Biographie de François Pouqueville

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François Charles Hugues Laurent Pouqueville, né au Merlerault le 4 novembre 1770 et mort le 20 décembre 1838, est un médecin, diplomate, voyageur et écrivain philhellène français, membre de l'institut de France[1] et membre de la commission des Sciences et des Arts ayant accompagné l’expédition d’Égypte de Bonaparte.



François Pouqueville fait ses études au collège de Caen[2] avant d’entrer au séminaire de Lisieux où il accède au sous-diaconat puis devient diacre. Il est ordonné prêtre à l'âge de 21 ans. L'année suivante, en 1792, il est vicaire dans sa commune natale, desservant constitutionnel de Montmarcé (incluse dans Le Merlerault en 1822).

Le 14 juillet 1793 (an 2 de la République) l'Assemblée primaire du Merlerault adopte l'acte constitutionnel : le secrétaire en est Pouqueville.

Élu adjoint au maire (1793) et conquis par les préceptes de la Révolution, il renonce à ses fonctions sacerdotales après la suppression de l'Église constitutionnelle pour devenir instituteur (1794) et adjoint municipal (1795) au Merlerault.

Bientôt, le docteur Nicolas Cochain, médecin au Merlerault, et qui fut l'un de ses condisciples au collège de Caen, prend Pouqueville comme élève chirurgien puis le recommande à un de ses amis, le professeur Antoine Dubois[3] de la Faculté de médecine de Paris, futur accoucheur de l'impératrice Marie-Louise pour la naissance du roi de Rome, 1811.

Pouqueville quitte alors Le Merlerault pour Paris (1797). Il a 27 ans.

Il fait sous ce maître des progrès rapides et, lorsque Bonaparte monte l’expédition d’Égypte, Pouqueville obtient d'en faire partie. Il figure en qualité d'officier de santé chirurgien de l'armée d'Orient et membre de la commission des sciences et des arts sur la liste des participants établie par Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne, ministre d'État[4].





En Égypte, après la première bataille d’Aboukir en 1798, Kléber le charge de négocier l’échange des prisonniers avec Nelson, puis, victime d’une mauvaise fièvre qui l’empêche de continuer ses travaux scientifiques, il se voit conseiller par Kléber de retourner en France pour se faire soigner. Embarqué pour l’Italie le 26 octobre 1798 sur la tartane livournaise La Madonna di Montenegro, celle-ci est arraisonnée par des pirates barbaresques au large de la Calabre et il est fait prisonnier.



Conduit à Navarin le 1er décembre 1798, il est livré au pacha Moustapha-Pacha, vassal du sultan Méhémet Ali avec qui la France était en guerre, et reste détenu à Tripolitza, capitale du Péloponnèse. Moustapha Pacha le reçoit avec indifférence mais le protège de la hargne des soldats albanais qui l'avaient brutalement escorté depuis Navarin, et il le fait héberger décemment.

Peu après, le pacha est déposé et remplacé par Achmet Pacha[5]. Ce dernier, ayant appris que Francois Pouqueville connaissait la médecine, le traite avec quelques égards et, après l'avoir vu soigner avec succès quelques membres de son entourage, le désigne comme médecin officiel de son pachalik. Pouqueville profite de sa situation pour explorer les régions environnantes[6] en examinant les vestiges de la Grèce antique qu'il peut reconnaître.

Il séjourne à Tripolitza pendant le rigoureux hiver de 1798-99.



Au printemps, le sultan ordonne qu'il soit transféré avec ses co-détenus par voie de mer à Constantinople où il est interné le 11 juin 1799 au château des Sept Tours (forteresse de Yedikule). Il y est détenu pendant deux ans.

Pouqueville rapporte que s'y trouvaient les membres de l'ambassade de France, vivant dans des conditions abjectes, le sultan leur ayant refusé, sur l'insistance des représentants anglais à sa cour, de rester sur parole comme c'est l'usage dans le monde diplomatique, dans le palais de l'ambassade française que les anglais s'étaient eux-mêmes approprié.
Il se porte aussitôt au chevet de l'adjudant-général Rose, enfermé là mourant, mais qu'il ne peut sauver. C'était l'ancien représentant de la France en Épire et victime de la perfidie d'Ali Pacha de Janina dont il avait pourtant épousé une des protégées[7]. Quelques années plus tard, il sera remplacé à Janina par Pouqueville lui-même.

François Pouqueville se lie avec le chargé d'affaires français Pierre Ruffin, retenu prisonnier là depuis l’expédition d’Égypte, qu'il soigne et qu’il surnomme le Nestor de l’Orient et auprès duquel il complète sa formation d’orientaliste. Les deux hommes continueront de correspondre après leur libération jusqu’à la mort de Ruffin en 1824.

Jouissant bientôt d'une semi-liberté de mouvements car sa renommée de médecin s'était vite répandue chez ses geôliers, Pouqueville parvient à visiter secrètement les alentours de la forteresse et, notamment, les jardins privés du sultan au palais de Topkapi, et même son harem, grâce à la complicité du jardinier du sultan dont il s'était fait un ami.

À Constantinople, Pouqueville entreprend d’étudier le grec moderne sous la tutelle de Daniel Kieffer[8], secrétaire de la légation. Il traduit Anacréon, Homère et Hippocrate, compose plusieurs apologues orientaux comme Le Paria, un petit poème burlesque, La Gueuséade, en quatre chants et en sixains, et quelques poésies légères, dédiées à Rose Ruffin.

Pendant toute sa captivité, il continue de tenir un journal composé selon un code secret qu'il avait imaginé et qu'il réussit à dissimuler en attirant ostensiblement l'attention de ses geôliers sur d'autres lettres et pages griffonnées sans valeur qu'il leur laissait confisquer. Ce fut ce journal occulte qui lui permit d'écrire les quelques six-cents pages des premier et second volumes du livre important[9] qu'il publia quelques années après son retour en France et qui le rendit célèbre, les trois cents pages du troisième volume étant consacrées aux étonnantes aventures vécues par ses amis et compagnons d'infortune, messieurs Poitevin (futur baron, général), Charbonnel (futur général) et Bessières (futur consul général) après leur libération des cachots de Constantinople.



Au début de sa découverte de la Grèce en 1798, étant lui-même l'otage des Turcs, François Pouqueville jette un regard incertain sur les grecs qu'il rencontre dans l'entourage de ses gardiens. Tout comme Lord Byron qui deviendra lui aussi mais bien plus tard, à sa mort en 1824, une célèbrité philhellène[11], il n'est pas immédiatement convaincu de la sincérité des grecs[12]. Mais, avec le temps, son travail de médecin du pachalik fait que son escorte turque devient moins contraignante et ses fréquents contacts avec d'authentiques grecs lui ouvrent les yeux sur l'existence de leur riche passé culturel[13]. En dépit de plus de sept générations de suppression par l'occupation ottomane, l'identité sociale des grecs avait survécu et Pouqueville ressent une sympathie grandissante pour les signes avant-coureurs du mouvement de la régénération grecque.

Son statut de prisonnier du Sultan ne lui permet pas à ce moment d'agir plus qu'il ne peut le faire en donnant ses soins médicaux à la population oppressée, mais ses écrits montrent clairement son éveil et son support à une nouvelle disposition intellectuelle et émotionnelle envers les grecs.

Dès lors, ses descriptions enthousiastes de la Grèce sont les premiers témoignages à l'orée du XIXe siècle du mouvement philhellène naissant. Son impulsion va s'élargissant dans toute l'Europe avec la publication et la distribution internationale de ses ouvrages qui créent un courant parmi les plus grands esprits de l'époque pour suivre ses traces dans la Grèce retrouvée. Sa renaissance s'en suivra au cours de quelques décades avec sa révolte et sa libération conjuguées avec le morcellement de l'Empire Ottoman.

Le 24 juillet 1801, après avoir passé vingt-cinq mois confiné au château des Sept Tours, Pouqueville est libéré sur la réclamation du gouvernement français et avec l'assistance des diplomates russes en Turquie, et il revient en France[14].



De retour à Paris, il passe sa thèse de doctorat, De febre adeno-nevrosa seu de peste orientali, travail sur la peste d’Orient qu’il lui vaut d’être présenté aux concours pour les prix décennaux.

Mais Pouqueville renonçe néanmoins à pratiquer la médecine pour s’adonner à son goût pour la littérature et l’archéologie.

Son premier ouvrage, Voyage en Morée et à Constantinople, dédicacé à l'Empereur et publié en 1805 lui vaut d’être nommé consul général auprès d’Ali Pacha à Janina. Sa connaissance de la région et des langues locales faisait de lui l’agent diplomatique idéal[15] pour Napoléon Ier et son ministre Talleyrand. Pouqueville accepte le poste qui lui permettrait aussi de continuer ses recherches sur la Grèce.



Il est initialement favorablement accueilli par le célèbre pacha, qu’il accompagne dans plusieurs de ses excursions et qui lui fournit les moyens d’explorer l’Albanie dont il était originaire.

Pour un temps, il se lie avec l'agent diplomatique britannique Leake avec lequel il entreprend des voyages d'études archéologiques dans la Grèce. Ensemble ils y relèvent de nombreux sites antiques jusque là oubliés ou même inconnus[16].

Son statut diplomatique permet aussi à Pouqueville d'explorer l'ensemble de la Grèce jusqu'à la Macédoine et la Thrace[17]. Il continue à tenir un journal contenant le précis de ses observations et découvertes effectuées au cours d'un très grand nombre d'explorations couvrant toute la Grèce et les Balkans et entreprises durant ses quinze années de mission diplomatique à Janina et à Patras[18]. Ainsi, rejoint par son frère Hugues nommé consul en Grèce en 1811, il recherche et répertorie les traces de non moins de soixante-cinq villes de l'Antiquité dans la seule région de l'Épire[19].

En 1813, il fera la découverte à Actium d'une stèle de pierre portant des inscriptions acarnaniennes qu'il déchiffre. Il s'avère que cette stèle datait de l'époque de l'apparition en Grèce des légions romaines (-197) et que son inscription était un décret du sénat et du peuple d'Acarnanie proclamant les frères Publius et Lucius Acilius comme étant leurs amis et bienfaiteurs[20].

Dès 1805, la cour d'Ali Pacha à Janina est en proie à d'intenses tractations diplomatiques entre les diverses puissances européennes[21], encouragées par le pacha lui-même[22], et Pouqueville est, durant des années, l'objet d'acerbes et méprisantes critiques[23] de la part des visiteurs anglais tels que Lord Byron[24] avec Hobhouse, et Cockerell[25], alors qu'ils se laissent volontiers corrompre par les moeurs dépravés de la cour de Janina[26] tandis que Pouqueville fait preuve, au contraire, de rectitude et de fermeté envers Ali Pacha[27]. En outre, le renom littéraire et politique que Pouqueville s'est acquis avec le succès international de son premier livre, dédié à Napoléon 1er, et faisant de lui dès 1805 le précurseur du mouvement philhellène naissant est évidemment une cause de ressentiment pour les Anglais. Le distingué Révérend Thomas S. Hughes quant à lui trouve

« Pouqueville très civil, généreux et humain, et le considère comme un lettré et un homme du monde démontrant une grande hospitalité en dépit des conflits haineux qui séparaient leurs deux pays à l'époque. »
    — Rev. T.S. Hughes, Travels in Greece and Albania, London, 1830

Mais après la paix de Tilsitt, Ali Pacha, jusque-là assez favorable aux intérêts de la France, cède à la complicité de l’Angleterre. Les prises de position résolument philhellène de Pouqueville et son opposition constante aux méthodes criminelles d'Ali rendent sa mission diplomatique progressivement très difficile[28]. Ayant sauvé les grecs de Parga des hordes meurtrières d'Ali en consolidant leur défense par l'envoi de troupes françaises, ce qui rend le pacha fou de rage, il passe alors à Janina plusieurs années dans une situation complexe, moitié ami, moitié prisonnier du pacha, et sa vie étant menacée, il doit parfois vivre confiné dans sa maison[29]. Chaque fois qu’il a une démarche officielle à faire auprès du pacha, il doit en charger son frère Hugues[30], lui-même consul de France à Prévéza, puis à Arta, et également témoin horrifié des atrocités commises par Ali dans toute l'Épire.
Dans ses mémoires, François Pouqueville arrive à cette conclusion : « C'était de cette manière que les turcs, à force d'excès, préparaient et fomentaient l'insurrection de la Grèce. »

Finalement, ses talents diplomatiques réussissent à provoquer le schisme recherché entre le sultan et Ali Pacha, précipitant ainsi le morcellement de l'Empire ottoman et l'avènement de la régénération de la Grèce ; Ali Pacha est bientôt exécuté par les émissaires de Constantinople et sa tête rapportée au sultan (1822)[31].

Avec une remarquable préscience due à sa parfaite connaissance de la région et de ses populations[32], François Pouqueville prédit ainsi les troubles récurrents qui secoueront les Balkans au cours de l'Histoire :

« Je dirai comment Ali Tebelen Véli Zadé, après s'être créé une de ces effrayantes réputations qui retentiront dans l'avenir, est tombé de la puissance, en léguant à l'Épire, sa patrie, l'héritage funeste de l'anarchie, des maux incalculables à la dynastie tartare d'Ottman, l'espérance de la liberté aux Grecs, et peut-être de long sujets de discorde à l'Europe. »
    — Histoire de la régénération de la Grèce, tome I, chap. 1er.



En 1816, après la chute de l'Empire, Francois Pouqueville quitte Janina et est nommé consul à Patras[33], suivi par son frère Hugues qui y est également nommé consul en 1821.

À Patras, les frères Pouqueville entreprennent de développer encore plus leurs relations avec le mouvement de la rébellion grecque. Celui-ci culmine avec la déclaration de la guerre d'indépendance grecque le 25 mars 1821 dans la chapelle d’Agios Georgios de Patras.
Contrairement au consul Green du Royaume-Uni[34], qui refuse d’aider les Grecs et collabore avec les Turcs[35], le consul Hugues Pouqueville donne refuge aux réfugiés grecs dans la résidence consulaire de France alors que la répression turque fait rage. Il sauve aussi la vie de ses employés turcs en leur ménageant leur évasion. Ses écrits rapportèrent plus tard ces évènements et l’étendue des destructions qu’il qualifia d’horribles. Dans ses mémoires, le chancellier Pasquier (1767-1862) rapporta :

« Tous les Grecs qui n'avaient pu s'enfuir furent impitoyablement massacrés, sans distinction de sexe ni d'âge. Il n'y eut d'épargnés que quelques malheureux qui trouvèrent un asile dans la maison du consul de France, M. Pouqueville. Il les sauva au péril de sa vie. Ce fut le premier exemple du courageux dévouement avec lequel les consuls français ont rempli leurs devoirs...[36]. »

Finalement, les légations qui avaient été favorables à la révolte durent être évacuées et Pouqueville est rapatrié en France[37].

Ayant pris une retraite bien méritée et se consacrant désormais entièrement à l'écriture de ses nombreux ouvrages, François Pouqueville voit son appui à la révolution grecque avoir pour conséquence la participation de la flotte française à la bataille de Navarin le 20 octobre 1827, victoire navale scellant la fin des 360 ans d’occupation turque de la Grèce, et, en 1828, l’expulsion par les forces armées françaises de la garnison turque qui demeurait embusquée dans la citadelle de Patras[38].

C'est sur ce rivage de Navarin que Pouqueville avait été jeté quelques trente ans auparavant, couvert de fers pour être livré aux turcs, et où il fit ses tous premiers pas sur le sol de la Grèce.

Quant au pirate Orouchs qui l'avait alors saisi et vendu tel un esclave, sa propre destinée fut qu'il alla, quelques années plus tard, se vanter de sa capture auprès d'Ali Pacha de Janina alors que Pouqueville y était en fonctions. Pouqueville rapporte que, malgré le pardon qu'il avait accordé au pirate, le pacha trouva par la suite un prétexte pour le faire empaler.





De retour à Paris, François Pouqueville est élu à l’Académie des inscriptions et belles-lettres dont il était devenu le correspondant dès le 5 février 1819. Il est nommé membre de l’Institut d'Égypte, membre honoraire de l’Académie de médecine, membre associé de l'Académie royale de Marseille, membre de l'Académie ionienne de Corcyre[2], membre de la Société des sciences de Bonn, chevalier de la Légion d'honneur (1811).



Tout en parlant de la Grèce antique dans les ouvrages et les nombreux articles qu’il publie à partir de cette époque, Pouqueville s’attache surtout à dépeindre l’état d’oppression dans lequel se trouvaient les Grecs sous le joug des Turcs et il se fait le témoin des crimes et abominations perpetrés par Ali Pacha et ses hordes d'assassins avec la complicité du sultan et de ses alliés[39]. Ce faisant, il décrit la vie quotidienne, les us et coutumes et les traditions des habitants grecs du Péloponèse ainsi que leur condition économique et sociale. Ses observations deviennent vite un engagement profond pour la cause de la rebellion des grecs qu'il relate fidèlement dans des ouvrages promptement publiés et traduits en plusieurs langues. Ceux-ci ont immédiatement une influence considérable dans une Europe alors gagnée par les idées révolutionaires[40].

Ses ouvrages offrent aussi une description précise de la géographie, de l'archéologie, de la topographie, et de la géologie des régions qu'il avait traversées ou visitées, et ses observations se révélent précieuses pour d'autres chercheurs et pour le travail du géographe Jean-Denis Barbié du Bocage, auteur du bel atlas accompagnant le Voyage du jeune Anacharsis en Grèce, dans le milieu du quatrième siècle avant l'ère vulgaire et qui fut un des fondateurs en 1821 de la Société de Géographie. Les cartes et relevés de la Grèce qui furent établies grâce à cette collaboration, et celle de M. Lapie avec la publication du "Voyage de la Grèce", étaient si complètes et si détaillées qu'elles demeurèrent en usage en Grèce jusqu'à l'avènement de la photographie aérienne, et même de nos jours[41].

La Grèce reconnaîtra son engagement en lui décernant l'Ordre du Sauveur.

Casimir Delavigne lui a dédié deux de ses Messéniennes, odes aux combats pour la liberté.

L'épitaphe gravée dans le marbre de la tombe de F.C.H.L Pouqueville dit en français et en grec :

« Par ses écrits il contribua puissamment à rendre aux grecs asservis leur antique nationalité ».



Il devient un familier des salons parisiens[42] tels que celui de Sophie de Ségur qui le met en scène dans les Petites Filles modèles sous l’amusant pseudonyme de Monsieur Tocambel.

Il se lie avec nombre d’artistes et d’intellectuels de son époque, tels que Chateaubriand qu'il avait dès 1805 incité à aller découvrir la Grèce[43], et Arago, ou encore Alexandre Dumas, qui rend hommage à son expertise dans l’ouvrage qu’il écrit lui-même sur Ali Pacha[44].

Le chapitre que Pouqueville écrit sur le massacre des Souliotes ordonné par Ali Pacha en 1804 et publié dans son ouvrage Histoire de la Régénération de la Grèce (Paris, 1824) inspire Népomucène Lemercier à écrire Les Martyres de Souli ou l'Épire moderne, tragédie en cinq actes (Paris, 1825), et le peintre Ary Scheffer à peindre le tableau Les femmes souliotes (1827)[45]. Son récit des outrages que les habitants de Parga subirent lorsque les Anglais cédèrent la ville à la cruauté d'Ali Pacha en 1818 inspire aussi le peintre romantique italien Francesco Hayez (1791-1882) à réaliser L'expulsion de Parga[46].

Il devient l’ami d’Henriette Lorimier, portraitiste en vogue et qui est sa compagne jusqu’à son décès. Ingres, qui était un de leurs proches, fait un portrait de lui en 1834.

Après avoir sauvé tant de vies humaines, François Pouqueville, âgé de 68 ans, s'éteint en leur domicile au 3, rue de l'Abbaye à Paris.

Son tombeau au cimetière du Montparnasse est orné d’une stèle sculptée avec son effigie par son ami le sculpteur David d'Angers.



  • Voyage en Morée, à Constantinople, en Albanie, et dans plusieurs autres parties de l'Empire Ottoman (Paris, 1805, 3 vol. in-8°), traduit en anglais et en allemand ; reproduit en ligne sur Gallica
  • Travels in Epirus, Albania, Macedonia, and Thessaly (London: Printed for Sir Richard Phillips and Co, 1820), une édition condensée anglaise disponible en ligne
  • Voyage de la Grèce (Paris, 1820-1822, 5 vol. in-8° ; 2e édit. : 1826-1827, 6 vol. in-8°), son ouvrage capital. En ligne: Google Books[3].
  • Histoire de la régénération de la Grèce (Paris, 1824, 4 vol. in-8°), traduit en de nombreuses langues. Version originale française sur Google books[4]
  • Mémoire historique et diplomatique sur le commerce et les établissements français au Levant, depuis l’an 500 jusqu’à la fin du XVIIe siècle, (Paris, 1833, in-8°)
  • La Grèce, dans l’Univers pittoresque (1835, in-8°) ; reproduit en ligne dans Gallica
  • Trois Mémoires sur l’Illyrie
  • Mémoire sur les colonies valaques établies dans les montagnes de la Grèce, depuis Fienne jusque dans la Morée
  • Notice sur la fin tragique d’Ali-Tébélen (1822, in-8°)


  1. Liste des membres de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
  2. "Il fut instruit à Caen par l'abbé de la Rue, qui devait bien longtemps après devenir le confrère de son ancien élève à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres." Henri Dehérain. Une Correspondance inédite de François Pouqueville. Édouard Champion, Éditeur, Paris 1921
  3. Antoine Dubois affectionnait Pouqueville comme son propre fils. Cependant, bien plus tard, le 13 Décembre 1810, Pouqueville écrivait à Ruffin: "Nous sommes fâchés, comme on l'est entre amis, parce que j'ai quitté la robe pour l'épée...Dubois me regardait comme sa gloire, et il a été furieux, quand il m'a vu renégat. Vous ne pouvez vous faire une idée de sa colère vraiment comique: "Il faut douze choses pour être médecin. Tu en as onze. - Et laquelle me manque? - Tu ne sais pas gagner d'argent. - Abrenuntio, lui dis-je." Une correspondence inédite de François Pouqueville, Édouard Champion, Éditeur, Paris 1921.
  4. Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne, Mémoires de M. de Bourrienne, Ministre d'État ; sur Napoléon, le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Restauration, vol. 2, 1830
  5. 17 ans plus tard, Pouqueville rapporta qu'il retrouva Achmet Pacha déchu, à Larissa, et qu'il lui porta secours, mais l'ancien pacha mourut de faim peu de temps après. cf lettre de Pouqueville à Ruffin. 7 Février 1816.Une correspondance inédite de François Pouqueville Henri Dehérain. Édouard Champion, Éditeur, Paris 1921
  6. « On peut lire dans M. Pouqueville une description exacte de Tripolitza, capitale de la Morée »
        — Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem.

  7. Page 94 The Life of Ali Pacha of Jannina 2nd Edition Lupton Relfe, London (1823) (disponible à Google Books [1])
  8. « Nous avons essayé ailleurs de montrer les efforts faits par Daniel Kieffer pour adoucir la captivité de ses compagnons d'infortune  »
        — Un orientaliste alsacien, Daniel Kieffer. Bulletin de la Section de Géographie du Comité des travaux historiques et scientifiques, 1920.

  9. « Mary Wollstonecraft Shelley (MWS) était concernée par la description exacte de la région ; elle écrivit à Charles Ollier, le conseiller littéraire d'Henry Colburn, l'éditeur de Mary :

    « J'ai grandement besoin d'un livre qui décrit précisément les Environs de Constantinople... vous m'obligeriez si vous pouviez l'envoyer sans délai »
        — MWS, lettres I,431.

    Elle aurait sans doute reçu l'édition par Colburn du Voyage en Morée, en Albanie et dans d'autres parties de l'Empire Ottoman de Pouqueville (1813, traduit par A. Plumptre). La plupart des éléments de géographie et d'histoire militaire de la ville aurait été dérivée des descriptions, cartes et illustrations de Pouqueville. »
        — commentaires par Joyce Carol Oates de Le dernier homme de Mary Wollstonecraft Shelley (Wordsworth Classics, 1826)
  10. Le philhellènisme fut un mouvement inspiré par l'amour de la Grèce classique mais distinct de l'intérêt d'antiquaire tout aussi populaire pour les produits culturels de l'antiquité classique. Le philhellènisme comportait une mobilisation autour de la cause du destin des Grecs modernes, reconnus comme les descendants putatifs de leurs ancêtres classiques, et comprenait dans ses rangs Lord Byron et François Pouqueville. Tormented by History: Nationalism in Greece and Turkey par Umut Özkimimli & Spyros Sofos - Columbia University Press (April 25, 2008)
  11. « Il fallu que Byron meure pour rendre le Philhellènisme généralement acceptable (par les Anglais) »
        — William Plomer, The Diamond of Jannina, Taplinger Publishing, New York, 1970

  12. « By-the-bye, I rather suspect we shall be at right angles in our opinion of the Greeks; I have not quite made up my mind about them, but you I know are decisively inimical. »
        — Lord Byron's Correspondence, Lettre à Hobhouse, 1805

  13. « For the references, I am indebted to Pouqueville (Voyage de la Grèce) »
        — John Cuthbert Lawson, Modern Greek Folklore and Ancient Greek Religion: A study in revivals, 1898

  14. « Quand il quitta les Sept Tours, Pouqueville était bien armé pour suivre les deux carrières de diplomate et de voyageur-archéologue dans lesquelles il allait acquérir une juste notoriété »
        — Henri Dehérain, Revue de l'Histoire des colonies françaises, Édouard Champion, Paris, 1921

  15. « As the British laboured to prevent Ali from forming an alliance with Napoleon, French interests were quietly being promoted in Janina by their agent, Francois Pouqueville.  »
        — Miranda Vickers, The Albanians: a modern history, I.B. Taurus Editions, Revised 2001

  16. « Much of the intercourse in Greece has always gone on by small coasters. Pouqueville mentions traces of a paved road between Corinth and Argos  »
        — (7) W.J. Conybeare and J.S. Howson, Life and Epistles of Saint Paul

  17. « Nearly a century before Delphi was excavated, a French envoy to the court of Ali Pasha of Ioannina visited the sleepy little village that stood on the site of the ancient oracular shrine. Pouqueville enthused over the wealth of inscriptions he saw: " marble slabs, pieces of walls, interiors of caves...covered with dedications and decrees that should be studied and carefully copied "  »
        — Voyages, 2nd ed., iv,113, Lamberton - Plutarch, 2001, Yale University Press

  18. « J'ai pu me convaincre qu'il est impossible de trouver rien de plus satisfaisant sur la géographie de cette partie de la Grèce, et particulièrement sur la potamographie de l'Achéloiis, aujourd'hui (fleuve blanc)*, que ce qu'on en lit dans le Voyage de M. Pouqueville. On y voit surtout l'explication la plus claire de la fable de la Corne d'abondance, allégorie à laquelle a donné lieu la réunion des Échinades à la terre ferme, par suite du dessèchement de la branche méridionale de l'Achéloiis, qui déversait ses eaux dans le golfe d'Anatoliko. On en peut reconnaître encore aujourd'hui la trace à une ligne de lauriers rose qui se déploie au dessous du village de Stamna. Ce travail, attribué au bras puissant d'Hercule, fit sortir du sein de lagunes malfaisantes la fertile Parachéloïde, qu'il annexa au domaine de son beau-père Oenéus.  »
        — Maxime Raybaud, Mémoires sur la Grèce pour servir à l'histoire de la guerre de l'indépendance, tome 2, 1825
    * en grec dans le texte.

  19. « At length, M. Pouqueville, during a long residence in the dominions of the late Ali Pacha, actually discovered the remains of sixty-five cities, quite able to speak for themselves.  »
        — Le Roy J. Halsey, The works of Philip Lindsey, Michigan Historical Reprint Series

  20. Page IV/347, Manual of classical literature and art - Archaeology of Greek literature from J.J. Eschenburg, by N.W. Fiske, Professor in Amherst College. (4th Ed. 1849)
  21. « Les consuls des principales nations européennes y sont accrédités, et le représentant de la France impériale, H. Pouqueville, y lutte d'influence avec son homologue anglais.  »
        — Grèce - Guide Michelin 2006

  22. « Il trouva là Ali Pacha recevant deux français, François Pouqueville et Julien Bessières... Ali Pacha assura Jack qu'ils n'étaient pas la bienvenue, et il semblait être agacé parce que Pouqueville distribuait activement de la propagande française, et recherchait la faveur des grecs en leur donnant gratuitement des soins médicaux.  »
        — Henry McKenzie Johnston, Ottoman and Persian Odysseys: James Morier, 1823

  23. « (2)Acherusia: According to Pouqueville, the lake of Yanina, but Pouqueville is always out. (3)The celebrated Ali Pacha: Of this extraordinary man there is an incorrect account in Pouqueville's Travels.  »
        — Lord Byron, Childe Harold's Pilgrimage: Canto II

  24. « In fact (as their critics pointed out) both Byron and Hobhouse were to some extent dependent upon information gleaned by the French resident Francois Pouqueville, who had in 1805 published an influential travelogue entitled « Voyage en Morée, à Constantinople, en Albanie...1798-1801 »  »
        — Drummond Bone, The Cambridge Companion to Byron (Cambridge Companions to Literature)

  25. « On Cockerell the brothers Pouqueville made a much less pleasing impression. Perhaps he thought they did not take enough notice of him, or perhaps because he was a little too English...  »
        — William Plomer, The Diamond of Jannina, Taplinger Publishing, New York, 1970

  26. "The absence of women permits Byron himself to adopt a feminized role, as in his letters home describing his flirtatious relationship with the Pasha, and noting Ali's admiration of his 'small ears, curly hair, and his little white hands'" (BLJ, I, 208) Lord Byron's Correspondence - John Murray, Editor.
  27. « In the same way, after murdering General Roze, who had treated him with uniform kindness, he submitted to the daily checks and menaces of Pouqueville, by whom he was replaced.  »
        — anonymous author, The Edinburgh Review, 1818

  28. « Quelques mois plus tard, Ali Pacha osa faire assassiner le major Andrutzi, Grec au service de la France, qu'il avait enlevé sur un de nos bâtiments, et dont le fils et le neveu durent la vie à l'habile fermeté de M. Pouqueville, alors consul-général à Janina.  »
        — Victor Duruy, Histoire de la Grèce ancienne, Tome 1, 1826

  29. « De plus, le fameux pacha de Janina, Ali de Tebelen, auprès de qui Napoléon a un consul, Pouqueville, est de plus en plus hostile à la France : il est juste en face de Corfou et peut empêcher l'île de se ravitailler sur la terre ferme. À son habitude, Napoléon tempête et menace. À titre d'exemple, cette lettre du 15 mars 1811 au ministre des Affaires étrangères qui est maintenant Maret : Mon intention est de déclarer la guerre à Ali Pacha si la Porte ne peut réussir à le retenir dans le devoir. Vous écrirez la même chose à mon consul près d'Ali Pacha afin qu'il lui déclare que la première fois qu'il se permettra d'empêcher l'approvisionnement de Corfou, et refusera le passage aux bestiaux et vivres destinés pour cette place, je lui déclarerai la guerre. Facile à dire ou à écrire. Un jour, Pouqueville se retrouvera en prison...  »
        — Yves Benot, La démence coloniale sous Napoléon

  30. « Hugues Pouqueville, né au Merlerault le 8 mars 1779, fut pour son frère François un appui très précieux à Janina. Il fut nommé successivement vice-consul à Prévéza en 1811, à Arta en 1814, consul à Patras en 1821 et à Carthagène en 1829  »
        — Henri Dehérain, Une correspondance inédite de François Pouqueville, 1921, Édouard Champion, éditeur

  31. « Ackmet-Nourri, à la tête de vingt hommes entra dans le kiosque du terrible pacha de Yanina pour l'attaquer. Après avoir pris part au meurtre du satrape d'Albanie, il apporta lui-même la tête du visir à Stamboul, et la présenta au sultan Mahmoud, qui, en récompense de cet acte lui donna une pelisse d'honneur qu'il porte encore. Akmet-Nourri nous raconta la fin tragique d'Ali-pacha. Je ne rapporterai point son récit : il est conforme à celui de M. de Pouqueville.  »
        — Baptistin Poujoulat, Voyage dans l'Asie Mineure, en Mésopotamie, à Palmyre, en Syrie, en Palestine et en Égypte., Tome 2, 1836

  32. Pour confirmer mon opinion, je ne citerai que le dernier et le plus impartial observateur des Grecs modernes: le docteur Pouqueville.
    Le docteur Pouqueville a eu les moyens de se procurer sur la Morée des renseignements bien plus exacts que ceux donnés par les voyageurs qui l'ont précédé, et son témoignage doit conséquemment être admis aujourd'hui comme décisif.
    Thomas Thorton, Etat actuel de la Turquie , Tome II (1812)
  33. « With the departure of the French from the Ionian Islands and from Dalmatia as well there was little point in maintaining a consul at Jannina, so Pouqueville, after all his trying times, asked if he might be moved and was rewarded with a transfer to Patras.  »
        — William Plomer, The Diamond of Jannina, Taplinger Publishing, New York, 1970.

  34. There were eight European consulates, and the two consuls who played important role were those of France and Britain. Pouqueville, the french consul was philellene, while Green the british consul was philoturk. Philoturk was also the english governor of Ionian islands who forbade Ionian subjects to take part in the battles between greeks and turks. Spuridon Trikoupis - History of Greek Revolution.
  35. « Mais Patras n'existait plus ; Yousouf, pacha de Serrès, appelé par le drogman du consulat anglais, Barthold, s'était précipité sur cette malheureuse ville, les bandes indisciplinées de Germanos avaient fui et, sauf 3 000 personnes qui devaient leur salut au dévouement héroïque du consul de France, M. H. Pouqueville, tous les habitants de Patras avaient péri par le fer ou dans les flammes. Instruits du sort de Patras, les habitants de la Béotie proclament l'insurrection.  »
        — Raoul de Malherbe, L'Orient 1718-1845 : Histoire, politique, religion, mœurs, etc., Tome 2

  36. Duc d'Audiffret-Pasquier, Mémoires de mon temps. Mémoires du chancellier Pasquier, Partie 2, Restoration.2, 1820-1824 (tome 5)
  37. Dans ces derniers temps, messieurs, le monde entier a retenti du dévouement de nos consuls. Plusieurs d'entre eux, victimes de leur générosité, n'ont conservé, au milieu de leurs habitations en flammes, que le pavillon blanc, autour duquel Turcs et Chrétiens avaient trouvé asile. Ils auraient besoin d'indemnités, et je ne peux leur offrir que des secours bien insuffisants. Ainsi,... M. Pouqueville qui a tout perdu à Patras, aura trois mille francs. François-René de Chateaubriand, Opinions & Discours, Tome 14, Paris 1852.
  38. General Makriyannis, Memoirs (Excerpts) Translated by Rick Μ. Newton: The Charioteer 28/1986
  39. « Monsieur Pouqueville, dans son ouvrage substantiel et rempli de faits, a établi les mêmes vérités.  »
        — Chateaubriand, Note sur la Grèce, Itinéraire de Paris à Jérusalem.

  40. The country was the first Ottoman province to wrestle its independence from its Muslims masters, and a "modern" nation-state was established almost forty years before the Italian Risorgimento for which it was an inspiration. De Pouqueville's story of the Greek revolution of the events 1740-1824 was translated into Italian in 1829 and not surprizingly published in Piedmont where it exercised considerable influence on Italian nationalists. Paul Sant Cassia, Constantina Barda. Cambridge Studies in Social and Cultural Anthropology - Cambridge University Press (2006).
  41. « Installée dans la tour Tzanetaki, une belle exposition permanente retrace l'histoire du Magne par le biais de textes, de dessins, de photos et de croquis des lieux établis par de nombreux voyageurs ayant parcouru cette région entre les XVIe et XXe siècles, dont le littérateur français, François Pouqueville (1770-1838), auteur du Voyage en Morée.  »
        — Guide Michelin 2006

  42. "On chante maintenant dans tous les salons de la capitale ma Parguinote, extraite de mon Voyage, qui est gravée et mise en musique". François Pouqueville, Lettre á Mr Ruffin, 14 Avril 1820.
    Ce chant intitulé "Dernier chant des Parguinotes" fut publié en 1824 par l'Académicien Népomucène Lemercier sous le titre "Hymne Funèbre sur Parga" et mis en musique par F. Regnault. Dans sa 'Notice' de publication, Lemercier précise: "On trouvera le texte original de cette belle lamentation sur la ruine des Parguinotes, dans le troisième volume, page 420, des 'Voyages en Grèce' de M. Pouqueville. Je l'ai traduite presque en un même nombre de vers, persuadé que la mesure du temps doit s'accorder avec la mesure du rythme des pensées." Népomucène Lermercier. Urbain Canel, Libraire, Paris, 1824.
  43. « M. Pouqueville m'a mis sur la voie d'une foule de recherches nécessaires à mon travail : j'ai suivi sans crainte de me tromper celui qui fut mon premier guide aux champs de Sparte. Tous deux nous avons visité les ruines de la Grèce lorsqu'elles n'étaient encore éclairées que de leur gloire passée. Tous deux nous avons plaidé la cause de nos anciens hôtes, non peut-être sans quelque succès.  »
        — Chateaubriand, Études historiques

  44. « Mais il a été établi par les expertes recherches de M. de Pouqueville qu'il (Ali Pacha) était issu d'une souche locale, et non pas d'une origine asiatique, comme il le prétendait. »
        — Alexandre Dumas Père, Ali Pacha

  45. Hugh Honor, Romanticism, Icon Editions
  46. Ottocento: Romantism and Revolution in 19th Century Italian painting, Roberto J.M. Olsen, Philip Wilson Publishers, Nov 22, 2003


  • Monmerqué, Biographie universelle Michaud
  • Jules Auguste Lair, La Captivité de François Pouqueville en Morée, Recueil des publications diverses de l'Institut de France, Paris, 1902
  • Jules Auguste Lair, La Captivité de François Pouqueville à Constantinople, 1800-1801 : (9 prairial, an VII -16 ventôse, an IX), H. Delesques, Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie, Caen, 1904 ;
  • Tobias George Smollett, The Critical Review, Or, Annals of Literature
  • J. Rombault, François Pouqueville, membre de l'Institut, Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, 1887
  • Auguste Boppe, L'Albanie et Napoléon, 1914
  • Henri Dehérain, Revue de l'histoire des colonies françaises, une correspondance inédite de François Pouqueville, 1921
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