Hubert Monteilhet est un écrivain français né le 10 juillet 1928 à Paris.
Né à Paris dans une famille de magistrats, il fait ses études secondaires chez les jésuites et après des études supérieures à la Sorbonne, il sera professeur d'histoire au lycée Carnot de Tunis pendant une dizaine d'années.
Il commence sa carrière littéraire en écrivant des romans policiers. Son premier ouvrage, Les Mantes religieuses reçoit le grand prix de la littérature policière, et il continue avec Le Retour des Cendres, Les Pavés du diable, etc. Il en publiera presque un par an dans les années 60 et 70, fidèle au même éditeur (Denoël) et la même collection ("Sueurs froides"). Il revient au genre dans les années 90, cette fois chez Bernard de Fallois.
Après une courte intrusion dans le domaine de la science-fiction (Les Queues de Kallinaos, 1981, qui peut évoquer Pierre Boulle), il se consacre principalement, à partir des années 80, au roman historique, dans lequel il s'était déjà essayé en 1976 (Sophie ou les galanteries exemplaires). Il aborde différentes époques, toujours avec le scrupuleux souci documentaire du professeur d'histoire qu'il a été : la Rome de Néron (Neropolis,1984), Jeanne d'Arc (La Pucelle, 1988), le temps des Mousquetaires (De plume et d'épée, 1999 qui aura deux suites), la fin de l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire (Eudoxie, Les Bouffons, Au vent du boulet).
Hubert Monteilhet est également chroniqueur gastronomique pour le journal Sud Ouest.
Les romans policiers d'Hubert Monteilhet ne sont pas des polars classiques qui mettraient en scène des policiers cherchant à résoudre une énigme et confondre des coupables, encore moins des romans noirs peignant le monde de la pègre. Ce sont plutôt des romans psychologiques, dans lesquels des personnages de la bonne société poussent leurs passions jusqu'au crime, volontairement ou involontairement. Ils se distinguent par l'humour et la grande élégance de leur style. Cette coquetterie à manier un français soutenu et impeccable, dans un ton qui peut paraître suranné à des yeux trop habitués à une expression vulgaire et relâchée, dénote un tempérament tourné vers le passé, qui se retrouve dans les opinions politiques et surtout religieuses de l'auteur. Même dans ses romans, il ne fait pas mystère, par de multiples réflexions incidentes, de sa sensibilité traditionnaliste, d'où, par exemple, l'horreur que lui inspire l'avortement[1]. Sa lecture très littérale des Évangiles (défendue dans Ce que je crois, et pourquoi) l'amène à condamner, par son pamphlet Rome n'est plus dans Rome, les réformes du Concile de Vatican II, dans lesquelles il voit un reniement de l'Église. Sa conception du catholicisme le rapproche ainsi des fidèles de Mgr Lefebvre.
Toutefois les romans d'H. Monteilhet n'ont rien d'un prêchi-prêcha bien-pensant, et s'ils ont une dimension édifiante, ce serait à la manière de Laclos. Les personnages sont souvent si travaillés par le démon de la chair et le narrateur met une si savoureuse complaisance à évoquer leurs écarts (ne reculant pas devant les sous-entendus salaces mais raffinés), qu'ils paraissent baigner dans une étonnante lubricité[2]. Cela leur donne un charme qui rappelle les romanciers libertins du XVIIIème siècle.
Né à Paris dans une famille de magistrats, il fait ses études secondaires chez les jésuites et après des études supérieures à la Sorbonne, il sera professeur d'histoire au lycée Carnot de Tunis pendant une dizaine d'années.
Il commence sa carrière littéraire en écrivant des romans policiers. Son premier ouvrage, Les Mantes religieuses reçoit le grand prix de la littérature policière, et il continue avec Le Retour des Cendres, Les Pavés du diable, etc. Il en publiera presque un par an dans les années 60 et 70, fidèle au même éditeur (Denoël) et la même collection ("Sueurs froides"). Il revient au genre dans les années 90, cette fois chez Bernard de Fallois.
Après une courte intrusion dans le domaine de la science-fiction (Les Queues de Kallinaos, 1981, qui peut évoquer Pierre Boulle), il se consacre principalement, à partir des années 80, au roman historique, dans lequel il s'était déjà essayé en 1976 (Sophie ou les galanteries exemplaires). Il aborde différentes époques, toujours avec le scrupuleux souci documentaire du professeur d'histoire qu'il a été : la Rome de Néron (Neropolis,1984), Jeanne d'Arc (La Pucelle, 1988), le temps des Mousquetaires (De plume et d'épée, 1999 qui aura deux suites), la fin de l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire (Eudoxie, Les Bouffons, Au vent du boulet).
Hubert Monteilhet est également chroniqueur gastronomique pour le journal Sud Ouest.
Les romans policiers d'Hubert Monteilhet ne sont pas des polars classiques qui mettraient en scène des policiers cherchant à résoudre une énigme et confondre des coupables, encore moins des romans noirs peignant le monde de la pègre. Ce sont plutôt des romans psychologiques, dans lesquels des personnages de la bonne société poussent leurs passions jusqu'au crime, volontairement ou involontairement. Ils se distinguent par l'humour et la grande élégance de leur style. Cette coquetterie à manier un français soutenu et impeccable, dans un ton qui peut paraître suranné à des yeux trop habitués à une expression vulgaire et relâchée, dénote un tempérament tourné vers le passé, qui se retrouve dans les opinions politiques et surtout religieuses de l'auteur. Même dans ses romans, il ne fait pas mystère, par de multiples réflexions incidentes, de sa sensibilité traditionnaliste, d'où, par exemple, l'horreur que lui inspire l'avortement[1]. Sa lecture très littérale des Évangiles (défendue dans Ce que je crois, et pourquoi) l'amène à condamner, par son pamphlet Rome n'est plus dans Rome, les réformes du Concile de Vatican II, dans lesquelles il voit un reniement de l'Église. Sa conception du catholicisme le rapproche ainsi des fidèles de Mgr Lefebvre.
Toutefois les romans d'H. Monteilhet n'ont rien d'un prêchi-prêcha bien-pensant, et s'ils ont une dimension édifiante, ce serait à la manière de Laclos. Les personnages sont souvent si travaillés par le démon de la chair et le narrateur met une si savoureuse complaisance à évoquer leurs écarts (ne reculant pas devant les sous-entendus salaces mais raffinés), qu'ils paraissent baigner dans une étonnante lubricité[2]. Cela leur donne un charme qui rappelle les romanciers libertins du XVIIIème siècle.
- Les Mantes religieuses, 1960, Denoël (Grand prix de la littérature policière. Rééd. Livre de poche n°4770, 1976. Il en a été tiré le téléfilm Praying Mantis de Jack Gold)
- Le Retour des Cendres, 1961, Denoël (rééd. Livre de poche n°2175, 1967. Il en a été tiré le film Return from the Ashes de J. Lee Thompson)
- Les Pavés du Diable, 1963, Denoël (rééd. Livre de poche n°2767, 1970)
- Le Forçat de l'amour, 1965, Denoël
- Les Bourreaux de Cupidon, 1966, Denoël (rééd. Livre de poche n°5174, 1978)
- Devoir de vacances, 1967, Denoël (rééd. Livre de poche n°9728, 1993)
- Le Cupidiable, 1967, Denoël (rééd. Livre de poche n°18228)
- Andromac ou le meurtre par inadvertance, 1968, Denoël (rééd. Livre de poche n°18230)
- De quelques crimes parfaits, divertissement criminel, 1969, Denoël (rééd. Livre de poche n°9574)
- Meurtre à Loisir, 1969, Denoël (rééd. Livre de poche n°4384, 1992. Il en a été tiré le film Docteur Popaul de Claude Chabrol).
- Non sens, 1971, Denoël
- Requiem pour une noce, 1973, Denoël (rééd. Livre de poche n°13639
- Pour deux sous de vertu, 1974, Denoël (rééd. Livre de poche n°18243)
- Mourir à Francfort, ou le malentendu, 1975, Denoël (rééd. Livre de poche n°7323)
- Esprit es-tu là, 1977, Denoël (rééd. Livre de poche n°9648)
- Retour à zéro, 1978, Denoël
- Le Procès Filippi, 1981, Denoël
- La Perte de vue, roman des temps de la Kollaboration, 1986, Denoël
- La part des anges, 1990, Fallois
- Œdipe en Médoc, 1993, Fallois
- Étoiles filantes, roman criminel gastronomique, 1994, Fallois
- Le Taureau par les cornes, 1996, Fallois
- Une affaire d'honneur, 1997, Fallois
- Le Ruban bleu, 1998, Fallois
- Sans préméditation, roman noir, 2005, Fallois
- Les Queues de Kallinaos, 1981, Pauvert-Ramsay, (Grand prix de la littérature fantastique d'Avoriaz et grand prix de la Société des Gens de Lettres).
- Sophie ou les galanteries exemplaires, 1976, Denoël (roman Louis XV).
- Les derniers feux, roman des temps de l'Inquisition, 1982, Pauvert/Julliard
- Néropolis, roman des temps néroniens, 1984, Pauvert/julliard (sur Néron et les premiers chrétiens).
- La Pucelle, 1988, Fallois (sur Jeanne d'Arc).
- Eudoxie ou la Clef des Champs, 1992, Fallois (sur l'éducation des jeunes filles dans les dernières années de l'Ancien Régime).
- L'Empreinte du ciel, 2000, Presses de la Renaissance (au sujet du Suaire de Turin).
- De plume et d'épée, 1999, Fallois, rééd. Livre de poche n°15003 (sur l'époque de Louis XIII).
- Les cavaliers de Belle-Île, 2001, Fallois, rééd. Livre de poche n°15410 (suite du précédent, sur l'époque de Louis XIV).
- Au Royaume des Ombres, 2003, Fallois (suite du précédent, sur le Masque de fer et l'époque de Louis XIV).
- Les Bouffons, 2004, Fallois (sur la Révolution française).
- Dolce Vita ou le Malentendu, 2006, Éditions de l'Atelier (courte nouvelle, retour aux temps néroniens et à l'atmosphère de Néropolis dans une fiction historique qui traite de la libération des mœurs aux débuts du christianisme).
- Au vent du boulet, 2008, Fallois (sur les temps napoléoniens).
- Un métier de fantôme, 1978, Nathan
- Gus et les Hindous, 1982, Nathan
- Gus et le Poussinard, 1983, Nathan
- Gus et le cambrioleur, 1984, Nathan
- Rome n'est plus dans Rome, 1977, J.J. Pauvert
- Paul VI, 1978, R. Deforge
- Ce que je crois, et pourquoi, 1993, Fallois
- Le Mythe de l'abbé Pierre, 1996
- Préface de Ce soir l'apocalypse... Il était temps ! : Considérations parfaitement incorrectes sur un événement pourtant annoncé qui ne saurait tarder à nous surprendre de Bertrand Acquin, 2005
- (fr+en) Hubert Monteilhet sur l’Internet Movie Database.
- ↑ Manifeste dans Les Pavés du diable et De quelques crimes parfaits (p. 196)
- ↑ En particulier Les Pavés du diable ou Le Cupidiable.
