Biographie de George F. Kennan

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The American Conservative

NATO's Wrong Turn
The American Conservative
Another who perceived this choice to be woefully misguided was the 94-year-old George F. Kennan, the American strategist who had designed the doctrine of “containment” in the early Cold War. In a 1997 New York Times op-ed, Kennan suggested that ...




SunHerald.com

Vladimir Putin haunts - or helps - Obama's trip to Europe
SunHerald.com
He also noted the dispatch of F-15C fighter jets to Lithuania and 12 F-16 fighters to Poland. “I think he did quite well,” said Damon Wilson, the executive vice president of the Atlantic Council _ a research center based in Washington _ and a former ...




Princeton's Institute for Advanced Study hires new development officer to ...
The Times, Trenton
Albert Einstein was on the faculty, as was the physicist and so-called “father of the atomic bomb” J. Robert Oppenheimer, mathematician Kurt Godel, physicist Freeman Dyson, and diplomat George F. Kennan. There are 33 Nobel laureates, 38 Fields ...




In Times of Government Surveillance, Whose 'Security' Is at Stake?
Toward Freedom
A leading principle of international relations theory is that the state's highest priority is to ensure security. As Cold War strategist George F. Kennan formulated the standard view, government is created “to assure order and justice internally and to ...




George Will is wrong: Putin's not Hitler | Obama is no statesman
DigiNews
... Obama Time Special Issue: The Democrats). WASHINGTON, March 30, 2014 — It seems George F. Will is taking time out from excoriating Obamacare and from telling conservatives that they'll have to get used to gay marriage to lecture about the lessons ...




gulfnews.com

Western hypocrisy in judging Vladimir Putin's actions
gulfnews.com
The provocation in this particular instance, as the leaked recording of a US diplomat, Victoria Nuland, saying “F*** the EU” suggests, came from Washington. Several decades ago, at the height of the cold war, George Kennan, a leading American foreign ...




Central View: Two different cultures: soldiers and diplomats
Sky Hi Daily News
Recently, while reading “The Kennan Diaries” (2014), the almost-daily diaries of George F. Kennan (the father of the Containment Doctrine with regard to the Soviet Union), another book was brought to mind. When this soldier entered the Army in 1958 ...




The Cold War: A landmark documentary series
CNN International
Episode 1 includes interviews from George F. Kennan, Zoya Zarubina, Hugh Lunghi and George Elsey. 2 "Iron Curtain" 1945--1947 (January 18 at 11:00 and 20:00 GMT and January 19 at 02:00 GMT). As wartime turned to peacetime, a resurgent United ...




EurActiv.de

So schwer es auch fällt: Geduldig, ohne Kriegsgeschrei
EurActiv.de
1954 traf ich in Bonn George F. Kennan. Als Chef des Planungsstabes im US-Außenamt war er 1947 Autor der westlichen Nachkriegspolitik zur „Eindämmung“ der aggressiven Sowjetunion des Diktators Stalin. Kennan, seitdem „der“ Ostexperte der USA, ...




02elf Düsseldorfer Abendblatt

Ausstellung zum Ersten Weltkrieg im Schloss Schallaburg
02elf Düsseldorfer Abendblatt
Jahrhunderts“, wie der bekannte amerikanische Diplomat George F. Kennan diesen Krieg genannt hatte, anhand einer Reihe von Projekten, darunter auch in Wien, umfassend dokumentiert. Die Schau im Schloss Schallaburg fungiert dabei als Drehscheibe ...

et plus encore »

George Frost Kennan (né 16 février 1904, Milwaukee, Wisconsin - mort 17 mars 2005) est un diplomate, politologue et historien américain du XXe siècle. Il influença fortement la politique de États-Unis à l'égard de l'Union soviétique au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Il est connu dans le monde politique pour avoir en partie créé le mot containment (mesures pour endiguer l'expansionnisme soviétique) et comme une figure clé de la guerre froide. Un grand nombre de ses ouvrages traitent des relations entre la Russie et les puissances occidentales. Parlant l'allemand et le russe, il s'est notamment intéressé aux peuples allemand et russe.



Sa mère meurt durant son enfance, une époque à laquelle il est encore à l'internat. La moitié de ses années se déroulent alors à Kassel pour apprendre l'allemand. Puis il part étudier à l'université de Princeton et se met à travailler à Heidelberg. Grand lecteur de Goethe et Spengler, il obtient son diplôme en 1925. Il rentre alors au ministère des affaires étrangères et commence une carrière de diplomate en Suisse, Allemagne, Estonie, Lituanie et Lettonie. En 1929, il retourne à l'université de Berlin pour apprendre la langue russe ainsi que l'histoire politique. Dans le même temps, il se perfectionne en français, portugais, tchèque et norvégien En 1931, il épouse la Norvégienne Annelise Sorensen. Le premier poste qu'il obtient après son mariage est à Rīga, en Lettonie. Il devient spécialiste de l'économie russe.

En hiver 1933, lorsque le gouvernement de Franklin Roosevelt renoue des relations diplomatiques avec l'Union soviétique, Kennan accompagne l'ambassadeur William C. Bullit à Moscou. Le 1er décembre, 1934, à l'époque des épurations commandées par Joseph Staline, un rival de celui-ci Sergueï Kirov est assassiné. Kennan suit avec attention cette période de purge qui modifie profondément et durablement son regard sur la dynamique interne du régime soviétique. Il acquiert la conviction qu'il y a peu d'espoir de nouer une collaboration avec l'union soviétique. En 1937, il entre au ministère des relations extérieures, à Washington (District de Columbia). En 1937, alors qu'il est en poste à Prague, il est témoin de la fin de la Tchécoslovaquie alors conquise par l'armée allemande.
Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Kennan est affecté à l'ambassade de Berlin. De 1939 à 1942, Kennan vit à l'ambassade de Berlin, depuis laquelle les diplomates essayent d'aider les juives à migrer ; après le commencement de la Seconde Guerre mondiale, environ 130 personnes américaines sont capturées et enfermées à Bad Nauheim, et Kennan assume la responsabilité de leur survie. En 1942, à Lisbonne, le groupe de prisonniers est échangé contre un groupe d'Allemands. Entre 1942 et 1943, Kennan est au Portugal pour négocier avec António de Oliveira Salazar sur la possibilité de l'armée américaine d'utiliser les bases des Açores pour le jour J. En 1944, il travaille à Londres avec les Soviétiques et les Britanniques pour négocier les conditions et les zones d'occupation de l'Allemagne après la guerre.





De mai 1944 à avril 1946, il est chef de mission à Moscou. À la fin de son mandat, Kennan envoie un télégramme de 8000 mots au secrétaire d'État James F. Byrnes proposant une nouvelle stratégie pour les relations diplomatiques entre les deux pays. Sa critique est sévère : il signale l'attitude névrotique du Kremlin et son sentiment d'insécurité permanent. À cela s'ajoute selon lui, l'idéologie rigide du communisme et son désir d'expansionnisme. Kennan suggère donc au gouvernement américain de renforcer les institutions de manière à se rendre moins vulnérable aux attaques de l'union soviétique. En avril 1947, de retour à Washington, il devient le premier directeur des Affaires politiques du Département d'État (ministère américain des Affaires étrangères). Entre temps, en mars 1947, Truman utilise le long télégramme d'avertissement de Kennan pour engager le Congrès dans une série de mesures qui suivent ce qu'on appelle désormais la doctrine Truman.



En juin 1947, sous le pseudonyme de X, il écrit un article Les sources de la conduite soviétique (The Sources of Soviet Conduct) dans lequel il reprend et développe les idées du long télégramme. Il y explique la politique étrangère de Staline comme une combinaison de l’idéologie marxiste-léniniste, qui prône la défaite des forces capitalistes à travers le monde, et sa propre détermination à utiliser la notion d’« encerclement capitaliste » comme feuille de vigne pour légitimer sa régimentisation de la société soviétique pour consolider son pouvoir. Il est donc nécessaire, selon Kennan, que les États-Unis répliquent par une politique d'endiguement destinée à contenir l'expansionnisme soviétique. C'est le fameux principe du containment.

La publication de cet article divise la classe politique. Le journaliste Walter Lippmann favorable au désengagement en Allemagne critique sévèrement cette analyse, qui oblige les Américains à s’engager militairement dans des territoires de la périphérie la plus lointaine de l’Union soviétique, affaiblissant la confiance américaine sans améliorer sa sécurité, qui laisse l’initiative aux Soviétiques dans le déclenchement des crises, et qui entoure les États-Unis d’alliés hétéroclites qui peuvent exploiter la doctrine de l’endiguement pour poursuivre des fins propres[1]. Entre temps, l'anonymat de l'article est dévoilé. Le fait qu'il soit écrit par Kennan, directeur des Affaires politiques du Département d'État, lui confère une valeur officielle.

Cependant, Kennan a ultérieurement soutenu que par cet article il n'avait jamais envisagé de définir la future politique. Toute sa vie, il répètera que ces avertissements n'impliquaient pas forcément toutes les mesures prises pour contenir l'expansionnisme soviétique :

« Mes idées au sujet de l'endiguement, écrit Kennan, ont été déformées par les gens qui les ont comprises et exécutées uniquement comme un concept militaire; et je pense que c'est cela qui nous a conduits aux 40 années du processus inutile, horriblement coûteux que fut la guerre froide. »[réf. souhaitée]
D'autre part, l'administration ne fait que peu de tentatives pour expliquer la distinction entre influence soviétique et mouvement communiste international. Interrogé en 1990 au sujet de la mauvaise interprétation de cet article, Kennan répète qu'il n'a jamais considéré les Soviétiques comme une menace militaire.



C'est entre avril 1947 et décembre 1948, alors que George Marshall est secrétaire d'état, que l'influence de Kennan est la plus importante. En tant qu'architecte intellectuel du plan Marshall, Kennan participe à la mise en place de l'endiguement politique et économique de l'Union soviétique. Pour contrer une source potentielle d'influence soviétique, Kennan propose de diriger l'aide économique et politique vers le Japon et l'Europe de l'Ouest dans le but de consolider ces gouvernements et d'en faire une force s'opposant au communisme. De plus, en 1948, en proposant une aide aux partis de gauche ne se tournant pas vers l'Union Soviétique, Kennan et le gouvernement Truman espèrent créer un fossé entre Moscou et les partis socialistes en Europe de l'Ouest. Dans cette même politique de renforcement des régimes non soviétiques, Kennan suggère de regarder de manière plus indulgente le gouvernement de Franco.



Entre 1949 et 1950, durant la période où Dean Acheson est secrétaire d'état, Kennan perd de son influence. Le temps n'est plus à un endiguement politique mais à une démonstration de force avec armes traditionnelles et nucléaires. C'est l'époque du blocus de Berlin, et de la guerre de Corée.



Nommé en décembre 1951, ambassadeur à Moscou, pour dénouer une crise politique, il y reste jusqu'en septembre 1952 date à laquelle il est déclaré personna non grata par les autorités soviétiques pour une faute diplomatique: à un journaliste qui l'interrogeait sur ses conditions de vie à l'ambassade, il répond qu'il s'y sent aussi prisonnier qu'à Berlin durant l'année 1941.



De retour à Washington, il participe à l'administration Eisenhower malgré les différences de conception entre Truman et Eisenhower concernant la politique d'endiguement. Durant l'administration Kennedy, de 1961 à 1963, Kennan est ambassadeur en Yougoslavie.



Élève entre 1950 et 1952 à l'institut des études avancées à Princeton, il en devient membre à partir de 1956. En 1956, il reçoit le prix Pulitzer pour son livre Russia Leaves the War.

En 1963, Kennan quitte l'administration et devient un expert et un critique de la politique des affaires étrangères. En 1967, il reçoit une seconde fois le prix Pulitzer pour son livre Memoirs, 1925-1950. En 1972 paraît un second tome concernant les années après 1963. Parmi ces autres écrits, on note en 1989 Diplomacy 1900-1950, Sketches from a Life puis, en 1993, Around the Cragged Hill.

En 1989, George Bush lui décerne la Médaille présidentielle de la liberté. En 2003, à l'âge de 98 ans, il s'élève contre la guerre en Irak et alerte sur les conséquences que celle-ci peut avoir.

En février 2004, l'université de Princeton célèbre son 100e anniversaire. Le 17 mars 2005, à l'âge de 101 ans, Kennan meurt à son domicile de Princeton.



  1. ’’Diplomacy’’ p464, Kissinger, vo, éd.1994


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