Biographie de Heinrich Heine

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Andersen fait le tour du monde
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Andersen rencontre Charles Dickens, Balzac, Lamartine ou encore Heinrich Heine, et devient, à la fin du XIXème siècle, la clef de voûte des hautes sphères ...

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Spinoza Le Magazine Littéraire N° 493 Janvier 2010 106 pages ...
Walf Fadjri
... donne un air âpre et dur à Spinoza ; mais c'est comme l'écorce de l'amande ; la chair n'en paraît pas que plus savoureuse ', note Heinrich Heine. ...




Au sommaire du BO n°9
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Ce séjour, organisé dans le cadre du programme « Heinrich Heine », dure de trois à six semaines et s'adresse aux élèves inscrits à la certification ...
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Le billet d'humeur tunisien
DESINFOS.com
Je me bornerai à rappeler cette citation d'Heinrich Heine : « Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler des hommes. »




Grinding Teeth at Night May Be a Sign of Daytime Stress
BusinessWeek
Researchers led by Maria Giraki, of Heinrich-Heine-University in Dusseldorf, studied 48 people who were known to grind their teeth at night, ...
Stress makes you grind teeth at nightTimes of India
Stress also leads to wearing out of teeth during nightinfocera
Stress Can Lead to People Grinding Their Teeth at NightTopNews United States
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Nous les Allemands
CritiquesLibres.com
Un bon point de départ, Heinrich Heine. Le poète exilé avait trouvé les mots pour dire son mal du pays : « Aux Français et aux Russes appartient la terre ...




L'actu vue par JSS

Ibn Gvirol
L'actu vue par JSS
Destinée curieuse de ce « poète parmi les philosophes, philosophe parmi les poètes » comme le qualifiait Heinrich Heine, dont l'œuvre philosophique ...

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Dans la bibliothèque de Freud : un certain classicisme
L'Express
... "faim et amour assurent la cohésion des rouages du monde" lui aurait, dit-il, fourni son premier point d'appui, ainsi que le poète Heinrich Heine. ...




Gazeta de Sud

Bărbaţii, noul sex slab
Gazeta de Sud
Dezbatere asupra modului de abordare a sentimentelor şi emoţiilor de către bărbaţi“, desfăşurat la Universitatea „Heinrich Heine“ din Düsseldorf, ...


Christian Johann Heinrich Heine, né le 13 décembre 1797 à Düsseldorf sous le nom de Harry Heine et mort le 17 février 1856 à Paris, est un des plus importants poètes et journalistes allemands du XIXe siècle.



Heine est né de parents juifs ; sa mère était issue d’une famille de banquiers et d’érudits, juifs libéraux, qui avait quitté la Hollande à la fin du XVIIe siècle, et son père d’une famille de marchands du nord de l’Allemagne, juifs orthodoxes. Il est encore adolescent quand il écrit ses premiers poèmes d’amour. Il s'est épris d’une de ses cousines, Amalie, la fille de l’oncle Salomon, qui sera son mécène. D’Amalie, il fera à la fois son deuil (cela lui prendra du temps) et son miel (Le Livre des Chants).

Suivirent ses pérégrinations en Allemagne (Goethe avait lancé la mode), d'où surgirent ses Tableaux de voyage. C’est sa naissance littéraire, du moins comme prosateur, un mélange à sa façon de choses vues et de réflexions où il devient son principal personnage. « Ce que je ne peux voir en observant les choses de l’extérieur, je le vois en me mettant en elles. » Du coup, le voilà journaliste aux Neue Allgemeine Politische Annalen : « Moi, dont l’occupation favorite est d’observer le passage des nuages, de tendre l’oreille aux secrets, il m’a fallu exposer les intérêts de l’époque, attiser des aspirations révolutionnaires …

Heine passa sa vie tiraillé par les éléments incompatibles de ses identités juive et allemande, notamment pour ce qui concernait l'accès aux chaires universitaires, une ambition secrètement caressée par Heine. Non seulement il n'atteint pas son but, mais d'autres - dont son cousin et mécène, le compositeur Meyerbeer - n'eurent pas à franchir l'étape de la conversion pour bénéficier de tels avantages.

En 1831, il s'installe à Paris où il va être le plus fêté des Allemands. Grand arpenteur de la ville, il est un piéton baudelairien avant l’heure, y compris dans la fréquentation des prostituées. Il déménage souvent. On lui connaît au moins seize adresses, généralement dans le quartier de Montmartre. En 1834, il se met en ménage avec Augustine Crescence Mirat, qu’il rebaptise Mathilde et qu'il épouse en 1841. Il fréquente les socialistes utopistes, disciples du Comte de Saint-Simon.

En 1843, il se rend en Allemagne, mais le gouvernement a proscrit ses œuvres. L'année suivante, il fait paraître Deutschland: Ein Wintermärchen (Allemagne : un conte d'hiver) et son ami Karl Marx publie un article dans son magazine En avant. Il fait aussi publier Atta Troll: Ein Sommernachtstraum (Un rêve au milieu de l'été).

En 1848, il devient grabataire, terrassé par la syphilis (comme il le croit lui-même) ou la myopathie (selon la description de sa maladie). Il revient aussi à la poésie, où s’entremêlent l’élégie, la confession intime, l’espoir politique.



Heine fut à la fois un poète romantique et celui qui surmonta le romantisme. Il légitima le langage courant en poésie, éleva le feuilleton et le récit de voyage en forme d’art et conféra à la langue allemande une légèreté et une élégance stylistique rarement atteintes. En tant que journaliste, essayiste, satiriste et polémiste engagé, il était autant admiré que craint. Il est l'un des poètes les plus traduits de la langue allemande.

Nombre de ses poèmes ont été transposés en musique, notamment par Franz Schubert et Robert Schumann.

Parmi les livres que les nazis firent brûler sur l'Opernplatz (place de l'Opéra) de Berlin en 1933, se trouvaient les ouvrages du juif Heine - sa citation la plus célèbre est précisément : « Ce n'était qu'un prélude : là où l'on brûle les livres, on finit par brûler les hommes. » (« Das war ein Vorspiel nur, dort wo man Bücher / Verbrennt, verbrennt man auch am Ende Menschen. »)[1] Extraite de la pièce Almansor (1820), elle évoque les autodafés de Cordoue.

Raphaële Billetdoux rend hommage à Heine en abordant Die Harzreise (Le voyage dans le Harz) dans son long-métrage La Femme-Enfant (1980).



  • Gedichte (Poèmes), 1821.
  • Tragödien, nebst einem lyrischen Intermezzo, F. Dümmler, Berlin, 1823. (contient William Ratcliff, Almansor et Lyrisches Intermezzo)
  • Reisebilder (Tableaux de voyage), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1826-31.
  • Die Harzreise (Le voyage dans le Harz), 1826.
  • Ideen, das Buch le Grand (Idées : le livre de Le Grand), 1827.
  • Englische Fragmente (Fragments anglais), 1827.
  • Buch der Lieder (Le Livre des chansons), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1827.
  • Französische Zustände (Particularités françaises), Heideloff und Campe, Leipzig, 1833.
  • Zur Geschichte der neueren schönen Literatur in Deutschland (De l'histoire de la nouvelle et belle littérature en Allemagne), Heideloff und Campe, Paris/Leipzig, 1833.
  • Die romantische Schule (L'École romantique), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1836.
  • Der Salon (Le Salon), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1836-40.
  • Shakspeares Maedchen und Frauen, Brockhaus und Avenarius, Leipzig, 1839.
  • Über Ludwig Börne (A propos de Ludwig Börne), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1840.
  • Neue Gedichte (Poèmes tardifs), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1844.
  • Deutschland. Ein Wintermärchen (Allemagne - un conte d'Hiver), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1844.
  • Atta Troll. Ein Sommernachtstraum (Atta Troll - Rêve d'une nuit d'été), 1847
  • Romanzero, Hoffmann und Campe, Hambourg, 1851.
  • Der Doktor Faust (Le docteur Faust), Hoffmann und Campe, Hambourg, 1851.
  • Les Dieux en Exil, A. Lebègue, Bruxelles, 1853.
  • Lutezia, 1854.
  • Letzte Gedichte und Gedanken (Dernières pensées et poèmes), 1869 - posthume.
  • Ecrits Juifs, Editions du Sandre.
  • Lutèce, lettres sur la vie politique, artistique et sociale de France, précédé d'une présentation de Patricia Baudouin, La Fabrique, 2008


  • Michael Werner et Jan-Christoph Hauschild, Heinrich Heine, une biographie, trad. de Stéphane Pesnel, Seuil 2001 (Voir critique ici)
  • Gerhard Höhn, Heinrich Heine : un intellectuel moderne. Paris,Presses universitaires de France, 1994; 190 pages. ISBN : 2-13-045817-3.
  • Marie-Ange Maillet, Heinrich Heine. Paris,Editions Belin 2006 (= Voix allemandes. Vol. 12), 223 pages, Euro 16,50
  • Norbert Waszek, "L'excursion panthéiste dans l'Histoire de la religion et de la philosophie en Allemagne (1834/35) de Heinrich Heine". - In: Dieu et la nature. La question du panthéisme dans l'idéalisme allemand. Ed. par Christophe Bouton. Hildesheim, Olms, 2005 [Europaea Memoria, Bd. 40], pp. 159-178. ISBN 3-487-12834-9.
  • Camille Mauclair, La vie humilié de Henri Heine", Le roman des grandes existences, n°32, Editions Plon 1930
  • Heine le médiateur, Revue Romantisme n° 101, Paris, 2002, Armand Colin [lire en ligne]








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