Biographie de Howard Hawks

Voir son actualité

fermer

Todd McCarthy viré de Variety
Libération
Pour revenir à Todd McCarthy, rappelons qu'il est également l'auteur d'un livre épatant sur Howard Hawks, paru en français aux éditions Actes sud, ...




Froggy's Delight

Cinémathèque de Toulouse (Toulouse) Du 2 au 13 mars 2010
Froggy's Delight
... "Laura" d'Otto Preminger, "Le Port de l'angoisse" d'Howard Hawks, "Boulevard du crépuscule" de Billy Wilder pour n'en citer que quelques uns. ...

et plus encore »



« Pay Back », Junk 2, par Brüno et Nicolas...
Sud Ouest
Pothier paye avec « Junk », son tribut au genre, bien belle contribution mêlant les codes du western période Howard Hawks avec ceux de l'ère Clint Eastwood. ...




L'Express

Leonardo DiCaprio: "A 16 ans, j'étais une coquille vide"
L'Express
Nous avons regardé La dame du vendredi,d'Howard Hawks, pour ses dialogues également. Ces petits cours du soir nous ont donné la bonne direction à suivre.

et plus encore »



Excessif

Les acteurs fétiches de Martin Scorsese
Excessif
... draguant une séduisante WASP en lui parlant de La Prisonnière du désert de John Ford et en l'emmenant au cinéma voir Rio Bravo de Howard Hawks, ...

et plus encore »



UP Etu

Cinéma : L'impossible Monsieur Bébé de Howard Hawks
UP Etu
David Huxley, un paléontologue, est fiancé à sa secrétaire Alice. Susan, rencontrée lors d'une partie de golf, est également sensible au charme félin de ...




Le Palais des cris, par Francis Marmande
Le Monde
Sauf qu'il ne s'agissait pas du regard de George Cukor mais de celui d' Howard Hawks visant le petit ventre de Paula Prentiss. Quatre lecteurs dignes du ...




Toulouse 7

Maggie Cheung, Salomé et la Symphonie Satanique pour le festival ...
Toulouse 7
... toujours deux fois de Tay Garnett (1946) Laura d'Otto Preminger (1944) Loulou de Leopold Jessner (1923) Le Port de l'angoisse d'Howard Hawks (1945) ou ...

et plus encore »



Graphivore

Rencontre avec Christian De Metter
Graphivore
C'est un roman qui a été écrit en 1930 et qui a été adapté au cinéma en 1932 par Howard Hawks. Cela se passe dans les années 20 à Chicago au moment de la ...

et plus encore »



Shutter Island : Scorsese at-il abdiqué?
Cyberpresse
De cette époque, il tient en très grande estime Howard Hawks, un «réalisateur salarié» qui connaissait du succès dans pratiquement tous les genres (film ...

et plus encore »

Howard Winchester Hawks est un réalisateur, producteur, et scénariste américain né le 30 mai 1896 à Goshen dans l'Indiana, appartenant à la période classique d'Hollywood. Il est mort le 26 décembre 1977 à Palm Springs en Californie, des séquelles d'une chute, le lendemain du décès de Charles Chaplin.

Réalisateur à la production riche et éclectique, il est l'auteur de plusieurs films d'importance tels Scarface, L'Impossible Monsieur Bébé, Le Grand Sommeil, Les hommes préfèrent les blondes et Rio Bravo.

Cinéaste de la morale, ses personnages sont souvent caractérisés par une grande rigueur d'esprit et un fort sens du devoir. François Truffaut qualifiera son œuvre de "cinéma à hauteur d'homme" par sa mise en scène frontale et le refus de diminuer ses personnages.



Howard Hawks est le premier enfant de Frank W. Hawks, industriel de l'Indiana et de Helen Howard issue d'une riche famille d'industriels du papier dans le Wisconsin à Neenah. Diplomé de Cornell University en 1918, il est pilote de course avant de rejoindre l'aviation militaire pendant la Première Guerre mondiale. Aussi ses films mettant en scène des aviateurs et des pilotes de course ont un cachet d'authenticité. Après la guerre, il exerce divers petits métiers puis s'installe à Hollywood en 1924. Il écrit son premier scénario, "Tiger Love", la même année et dirige son premier film l'année suivante : "The Road to Glory". Après huit films muets, il passe facilement au parlant, et va toucher à tous les genres: western, comédie, film noir, comédie musicale, péplum, action.

Le premier de ses films à connaître des ennuis est Scarface, d'après le livre d'Armitage Trail. En 1931, date du tournage de Scarface, plus de 50 films de gangsters sont mis en chantier par les studios hollywoodiens. Juste après la grande dépression de 1929 et en pleine prohibition (1919-1933), la figure du gangster est magnifiée par la presse et de nombreux spectateurs la perçoivent comme une alternative possible à leur vie terne et miséreuse. Certes, les metteurs en scène prennent en général grand soin de décrire les gangsters comme des psychopathes : ainsi E.G. Robinson dans "Little Cesar" (1930) de Mervyn LeRoy ou James Cagney qui écrase un demi-pamplemousse sur le visage de sa compagne dans "L'ennemi public" (1931) de William Wellman mais leur intelligence et leur débrouillardise passent tranquillement au travers des mailles de la censure.

Et c'est bien à une telle épopée que nous convie Howard Hawks. Quoi qu'en dise Jacques Lourcelles, Scarface décrit bien dans les neuf dixièmes de son récit l'ascencion d'un Caïd aussi décidé et téméraire que dépourvue de scrupules. Paul Muni cherchant dans ses patrons successifs les signes de l'accession au raffinement social fait souvent pensé à Henry Fonda dans il était une fois dans l'ouest .

Rien d'étonnant donc que Scarface, dont le personnage principal est calqué sur Al Capone ait eu beaucoup d'ennuis avec la censure. Hawks du concevoir trois fins. La première, interdite, montrait Scarface abattu par une bande rivale (fin réaliste et moderne mais qui avait l'inconvénient de montrer l'impuissance de la police). Hawks du même rajouter les scènes où le commissaire compare les gangsters à des rats et celle où le directeur de l'Ivening Record indique aux représentants du gouvernement des méthodes pour combattre le gangstérisme. La deuxième, où Scarface après avoir supplié les policiers de lui donner une chance puis, essayant de fuir, est abattu comme un chien sur le trottoir, est celle que nous connaissons. Dans la troisième, distribuée dans certains pays comme le Brésil, Scarface est jugé par un tribunal où il est qualifié de honte de la nation, expression qui servit d'abord de sous titre au film avant d'être abandonnée. Il est ensuite traîné à la potence

Hawks a souvent souligné que son scénariste Ben Hecht et lui-même avaient pris les Borgia comme référence pour dépeindre le héros, en particulier sa jalousie incestueuse vis à vis de sa sœur. Cette référence historique ne confère au récit une dimension tragique qu'à la toute fin du film après le retour de Californie et l'éloigne de tout sentimentalisme ou lyrisme qui s'exprimeront bientôt quand les gangsters apparaîtront aux yeux de tous comme des perdants destinés à toujours être pourchassés par la police ou des gangsters plus gros qu'eux (Les fantastiques années 20 (1939) ou L'enfer est à lui (1949) de Walsh jusqu'à Scarface de De Palma (1983), les Affranchis (1990) de Scorsese ou Le Parrain 3 (1990) de Coppola.


Le sujet est plutôt osé : un gangster, amoureux de sa sœur, voulant prendre le contrôle de la ville. Le scénario à peine rédigé fait scandale, et le film va mettre deux ans avant de sortir sur les écrans. C'est l'époque du code de censure de William Hays. Le producteur du film, l'extravagant Howard Hugues, se charge de régler les problèmes juridiques et demande à Hawks de ne se soucier que de la réalisation. Après de multiples coupes, et un carton moralisateur en guise d'introduction, Hawks doit encore modifier le titre qui devient Scarface, la honte d'une nation.

Parmi ses films, nombreux sont ceux qui ont fait date dans l'histoire du cinéma, comme L'Impossible Monsieur Bébé avec Cary Grant, Le Grand Sommeil avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall, Les hommes préfèrent les blondes avec Marilyn Monroe, ou Rio Bravo avec John Wayne.

Son cinéma se caractérise aussi par la faiblesse, voire le ridicule des hommes, face à des femmes très déterminées. Jean Tulard observe que Rio Bravo est caractéristique de ce rapport de séduction où la femme est dominante au point de « laisser croire qu'elle est choisie ».
Howard Hawks se considérait comme un salarié surpayé par ces studios pour faire des films dénués de son style afin de ne pas perturber les affaires de ses employeurs[1].









  • Hawks, Todd McCarthy (Grove Press, 1997; traduction française : Actes Sud, 1999)
  • Hawks par Hawks, Joseph MacBride (University of California Press, 1982; traduction française: Ramsay, 1999)
  • Hawks, cinéaste du retrait, Jean-Michel Durafour (Presses Universitaires du Septentrion, Université Lille 3 Charles-de-Gaulle, 2007)


  1. Peter Biskind, Le Nouvel Hollywood, Le Cherche midi éditeur, 2006, 704 p. (ISBN 9782749105093), p.10.


Informations générales

Biographie relatives