Isabelle Yasmine Adjani, née le 27 juin 1955 à Paris, est une actrice française. Débutant à 14 ans au théâtre, puis entrant à la Comédie-Française, elle devient très célèbre à la fin des années 1970 grâce au cinéma où elle s'impose comme une héroïne fragile, perturbée ou mystérieuse dans des genres divers: polars, films dramatiques, comédies et films à costume. Elle a obtenu quatre fois le César de la meilleure actrice.
Isabelle Adjani naît le 27 juin 1955 à Paris 17e, d'un père algérien, Mohamed et d'une mère allemande, Augusta, surnommée Gusti, décédée en février 2007.
Elle grandit avec son frère cadet Éric (qui deviendra plus tard photographe) à Gennevilliers dans la banlieue nord-ouest de Paris et va au collège à Courbevoie. Elle obtient un premier rôle à 14 ans dans un film pour enfants, Le Petit Bougnat.
Elle entre à la Comédie-Française en 1972 où elle se fait remarquer en interprétant le rôle d'Agnès dans L'École des Femmes de Molière. Au cinéma, elle est révélée au grand public par La Gifle de Claude Pinoteau dont le succès la propulse dans le cercle des jeunes actrices françaises les plus en vue. Plusieurs cinéastes de premier plan lui proposent alors de travailler pour eux : François Truffaut avec L'Histoire d'Adèle H., André Téchiné avec Barocco et Les Sœurs Brontë, Roman Polanski avec Le Locataire ou encore Werner Herzog avec Nosferatu, fantôme de la nuit .
En 1981, elle figure dans la distribution de Possession d'Andrzej Żuławski et de Quartet de James Ivory, deux films pour lesquels elle remporte le Prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes. Ces deux succès, joints à celui, immense, de L'Été meurtrier de Jean Becker en 1983 en font dans les années 1980 l'une des stars françaises les plus populaires et les plus adulées.
Dans Possession, elle interprète un rôle sulfureux, halluciné et limite qui fera d'elle le type même de l'héroïne romantique, tumultueuse et passionnée. Elle reçoit pour son interprétation sur le fil du rasoir un premier César en 1982. Vingt ans plus tard, en pleine promotion de La Repentie de Laetitia Masson, elle déclare à Studio Magazine détester ce film : « Je dois à la "mystique" d'Andrzej Żuławski de m'avoir révélé des choses que je ne voudrais jamais avoir découvertes... Possession, c'était un film infaisable, et ce que j'ai fait dans ce film était tout aussi infaisable. Pourtant, je l'ai fait et ce qui s'est passé sur ce film m'a coûté tellement cher... Malgré tous les prix, tous les honneurs qui me sont revenus, jamais plus un traumatisme comme celui-là, même pas... en cauchemar ! ».
Avec Serge Gainsbourg, elle s'essaye à la chanson en 1974. Il lui fait enregistrer pour un show télévisé de Maritie et Gilbert Carpentier Rocking Chair. En 1983, elle réalise un album entier sous sa direction et obtient un numéro 1 en 45-tours avec Pull Marine, dont le vidéo-clip est réalisé par Luc Besson. Quelques années plus tard, elle sort un single, écrit sans Gainsbourg, La princesse au petit pois, qui n'obtient qu'un succès très faible.
Elle obtiendra encore trois fois le César du premier rôle féminin, à savoir un pour L'Été meurtrier en 1984, un pour Camille Claudel de Bruno Nuytten en 1989 et un pour La Reine Margot de Patrice Chéreau en 1995. Elle reste aujourd'hui la seule comédienne à l'avoir remporté à quatre reprises. Aussi, a-telle été deux fois nommée à l'Oscar de la meilleure actrice en 1976 et en 1990, respectivement pour ses rôles d'Adèle Hugo dans L'Histoire d'Adèle H. et de Camille Claudel dans le film éponyme qu'elle a par ailleurs coproduit. Lors de la réception du troisième César de sa carrière, elle fait sensation en lisant un passage du roman Les Versets sataniques de Salman Rushdie, alors victime d'une fatwa. Quelques mois auparavant, une rumeur l'avait donnée pour morte du sida, l'obligeant à apparaître en direct au journal télévisé de 20 heures pour démentir. Très soucieuse du respect de sa vie privée, elle n'accorde que très peu d'interviews et réduit ses apparitions publiques au minimum.
En 1996, fatiguée, elle quitte la capitale française et s'établit en Suisse, à Genève. Elle déclarera lors de son arrivée : « Lorsqu'on a la possibilité d'offrir à ses enfants une meilleure qualité de vie, il ne faut plus hésiter ». Mais elle reviendra un temps en France afin de présider le jury du 50ème Festival de Cannes en 1997, puis à Paris trois ans plus tard pour jouer sur la scène du Théâtre Marigny La Dame aux camélias. En 2002, elle interprète la Comtesse Ellénore dans Adolphe de Benoît Jacquot, l'adaptation cinématographique du chef d'œuvre de Benjamin Constant. En 2003, elle joue une star de cinéma prise dans la débâcle de 1940 dans Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau.
Isabelle Adjani fait un retour sur les planches du Marigny à l'automne 2006, pour incarner le rôle titre de la pièce de Wolfgang Hildesheimer: La dernière nuit pour Marie Stuart, reine d'Écosse et de France, exécutée en 1587.
Du 11 juin au 16 juillet 2007, elle tourne dans la région de Fontainebleau une nouvelle adaptation télévisée du Mariage de Figaro de Beaumarchais intitulée simplement Figaro et réalisée par Jacques Weber, où elle reprend le rôle de la comtesse Almaviva.
Durant le printemps 2008 Adjani a tourné dans un téléfilm pour Arte La Journée de la jupe où elle incarne une professeur de banlieue qui perd ses moyens et prend sa classe en otage. Ce téléfilm a fait sensation au Festival de La Rochelle.
Un film réalisé par Yamina Benguigui serait également en préparation: Le Paradis,c'est Complet, une tragi-comédie dans laquelle la comédienne jouerait une ministre d'origine maghrébine.
Elle a deux fils, le premier du chef opérateur et réalisateur Bruno Nuytten, Barnabé Saïd, né en 1979 et le second de l'acteur Daniel Day Lewis, Gabriel-Kane, né le 9 avril 1995. Barnabé Saïd est chanteur et musicien dans le groupe Makali, qu'il a créé avec ses amis, et se produit sur scène régulièrement.
Isabelle Adjani a intégré la Comédie-Française en 1972, en tant que pensionnaire, sans être passée par l’obligatoire Conservatoire national d’art dramatique. Elle y est restée près de trois ans.
Isabelle Adjani naît le 27 juin 1955 à Paris 17e, d'un père algérien, Mohamed et d'une mère allemande, Augusta, surnommée Gusti, décédée en février 2007.
Elle grandit avec son frère cadet Éric (qui deviendra plus tard photographe) à Gennevilliers dans la banlieue nord-ouest de Paris et va au collège à Courbevoie. Elle obtient un premier rôle à 14 ans dans un film pour enfants, Le Petit Bougnat.
Elle entre à la Comédie-Française en 1972 où elle se fait remarquer en interprétant le rôle d'Agnès dans L'École des Femmes de Molière. Au cinéma, elle est révélée au grand public par La Gifle de Claude Pinoteau dont le succès la propulse dans le cercle des jeunes actrices françaises les plus en vue. Plusieurs cinéastes de premier plan lui proposent alors de travailler pour eux : François Truffaut avec L'Histoire d'Adèle H., André Téchiné avec Barocco et Les Sœurs Brontë, Roman Polanski avec Le Locataire ou encore Werner Herzog avec Nosferatu, fantôme de la nuit .
En 1981, elle figure dans la distribution de Possession d'Andrzej Żuławski et de Quartet de James Ivory, deux films pour lesquels elle remporte le Prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes. Ces deux succès, joints à celui, immense, de L'Été meurtrier de Jean Becker en 1983 en font dans les années 1980 l'une des stars françaises les plus populaires et les plus adulées.
Dans Possession, elle interprète un rôle sulfureux, halluciné et limite qui fera d'elle le type même de l'héroïne romantique, tumultueuse et passionnée. Elle reçoit pour son interprétation sur le fil du rasoir un premier César en 1982. Vingt ans plus tard, en pleine promotion de La Repentie de Laetitia Masson, elle déclare à Studio Magazine détester ce film : « Je dois à la "mystique" d'Andrzej Żuławski de m'avoir révélé des choses que je ne voudrais jamais avoir découvertes... Possession, c'était un film infaisable, et ce que j'ai fait dans ce film était tout aussi infaisable. Pourtant, je l'ai fait et ce qui s'est passé sur ce film m'a coûté tellement cher... Malgré tous les prix, tous les honneurs qui me sont revenus, jamais plus un traumatisme comme celui-là, même pas... en cauchemar ! ».
Avec Serge Gainsbourg, elle s'essaye à la chanson en 1974. Il lui fait enregistrer pour un show télévisé de Maritie et Gilbert Carpentier Rocking Chair. En 1983, elle réalise un album entier sous sa direction et obtient un numéro 1 en 45-tours avec Pull Marine, dont le vidéo-clip est réalisé par Luc Besson. Quelques années plus tard, elle sort un single, écrit sans Gainsbourg, La princesse au petit pois, qui n'obtient qu'un succès très faible.
Elle obtiendra encore trois fois le César du premier rôle féminin, à savoir un pour L'Été meurtrier en 1984, un pour Camille Claudel de Bruno Nuytten en 1989 et un pour La Reine Margot de Patrice Chéreau en 1995. Elle reste aujourd'hui la seule comédienne à l'avoir remporté à quatre reprises. Aussi, a-telle été deux fois nommée à l'Oscar de la meilleure actrice en 1976 et en 1990, respectivement pour ses rôles d'Adèle Hugo dans L'Histoire d'Adèle H. et de Camille Claudel dans le film éponyme qu'elle a par ailleurs coproduit. Lors de la réception du troisième César de sa carrière, elle fait sensation en lisant un passage du roman Les Versets sataniques de Salman Rushdie, alors victime d'une fatwa. Quelques mois auparavant, une rumeur l'avait donnée pour morte du sida, l'obligeant à apparaître en direct au journal télévisé de 20 heures pour démentir. Très soucieuse du respect de sa vie privée, elle n'accorde que très peu d'interviews et réduit ses apparitions publiques au minimum.
En 1996, fatiguée, elle quitte la capitale française et s'établit en Suisse, à Genève. Elle déclarera lors de son arrivée : « Lorsqu'on a la possibilité d'offrir à ses enfants une meilleure qualité de vie, il ne faut plus hésiter ». Mais elle reviendra un temps en France afin de présider le jury du 50ème Festival de Cannes en 1997, puis à Paris trois ans plus tard pour jouer sur la scène du Théâtre Marigny La Dame aux camélias. En 2002, elle interprète la Comtesse Ellénore dans Adolphe de Benoît Jacquot, l'adaptation cinématographique du chef d'œuvre de Benjamin Constant. En 2003, elle joue une star de cinéma prise dans la débâcle de 1940 dans Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau.
Isabelle Adjani fait un retour sur les planches du Marigny à l'automne 2006, pour incarner le rôle titre de la pièce de Wolfgang Hildesheimer: La dernière nuit pour Marie Stuart, reine d'Écosse et de France, exécutée en 1587.
Du 11 juin au 16 juillet 2007, elle tourne dans la région de Fontainebleau une nouvelle adaptation télévisée du Mariage de Figaro de Beaumarchais intitulée simplement Figaro et réalisée par Jacques Weber, où elle reprend le rôle de la comtesse Almaviva.
Durant le printemps 2008 Adjani a tourné dans un téléfilm pour Arte La Journée de la jupe où elle incarne une professeur de banlieue qui perd ses moyens et prend sa classe en otage. Ce téléfilm a fait sensation au Festival de La Rochelle.
Un film réalisé par Yamina Benguigui serait également en préparation: Le Paradis,c'est Complet, une tragi-comédie dans laquelle la comédienne jouerait une ministre d'origine maghrébine.
Elle a deux fils, le premier du chef opérateur et réalisateur Bruno Nuytten, Barnabé Saïd, né en 1979 et le second de l'acteur Daniel Day Lewis, Gabriel-Kane, né le 9 avril 1995. Barnabé Saïd est chanteur et musicien dans le groupe Makali, qu'il a créé avec ses amis, et se produit sur scène régulièrement.
- 1970 : Le Petit Bougnat de Bernard Toublanc-Michel - Rose
- 1972 : Faustine et le bel été de Nina Companéez - Camille
- 1973 : L'École des femmes de Raymond Rouleau - Agnès
- 1974 : Espace zéro de Pierre-Jean de San Bartholomé - film inédit -
- 1974 : Le Secret des Flamands de Robert Valey - Maria
- 1974 : La Gifle de Claude Pinoteau - Isabelle Doulean
- 1975 : L'Histoire d'Adèle H. de François Truffaut - Adèle Hugo
- 1976 : Barocco d’André Téchiné - Laure
- 1976 : Le Locataire de Roman Polanski - Stella
- 1977 : Violette et François de Jacques Rouffio - Violette
- 1978 : The Driver de Walter Hill - La joueuse
- 1979 : Nosferatu, fantôme de la nuit (Nosferatu: Phantom der Nacht) de Werner Herzog - Lucy Harker
- 1979 : Les Sœurs Brontë d’André Téchiné - Emily Brontë
- 1981 : Clara et les chics types de Jacques Monnet - Clara
- 1981 : Quartet de James Ivory - Marya Zelli
- 1981 : Possession d’Andrzej Zulawski - Anna / Helen
- 1981 : L'Année prochaine... si tout va bien de Jean-Loup Hubert - Isabelle
- 1982 : Antonieta de Carlos Saura - Antonieta Rivas Mercado
- 1982 : Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau - Pauline Valance
- 1983 : Mortelle randonnée de Claude Miller - Catherine Leiris / Lucie, "Marie"
- 1983 : L’Été meurtrier de Jean Becker - Eliane
- 1985 : Subway de Luc Besson - Helena
- 1986 : T'as de beaux escaliers tu sais d’Agnès Varda - court métrage -
- 1987 : Ishtar d’Elaine May - Shirra Assel
- 1988 : Camille Claudel de Bruno Nuytten - Camille Claudel
- 1989 : L'Après-Octobre de Merzak Allouache
- 1990 : Lung Ta : les Cavaliers du vent de Franz-Christoph Giercke et Marie-Jaoul de Poncheville - narratrice uniquement
- 1993 : Toxic Affair de Philomène Esposito - Pénélope
- 1994 : La Reine Margot de Patrice Chéreau - Margot
- 1996 : Diabolique de Jeremiah S. Chechik - Mia
- 1998 : Paparazzi d’Alain Berbérian - elle-même
- 2002 : La Repentie de Laetitia Masson - Charlotte
- 2002 : Adolphe de Benoît Jacquot - Ellénore
- 2003 : Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau - Viviane
- 2003 : Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran de François Dupeyron - la star
- 2008 : New York, I Love You
- 2008 : Dernière Adresse de Martine Dugowson
- 1973 : L’École des femmes de Raymond Rouleau
- 1973 : L’Avare de René Lucot
- 1974 : Le Secret des Flamands, feuilleton télévisé de Robert Valey
- 1975 : Ondine de Raymond Rouleau
- 2008 : Figaro d'après la pièce de Beaumarchais, réalisé par Jacques Weber, avec Denis Podalydès
- 2008 : La Journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld
Isabelle Adjani a intégré la Comédie-Française en 1972, en tant que pensionnaire, sans être passée par l’obligatoire Conservatoire national d’art dramatique. Elle y est restée près de trois ans.
- À la Comédie-Française :
- L’École des femmes de Molière, mise en scène Jean-Paul Roussillon
- L’Avare de Molière
- Port-Royal d'Henry de Montherlant
- Ondine de Jean Giraudoux
- Hors Comédie-Française :
- 1972 : La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca , mise en scène Robert Hossein
- 1983 : Mademoiselle Julie de Strindberg, mise en scène Andréas Voutsinas, Théâtre Edouard VII
- 2000 : La Dame aux camélias d’après Alexandre Dumas et René de Ceccatty , mise en scène Alfredo Arias, Théâtre Marigny
- 2006 : Marie Stuart de Wolfgang Hildesheimer, mise en scène Didier Long, Théâtre Marigny
- 1973 : Prix du Syndicat de la critique : meilleure comédienne pour L'École des femmes
- 1981 : Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1981 pour Quartet et Possession.
- 1982 : César de la meilleure actrice pour Possession.
- 1984 : César de la meilleure actrice pour L'Été meurtrier.
- 1989 : Ours d'argent de la meilleure actrice au Festival international du film de Berlin 1989 pour Camille Claudel
- 1989 : César de la meilleure actrice pour Camille Claudel.
- 1995 : César de la meilleure actrice pour La Reine Margot.
- 2003 : Prix de la meilleure actrice au Festival du film romantique de Cabourg pour Adolphe.
- 2004 : Grand prix special des Amériques au festival mondial du film à Montréal pour l'ensemble de sa carrière.
- 1976 : Nomination pour le César de la meilleure actrice pour L'Histoire d'Adèle H.
- 1976 : Nomination pour l'Oscar de la meilleure actrice pour L'Histoire d'Adèle H.
- 1977 : Nomination pour le César de la meilleure actrice pour Barocco.
- 1986 : Nomination pour le César de la meilleure actrice pour Subway.
- 1990 : Nomination pour l'Oscar de la meilleure actrice pour Camille Claudel.
- 2001 : Nomination pour le Molière de la comédienne pour La Dame aux camélias
- 2007 : Nomination pour le Molière de la comédienne pour Marie Stuart
- En 1988, elle se rend en Algérie, patrie de son père, et participe à un meeting sur le campus de Bouzareah, près d'Alger, à la veille du référendum proposé par le président Chadli Bendjedid, afin de « soutenir la naissance d'une démocratie ».
- Lors de la présidentielle française de 1988, son nom ayant été utilisé pour la campagne de Jacques Chirac, elle intervient sur TF1 pour dire qu'elle ne soutient personne.
- En 1999, Elle refuse de se rendre à l'Elysée qui reçoit le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Elle dénonce tant le pouvoir algérien que les terroristes. En 1997, soutenant la manifestation parisienne "pour la paix en Algérie", elle donna une interview retentissante qui lui gagna l'affection du peuple algérien titrée en une du Figaro "L'Algérie m'empêche de dormir, et vous ?".
- En octobre 2007, elle participe à la manifestation, aux côtés de plusieurs personnages connus, contre la mise en place du test ADN pour le regroupement familial.
- Départ de la Comédie-Française en janvier 1975 alors que la prestigieuse compagnie lui propose un contrat de 20 ans, du jamais vu! Adjani préfère se consacrer au cinéma. Le français titre alors: « Adjani, c'est fini! » et Catherine Guérard dira d'elle: « Une Adjani,il n'y en a qu'une par siècle! »
- En 1982, par peur des scènes de nudité, elle refuse dans un premier temps le rôle d'"Elle" dans L'Été meurtrier (rôle pourtant écrit pour elle depuis 1979). Cette raison l'avait déjà poussée à décliner l'offre de Luis Buñuel pour Cet obscur objet du désir. Mais elle se ravise, obligeant la production de Mortelle Randonnée de Claude Miller, sur laquelle elle était engagée, à repousser les dates de tournage.
- En 1983, elle abandonne après quelques jours, le tournage de Prénom Carmen que réalise Jean-Luc Godard. Isabelle Adjani dira notamment, à propos du réalisateur : « Pendant ces quelques jours avec lui, je me suis sentie sans protection, vulnérable ». Elle est remplacée par Marushka Detmers.
- En mai 1983, elle provoque une grève des photographes au Festival de Cannes après avoir annulé sa présence à la conférence de presse de L'Été meurtrier de Jean Becker puis après s'être refusée au jeu du photo-call. Durant la montée des marches par l'équipe du film, les appareils et télé-objectifs seront posés au sol et les professionnels tourneront le dos à la star.
- À l'automne 1983, Isabelle Adjani joue au théâtre Édouard VII, la pièce d’August Strindberg, Mademoiselle Julie, aux côtés de Niels Arestrup. Au bout de quelques représentations, elle abandonne invoquant une grande fatigue. « Ça ne met pas en bonne santé le cinéma », dit-elle. C’est la comédienne Fanny Ardant qui la remplace.
- Le 18 janvier 1987, pour faire taire une rumeur selon laquelle elle aurait été atteinte du sida ou qu'elle serait même décédée, l'actrice se fait interviewer par le journaliste Bruno Masure, au Journal de 20 heures de TF1, pour prouver qu'elle est bien vivante et en bonne santé.
- Isabelle Adjani a participé à des campagnes publicitaires pour le savon Lux, la lessive Woolite, les automobiles Renault, les lingeries Lejaby et aux États-Unis pour les chaussettes GAP.
- Préside la Commission d'avances sur recettes de 1986 à 1988
- Préside le 50eFestival de Cannes du 18 au 27 mai 1997.
- Préside la 30 e Cérémonie des Césars le 26 février 2005.
- En mars 1993, le magazine Première titre « Adjani enfin ! Elle tourne ! »; deuxième fois en 10 ans que la bible des cinéphiles manifeste son impatience et sa joie face à l'actrice aux absences longues et répétées.
- En 1992, elle clôt le dernier défilé de Gianfranco Férré pour Dior habillée d'une robe 18e siècle et d'un masque vénitien. Ce défilé est encore cité comme l'un des plus célèbres de la fin du 20e siècle.
- La réalisatrice Yamina Benguigui est sa meilleure amie. Elles ont déclaré au magazine Paris-Match se voir au moins une fois par jour.
- Depuis 2008, elle est l'ambassadrice de la marque Lancel et la marraine de la nursery de corail To'a Nui.
- Isabelle Adjani a campé, durant 15 jours au cours de juin 2008 à Moscou et ses environs avec la collaboration d'une centaine d'acteurs, figurants et de techniciens, sous l'objectif de Jean-Daniel Lorieux, l'héroïne du roman Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov. Il s'agirait de la prise de vue la plus chère de l'histoire de la photographie. Le shooting donnera lieu à une exposition itinérante qui débutera à Paris dans la galerie Ariane Dandois du 10 décembre 2008 au 24 janvier 2009 (prolongée) pour aboutir à Moscou, via quelques capitales européennes. « La réalisation d'un tel projet est comme une victoire symbolique sur le matérialisme ambiant. » a affirmé la comédienne après la séance photos.
- Isabelle Adjani, Isabelle Adjani in : Jean-Luc Douin (Hrsg.): Comédiennes aujourd'hui : au micro et sous le regard, Paris, Lherminier, 1980. (ISBN 2-862-44 020-5)
- Guy Austin, Foreign bodies: Jean Seberg and Isabelle Adjani, S. 91-106 in: ders., Stars in Modern French Film, Londres, Arnold, 2003. (ISBN 0-340-76 019-2)
- Guy Austin, Telling the truth can be a dangerous business : Isabelle Adjani, race and stardom, in : Remapping World Cinema : Identity, Culture and Politics in Film, herausgegeben von Stephanie Dennison und Song Hwee Lim, London : Wallflower Press, 2006. (ISBN 1-904-76 462-2)
- Michèle Halberstadt, Adjani aux pieds nus - Journal de la repentie, Paris, Calmann-Lévy, 2002. (ISBN 2-702-13 293-6)
- Christian Roques-Briscard, La passion d'Adjani, Lausanne et al., Favre, 1987. (ISBN 2-828-90 279-X)
- Meinolf Zurhorst, Isabelle Adjani. Ihre Filme - Ihr Leben. Heyne Film- und Fernsehbibliothek, Band 163. München, Heyne, 1992. (ISBN 3-453-05 238-2)
- Michel David, Isabelle Adjani, la tentation sublime, Paris, Imago, 2008








