Jeune garçon, il travaille dans l'école d'équitation de son père à Munich, puis, après sa fermeture suite à la grande dépression de 1929, comme garçon d'écurie pour Christian Weber, un des premiers membres du Parti national-socialiste des travailleurs allemands. En 1925, il intègre le Reiterregiment 17 de la Reichswehr, qu'il quitte en 1928 pour rejoindre la police bavaroise à Munich.
À Munich, il entre tôt en contact avec le mouvement nazi, alors qu'il devient membre du parti, de la Sturmabteilung (SA) en 1930, puis de la SS en 1931.
Sous le commandement d'Hermann Fegelein, les sections montées des deux premiers régiments de cavalerie de la 8e division SS de cavalerie Florian Geyer font 14 000 victimes civiles dans les marais du Pripet en août 1941.
Elles débutent leur action le 30 juillet 1941, à 7 heures du matin. Après un entretien avec le chef supérieur de la SS et de la Police, Erich von dem Bach-Zelewski, Hermann Fegelein fait savoir à ses troupes que tous les juifs doivent être fusillés et les femmes chassées dans les marais. Le deuxième régiment applique ces ordres à la lettre, bien que nombre de ses hommes déplorent que chasser les femmes et les enfants n'ait pas eu le résultat espéré, les marais n'étant pas assez profonds pour qu'ils s'y noient. Quant au premier régiment, il assassine tous les Juifs, hommes, femmes et enfants[1].
Lors de l'invasion de l'Union des républiques socialistes soviétiques, il dirige un Einsatzgruppen, chargé d’exterminer par fusillades et pendaisons les juifs d'Ukraine et de Biélorussie.
On le voit une dernière fois, en 1945, dans un film d'actualité nazi tourné lors de l'anniversaire d'Adolf Hitler où il assiste à la remise par Hitler de croix de fer à des enfants des Jeunesses hitlériennes qui ont détruit des tanks de l'Armée rouge. Hermann Fegelein se tient à l'arrière, et arbore les insignes de grade de Gruppenführer.
Il est exécuté d'une rafale de mitraillette dans les couloirs de la chancellerie du Reich pour désertion sur l'ordre de Hitler lors de la chute de Berlin. Les historiens semblent s'accorder[2] pour dire que Fegelein, découvert en dehors de la chancellerie en état d'ébriété, aurait payé pour la "trahison" de Himmler (il était son agent de liaison) qui entamait des négociations en vue de la capitulation allemande, avec le Comte Folke Bernadotte.[3]
- ↑ G.Knopp, op.cit. p. 300.
- ↑ Cf. Bernd Freytag Von Loringhoven (avec François d'Alançon), Dans le bunker de Hitler - 23 juillet 1944-29 avril 1945, Perrin, 2005.
- ↑ Cf. également : Rochus Misch, J'étais garde du corps de Hitler, Le Livre de Poche, 2007.
