Biographie de Georges Cuvier

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[24 ans déjà -Dossier] Cheikh Anta Diop: De Caytu à Paris. Très ...
Xalima.com
Pour ces derniers, le nègre représentait « la plus dégradée des races humaines, dont les formes s'approchent le plus de la brute et dont l'intelligence ne s'est élevée nulle part au point d'arriver à un gouvernement régulier », (Georges Cuvier ...




Montbéliard Montbéliard et sa rue Cuvier
Est Républicain
Au fil des ans, de belles bâtisses ont été érigées et l'on y trouve notamment la maison natale du naturaliste Georges Cuvier. Rue commerçante, c'était l'artère principale qui irriguait la ville. Sortis des autobus dont le terminus était situé à l ...




Saartje's predicament embodied issues of racism, sexism and ...
Codewit World News
It was here that she crossed paths with George Cuvier, Napoleon's surgeon-general, who was also considered to be the dean of comparative anatomy. In his capacity of social anthropologist, he arrogantly and erroneously concluded that she was the missing ...




The Man Who Forced Anthropologists to Respect Native Cultures
Indian Country Today Media Network
Unless you're an anthropologist, you've probably never heard of Professor George Stocking, Jr., so you also wouldn't have noticed his obituary in The New York Times. He died July 13, 2013, at 84 in Chicago, where he became famous for ... Lest you think ...




Mnemosyne o la costruzione del senso n° 6, 2013 : « L'ethos ...
Fabula
Par exemple, les textes autobiographiques du naturaliste français Georges Cuvier (1769-1832) s'écartent de la convention selon laquelle l'écrit personnel doit manifester une plus grande subjectivité que le texte scientifique proprement dit. L'essai sur ...




FRANCE 24

Le musée des horreurs coloniales de Brett Bailey à Avignon
FRANCE 24
A sa mort, son corps est disséqué par le scientifique français Georges Cuvier, qui voit chez elle la preuve de l'infériorité de certaines races. Le moulage de son corps fut exposé au Musée de l'Homme à Paris jusque dans les années 70, et ses restes n ...

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Darwin contre le mensonge créationniste
Marianne
Lorsqu'il tente de s'opposer à Georges Cuvier (1769-1832), soutenant que les espèces ne pouvaient pas évoluer lentement, Darwin a la douleur de se trouver d'accord avec Lamarck, pour qui les espèces sont apparentées. Ainsi, à chaque fois qu'il tente de ...




Le Monde

Cuivre : le gotha financier de Paris joue et perd
Le Monde
Le 8 mai, Maurice Rouvier, ministre des finances, persuade Frédéric Georges Cuvier, gouverneur de la Banque de France, de faire adopter par son conseil général un audacieux plan de sauvetage (Bagehot on the Continent ? How the Banque de France ...




US Navy Ships Participate in Marine Mammal Studies
Yumanewsnow
Yuma, Arizona - Independent researchers working in coordination with the Navy ships USS Dewey (DDG 105) and USS Cape St. George (CG 71) conducted ground-breaking marine mammal behavioral response studies (BRSs) on the Navy's Southern California ...




Afriquinfos.com

Zoo humain : Ce que l'humanité a jamais fait de pire
Afriquinfos.com
... pagne, immobile comme une statue, jouant la « Vénus hottentote », Sarah Bartmann (1789-1815), qui fut exposée en Angleterre puis, à sa mort, disséquée par le scientifique français Georges Cuvier pour prouver l'infériorité biologique de la « race ...

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Georges Jean Léopold Nicolas Frédéric Dagobert Cuvier, dit Georges Cuvier, né à Montbéliard le 23 août 1769 et mort à Paris le 13 mai 1832, inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 8), est un biologiste français, promoteur de l'anatomie comparée et de la paléontologie.





Natif d'une famille protestante de Montbéliard, c’est la lecture de Buffon qui orientera sa vie. Après avoir étudié au collège de Montbéliard, il s'inscrit à l'Académie Caroline de Stuttgart en Allemagne, où il est l'élève du botaniste Johann Simon von Kerner. C'est là qu'il acquiert la connaissance de la langue et de la littérature allemandes. Il est ensuite chargé d'éducation en Normandie.



Il passe les années troubles de la Révolution française dans le pays de Caux en Normandie, où il consacre ses loisirs à l'étude de l'histoire naturelle : récolte des fossiles et comparaison des espèces vivantes. De ces travaux solitaires, il déduira par la suite la loi de corrélation des formes permettant la reconstitution d’un squelette à partir de quelques fragments. Très tôt, il a l’intuition de la nécessité d’une nouvelle classification du règne animal.



Ses talents ayant été appréciés par Henri Alexandre Tessier (1741-1837), agronome, il est appelé à Paris en 1795 et se fait bientôt remarquer, soit par ses cours, soit par ses écrits. Son savoir d’autodidacte et l’originalité de ses méthodes le font admettre au Jardin des Plantes de Paris, où Jean-Claude Mertrud, puis Louis Jean-Marie Daubenton, recherchent sa collaboration et l’introduisent à l’Académie des sciences.

Il est nommé successivement professeur d'histoire naturelle aux écoles centrales, suppléant de la chaire d'anatomie comparée au Muséum, professeur au Collège de France, membre de l'Académie des sciences où il est secrétaire perpétuel pour les sciences physiques en 1803. La même année, il se marie avec la veuve de l’ancien fermier général Duvaucel, guillotiné en l'an I. Aucun de leurs quatre enfants ne survécut, et leur mort lui fut très douloureuse. Il devient membre étranger de la Royal Society le 17 avril 1806.

Une succession d’honneurs le conduisent de l’Académie française en 1818, à la pairie de France en 1831, en passant par le Conseil d'État et la chancellerie de l’Instruction publique, sans parler des distinctions académiques venant du monde entier.

Il devient inspecteur des études, co-conseiller et chancelier de l'Université (1808), et remplit plusieurs fois les fonctions de grand maître : il profite de cette position pour favoriser l'enseignement de l'histoire et des sciences. Nommé en 1814 conseiller d'État, puis président du comité de l'intérieur, il se signale dans cette nouvelle carrière par une haute capacité, mais il se montre trop complaisant envers le pouvoir et consent à se charger de soutenir à la tribune des mesures impopulaires.



Comme naturaliste, Cuvier a rendu de grands services. Il a commencé à donner à la zoologie un début de classification. Il a fait faire à l'anatomie comparée un pas immense en reconnaissant qu'il existe entre tous les organes d'un même animal une subordination telle que de la connaissance d'un seul organe, on peut déduire celle de tous les autres : c'est ce qu'il appelait la Loi de corrélation des formes.

À la faveur de cette loi, il a pu créer pour ainsi dire un monde nouveau : ayant établi par de nombreuses observations qu'il a dû exister à la surface du globe des animaux et des végétaux qui ont disparu aujourd'hui, il est parvenu à reconstruire ces êtres dont il reste à peine quelques débris informes et à les classer méthodiquement.

Son œuvre ne lui permit cependant pas de comprendre l’intérêt du transformisme de Lamarck, contre lequel il s’insurgea, et de deviner les perspectives de la théorie de l'évolution.

Cuvier représentait la pensée scientifique dominante en France, en accord avec l’esprit religieux catholique, et son influence était grande. Il a estimé que Saartjie Baartman est la preuve de l'infériorité de certaines races humaines. Peu après sa mort, il entreprit de la disséquer au nom du progrès des connaissances humaines. Il réalisa un moulage complet du corps et prélève le squelette ainsi que le cerveau et les organes génitaux qu'il place dans des bocaux de formol. En 1817, il exposa le résultat de son travail devant l'Académie de médecine, témoignage des théories racistes et des préjugés des scientifiques de l'époque : « Les races à crâne déprimé et comprimé sont condamnées à une éternelle infériorité ».

Enfin, il a donné à la géologie de nouvelles bases, en fournissant les moyens de déterminer l'ancienneté des couches terrestres par la nature des débris qu'elles renferment. C'est lui, notamment, qui baptisa la période du jurassique de l'ère secondaire (ou mésozoïque) en référence aux couches sédimentaires dans le massif du Jura, qu'il connaissait bien.

Il pratiquait l’Actualisme ou l’Uniformitarisme (terme employé par William Whewell en 1832 : « Les chocs actuels sont les mêmes que ceux du passé. »), et il était en accord avec les idées catastrophistes et fixistes.

Dans son ouvrage Les Révolutions de la surface du Globe (1825), Cuvier constate les disparitions et les apparitions de plusieurs espèces en même temps et admet des crises locales. Alcide Dessalines d'Orbigny était « cuviérin ».

Certain verront en lui le fondateur d'un paradigme nouveau des sciences sociales, conduisant en droite ligne au positivisme d'Auguste Comte et à la sociologie classique.

Pierre-Joseph van Beneden fut de ses élèves.



  • Tableau élémentaire de l'histoire naturelle des animaux (1797-1798) Texte en ligne
  • Leçons d'anatomie comparée (5 volumes, 1800-1805), ouvrage capital qui obtint en 1810 un des prix décennaux Texte en ligne
  • Essais sur la géographie minéralogique des environs de Paris, avec une carte géognostique et des coupes de terrain, avec Alexandre Brongniart (1811)
  • Le Règne animal distribué d'après son organisation, pour servir de base à l'histoire naturelle des animaux et d'introduction à l'anatomie comparée (4 volumes, 1817) Texte en ligne 2 3 4
  • Recherches sur les ossemens fossiles de quadrupèdes, où l'on rétablit les caractères de plusieurs espèces d'animaux que les révolutions du globe paroissent avoir détruites (4 volumes, 1812) Texte en ligne 2 3 4
  • Mémoires pour servir à l'histoire et à l'anatomie des mollusques (1817) Texte en ligne
  • Éloges historiques des membres de l'Académie royale des sciences, lus dans les séances de l'Institut royal de France par M. Cuvier (3 volumes, 1819-1827) Texte en ligne Vol. 1, Vol. 2 et Vol. 3
  • Théorie de la terre (1821)
  • Discours sur les révolutions de la surface du globe et sur les changements qu'elles ont produits dans le règne animal (1822). Réédition : Christian Bourgeois, Paris, 1985. Texte en ligne
  • Histoire des progrès des sciences naturelles depuis 1789 jusqu'à ce jour (5 volumes, 1826-1836)
  • Histoire naturelle des poissons (11 volumes, 1828-1848), continuée par Achille Valenciennes
  • Histoire des sciences naturelles depuis leur origine jusqu'à nos jours, chez tous les peuples connus, professée au Collège de France (5 volumes, 1831-1845), rédigée, annotée et publiée par Magdeleine de Saint-Agit Ttexte en ligne 2 3 4 5
Geogres Cuvier a également collaboré au Dictionnaire des sciences naturelles (61 volumes, 1816-1845) et à la Biographie universelle (45 volumes, 1843-18??).



Son nom est inscrit sur la Tour Eiffel. Un collège et un lycée portent son nom à Montbéliard.



  • Marie Jean Pierre Flourens, Histoire des travaux de Georges Cuvier (1841 ; 1845)
  • T.A. Appel : The Cuvier-Geoffroy Debate and the Structure of Nineteenth Century French Zoology (1979)
  • Laurent Gouven, Paléontologie et évolution en France de 1800 à 1860 : une histoire des idées de Cuvier à Darwin, Éditions du CTHS, Paris, 1987
  • Cédric Grimoult, Évolutionnisme et fixisme en France. Histoire d’un combat (1800-1882), CNRS Éditions, Paris, 1998
  • Dominique Guillo, Les Figures de l'organisation. Sciences de la vie et sciences sociales au XIXe siècle, PUF, Paris, 2003
  • Éric Buffetaut, Cuvier. Pour la Science, Paris, 2005 (ISBN 2842450485)
  • Philippe Taquet, Georges Cuvier. Naissance d’un génie. Éditions Odile Jacob, Paris, 2006 (ISBN 273109691)


« Georges Cuvier », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions] (Wikisource)



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