avortements, notamment pour raison médicale. La majeure partie du travail effectué par Cuba en matière de santé a porté sur l'enfance. Les média cubains mettent fréquemment en avant la différence entre les enfants cubains et ceux de Bogotá, Los Angeles, Buenos Aires, les «pueblos jóvenes» du Pérou, ou les favelas du Brésil. Tous les enfants cubains ont le droit d'acheter un litre du lait par jour à un prix abordable jusqu'à l'âge de 7 ans. L'espérance de vie à Cuba est officiellement à peine inférieure à celle des États-Unis en 2002, et est la plus élevée de toute l'Amérique latine. L'espérance de vie est passée de moins de 60 ans en 1959 à 73 ans en 2004, montrant l’amélioration des conditions de vie depuis le début du XXe siècle.

Environ 20 000 médecins ont été envoyés par Cuba auprès de 60 pays du tiers monde.



Contrairement à de nombreux chefs d'État, il n'a été représenté que deux fois sur un timbre. La première fois en 1974, en commémoration de la visite de Leonid Brejnev, puis en 1999, sur un timbre commémorant le 40e anniversaire de la Révolution. Le régime a plutôt encouragé l'admiration envers le héros de l'indépendance, José Martí ou les martyrs de la révolution tels que Camilo Cienfuegos et surtout Che Guevara. Apparaissant rarement en public sans son uniforme militaire, Castro est connu pour ses discours fleuves qui durent souvent plusieurs heures et contiennent nombre de données et références historiques. Il a pour tradition de clôturer ses discours par son slogan « la Patrie ou la mort, nous vaincrons !».

Son surnom de « líder máximo », qui n'est plus guère utilisé à Cuba, est une contraction de « líder máximo de la Revolución Cubana ». Les Cubains lui préfèrent le surnom de « Comandante ».

En France, son amitié et sa caution restent revendiquées par des hommes et des femmes politiques socialistes, en particulier Jack Lang et Danielle Mitterrand.

De nombreuses personnalités de carrure internationale, revendiquent leur amitié envers le "comandante", de l'acteur américain Danny Glover, en passant par Desmond Tutu, Nelson Mandela ou bien Rigoberta Menchu…

Son image est néanmoins ternie à l'étranger par le nombre de prisonniers politiques.



Plus d'un million de Cubains ont quitté le pays depuis son arrivée au pouvoir, pour des raisons politiques et/ou économiques. Plusieurs milliers d'entre eux se sont engagés dans des organisations plus ou moins aidées par le gouvernement des États-Unis, en vue de le renverser ou du moins de contester son régime, les actions violentes des années 1960 ayant échoué.

Des dissidents cubains ont déposé une requête devant l'Audience nationale, la plus haute instance de la justice espagnole le vendredi 14 octobre 2005 pour demander l'inculpation de Fidel Castro pour génocide, crimes contre l'humanité, torture et terrorisme.



Des opposants politiques sont morts emprisonnés dans les prisons cubaines[réf. souhaitée], parmi lesquels le plus célèbre est le poète catholique Pedro Luis Boitel. Beaucoup d'écrivains furent également persécutés leur vie durant sans pouvoir quitter librement Cuba, comme Reinaldo Arenas (qui parvint à s'enfuir en tant qu'homosexuel mais se suicida aux États-Unis), José Lezama Lima ou Virgilio Piñera.

Depuis 1959, des Cubains opposés au processus révolutionnaire sont entrés dans la clandestinité et ont instauré un climat de terreur avec attentats et sabotages qui auraient coûté la vie à près de 4000 personnes.[33] Selon le gouvernement cubain et des spécialistes, la CIA exerce une grande responsabilité dans ces actions terroristes.

De nombreux opposants ont connu la prison. L'un des plus célèbre est Armando Valladares qui a raconté son expérience dans « Against All Hope ». Il s'avèrera que Valladares, qui fut condamné pour terrorisme et qui s'était fait passer pour un poète paralytique, était en réalité en parfaite santé. Il obtiendra par la suite la nationalité américaine et deviendra ambassadeur de Ronald Reagan auprès des Nations unies.[34] Au fur et à mesure de l'emprise totale du pouvoir révolutionnaire sur Cuba, le nombre de prisonniers politiques a décru. La situation de guerre permanente que subissait Cuba explique également ces précautions du régime afin de garantir sa sécurité. Après la chute du Mur de Berlin et la dissolution de l'Union soviétique, le régime castriste a considérablement réduit sa répression politique (la guerre froide étant terminée) pour se concentrer sur les problèmes économiques et obtenir des pays occidentaux y compris les États-Unis d'Amérique des aides financières et humanitaires.

Selon un rapport publié le 10 janvier 2005 par la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale (CCDHRN), 294 prisonniers politiques sont encore enfermés à Cuba, contre 317 début 2004. Selon ce rapport, en 2004, au moins 21 personnes ont été emprisonnées pour des motifs politiques. Il rappelle également que le gouvernement cubain continue de refuser l’accès aux prisons au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et à la Commission des droits de l’homme de l’ONU.



En 2003, le magazine américain Forbes estime la fortune de Fidel Castro à « au moins 110 millions de dollars »[35]. En 2004 à 150 millions [36]; puis, en 2005, à 550 millions de USD.[37] Et enfin en 2006, à 900 millions de dollars américains, mais ce calcul relève « plus de l’art que de la science ».[38] Jusqu' en 2003, le magazine se contentait d’attribuer, de manière arbitraire, une partie du PIB cubain, environ 10%, à Fidel Castro. Pour l'année 2006, la valeur des entreprises d'État a été comptabilisée comme relevant de sa fortune personnelle. Celui-ci a démenti ces révélations et affirme qu'il ne gagne que l'équivalent de 40 USD par mois, il s'est par ailleurs engagé à quitter ses fonctions si la preuve est apportée qu'il possède une telle fortune. [39].



Alina Fernández, une des filles naturelles de Fidel Castro, a fui Cuba en 1993 et ne cesse de s'opposer publiquement à son père et à sa politique. Elle est installée depuis 2001 à Miami.

Au total, au moins cinq membres de sa famille se sont installés à Little Havana, le quartier cubain de cette ville : deux de ses filles et trois de ses petits-enfants, qui mènent une vie en général loin des médias.

Fidel Castro entretint une relation avec Marita Lorenz, une Américaine d'origine allemande, avec laquelle il eut un fils mort-né. Elle fut chargée par la CIA de l'empoisonner mais renonça à son projet par amour pour Fidel. Dans ses mémoires[40]Marita Lorenz indique :

« Je ne pouvais supporter son admiration pour Adolf Hitler. Il m'avoua un jour qu'il avait lu Mein Kampf et souhaitait que je l'aide à acquérir une détermination idéologique comparable […]. »



1961 Prix Lénine de la Paix

1963 Héros de l'Union soviétique

1972 et 1986 Ordre de Lénine

1976 Ordre somalien

1977 Ordre de Jamaïque

1980 Prix Dimitrov (Bulgarie)

1982 Etoile d'or (Viêt Nam)

1986 Ordre de la Révolution d'octobre

En 1998, il reçoit le très controversé Prix Kadhafi des droits de l'Homme de la Libye. En 2007, il a reçu un prix similaire d'une association d'anciens de la Stasi nostalgiques de la RDA[41]

En 2004, il reçoit l'Ordre de Saint André des mains du patriarche Bartholomée Ier de l'église orthodoxe de Constantinople, la plus haute distinction de son patriarcat, «en signe de bénédiction et comme symbole de justice et de fermeté» [42]

En 2007, il est décoré de la Médaille Amilcar Cabral, plus haute distinction de la République de Guinée Bissau, par le président João Bernardo Vieira, en reconnaissance de la solidarité et de la contribution cubaine avec le pays africain [43]



  1. Tad Szulc, Castro, 30 ans de pouvoir absolu, Payot, 1987, cité par Alain Abellard, La naissance d'un mythe', Le Monde, 31 décembre 2008
  2. FIDEL CASTRO, dictateur cubain, Courrier international, version payante
  3. Le dictateur au cigare, El Watan, 27 janvier 2005
  4. Liste de dictateurs établie par le journaliste David Wallechinsky après consultation des organisations Freedom House, Amnesty International et Human Rights Watch
  5. Cuba, une dictature au quotidien, politique internationale
  6. Fidel Castro, le libérateur devenu dictateur, Le Point
  7. Parti Communiste du Québec, résumé d'une conférence rassemblant Arnold August, écrivain, et Claude Morin, professeur d'histoire de l'Amérique Latine et sympathisant du régime castriste, tenue en avril 2008
  8. (en) August Arnold, Democracy in Cuba & the 1997-98 Elections, Canada Cuba Distribution & Publishing, 1999, 410 p.
  9. Dans son livre Fidel, biographie à deux voix, Ignacio Ramonet admet que Cuba est bien une dictature mais nuance ou conteste les accusations portées dans les médias occidentaux contre le régime Castriste
  10. Raúl Castro assumait l'intérim du pouvoir depuis le 31 juillet 2006
  11. Le Président est régulièrement élu pour une durée de 5 ans, voir articles 72 , 74 et 92 de la constitution de la république de Cuba
  12. Selon un article de Jacques Amalric dans Libération du 26/09/2003, se référant à l'ouvrage de Serge Raffy (cf bibliographie)]
  13. Voir article cité de Jacques Amalric, ou [idrassegna=2354 l'article de Bruno Patino « Les feuilletons de la vie de Fidel Castro »] dans Le Monde du 23/10/2003.
  14. Voir aussi articles cités sur ces points.
  15. Marita Lorenz, Cher Fidel, 2001, p.42
  16. Alain Abellard, « La naissance d'un mythe », dans Le Monde du 31-12-2008, mis en ligne le 30-12-2008, [lire en ligne]
  17. Janette Habel, « L’obsession de la politique extérieure », dans Géo , n°339, mai 2007, p.100
  18. Qui est Raoul Castro ?
  19. Voir par exemple (en) Cuba Missile Crisis - Khrushchev / Castro letters
  20. Fidel Castro, un miraculé
  21. Thérèse Delpech, « Les États-Unis et la terreur nucléaire », L’Histoire, n° 321, juin 2007, p. 11
  22. Christian Bader, La Namibie, Karthala, 1997, p 144 et suivantes.
  23. Discours de Fidel Castro, 8 mars 2000
  24. Fidel Castro accuse Washington d'avoir trompé le monde sur les attentats du 11/9 », AFP; « 11 septembre/Pentagone - Castro accuse les États-Unis d'avoir menti », Reuters; «  Castro : Washington trompe le monde sur les attentats du 11 septembre », Xinhua, 12 septembre 2007.
  25. article de libération
  26. Castro Reported to Have Cancer
  27. Nouvelles images de Fidel Castro
  28. Reciben Fidel y Raúl a delegación china de alto nivel et Reciben Fidel y Raúl a delegación china de alto nivel
  29. « Castro ne veut pas "s'accrocher" au pouvoir », France 24, 18 décembre 2007
  30. (fr) Fidel Castro dans Granma Internacional, « Message de Fidel Castro ». Consulté le 19 mars 2008
  31. (es)Fidel Castro dans Granma, « Copie de la une de Granma du 19/02/2008 »
  32. cf. Jacobo Machover, Cuba, totalitarisme tropical, Buchet/Chastel, 2004, rééd. 10/18, 2006, p. 59-60
  33. Un demi-siècle de terrorisme états-unien contre Cuba, Salim Lamrani, 2005
  34. Ignacio Ramonet, Fidel Castro : Biographie à deux voix, Éditions Fayard, Paris 2007, page 419 à 421
  35. Forbes - Billionaires Kings, Queens & Despots
  36. Forbes - Billionaires Kings, Queens & Despots
  37. Forbes - Castro: Millionaire Cuban Leader Boosts Welfare Payments
  38. Forbes - Fortunes Of Kings, Queens And Dictators
  39. NouvelObs - Fidel Castro dément être riche
  40. Marita Lorenz, Cher Fidel, Paris, L'Archipel, 2001, p.118
  41. Le Figaro, 17 janvier 2007
  42. Le blocus des peuples et des pays est une erreur historique
  43. granma.cu -


  • Tad Szulc, Castro : trente ans de pouvoir absolu, Payot, 1987
  • Les maîtres de Cuba, Juan Vivés, Robert Laffont, 1992, (ISBN 2221006534)
  • Fidel mon père, confessions de la fille rebelle de Castro, Alina Fernández, Plon, 1999, ASIN 2259187765
  • Dissidents ou mercenaires ? Des États-Unis à l'Europe pour déstabiliser Cuba, Hernando Calvo Ospina, EPO, 2000, ISBN 2872621350
  • Mes années de jeunesse, Fidel Castro, Préface de Gabriel Garcia Marquez, Éditions Stanke Alain 2003, ISBN 2760408892
  • Fidel Castro : el comandante, Volker Skierka, Alvik Éditions, 2004, ISBN 2914833148
  • Castro, l'infidèle, Serge Raffy, Fayard, 2003, ISBN 2-213-61257-9
  • Cuba est une ile, Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj avec la participation de Jacques-François Bonaldi, Le Temps des Cerises, 2004, ISBN 2-84109-499-8
  • Cuba nostra, les secrets d'états de Fidel Castro, Alain Jammar, Juan Vivès, Jacobo Machover, Plon, 2005, ISBN 2259201156
  • Washington contre Cuba, Salim Lamrani, Howard Zinn, Noam Chomsky, Éditions Le Temps des Cerises, 2005, ISBN 2-84109-587-6
  • El Magnifico : 20 ans au service secret de Castro, Juan Vives, Éditions Hugo et Compagnie, ISBN 2755600373
  • Cuba face à l'empire, Salim Lamrani, Éditions Timéli, 2006, ISBN 2-940342-15-6
  • Fidel Castro, Cuba et les États-Unis, Conversations avec Ricardo Alarcon de Quesada, Salim Lamrani, Éditions Le Temps des Cerises, 2006, ISBN 2-84109-636-X
  • Lettre à Fidel Castro, Fernando Arrabal, 1984, réédité en 2004 par Librio
  • Cher Fidel, Marita Lorenz, Éditions de L'Archipel, Paris 2001, ISBN 2841873439
  • La lune et le caudillo, Jeannine Verdès-Leroux, Éditions de L'Arpenteur, 1989, ISBN 2-07-078018-X
  • Biographie à deux voix, Fidel Castro, Ignacio Ramonet, Éditions Fayard, Paris 2007, ISBN 2213631883
  • Coucher de soleil sur La Havane - La Cuba de Castro 1959-2007, Pierre Rigoulot Éditions Flammarion, Paris 2007, ISBN 978-2-0806-8407-3.




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