Biographie de Gérard de Nerval

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24 heures

Benigni al Dante!
24 heures - 5 déc 2008
Si on prend Baudelaire, pour parler du plus grand, ou Gérard de Nerval ou Verlaine et même Stendhal, ils sont tous dantesques! Il ya eu des détracteurs, ...



Concert de Noël de la musique municipale
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace - 10 déc 2008
Ils seront les accompagnateurs de jeunes choristes et d'Anneliese Rosio qui interprète vocalement des poèmes de Gérard de Nerval. Ce concert aura lieu cette ...



Le Temps (Abonnement)

«Je vous offre ce livre écrit dans la douleur»
Le Temps (Abonnement) - 15 déc 2008
La promenade se révèle familière, qui conduit de l'entourage de Gérard de Nerval, destiné à mourir en 1855, à celui d'Alfred Jarry, qui envoie par exemple ...



Un concert de Noël prometteur
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace - 15 déc 2008
Les quelque vingt-cinq musiciens dirigés par André Zussy débuteront par une adaptation musicale de poèmes de Gérard de Nerval, suivie par un morceau léger ...



"Le ministre recule pour mieux nous arnaquer"
Le Monde - 18 déc 2008
Nolwenn Lamy, en seconde au lycée Gérard de Nerval de Noisiel (Seine et Marne), un autocollant de la FIDL sur sa casquette, n'est en fait, ...



Michael Dirda on Unearthing Ghostly Tales of Today
Washington Post - 20 déc 2008
It includes a memoir of poet Gérard de Nerval, who kept a pet lobster, and Gautier's erotic horror classic "La morte amoureuse" (here called "The Priest") ...



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L'Union - 18 déc 2008
Parmi eux, entre autres, des élèves des lycées Saint-Vincent-de-Paul, Léonard-de-Vinci et Gerard-de-Nerval mais aussi de la maison familiale d'Ambleny ou ...



Powieść w Teatrze Wyobraźni
Polskie Radio - 27 déc 2008
Gerard de Nerval - francuski poeta i pisarz, żyjący w latach 1808-1855, formalnie uznany został za przedstawiciela czarnego romantyzmu, ...



Des truffes des oies et un ascenseur
Sud Ouest - Il y a 20 heures
... ses travaux d'assainissement avec 1,5 million d'investissement en trois tranches sur les Presses, Vigneras, Naudissou et la rue Gérard-de-Nerval. ...



El sentido de vivir
El Telégrafo (Ecuador) - 30 déc 2008
El 26 de enero de 1855 Gerard de Nerval, uno de los más geniales entre los “poetas malditos”, deja la siguiente nota: “no me esperes esta tarde, ...

Gérard de Nerval
Gérard de Nerval, par Nadar.
Naissance 22 mai 1808
Décès 26 janvier 1855
Activité Poète
Nationalité Française

Gérard de Nerval, de son vrai nom Gérard Labrunie, né à Paris le 22 mai 1808, mort à Paris le 26 janvier 1855, est un poète français.

Biographie

Gérard de Nerval est né le 22 mai 1808 à Paris. Deux ans plus tard, sa mère meurt en Silésie alors qu’elle accompagnait son mari, médecin militaire de la Grande armée napoléonienne. Il fut élevé par son grand-oncle maternel, Antoine Boucher, dans la campagne du Valois à Mortefontaine. Installé à Paris en 1814, lors du retour de son père, il revint régulièrement dans ces lieux évoqués dans nombre de ses nouvelles.

Encore lycéen, il se signala par ses traductions de Faust et autres œuvres de Goethe, qui restent parmi les meilleures jamais exécutées. La première de celles-ci fut simplement signée « Gérard ». Elle parut en novembre 1827 et ne porte que sur la première partie du chef-d’œuvre, la seule connue alors. Goethe apprécia grandement son travail et remarqua son inspiration, allant jusqu’à dire qu’il aurait écrit sa pièce ainsi s’il avait dû l’écrire en français. Berlioz s’en inspira pour la Damnation de Faust.

Il se lia d’amitié avec Théophile Gautier, Victor Hugo et Alexandre Dumas . Il devint avec Petrus Borel un des premiers membres des Jeunes-France. Il prit part activement, du côté des « modernes », à la bataille d’Hernani déclenchée le 25 février 1830 autour de l’œuvre d’Hugo. Vers 1835, il s’installa rue du Doyenné chez Camille Rougier : tout un groupe romantique s’y retrouvait : ce fut le temps de la « bohème galante » ou « bohème dorée ». Il s’installe au Château des brouillards de Montmartre en 1846. Il décrira cette époque dans un ouvrage sur le théâtre contemporain paru en 1852.

Épris de l’actrice Jenny Colon, Nerval lui voua un culte idolâtre qui prit des formes nouvelles à la mort de celle-ci : figure de la Mère perdue, mais aussi de la Femme idéale où se mêlent, dans un syncrétisme caractéristique de la pensée de Nerval, Marie, Isis, la reine de Saba... Il connut à partir de 1841 plusieurs crises de démence qui le conduisirent à la maison de santé du docteur Blanche. Dès lors ses séjours dans cet établissement alternèrent avec ses voyages, en Allemagne, au Moyen-Orient. Son Voyage en Orient sera publié en 1851. Il affirme dans une lettre au docteur Blanche datée du 22 octobre 1853, avoir été initié aux mystères druzes lors de son passage en Syrie, où il aurait atteint le grade de « refit », l’un des plus élevés de cette confrérie. Toute son œuvre est fortement teintée d’ésotérisme et de symbolisme, notamment alchimique.

Dans les années 1844 à 1847, Nerval voyagea beaucoup (Belgique, Hollande, Londres, environs de Paris) et rédigea des reportages et impressions de voyages correspondants. En même temps, il travailla comme nouvelliste et auteur de livrets d’opéra ainsi que comme traducteur des poèmes de Heinrich Heine qui était son ami (recueil imprimé en 1848). Ses dernières années furent marquées par la détresse matérielle et morale, et par l’écriture de ses principaux chefs-d’œuvre, réalisés pour se purger de ses émotions sur les conseils du docteur Blanche : les Filles du feu, Aurélia ou le rêve et la vie (1853-1854). On le retrouva pendu à une grille d’un bouge, rue de la Vieille-Lanterne, le 26 janvier 1855, dans le « coin le plus sordide qu’il ait pu trouver », comme l’a noté Baudelaire.

Influence postérieure

L’insistance de Nerval sur la signification des rêves eut une influence sur le mouvement surréaliste qui fut soulignée par André Breton. Dans sa dédicace à Alexandre Dumas pour les filles du feu, Nerval évoque « l’état de rêverie super-naturaliste » qui fut le sien lorsqu’il écrivit les sonnets des Chimères.

Marcel Proust et René Daumal furent aussi grandement influencés par cette œuvre majeure.

Antonin Artaud vit en Nerval un suicidé de la société, laquelle fut selon lui « occultement liguée contre sa conscience ».

On peut se demander si Arthur Rimbaud, qui fait référence à la traduction de Faust, a lu Aurélia qui parut dans La Revue des Deux Mondes. Certaines similarités dans le rythme et les images permettent de l’envisager. Par exemple, lorsque Nerval écrit « l’étoile qui chatoyait d’un double éclat tour à tour bleue et rose », Rimbaud écrit un poème qui commence par ce vers : « L’étoile a pleuré rose au cœur de tes oreilles ».

Un chef-d’œuvre : Sylvie

Anecdotes

La rue de la Vieille-Lanterne où fut trouvé pendu Gérard de Nerval.
  • On vit un jour Gérard se promener en tenant en laisse un homard dans les galeries du Palais-Royal. Alors qu’on l’interrogeait sur le pourquoi de cet acte, il aurait répondu : «  J’ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n’aboient pas... ». Les critiques et les biographes voient généralement dans cet épisode un des signes précurseurs de la folie qui allait frapper le poète. Roger Mazelier, dans Gérard de Nerval et l’humour divin, avance une autre hypothèse : il pourrait s’agir d’une volonté d’établir une « parfaite métathèse phonique » pour signifier l’amor (l’amour) ou/et d’une allusion à Omar Ier et à son lieutenant Amrou, que l’on accusa d’être les instigateurs du dernier incendie de la bibliothèque d'Alexandrie. Dans la première lettre d’Angélique, Gérard de Nerval affirme d’ailleurs « vouloir venger la mémoire de l’illustre calife ».
  • Alors qu’on l’accusait d’être impie, il s’exclama : « Moi, pas de religion ? J’en ai dix-sept ! »
  • Au bas d’un portrait photographique de lui, Gérard de Nerval écrivit : « Je suis l’autre. »

Citations

  • « J’aime à conduire ma vie comme un roman. »
  • « Cette vie est un bouge et un mauvais lieu. J’ai honte que Dieu m’y voie. »
  • « Ne m’attends pas ce soir car la nuit sera noire et blanche. », mot laissé à sa tante le soir de son suicide.
  • « Je suis le ténébreux, - le veuf, - l’inconsolé »
  • « Je sortais d’un théâtre où tous les soirs je paraissais aux avant-scènes en grande tenue de soupirant. Quelquefois tout était plein, quelquefois tout était vide... »
  • « Elle ressemblait à la Béatrice de Dante qui sourit au poète errant sur la lisière des saintes demeures. »
  • « Le Rêve est une seconde vie. Je n’ai jamais pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible. »
  • « Le premier qui a comparé la femme à une rose était un génie, le second était un imbécile »

Œuvres principales

  • Voyage en Orient (1854)
  • La Bohème galante (1852)
  • Lorely, souvenirs d’Allemagne (1852)
  • Les Illuminés (1852)
  • Petits châteaux de Bohème (1853)
  • Les Filles du feu : Angélique, Sylvie, Jemmy, Isis, Émilie, Octavie, Pandora, Les Chimères (1854)
  • Promenades et souvenirs (1854)
  • Aurélia ou le rêve et la vie (1855)
  • Les Chimères (1854)

Œuvres diverses

  • Napoléon et la France guerrière, élégies nationales (1826)
  • Napoléon et Talma, élégies nationales nouvelles (1826)
  • L'académie ou les membres introuvables (1826), comédie satirique en vers
  • Le Peuple (1830), ode
  • Nos adieux à la Chambre des Députés ou « allez-vous-en, vieux mandataires » (1831)
  • La Main de gloire, histoire macaronique (1832)
  • Piquillo (1837), drame
  • L’Alchimiste (1839), drame
  • Léo Burckart (1839), drame
  • Histoire véridique du canard [1] (1845)
  • Scènes de la vie orientale (1846-1847)
  • Le Marquis de Fayolle (1849)
  • Les Monténégrins (1849), drame
  • Le Diable rouge, almanach cabalistique pour (1850)
  • Le Chariot d’enfant (1850), drame
  • Les Confidences de Nicolas (1850) (Édition critique de Michel Brix, 2007)
  • Les Nuits du Ramazan (1850)
  • Les Faux Saulniers, histoire de l’abbé de Bucquoy (1851)
  • L’Imagier de Harlem (1852), drame
  • Conte et facéties (1852)
  • Odelettes
  • Une Allée du Luxembourg

Notes et références

  1. ? Publié dans Le Diable à Paris, Hetzel [[1845]]. Réuni avec la Monographie de la presse parisienne d’Honoré de Balzac. Jean-Jacques Pauvert éditeur, 1965. pp. 9-23

Traductions

  • Faust (1828)
  • Poésies allemandes (Klopstock, Goethe…) (1830)

Bibliographie

  • Les écrivains célèbres, Tome III, le XIXe et le XXe siècles – Éditions d’art Lucien Mazenod.
  • Jean Richer, Gérard de Nerval et les doctrines ésotériques, Paris, Le Griffon d’Or, 1947
  • Jean Richer, Gérard de Nerval, expérience vécue et création ésotérique, Paris, Guy Trédaniel, 1987, 397 p.
  • Léon Cellier, Nerval, Paris, Hatier, 1974
  • Jean-Paul Bourre, Gérard de Nerval, Bartillat, Paris, 2001.
  • Corinne Bayle Gérard de Nerval, La marche à l’Étoile, Champ Vallon, 2001
  • Mazelier (Roger), Gérard de Nerval et l’Humour divin. Editions Les Trois R, Le Mesnil Saint-Denis, 1995, in-8 (ISBN 2-911129-00-8).

Voir aussi

Liens externes

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