Biographie de Iouri Andropov

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Back Issues: The Winter Games
New Yorker (blog)
With the Cold War at its coldest, the Soviet invasion of Afghanistan (Lake Placid) and the death of Yuri Andropov (Sarajevo) were as much discussed as the ...




FrontPage Magazine

History as Heresy: The Socialist Immolation of Reality
FrontPage Magazine
Yuri Andropov, then the CPSU Director on Relations with Communist and Workers Parties of Socialist Countries, wrote an urgent letter on August 28, 1958, ...




I'm off to Saudi to see Yar'Adua
Daily Sun
As I lounge in the ward as Mireck Skibor did in a book I read many years ago (In the Name of the Father) on the 'assassination' of Yuri Andropov of USSR, ...

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DAMASCUS Closes at Vermont's Northern Stage, 3/7
Broadway World
In 1983, faced with a breakdown in nuclear arms reduction talks between Ronald Reagan and Yuri Andropov, the lead negotiators met secretly in Geneva's ...




France-Russie: Nicolas Sarkozy veut jouer la carte Medvedev
Slate.fr
Du temps de l'Union soviétique, on nous avait présenté Iouri Andropov, ancien chef du KGB devenu secrétaire général du Parti communiste de l'Union ...

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Chávez instituye la “guardia urbana” en su país
ABC Color
... bajo la dirección de los célebres sanguinarios organizadores de la vigilancia política y la represión Nicolás Yezhov, Laurenti Beria y Yuri Andropov, ...




When Gorbachev Took Charge
New York Times
When Leonid Brezhnev and Yuri Andropov died, that role had been allotted to the person who subsequently became general secretary. ...

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Nicolas Kent to Helm A WALK IN THE WOODS at Northern Stage, 3/17-4/3
Broadway World
A Walk in the Woods, based on real-life events from 1983, follows negotiators for Ronald Reagan and Yuri Andropov as they escape from the pressure cooker of ...




Hace 25 años
Tiempo (Colombia)
A Leonid Brezhnev, que gobernó entre 1961 y 1982, lo sucedió Yuri Andropov, que falleció 15 meses después de posesionarse. Su heredero, Konstantin Chernenko ...
Cuando Gorbachov se hizo cargoLa Nación (Chile)

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FrontPage Magazine

Remembering a Dissident
FrontPage Magazine
Dated February 19, 1971, it was a top secret letter written by Yuri Andropov, leader of the KGB at the time, to the Central Committee of the Communist Party ...


Iouri Vladimirovitch Andropov (Ю́рий Влади́мирович Андро́пов) (15 juin 1914 – 9 février 1984) est un diplomate, policier et homme d'État soviétique ayant exercé les fonctions de Secrétaire général du PCUS du 12 novembre 1982 jusqu’à sa mort, seize mois plus tard. Avant d'accéder ainsi brièvement à la tête de l'URSS, il avait dirigé le KGB de 1967 à 1982.



Andropov naît à Stavropol, dans le sud de la Russie, d'un père employé des chemins de fer. Il reçoit une formation de technicien des transports fluviaux à Ribinsk au début des années 1930 et devient peu après permanent des Komsomol, les jeunesses communistes. En 1940, il est nommé dans divers postes de responsabilité au sein du PC de la république carélo-finnoise, grâce à la protection du dirigeant communiste finlandais Kuusinen et il y passe la guerre en organisant la guérilla derrière les lignes allemandes.



Au début des années 1950, il intègre le service diplomatique et devient ambassadeur en Hongrie où il apprend le hongrois, chose suffisamment rare pour être notée, car en règle générale, les dirigeants soviétiques ne parlaient pas de langues étrangères. En novembre 1956, il coordonne avec Nikita Khrouchtchev et Gueorgui Joukov la répression de l'insurrection de Budapest (10 000 morts).

Élu secrétaire du Comité Central en 1957 il est chargé des relations avec les autres pays socialistes et apporte son soutien au PC Tchécoslovaque qui souhaitait célébrer officiellement le généticien Emanuel Mendel alors que la génétique " officielle " soviétique, influencée par le charlatan Trofim Denissovitch Lyssenko voulait interdire cette célébration. Il devient l'emblématique président du KGB entre 1967 et 1982. Il relance la répression contre les dissidents et privilégie l'exil aux procès pour les contestataires comme Alexandre Soljenitsyne ou Vladimir Boukovski, voire parfois l'internement psychiatrique.



Entré au Politburo en 1973, Andropov use de cette promotion pour s'attaquer à la corruption à tous les niveaux, jusque dans l'entourage de Brejnev [1]. Il met fin au scandale du caviar qui consistait pour les responsables de l'industrie de la pêche à exporter du caviar clandestinement et en encaisser les revenus, ce qui révélait une organisation mafieuse à des échelons très élevés du Parti.

Conscient de l'affaiblissement du système socialiste, à la fin des années 1970, Andropov diligente une enquête secrète pour évaluer le produit intérieur brut de l'Union Soviétique en valeur, selon les critères occidentaux, et non en volume ( nombres d'unités produites, sans recherche de valeur ajoutée), selon les principes du Gosplan. Cette enquête montre un déclin certain de la puissance économique de l'Union Soviétique, déjà dépassée par le Japon et l'Allemagne Fédérale ; elle prouve en outre le retard soviétique dans des domaines d'avenir comme l'espace, l'informatique ou la biochimie et met l'accent sur le danger géopolitique que représente la montée en puissance de deux anciens ennemis de l'Union Soviétique. Ses conclusions lui permettront de bénéficier du soutien du complexe militaro-industriel et de l'armée pour accéder au pouvoir. Elles seront aussi à l'origine de la perestroïka lancée par Mikhaïl Gorbatchev[2].



Surpris par l'élection du Cardinal polonais Wojtyla comme pape le 16 octobre 1978, les dirigeants soviétiques croient à un complot américain orchestré par Zbigniew Brzeziński, le conseiller du président Carter. Ce sentiment est renforcé par le soutien apporté par le pape au syndicat polonais Solidarność à partir de l'été 1980 qui porte la subversion au cœur du dispositif géopolitique de l'Union Soviétique en Europe. La logistique dont a bénéficié Ali Agça, auteur d'une tentative d'assassinat contre le pape, quand il a quitté la Bulgarie (faux passeport, argent, arme) où il avait vécu pendant plusieurs mois alors qu'il était évadé d'une prison turque, permet de soupçonner le KGB d'avoir organisé l'attentat du 13 mai 1981 ; les attendus du juge d'instruction italien mettent en cause un réseau de soutien international. Le président d'une commission parlementaire italienne, le sénateur Paolo Guzzanti, en 2006, met en cause formellement Léonid Brejnev lui-même. La preuve formelle de la responsabilité du KGB et donc, celle de son chef à l'époque, Iouri Andropov, ne sera probablement jamais établie, même si un faisceau d'indices concordants incite à croire en cette responsabilité.[3].



A nouveau élu secrétaire du Comité Central après la mort de Mikhaïl Souslov en janvier 1982, il remplace Brejnev comme Secrétaire Général en novembre 1982 et comme président du Præsidium du Soviet suprême (chef d'État) en juin 1983.

Son passage au pouvoir est marqué, sur le plan intérieur par un renforcement de la discipline du travail et par la lutte contre la corruption, déjà commencée comme président du KGB et, sur le plan international par une grave déterioration des relations avec les États-Unis et les pays de l'OTAN en pleine crise des Euromissiles. La destruction du Boeing sud-coréen dans la Mer d'Okhotsk, le 1er septembre 1983, alors que les premiers missiles de croisière étaient installés en Grande-Bretagne, accroît encore la tension Est-Ouest. L'attitude agressive dont fait preuve la direction soviétique pour se justifier coûtera très cher sur le plan diplomatique en affaiblissant beaucoup le mouvement pacifiste anti-américain.

En arrivant au pouvoir, il fait courir le bruit de son opposition à la guerre en Afghanistan ; à cette occasion, il aurait négocié une trêve directement avec le commandant Ahmed Chah Massoud.

Il meurt en février 1984, sans avoir pu réformer le système soviétique dont il percevait les faiblesses avec lucidité.

Il organise en outre, au cours de son mandat, la visite très médiatisée de la jeune américaine Samantha Smith.



  1. Jaurès Medvedev, Andropov au pouvoir, Flammarion, 1983.
  2. Yves Lacoste (revue Hérodote)
  3. rapport de la commission d'enquête du Sénat italien-2006 ; Mémoire et Identité par Jean-Paul II édition Marhabout 2006


  • Union des républiques socialistes soviétiques
  • Dirigeants de l'URSS


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