Biographie de Harrison Ford

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Century-Old Store Featured In Harrison Ford's 'Witness' Closes
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Century-Old Store Featured In Harrison Ford's 'Witness' Closes. AP. Posted: 04/04/2014 8:23 am EDT Updated: 04/04/2014 8:59 am EDT. Print Article. HARRISON FORD WITNESS. Harrison Ford looking to his right in a scene from the film 'Witness', 1985.
Lancaster County store featured in Harrison Ford film 'Witness' closingPittsburgh Post-Gazette
Old-fashioned grocery featured in Harrison Ford film 'Witness' closes ...Newser
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EXPENDABLES 3: premières affiches pour Stallone, Gibson, Schwarzy et Harrison Ford. EXPENDABLES 3: premières affiches pour Stallone, Gibson, Schwarzy et Harrison Ford. Dans EXPENDABLES 3 – UNITÉ SPÉCIALE, Barney, Christmas et le reste de ...


Harrison Ford est un acteur américain né le 13 juillet 1942 à Chicago, dans l'Illinois.

Il doit sa notoriété à sa collaboration avec George Lucas, qui a été le premier à lui donner l'occasion de s'affirmer en tant qu'acteur. Avec ses rôles de Han Solo dans la trilogie originelle de Star Wars et d'Indiana Jones, il accède au rang de vedette internationale. Il confirme son statut d'acteur majeur du cinéma de divertissement après que l'Association Nationale des Propriétaires de Salles de Spectacle le consacre « star du siècle du box-office » en 1994[1].

Il met sa notoriété au service de la conservation de la nature et de la préservation de l'environnement en sensibilisant, notamment, sur le cas critique de la déforestation des forêts tropicales.





Harrison Ford naît durant l'été 1942 à Chicago[2] d'un père catholique, Christopher Ford, et d'une mère juive, Dorothy Nidelman[3]. Son grand-père paternel, John Fitzgerald Ford, est un irlandais catholique et sa grand-mère, Florence Veronica Niehaus, une allemande. Ses grands-parents maternels, Harry Nidelman et Anna Lifschutz, sont des immigrés juifs venus de Minsk, en Biélorussie[4]. Sa mère est actrice de radio, avant de se consacrer à son foyer, et son père directeur de publicité[5] et occasionnellement acteur de radio comme sa femme[6].

Harrison et son frère Terrence, né en 1945, grandissent dans une famille de la classe moyenne[2]. Christopher et Dorothy Ford élèvent leurs enfants en « inventant » une éducation basée sur la combinaison de leurs convictions religieuses et culturelles respectives[2]. Aujourd'hui, quand il est question de savoir quelle est sa religion, Harrison Ford répond avec humour : « démocrate »[7]. Il dit également qu'il se sent « Irlandais en tant que personne mais Juif en tant qu'acteur »[8].



Harrison Ford débute sa scolarité à l'école élémentaire Graeme Stewart[9]. Celui que ses copains appellent « Harry », est admis à la Maine East High School[9] en 1956[10]. Élève moyen[6], il participe néanmoins à toutes sortes de clubs au sein de l'établissement : président du club de sciences sociales, membre du club de maquettes ferroviaires, représentant du club des garçons de l'école et délégué de classe[9]. À cette période il effectue également ses premières performances publiques en étant la voix de la radio du collège[9] qui vient d'être créée[11]. Par ailleurs, il intègre la troupe de danse de l'école ainsi que l'équipe de gymnastique pour une brève période[9].

En 1960, il quitte le lycée avec son diplôme en poche[9] et intègre sous la pression de ses parents le Ripon College, dans le Wisconsin[3]. Il fait partie de la fraternité Sigma Nu[12] et étudie la littérature anglaise et la philosophie[3] mais ses résultats sont catastrophiques[13]. En troisième année, le mauvais élève qu'il est prend part aux cours d'art dramatique, pensant ainsi saisir l'opportunité d'obtenir facilement de bonnes notes [3] : c'est le déclic, Harrison sait désormais ce qu'il veut faire de sa vie professionnelle. En 1964, à trois jours de la remise des diplômes, il apprend qu'il ne sera pas diplômé à cause de ses absences répétées[14]. Il rentre en Illinois avec un sentiment mêlant honte et humiliation[15].



Malgré leur scepticisme vis-à-vis de la voie choisie par leur fils, ses parents l'encouragent[3]. Sachant que ce n'est pas dans le Wisconsin qu'il pourra lancer sa carrière, Harrison décide de se rendre à Hollywood[16] avec Mary Marquardt, une comédienne qu'il a rencontré durant ses années universitaires et qu'il épouse en 1964[17].

Une fois en Californie, les rôles ne se bousculent pas. Mais après une série de castings sans résultats, Harrison Ford se voit proposer par la Columbia Pictures un contrat de 150 $ par semaine[18] pour faire de petites apparitions à la télévision. Durant cette période, il échappe de peu à la mort lors d'un accident de voiture quand il perd le contrôle de son véhicule et percute un poteau[19]. Sa cicatrice au menton, aujourd'hui l'un de ses signes distinctifs, constitue une séquelle de cet évènement[20]. Finalement en 1966, il apparaît pour la première fois sur grand écran dans Un truand avec James Coburn, dans un rôle pour lequel il n'est pas crédité au générique. La même année, il échappe à un départ pour la Guerre du Viêt Nam en simulant la folie[6]. À la suite de cela, il écrit une lettre pseudo-philosophique aux autorités pour expliquer les raisons de son acte[21].

En 1967, il obtient un deuxième rôle, toujours sans être crédité au générique, dans Luv. C'est finalement dans La Poursuite des tuniques bleues, la même année, que son nom apparait pour la première fois sur l'écran. Cependant, il est crédité sous le nom de « Harrison J. Ford » pour le différencier de l'ancien acteur de films muets portant le même nom que lui[18]. Malgré ces petits rôles, la famille Ford ne roule pas sur l'or, ce qui est d'autant plus problématique que Mary donne naissance à leur fils Benjamin[10]. L'acteur accepte mal les petits rôles que la Columbia lui affecte et l'impossibilité d'exprimer son jeu ainsi que sa personnalité[21]. Son contrat est alors rompu sous prétexte de son manque de charisme et en raison de ses remarques successives sur la pauvreté des scénarii qui lui sont soumis[6]. Il admet aujourd'hui ne pas avoir été très coopératif avec le studio[21], mais juge que c'est cette arrogance qui lui a permis de croire en sa carrière et de cacher sa timidité[22], même s'il était alors à deux doigts d'abandonner cette voie[21]. Peu de temps après, il s'engage avec Universal Pictures[23] avec qui il obtient des petits rôles dans des séries telles que Le Virginien ou L'Homme de fer. Mais ses petites apparitions ne sont pas suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille. Il recherche donc une alternative au métier d'acteur.



En effectuant des travaux dans sa maison, Harrison Ford décide soudainement de devenir charpentier[24]. Il renonce à devenir acteur et apprend à travailler le bois à travers les livres qu'il emprunte à la bibliothèque locale[25]. Il trouve son premier travail sur le chantier d'un studio d’enregistrement pour le compositeur Sergio Mendes[25]. En parallèle de son nouveau métier, il accepte quelques petits rôles que ce soit au cinéma (Zabriskie Point en 1970) ou dans des séries télévisées (Sur la piste du crime en 1969 ou Gunsmoke en 1972). Durant cette période, sa femme donne naissance à leur deuxième fils[10].

Au fil de ses rencontres, Harrison Ford s'est fait un ami en la personne de Fred Roos[26], le directeur de casting d'Universal, chez qui il fait régulièrement des travaux[27]. Alors qu'il termine un chantier aux Studios Goldwyn, Fred Roos lui présente un jeune réalisateur encore inconnu, George Lucas. Peu de temps après, ce dernier fait appel au charpentier pour faire des travaux d'aménagement chez lui[6]. Cette rencontre est déterminante pour la carrière d'acteur de Harrison Ford.

En 1972, George Lucas propose à Harrison Ford le rôle du féru de vitesse Bob Falfa dans son prochain film, American Graffiti. Harrison accepte car il juge le rôle suffisamment important pour l'impliquer dans la réussite du film[27]. Pour tourner ses scènes, il doit se couper les cheveux ; mais craignant ne pas pouvoir honorer les propositions de tournage supplémentaires qui pourraient lui parvenir, il suggère à George Lucas d'affubler Bob Falfa d'un chapeau de cow-boy[27]. Le film sort durant l'été 1973 et engrange plus de vingt-et-un millions de dollars[28] lors de sa première exploitation en salle. Malgré ce succès, Harrison reprend son activité de charpentier car le cachet de 600 $ qu'il touche pour le tournage de ce film[29] est insuffisant pour faire vivre sa famille. Cependant, sa motivation à faire carrière dans le cinéma est réanimée.

Harrison Ford reprend donc son travail tout en acceptant d'autres petits rôles. Après des travaux dans le bureau de Francis Ford Coppola, Il se voit proposer un rôle par ce dernier dans son film Conversation secrète avec Gene Hackman en vedette. Il doit tenir le rôle de Mark, mais au dernier moment, Frederic Forrest obtient le rôle ; Harrison Ford, qui récupère finalement le personnage de Martin Stett, en est furieux[30]… Pourtant grâce à ce rôle, le jeune acteur commence à faire parler de lui à Hollywood[31].

Jusqu'en 1976, Harrison Ford obtient quelques rôles à la télévision et vit plutôt bien de sa double activité. Pendant des travaux effectués chez George Lucas[6], celui-ci lui demande de donner la réplique aux acteurs lors du casting pour son prochain film. Une audition que le réalisateur, souhaitant travailler avec de nouveaux visages, lui refuse de passer[32]. Mais après quelques répliques, Lucas tient son acteur pour le rôle de Han Solo.





En 1976, malgré ses réticences à voir jouer des inconnus dans le film[32], la Twentieth Century Fox accepte que Harrison Ford soit choisi pour incarner Han Solo dans ce qui sera une grande saga du cinéma : La Guerre des étoiles. Harrison Ford obtient le rôle face à la concurrence de Kurt Russell[32], Nick Nolte[33], Christopher Walken[34], Al Pacino[35] ou Richard Dreyfuss[36]. George Lucas juge Harisson Ford plus à même d'incarner un personnage disposant d'une dimension cynique qui tranche avec Luke ou Leia. C'est également un personnage plus âgé que les autres, à l'exception notable de celui joué par Alec Guinness, un acteur britannique dont la présence compense un casting composé d'acteurs inconnus, prise de risque étonnante pour un film d'une telle envergure. Pensant jouer dans un film pour enfants, les acteurs ont du mal à interpréter leur rôle sérieusement et multiplient les pitreries[32].

Avec un salaire de 650 000 $[17], ce film lui permet enfin d'abandonner son métier de charpentier et de se concentrer pleinement sur sa carrière artistique[32]. Malgré l'échec prématurément annoncé par la Fox[32], La Guerre des étoiles est un énorme succès et fait de l'acteur la nouvelle coqueluche du public.

Le film donne lieu à deux suites dans lesquelles il reprend le rôle. Dans L'Empire contre-attaque, son jeu de comédien prend une nouvelle dimension avec l'évolution dramatique du rôle de Han Solo, liée à la fois à sa relation amoureuse avec Leia et à sa position inconfortable face à la trahison de son ami, Lando Calrissian. Juste avant qu'il soit congelé dans la carbonite, la princesse lui déclare son amour et il doit répliquer « je t'aime aussi ! ». Voyant le résultat peu convaincant, Irvin Kershner, le réalisateur, lui demande d'improviser. Il change donc la réplique en « je sais... », qui restera indissociable de son personnage[32]. Le fait que Solo soit plongé dans la carbonite constitue en outre une alternative pour les scénaristes si Harrison Ford refuse de jouer dans le troisième volet de la saga. En effet, George Lucas n'est pas assuré que sa vedette accepte de reprendre le rôle[32] après son succès dans Les Aventuriers de l'arche perdue.

Sa participation est finalement confirmée. Dans Le Retour du Jedi, le manque de profondeur de son personnage ne lui permet pas d'exploiter le début du film qui est pourtant consacré à sa libération. Pour compenser cette faiblesse, il souhaite une mort héroïque pour Han Solo, afin qu'il puisse retrouver la stature des épisodes précédents[37]. George Lucas refuse[32].



À la fin des années 1970, George Lucas et Steven Spielberg travaillent sur leur prochaine production : un film rendant hommage aux serials de leur enfance[38].

Pour ce projet, Steven Spielberg pense immédiatement à Harrison Ford pour jouer le héros digne d'Allan Quatermain, mais George Lucas y est opposé[39]. En effet, en plus de n'être toujours pas favorable à l'idée de reprendre un acteur qu'il a déjà fait jouer (« Je ne veux pas en faire mon Robert De Niro ! », référence au lien de l'acteur avec Martin Scorsese)[38], il craint qu'une confusion soit faite entre ce nouveau personnage et Han Solo. Plusieurs acteurs sont alors approchés pour le rôle. C'est finalement Tom Selleck qui est choisi pour incarner l'aventurier[38] mais il refuse le rôle à cause de son contrat qui le lie à la série Magnum[39]. Après ce faux-bond, Steven Spielberg persuade George Lucas qu'« Indy » est un personnage taillé pour Harrison Ford. L'acteur et le réalisateur sont mis en relation par George Lucas et malgré l'hésitation de signer pour trois films, l'acteur accepte l'offre[38]. Indiana Jones est né.

Pour jouer l'aventurier, Harrison Ford doit apprendre à manier le fouet et se préparer physiquement pour un tournage éprouvant[38]. Il arbore pour Indy le look-type de l'aventurier avec une barbe de trois jours et un vieux blouson de cuir, sans oublier ce qui deviendra ses signes distinctifs, le Borsalino usé et le fouet. Il campe ainsi un personnage « multi-facettes » : tantôt courageux puis romantique, drôle ou encore fragile.

Le tournage des Aventuriers de l'arche perdue est éprouvant pour toute l'équipe. Lors de la scène de bagarre contre un mécanicien nazi, l'avion roule sur la jambe de Harrison Ford. Il se retrouve avec un ligament déchiré au fin fond de la Tunisie. Mais au lieu de se faire soigner, on lui bande la jambe pour qu'il puisse continuer à tourner[38]. Plus tard, il se blesse sérieusement aux côtes en voulant assurer lui-même la cascade où Indiana est tiré au sol par un camion. En ce qui concerne la scène où Indy affronte un guerrier le menaçant d'un sabre, pour laquelle était prévue un combat élaboré qui avait nécessité une longue préparation, Harrison Ford n'est pas, au moment de la tourner, en mesure de la jouer : comme beaucoup de membres de l'équipe à ce moment là, il est malade[38]. Pour se ménager, il propose à Steven Spielberg de simplement tirer sur l'opposant[40]. Le succès de cette courte scène auprès des membres de l’équipe est tel qu'elle est gardée au montage[41]. Les Aventuriers de l'arche perdue sort sur les écrans en 1981 et connait un grand succès. Harrison Ford réussit à surpasser la notoriété de Han Solo avec Indiana Jones et devient une star reconnue.

En 1984 sort Indiana Jones et le Temple maudit. Le pendant féminin d'Indy, après Karen Allen dans Les Aventuriers, est Kate Capshaw. C'est Harrison Ford qui, sous l'influence de Steven Spielberg, la choisit pour interpréter Willie Scott[42].

Durant le tournage des scènes où il est mené au palais du Maharadjah, Harrison Ford commence à souffrir d'une hernie discale à force de chevaucher un éléphant. Et c'est lors du combat contre un Thug dans la chambre d'Indy que la hernie le paralyse pour de bon. Aucun soin fait sur place ne faisant effet, il est rapatrié d'urgence aux États-Unis pour se faire opérer[42]. Lors de sa convalescence, il suit un traitement à base d'enzyme de papaye. Le remède est efficace et l'acteur fait son retour au Sri Lanka au bout de trois semaines[42]. Suite à cela, le tournage reprend normalement. Lors de sa sortie en salle, bien que la critique trouve le film trop noir[42], Indiana Jones et le Temple maudit est un succès.

Le 16 mai 1988 débute le tournage de Indiana Jones et la Dernière Croisade[43]. Ce film nous dévoile la relation qu'entretient Indy avec son père avec comme toile de fond la quête du Graal. Alors que Harrison Ford revêt de nouveau son costume d'aventurier, son « rat de bibliothèque » de père est joué par Sean Connery. Cette confrontation père/fils permet à Harrison Ford d'exploiter et d'exprimer d'autres facettes de la personnalité de son personnage. Dans ce film on peut voir Indy adolescent et c'est Harrison Ford qui suggère un interprète. Il propose à Steven Spielberg et George Lucas le jeune acteur qui avait joué son fils dans Mosquito Coast, River Phoenix. Pour justifier ce choix il déclare : « Celui qui me ressemble le plus à cet âge, c'est River »[20]. Sur le plateau l'ambiance est enjouée, comme pour la séquence où Indy et son père parlent à bord du Zeppelin. Harrison Ford et Sean Connery la jouent sans pantalon à cause de la chaleur qui règne[20]. Harrison Ford, qui a pris l'habitude de faire une grande partie de ses cascades, se retrouve suspendu au canon d'un tank et contre une paroi en pierre pendant que les accessoiristes lui jettent des morceaux d'argile au fur et à mesure que l'engin avance. Il doit également recommencer maintes fois une course de cheval à cause de son chapeau qui s'envole, car il est inimaginable qu'Indiana Jones perde son chapeau[20]. Après un tournage sans problème majeur, le film sort en mai 1989 et est, comme les précédents, un succès commercial.

Un quatrième volet est évoqué depuis 1994, mais les emplois du temps surchargés de Ford, Lucas et Spielberg repoussent sans arrêt la mise en chantier du film. Après avoir hésité à faire ce nouvel épisode, Harrison Ford fini par proposer à Steven Spielberg de le faire : « Pourquoi ne pas faire un autre de ces films ? Le public est demandeur ». Il fini par convaincre George Lucas et le projet est lancé. C'est le 10 septembre 2007 qu'est enfin dévoilé le titre de ce nouvel opus : Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal. L'action du film se déroule pendant la guerre froide, avec un Indiana Jones vieillissant. Malgré son âge avancé, Harrison Ford se soumet à un entraînement et un régime très stricts pour revenir en forme. Ainsi, il peut réaliser lui-même la plupart de ses cascades. Le film est présenté le 18 mai 2008 en avant-première au festival de Cannes[44], 19 ans après la dernière aventure. Harrison Ford n'avait pas remonté les marches depuis 1989 pour Working Girl. Le box-office témoigne de l'attente suscité par le public. Avec près de 800 millions de dollars engendrés dans le monde entier[45], Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal est le plus gros succès de la série.



Dans ce film de Ridley Scott, d'après le roman de Philip K. Dick, Harrison Ford incarne Rick Deckard, un détective privé désabusé et cynique. Son interprétation y est intense tout en donnant une image vulnérable au personnage. L'ambiguïté morale du personnage est l'un des atouts du film. On en vient à se demander si Deckard est humain. En effet, l'empathie qu'il manifeste lors de ses actions exécutoires envers les réplicants, rappelle justement celle de ses proies.

Le premier acteur envisagé par le scénariste Hampton Fancher est Robert Mitchum. D'autres noms viennent ensuite s'ajouter à la liste des potentiels Rick Deckard comme Dustin Hoffman, Peter Falk, Al Pacino, Nick Nolte ou Burt Reynolds. Finalement, Harrison Ford est suggéré à Hampton Fancher, qui est également producteur du film[31]. La production contacte Steven Spielberg, qui est sur le montage des Aventuriers de l'arche perdue, pour avoir des renseignements sur l'acteur. La réponse du réalisateur est sans équivoque : « C'est une grande star maintenant ». Suite à cela, Ridley Scott part à Londres voir les rushes du film de Steven Spielberg et trouve Harrison Ford parfait[31].

La vedette est intéressée par le film mais la lecture du premier scénario le laisse perplexe à cause de la présence d'une voix-off racontant aux spectateurs ce qu'ils ne verront pas de l'investigation de Deckard. Il veut que l'on voit les choses plutôt qu'elles ne soient racontées[31]. Des tensions s'établissent entre le réalisateur et son interprète principal[46], Ridley Scott ayant tendance à se soucier plus des décors que de ses acteurs[31],[47]. C'est ainsi que le personnage joué par Edward James Olmos est créé pour combler une erreur de conception : le cockpit du véhicule que Harrison Ford doit piloter se trouve être trop étroit pour lui. L'idée retenue est d'embaucher un acteur plus petit pour piloter l'engin. Edward James Olmos est l'acteur qui conduit tandis que Harrison Ford est recroquevillé sur le siège passager[47].

Malgré les divergences, Harrison Ford s'implique tant qu'il le peut. Dans la scène où il se bat avec Daryl Hannah, il insiste pour qu'elle ne simule pas. Elle s'exécute et lui fourre les doigts dans le nez, a tel point qu'il se retrouve en sang à la fin des prises[31]. Au final, c'est certainement par son mal-être au moment du tournage que Harrison Ford donne une dimension dramatique à son personnage.

Après les projections tests, l'interprétation de Harrison Ford est mal accueillie par les spectateurs. En effet, son image est celle du héros sans peur et sans reproches depuis ses rôles de Han Solo et d'Indiana Jones et les fans ne le supportent pas dans le rôle d'un personnage quelque peu lâche. Pour ces raisons (et d'autres purement commerciales), les producteurs font remonter le film pour simplifier l'histoire et éliminer des thèmes parallèles[31]. La fin est modifiée, transformant l'esprit du dénouement original.

Malgré son désaccord, l'acteur est contraint par contrat d'enregistrer la voix-off qui aiguillera le spectateur dans sa compréhension du film, ce qui est un vrai supplice pour lui[48]. Après la lecture de six versions différentes de la narration, la lassitude du travail demandé est ressentie par sa voix monocorde que l'on entend dans le film[31].

Le film sort en 1982, les critiques ne sont pas tendres[49] et c'est un échec commercial[50]. Le rôle complètement différent de Harrison Ford par rapport aux précédents et la noirceur du film en sont les principaux facteurs[50]. Mais il est également éclipsé par la sortie quelques jours plus tôt de E.T. l'extra-terrestre, de Steven Spielberg.

Cependant, Blade Runner gagne son statut de film culte au fil des années, grâce notamment à la sortie de versions plus proches de la vision du réalisateur (Director's cut)[50]. Aujourd'hui, une question reste en suspens : Rick Deckard, est il un réplicant ? Ridley Scott répond oui alors que Harrison Ford soutient le contraire[51].



Après La Guerre des étoiles, Harrison Ford tourne plus régulièrement qu'auparavant grâce au statut qu'il vient d'acquérir. Il est engagé pour le film Héros qui est réalisé par Jeremy Kagan, un ami de George Lucas[52]. Il a pour partenaire Henry Winkler et campe Ken Boyd, un jeune homme avec des rêves plein la tête. Les critiques saluent sa performance pour un personnage qu'il avoue adorer[52] mais le film passe inaperçu et ne lui permet pas d'accentuer sa notoriété.

Le besoin d'argent se faisant de nouveau ressentir[53], il réussit à obtenir l'un des rôles principaux de L'ouragan vient de Navarone, la suite de Les Canons de Navarone. Le film, sorti en 1978 et dans lequel il partage l'affiche avec Robert Shaw, est un échec aux États-Unis, mais le nom de la nouvelle vedette attire le public en France ce qui permet à L'ouragan vient de Navarone de faire un nombre d'entrées proche du million[54].

L'année suivante sort Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, où il apparait dans une seule séquence. Il interprète le Colonel Lucas qui transmet l'ordre de mission du Capitaine Willard, joué par Martin Sheen. Bien que ce film sort en 1979, Harrison Ford a en fait tourné sa scène durant l'année 1976[55], avant d'être connu pour son rôle de Han Solo.

Cette même année sort Guerre et Passion de Peter Hyams. Il y interprète David Halloran, un pilote américain posté en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale, qui tombe amoureux d'une infirmière anglaise et qui a pour mission d'escorter en France un agent du service de renseignements britannique (joué par Christopher Plummer) s'avérant être le mari de celle-ci. Ce rôle lui permet d'expérimenter son jeu pour la première fois dans des genres romantique et dramatique. Le film est un échec et ne permet pas à Harrison Ford de confirmer ses prédispositions à tenir une tête d'affiche.

Son film suivant est Un rabbin au Far West, une comédie de Robert Aldrich. La « gentille pression » de son fils Willard et son propre souhait de retrouver les tournages américains après deux films en Angleterre, le fait accepter le rôle du cow-boy Tommy Lillard[56]. Il joue aux côtés de Gene Wilder, un acteur qui a collaboré à plusieurs reprises avec Mel Brooks. La comédie n'étant pas le domaine de prédilection du réalisateur, le film ne répond pas aux attentes qu'on y avait placées, mais attire tout de même plus que Guerre et Passion.

Il reprend ensuite son rôle de Bob Falfa pour une petite apparition non créditée dans la suite de American Graffiti. La consécration arrive par ses prestations dans la suite de la saga La Guerre des étoiles puis se confirme avec les aventures d'Indiana Jones. Après le tournage de Blade Runner, il participe à celui d'E.T. l'extra-terrestre dans lequel il joue le proviseur de l'école qui convoque Elliott après le déclenchement de la rébellion en salle de classe[57]. Dans cette scène il est filmé de dos et on ne voit pas son visage[57]. Cette séquence est finalement coupée au montage initial et n'est pas intégrée dans la version du 20e anniversaire du film car Steven Spielberg ne veut pas apporter trop de changement par rapport à l'original qu'il considère comme un de ses films « les plus parfait »[57].

En 1985, sa carrière prend un nouveau tournant avec Witness de Peter Weir. Il met de côté les super productions à grand spectacle et campe le rôle de John Book, un policier en charge de la protection d'un jeune Amish. Avant le tournage, il prépare méticuleusement son rôle de policier en suivant quelques temps la brigade criminelle de Philadelphie avec qui il effectue des patrouilles de nuit[58]. Ce film lui permet de s'intéresser à la psychologie de son personnage qui fait face à un choc de culture en se retrouvant dans une communauté Amish. De protecteur, il se retrouve lui-même protégé, s'intégrant progressivement à la façon de vivre de ses hôtes et tombe amoureux de la mère du jeune témoin, jouée par Kelly McGillis. Dans le film, avant la construction d'une grange, une référence à son passé est glissée quand l'actrice lui demande s'il connaît la charpenterie et qu'il répond « un peu ». Cette interprétation lui vaut une première reconnaissance par ses pairs avec des nominations de meilleur acteur dans diverses cérémonies.

En 1986, il joue de nouveau pour Peter Weir dans ce qui semble être pour lui son meilleur rôle[41] : Allie Fox dans Mosquito Coast. Il y incarne un père de famille inventeur et maniaque qui se laisse absorber par ses idéaux. Le rôle d'un de ses fils est tenu par River Phoenix, avec qui il partagera le rôle d'Indiana Jones quelques années plus tard dans Indiana Jones et la Dernière Croisade.

De Mosquito Coast à À propos d'Henry, en passant par Frantic, Harrison Ford confirme son orientation prise depuis Witness avec des rôles aux caractères singuliers dans des films forts. En 1989, il se voit proposer le rôle de Jack Ryan pour jouer dans À la poursuite d'Octobre Rouge, adaptation du roman de Tom Clancy. Mais préférant le rôle du Commandant Marko Ramius, déjà réservé pour Sean Connery, il décline l'offre[59]. Au final, le rôle est obtenu par Alec Baldwin. C'est en 1992, après s'être désengagé d'un projet de la Paramount, qu'il récupère le rôle de l'agent de la CIA, laissé vacant par Alec Baldwin qui préfère jouer sur scène à Broadway[59]. Harrison Ford interprète alors le héros de Tom Clancy dans le diptyque Jeux de guerre (1992) et Danger immédiat (1994) réalisé par Phillip Noyce. Le scénario de Jeux de guerre doit être réadapté pour le nouvel acteur car il faut passer d'un agent de 35 ans à un autre de 50[59]. Ce premier film est l'occasion de mettre plus en avant le personnage de Jack Ryan et sa famille après un rôle secondaire dans Octobre Rouge. Harrison Ford impose un personnage vulnérable[59], l'opposé d'un héros d'action sans crainte et sans reproche, ce qui correspond à l'analyste de la CIA et au père de famille qu'est le personnage. Le scénario de Danger immédiat est lancé en même temps que celui de Jeux de guerre[59] et c'est au milieu du tournage de celui-ci que le deuxième film est confirmé[60]. Les deux films sont des succès.

En 1993, entre les deux aventures de Jack Ryan, Harrison Ford redonne un coup de fouet à sa carrière en tournant dans Le Fugitif de Andrew Davis, adaptation de la série télévisée homonyme. Il incarne le docteur Richard Kimble accusé à tort du meurtre de sa femme. Une traque impitoyable, engagée par un marshal (Tommy Lee Jones), mène Kimble jusqu'à Chicago où il va tout faire pour prouver son innocence. Le film est un succès mondial qui propulse Harrison Ford au sommet de la hiérarchie des acteurs les plus populaires de Hollywood et qui permet à Tommy Lee Jones d'obtenir l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

En 1995, il reprend le rôle de Linus Larrabee dans le Sabrina de Sydney Pollack, initialement tenu par Humphrey Bogart dans le film original de Billy Wilder. Après une année sans tourner, Ennemis rapprochés sort sur les écrans en 1997. Harrison Ford y partage la vedette avec Brad Pitt dont la carrière commence réellement à prendre de l'envergure. Le film, dont la thématique est la trahison du mentor par son protégé, est un échec.

Cette même année sort Air Force One, réalisé par Wolfgang Petersen. Le scénario est écrit pour Kevin Costner mais celui-ci n'est pas disponible quand le film est prêt à être lancé[61]. C'est lui qui suggère à la production le nom de Harrison Ford pour le remplacer[61]. Une fois l'affaire entendue, Wolfgang Petersen propose Gary Oldman à son interprète principal, pour jouer le terroriste qui détourne Air Force One[61]. Pour le rôle de la vice-présidente le réalisateur veut dès le début Glenn Close, mais il redoute un refus pour ce petit rôle[61]. Harrison Ford étant du même avis que lui pour l'attribution de ce rôle, se charge lui-même de le proposer à l'intéressée. C'est lors d'un dîner de charité dans le Wyoming, où ils habitent tous les deux, que Harrison Ford fait la proposition à l'actrice. À ce dîner se trouve également Bill Clinton qui apprécie l'idée d'une femme vice-présidente. C'est sur les encouragements du président que Glenn Close accepte le rôle[61]. Bill Clinton, très enthousiaste à propos du film (qu'il verra deux fois en trois jours après sa sortie[61]), invite une petite partie de l'équipe du film, dont le réalisateur et Harrison Ford, à bord du véritable avion présidentiel afin de faire des repérages pour la reconstitution intérieure de l'avion pour le film[61]. Pour sa scène de discours au début du film, Harrison Ford doit apprendre un texte en russe, une langue qu'il ne connait pas malgré ses origines de Minsk. Les seules scènes qu'il partage avec Glenn Close sont des dialogues au téléphone et généralement c'est un assistant qui donne la réplique au téléphone à l'acteur, mais il fait le déplacement (tout comme Gary Oldman) pour le faire lui-même et ainsi donner une meilleure base de travail à l'actrice[61]. C'est en contraste avec le film en lui-même, que le tournage se déroule dans une ambiance enjouée, au point que l'équipe surnomme le film « Air Force Fun »[61]. Dans les scènes de bagarre, qu'il considère comme ses meilleures[61], l'acteur n'est pas doublé par un cascadeur[61]. Dans la scène où il est pour la première fois face au terroriste joué par Gary Oldman, celui-ci lui assène un coup au visage. Harrison Ford insiste pour qu'il ne simule pas le coup porté. Le lendemain de cette scène, qui a nécessité 13 prises (donc 13 coups au visage), Harrison Ford arrive sur le plateau avec le visage marqué, obligeant Wolfgang Petersen à le filmer d'un angle permettant de cacher les séquelles[61]. Le film met en scène le président des États-Unis, ancien soldat de la guerre du Viêt Nam et distingué par la Médaille d'Honneur, faisant face à un commando terroriste Russe qui détourne Air Force One. Habituellement, dans les thrillers ou les films d'action, le Président est le personnage protégé mais dans Air Force One il se change en « homme d'action », ce qui donne un aspect pro-américain au film[61]. Après un tournage de 75 jours[61], le film sort lors de la période estivale et profite de son statut de blockbuster pour rencontrer un gros succès sur le sol américain.

L'été 1998 voit le retour de l'acteur dans une comédie avec 6 jours, 7 nuits d'Ivan Reitman où il interprète un pilote d'avion bougon. Son film suivant, L'Ombre d'un soupçon de Sydney Pollack, est un échec cuisant. Il interprète un sergent de police qui enquête sur les circonstances de la mort de sa femme lors d'un crash aérien et découvre qu'elle était accompagnée d'un homme. Son enquête le mène jusqu'à l'épouse de ce dernier (jouée par Kristin Scott Thomas) avec qui une relation forte et particulière s'installe.

En 1999 sort le dernier film de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut. Le réalisateur pense à Harrison Ford pour jouer le personnage principal. C'est finalement Tom Cruise qui décroche le rôle du docteur Harford, nom qui est un mixte de Hertford (ville où Kubrick vit) et de Harrison Ford[62].

Harrison Ford est choisi par Robert Zemeckis pour jouer dans son prochain film[63]. Le concept très différent des autres films auxquels il a pu participer l'attire, ainsi que le soin apporté à la construction du scénario et l'originalité de son personnage[63]. Apparences sort sur les écrans en 2000 et la vedette dévoile une nouvelle facette de son jeu d'acteur en incarnant l'un de ses rares rôles de « méchants », loin du héros des films d'actions habituels pour lui. Il joue le rôle de Norman Spencer et sa femme est interprétée par Michelle Pfeiffer ; celle-ci est prise de visions qui compromettent la tranquillité du couple. Ce thriller fantastique, qui est un hommage au cinéma d'Alfred Hitchcock[63], rencontre un très grand succès et permet à Harrison Ford de retrouver les sommets du box-office[64].

Durant cette même période il refuse plusieurs rôles dans des films à succès tel que Traffic[65], En pleine tempête ou encore The Patriot, le chemin de la liberté[41]. Pour ce dernier, son choix est motivé par la violence montrée et notamment un infanticide[66].

Il faut attendre deux années avant de le revoir sur le grand écran. K-19 : Le piège des profondeurs sort en 2002 réalisé par Kathryn Bigelow. Pour ce film, en plus d'être l'interprète principal, il s'essaie en tant que producteur délégué et prend sa fonction très à cœur en s'impliquant dans le développement de l'histoire et tous les autres aspects de la production[67]. Le film, qui relate un fait historique durant la guerre froide, lui offre l'un de ses meilleurs rôles. Il joue un commandant de sous-marin nucléaire russe, le K-19, dont la prise de fonction semble contestable. La place de commandant qu'il prend au capitaine Mikhail Polenin (Liam Neeson), qui lui se retrouve second, font de lui un personnage antipathique. L'attitude de son personnage contraste avec celle de son acolyte qui est plus proche de ses hommes. Puis il se retrouve confronté au regard de son équipage suite à une fuite de réacteur. Mais cette antipathie se transforme en héroïsme du fait de la tournure des évènements. Le film, malgré le grand soin apporté à la production, est le plus gros échec de Harrison Ford depuis qu'il est en haut de l'affiche.

Harrison Ford est ensuite pressenti pour interpréter le rôle de Bob Barnes dans Syriana (finalement joué par George Clooney, qui remporte un Oscar pour ce rôle), mais il refuse. Une décision qu'il regrette après coup[68]. Suivent deux autres désillusions pour l'acteur. D'abord avec Hollywood Homicide qui réussit l'exploit d'engendrer encore moins d'argent que K-19, puis avec Firewall qui obtient un accueil mitigé. C'est finalement avec Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, que Harrison Ford retrouve le sommet du box-office.

Son prochain film, Crossing Over, devrait sortir en 2009. Il y partagera la vedette avec Ray Liotta et Ashley Judd.





Le métier d'acteur est d'après lui rien de plus qu'un « boulot » et qu'il n'a pas vocation à rendre le spectateur heureux mais plutôt à l'aider à devenir plus altruiste[22]. Contrairement à ses débuts où il reproche aux producteurs de ne pas le laisser assez s'exprimer, il se qualifie de « serviteur de l'histoire » et qu'il interprète ce qu'on lui dit[22]. Il ne se considère pas comme une star mais comme quelqu'un qui a eu beaucoup de chance en début de carrière et encore plus pour être toujours en haut de l'affiche[22], ce qui n'est pas l'avis du réalisateur Mike Nichols qui le considère comme la « Ferrari des acteurs »[74].



Le rôle dans Star Wars permet à Harrison Ford d'accéder au devant de la scène. Pour ce film, la critique est enthousiaste pour son interprétation rafraîchissante de Han Solo qui mêle sarcasme et humour. Pour certains, il réussit à rendre son personnage comme le plus cohérent du film[75]. Le choix de ses films fait l'unanimité[76], car malgré des scénarii ou des interprétations loin d'être innovantes, il semble comprendre ce que le public recherche au cinéma. Son faible nombre de nominations aux Oscars reflète cette tendance à privilégier le spectacle plutôt qu'une grande performance d'acteur. Après Indiana Jones, les journalistes spécialisés commencent à douter de ses capacités à jouer autre chose qu'un héros digne des bandes dessinées, mais il réussit à sortir de cette image stéréotypée avec Witness[77], qui lui vaut d'ailleurs sa seule nomination aux Oscars. Dans Mosquito Coast, il confirme cette nouvelle trajectoire prise dans sa carrière avec une prestation « géniale »[78]. Après des interprétations « bouleversantes » dans À propos d'Henry et Présumé innocent[79], son rôle de prisonnier en cavale dans Le Fugitif conquiert tout le monde. Sa prestation d'un homme ordinaire traqué sans relâche est qualifiée de « formidable » tant ses expressions émotionnelles et physionomiques sont justes[79]. Les années passent et l'accumulation des rôles de « good guy » sans peur et sans reproche semble le décrédibiliser. Il s'essaye à la comédie avec 6 jours, 7 nuits mais son rôle d'aventurier bougon ne convient plus à une personne de son âge (56 ans au moment du film)[80]. Son changement de registre pour Apparences est salvateur. Il est très convaincant en « méchant »[81]. Son rôle dans Firewall est moyennement accueilli. Son jeu est juste[82] mais le personnage vieillissant au cœur d'un film d'action donne l'impression amère de déjà-vu[83]. Avant la première de Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal au festival de Cannes, la critique est plutôt enthousiaste de retrouver sur le grand écran l'aventurier, surtout ceux qui ont grandit avec lui[84]. La performance de Harrison Ford en vieux baroudeur n'est pas remise en cause à l'inverse du film qui est parfois « accusé » de suffisance par rapport aux anciens opus[85],[86],[87].



Sauf mention contraire, la filmographie est établie en fonction de ses apparitions aux génériques des films.









  • Harrison Ford a laissé ses empreintes dans le ciment du Grauman's Chinese Theatre le 4 juin 1992[107].
  • En 1998, il est élu, à 56 ans, l'homme vivant le plus sexy du monde par le magazine américain People[108].
  • Depuis le 30 mai 2003[109] une étoile lui est attribuée sur le Hollywood Walk of Fame au 6801 Hollywood Boulevard[110].
  • En plus des distinctions personnelles qu'il a reçu, six des films[111] auxquelles il a participé figurent au National Film Registry[112] et cinq[113] sont classés dans le « top 100 » de l'American Film Institute[114].
  • Deux des personnages qu'il a interprété, Indiana Jones[115] et Han Solo[116], figurent dans le « top 50 » des plus grand héros du cinéma de l'American Film Institute[117].








Les films dans lesquels Harrison Ford tient un rôle majeur ont engendré plus de trois milliards de dollars. Onze de ces films ont dépassé la barre des 100 millions de dollars. Les films qui l'ont mené au sommet du box-office sont principalement issus de sa collaboration avec George Lucas. La Guerre des étoiles et la saga Indiana Jones cumulent à eux seul près de deux milliards de dollars. Blade Runner, aujourd'hui considéré comme culte, est déficitaire.

Avant le dernier volet d'Indiana Jones, Harrison Ford reste sur quatre échecs. L'Ombre d'un soupçon, K-19 : Le piège des profondeurs, Hollywood Homicide et Firewall n'ont pas réussi à attirer les spectateurs et n'ont pas pu mettre à profit les investissements mis en œuvre à leur production. Les trois premiers cités finissant déficitaires, tout comme l'ont été Sabrina et Ennemis rapprochés.

Harrison Ford occupe la quatrième place du classement des acteurs les plus prolifique du box-office américain. Il est devancé par Frank Welker, Samuel L. Jackson et Tom Hanks[168].



Les films de l'acteur ont cumulés plus de 58 millions de spectateurs dans l'Hexagone. Quinze de ces films ont atteint plus de 1 million d'entrées et sept ont dépassés les 4 millions de billets vendus. Son plus gros succès est La Guerre des étoiles, suivi de près par Les Aventuriers de l'arche perdue et Indiana Jones et la Dernière Croisade. Ces trois films culminent à plus de 6 millions d'entrées.

Certains films qui n'ont pas tellement séduit aux États-Unis ont eu plus de succès en France, comme Blade Runner ou Frantic. Comme aux États-Unis, Harrison Ford doit attendre Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal pour retrouver le succès qui lui échappe depuis Apparences.



Harrison Ford épouse Mary Marquardt le 18 juin 1964. Ensemble, ils ont deux garçons : Benjamin, né le 22 septembre 1967 et Willard, né le 14 mai 1969. Ils divorcent en 1979[169]. Aujourd'hui atteinte de sclérose en plaques, Mary est soutenu psychologiquement et financièrement par l'acteur. Ainsi, il lui achète une maison et prend en charge son traitement et tous les frais médicaux qui lui sont nécessaires[170].

Le 14 mars 1983, il épouse la scénariste Melissa Mathison[171] avec laquelle il a un fils, Malcolm, né le 10 mars 1987, et une fille, Georgia, née le 30 juin 1990[169]. Ils divorcent après plus de 20 ans de mariage, le 6 janvier 2004. Ce divorce est l'un des plus coûteux d'Hollywood[172].

Harrison Ford vit actuellement avec l'actrice Calista Flockhart qui est maman d'un garçon prénommé Liam, qu'elle a adopté le 1er janvier 2001[173].





Parc national de Grand Teton près de Jackson dans le Wyoming.
Dès son adolescence, Harrison Ford côtoie la nature de près en assistant de temps à autres un garde forestier[20]. En achetant son ranch de Jackson, dans le Wyoming, il prend vraiment conscience de l'importance de préserver notre planète. Il cède ainsi près de la moitié de ses terres au Jackson Hole Land Trust à des fins de conservation de la nature[174].

Harrison Ford siège au conseil d'administration de la Conservation International depuis 1991[175],[176] et il est l'un des « gardiens volants » de la Riverkeeper, une organisation dont le but est d'identifier et poursuivre en justice les pollueurs du fleuve Hudson. En 2003, il reçoit le « Prix Lindbergh »[177] pour ses patrouilles en hélicoptère au dessus du fleuve[174].

Le 6 octobre 2006, il est honoré du « Jules Verne Spirit of Nature Award » remis par l'association Jules Verne Aventures, pour son engagement pour la protection de notre planète[178].

En avril 2008, dans un spot publicitaire, il s'épile le torse avec de la cire, pour dénoncer symboliquement la déforestation des forêts tropicales[179],[180]. Ce geste attire l'attention et permet de mettre en lumière un point critique de la déforestation.

Son action écologique est aussi récompensée par diverses distinctions, dont le « Prix mondial du citoyen écologique » de la Faculté de médecine de Harvard[181] ou le « Prix mondial d’écologie » du Centre international pour l’écologie tropicale, mais la récompense la plus insolite reste le baptême d'une fourmi native du Honduras et de Belize, sous le nom de « Pheidole harrisonfordi »[174],[182].



Comme ses parents, Harrison Ford est un démocrate de longue date[183]. En 2003, il condamne publiquement la Guerre d'Irak et appelle à un changement de gouvernement aux États-Unis[184]. Il accuse Hollywood de produire trop de films violents. Il est également pour un plus grand contrôle des armes à feu dans le pays[184].

L'acteur s'oppose à la réélection du gouverneur de Californie, Gray Davis mais avertit que le remplacer par Arnold Schwarzenegger serait une erreur[185].

En 2007 pour Thanksgiving, lui et Calista Flockhart se joignent à Kirk Douglas pour servir des repas chauds aux sans-abris de Los Angeles[186]. Cette action permet de ne pas faire oublier que Los Angeles est la ville qui compte le plus de sans-abris aux États-Unis[186].

Depuis des années, Harrison Ford soutient également la cause des Tibétains et de son chef spirituel, le Dalaï-lama. Le 7 septembre 1995, il intervient au Congrès pour témoigner de son expérience du Tibet[187]. En 2007, il matérialise de nouveau ce soutien en étant le narrateur du documentaire Dalai Lama Renaissance[187]. Ce film témoigne de la rencontre du Dalaï-lama avec des « penseurs » occidentaux à Dharamsala qui abordent ensemble les questions de savoir comment changer le monde et comment résoudre ses problèmes.



Après avoir joué l'archéologue au cinéma, Harrison Ford soutient désormais le travail des archéologues professionnels. Depuis 2008, il siège au conseil d'administration de l'institut archéologique américain (AIA) en tant qu'administrateur général[188]. Sa nomination est dûe, d'après le président de l'AIA, « à son rôle significatif qui a stimulé l'intérêt du public pour les explorations archéologiques ». Suite à son intégration à l'organisation, l'acteur déclare que « la connaissance est pouvoir et que comprendre le passé nous aide a faire le présent et le futur »[189].

Cependant, cette nomination fait polémique au sein de la profession. Oscar Muscarella, ancien curateur du Metropolitan Museum of Art et pourfendeur du trafic d'antiquités, estime que l'image d'Indiana Jones et donc de Harrison Ford est l'inverse de ce qu'est un vrai archéologue. En faisant référence à l'intervention du président de l'AIA, il déclare qu'« Indiana Jones est l'antithèse de l'archéologue. Il a en fait joué un rôle en stimulant les destructeurs de sites et les pilleurs qui approvisionnent les musées en antiquités »[190].

Le rôle de l'acteur est d'aider l'organisation, via sa popularité, à sensibiliser l'opinion publique aux problèmes posés par le pillage et le trafic d'antiquités.



Harrison Ford commence à prendre des cours de pilotage dans les années 1960. Il vole sur un biplan TriPacer, mais le prix de 11 $ de l'heure est trop élevé pour qu'il puisse continuer l'apprentissage[191]. Son intérêt pour le pilotage renaît au milieu des années 1990 quand il achète un Gulfstream II. Il demande alors à un pilote expérimenté, Terry Bender, de lui donner de nouvelles leçons de pilotage. Les leçons commencent sur un Cessna 182, pour ensuite passer sur un Cessna 206[191]. Il obtient finalement son brevet de pilotage en 1996 et étend, par la suite, sa pratique au pilotage d'hydravions et d'hélicoptères[192].

Dans le cadre de sa participation avec les autorités locales pour des interventions d'urgence, il secourt un randonneur isolé pris de déshydratation[193]. Il assiste également le service de secours du Comté de Teton pour d'autres sauvetages en montagne[194].

Le 23 octobre 1999, Harrison Ford est victime d'un crash en hélicoptère[195] lors d'un vol d'entraînement de routine au dessus du Lac Piru, près de Santa Clarita en Californie. Lors d'une tentative d'autorotation, il perd de l'altitude et percute violemment le sol. Ni lui, ni son instructeur ne sont gravement blessés[196]. Quand, lors de son émission de télévision, James Lipton demande à Harrison Ford ce qu'il s'est passé, celui-ci répond simplement : « Je l'ai cassé »[4].

En mars 2004, Harrison Ford devient le président des Young Eagles, un programme de l'Experimental Aircraft Association (EAA) qui consiste à initier les enfants à l'aviation. Il est invité par le vice-président de la EAA à remplacer Chuck Yeager, parti à la retraite. Harrison Ford a, depuis sa première participation au programme en 2001, volé avec plus de 250 enfants[192].



C'est sur le tournage de 6 jours, 7 nuits qu'il essaye le « Beaver » pour la première fois[191]. Suite à ça, il en achète un et le restaure.





  • Han Solo
  • Indiana Jones
  • Jack Ryan
  • Rick Deckard


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