Ivan Lendl est un joueur de tennis tchèque né le 7 mars 1960 à Ostrava, domicilié à Greenwich Connecticut, devenu citoyen américain en 1992. Lendl est l'un des joueurs qui a le plus marqué l'histoire du tennis.
Il intègre l'International Tennis Hall of Fame en 2001.
Lendl a marqué l'histoire par son jeu de fond de court, plus offensif que ceux de ses prédécesseurs (Björn Borg, Guillermo Vilas) mais aussi par son professionnalisme à toute épreuve. Ivan Lendl effectuait une préparation physique et stratégique très poussée avec son entraîneur l'australien Tony Roche, ancien vainqueur de Roland-Garros.
Le public, notamment français, soutenait peu Lendl lui reprochant un côté antipathique. Lendl possède un des plus beaux palmarès de l'histoire du tennis moderne : 270 semaines numéro un mondial à l'ATP, 8 tournois du grand chelem, 144 titres (dont 94 enregistrés par l'ATP), 1 coupe Davis.
John McEnroe un de ses adversaires les plus acharnés reconnaît dans sa biographie Lendl comme un adversaire redoutable qui transforma plus le tennis qu'aucun de ses contemporains immédiats.
L'approche extrêmement posée qu'adoptent certains pros d'aujourd'hui (Andre Agassi ou Justine Henin par exemple) se situe dans la droite lignée de ce qui a fait d'Ivan Lendl un des plus grands champions du XXe siècle. Lendl fournit un travail de tous les instants et une approche méthodique parfaitement adaptée aux exigences du sport moderne.
Si elle peut paraître classique, la préparation Lendl (que subit le jeune Sampras à l'hiver 1989-1990, peu avant son premier triomphe à l'US Open) détonnait dans les années 1980. Les joueurs de l'époque ne se refusaient ni sorties, ni boissons. Les standards minimaux de diététique étaient à l'époque bas[1]. Avec Lendl, tout a changé, et le tennis est entré dans l'ère du professionnalisme.
Au point de vue de la carrière, Ivan Lendl issu d'une famille de tennismen (sa mère était numéro un tchécoslovaque), fut le premier champion du monde juniors de l'histoire en 1978. Rapidement, il s'imposa sur le grand circuit où régnaient encore les 4 as de l'époque, Björn Borg, Jimmy Connors, John McEnroe et Guillermo Vilas. Vainqueur de 7 tournois en 1980, il atteignit sa première finale de grand chelem à Roland-Garros 1981, où il prit deux sets à Björn Borg, qui remportait là son dernier titre du Grand Chelem. Jusqu'en 1984, Ivan Lendl traîna la réputation d'être ce que Connors appelait une « poule mouillée ». En effet, il parvenait à s'imposer très souvent sur le circuit : 10 titres en 1981, 15 en 1982, 7 en 1983, mais échouait sans cesse en finale de Grand Chelem.
À l'US Open 1982 (Connors), 1983 (Connors), en Australie la même année (Wilander), ainsi qu'aux Masters 1980 et 1983, Lendl avait échoué. Comme grands titres, à la veille de la saison 1984, il ne comptait que deux Masters (1981, 1982) et une coupe Davis (1980).
Mais sa persévérance finit par l'emporter sur McEnroe : à Roland-Garros en 1984, dans une finale dramatique, il remonta de deux sets à 0, trois balles de break dans la 3e manche pour finalement s'imposer contre un Américain effondré.
À 24 ans, beaucoup plus tardivement que les autres grands joueurs de son sport, Lendl entrait dans l'histoire. Il laissa certes la suite de la saison 1984 à McEnroe (qui le battit à l'US Open), avant de prendre définitivement le dessus sur l'américain en 1985, chez lui, lors de l'US Open.
Alors qu'il avait perdu face à Wilander le tournoi de Roland-Garros en 1985, et que McEnroe avait été surpris en quarts de Wimbledon par le sud-africain Kevin Curren, les deux joueurs se retrouvèrent à jouer la première place mondiale en finale. En fait de match, on assista au cavalier seul du tchécoslovaque qui prenait la première place mondiale pour les 3 années qui suivirent. John McEnroe ne regagna plus de grand chelem. Lendl enchaîna par une victoire au Masters 1985.
Les duels Lendl-McEnroe avaient ceci de particulier qu'ils constituaient une opposition totale : le côté pince sans rire, froid, méthodique d'un joueur de fond de court travailleur contre l'approche inspirée d'un génie du jeu d'attaque, souvent incontrôlable. Cette opposition, qui connut un apogée dramatique à Roland-Garros en 1984, s'acheva avec la crise de confiance que connut l'américain à la fin de 1985. Resteraient les souvenirs et pour l'Américain, les regrets de ne pas avoir gagné le grand titre qui lui manque.
En 1986, il écrasa la concurrence à Paris et à New York mais échoua en finale de Wimbledon face au jeune Allemand de l'ouest Boris Becker. Pour Lendl, le tournoi londonien allait devenir son chemin de croix. Une 4e victoire au Masters ne corrigeait pas ce sentiment. En 1987, Lendl continua sur sa lancée, remportant les titres parisien (Roland-Garros) et new-yorkais (US Open et Masters). Mais encore une fois il échoua à Wimbledon, cette fois face à l'Australien Pat Cash, joueur fragile et fantasque qui se trouvait cette année-là en état de grâce.
1988, l'« année Wilander », vit Lendl échouer partout : en Australie, autre tournoi qui se refusait à lui, en France, à Londres et à l'US Open. Même le Masters ne lui sourit pas. Beaucoup pensaient alors qu'entre le suédois de 25 ans et le tchécoslovaque de 28 ans le flambeau venait de passer. Et pourtant Wilander, à la fin de son petit chelem, eut beau prendre la première place de Lendl, il ne s'y maintint que 20 semaines.
Et Lendl de reprendre et garder sa première place jusqu’à l'été 1990. Il parvint à s'imposer en Australie à deux reprises (face à Mečíř et Edberg) mais échoua à Roland-Garros en 1989 en huitième de finale dans un match, resté dans les mémoires, face au jeune Américain Michael Chang. En 5 sets, cet adolescent de 17 ans, perclus de crampes à la fin de son match, triompha du favori et numéro un mondial. Usant de tous les stratagèmes possibles, n'hésitant pas à servir à la cuiller ou à se placer à proximité de la ligne de carré de service pour retourner, Chang provoqua la fureur du Tchécoslovaque qui quitta Roland-Garros et n'y revint qu'en 1992 : il voulait se consacrer à Wimbledon, son tournoi maudit.
Cela ne lui fut d'aucune utilité : il ne gagna jamais à Londres. Pour un joueur de fond de court comme lui, il aurait fallu arriver dans une période moins féconde en excellents joueurs de gazon (McEnroe, Edberg et Becker). Il perdit également la finale de l'US Open 1989, sa 8e consécutive à New York (record absolu).
Les dernières années ne furent qu'un lent recul : dernière finale en grand chelem face à Becker à l'Australian 91, dernière demi-finale à l'US Open la même année face à Edberg, il quitte les 10 meilleurs à la fin 1992 (alors qu'il venait de prendre la nationalité américaine), puis, rattrapé par des problèmes de dos, abandonna le tennis professionnel à l'automne 1994. Il se reconvertit alors quelque temps dans le golf, où il ne connut guère de succès.
Il est le joueur qui a disputé le plus de finales de Grand Chelem dans l'histoire (19), celui qui a gagné le plus de matches au Masters (40), le 2e plus long règne de l'ère open à la première place mondiale de l'ATP (270 semaines) derrière Pete Sampras (286). Il fut considéré par les experts comme le meilleur joueur du monde trois années de suite, de 1985 à 1987. Il est aussi le deuxième joueur le plus titré de l'ère open avec 144 tournois remportés juste derrière Jimmy Connors qui en totalise quant à lui 147.
(Voir Records divers depuis les débuts du tennis pour les joueurs les plus titrés de l'histoire)
Il intègre l'International Tennis Hall of Fame en 2001.
Lendl a marqué l'histoire par son jeu de fond de court, plus offensif que ceux de ses prédécesseurs (Björn Borg, Guillermo Vilas) mais aussi par son professionnalisme à toute épreuve. Ivan Lendl effectuait une préparation physique et stratégique très poussée avec son entraîneur l'australien Tony Roche, ancien vainqueur de Roland-Garros.
Le public, notamment français, soutenait peu Lendl lui reprochant un côté antipathique. Lendl possède un des plus beaux palmarès de l'histoire du tennis moderne : 270 semaines numéro un mondial à l'ATP, 8 tournois du grand chelem, 144 titres (dont 94 enregistrés par l'ATP), 1 coupe Davis.
John McEnroe un de ses adversaires les plus acharnés reconnaît dans sa biographie Lendl comme un adversaire redoutable qui transforma plus le tennis qu'aucun de ses contemporains immédiats.
L'approche extrêmement posée qu'adoptent certains pros d'aujourd'hui (Andre Agassi ou Justine Henin par exemple) se situe dans la droite lignée de ce qui a fait d'Ivan Lendl un des plus grands champions du XXe siècle. Lendl fournit un travail de tous les instants et une approche méthodique parfaitement adaptée aux exigences du sport moderne.
Si elle peut paraître classique, la préparation Lendl (que subit le jeune Sampras à l'hiver 1989-1990, peu avant son premier triomphe à l'US Open) détonnait dans les années 1980. Les joueurs de l'époque ne se refusaient ni sorties, ni boissons. Les standards minimaux de diététique étaient à l'époque bas[1]. Avec Lendl, tout a changé, et le tennis est entré dans l'ère du professionnalisme.
Au point de vue de la carrière, Ivan Lendl issu d'une famille de tennismen (sa mère était numéro un tchécoslovaque), fut le premier champion du monde juniors de l'histoire en 1978. Rapidement, il s'imposa sur le grand circuit où régnaient encore les 4 as de l'époque, Björn Borg, Jimmy Connors, John McEnroe et Guillermo Vilas. Vainqueur de 7 tournois en 1980, il atteignit sa première finale de grand chelem à Roland-Garros 1981, où il prit deux sets à Björn Borg, qui remportait là son dernier titre du Grand Chelem. Jusqu'en 1984, Ivan Lendl traîna la réputation d'être ce que Connors appelait une « poule mouillée ». En effet, il parvenait à s'imposer très souvent sur le circuit : 10 titres en 1981, 15 en 1982, 7 en 1983, mais échouait sans cesse en finale de Grand Chelem.
À l'US Open 1982 (Connors), 1983 (Connors), en Australie la même année (Wilander), ainsi qu'aux Masters 1980 et 1983, Lendl avait échoué. Comme grands titres, à la veille de la saison 1984, il ne comptait que deux Masters (1981, 1982) et une coupe Davis (1980).
Mais sa persévérance finit par l'emporter sur McEnroe : à Roland-Garros en 1984, dans une finale dramatique, il remonta de deux sets à 0, trois balles de break dans la 3e manche pour finalement s'imposer contre un Américain effondré.
À 24 ans, beaucoup plus tardivement que les autres grands joueurs de son sport, Lendl entrait dans l'histoire. Il laissa certes la suite de la saison 1984 à McEnroe (qui le battit à l'US Open), avant de prendre définitivement le dessus sur l'américain en 1985, chez lui, lors de l'US Open.
Alors qu'il avait perdu face à Wilander le tournoi de Roland-Garros en 1985, et que McEnroe avait été surpris en quarts de Wimbledon par le sud-africain Kevin Curren, les deux joueurs se retrouvèrent à jouer la première place mondiale en finale. En fait de match, on assista au cavalier seul du tchécoslovaque qui prenait la première place mondiale pour les 3 années qui suivirent. John McEnroe ne regagna plus de grand chelem. Lendl enchaîna par une victoire au Masters 1985.
Les duels Lendl-McEnroe avaient ceci de particulier qu'ils constituaient une opposition totale : le côté pince sans rire, froid, méthodique d'un joueur de fond de court travailleur contre l'approche inspirée d'un génie du jeu d'attaque, souvent incontrôlable. Cette opposition, qui connut un apogée dramatique à Roland-Garros en 1984, s'acheva avec la crise de confiance que connut l'américain à la fin de 1985. Resteraient les souvenirs et pour l'Américain, les regrets de ne pas avoir gagné le grand titre qui lui manque.
En 1986, il écrasa la concurrence à Paris et à New York mais échoua en finale de Wimbledon face au jeune Allemand de l'ouest Boris Becker. Pour Lendl, le tournoi londonien allait devenir son chemin de croix. Une 4e victoire au Masters ne corrigeait pas ce sentiment. En 1987, Lendl continua sur sa lancée, remportant les titres parisien (Roland-Garros) et new-yorkais (US Open et Masters). Mais encore une fois il échoua à Wimbledon, cette fois face à l'Australien Pat Cash, joueur fragile et fantasque qui se trouvait cette année-là en état de grâce.
1988, l'« année Wilander », vit Lendl échouer partout : en Australie, autre tournoi qui se refusait à lui, en France, à Londres et à l'US Open. Même le Masters ne lui sourit pas. Beaucoup pensaient alors qu'entre le suédois de 25 ans et le tchécoslovaque de 28 ans le flambeau venait de passer. Et pourtant Wilander, à la fin de son petit chelem, eut beau prendre la première place de Lendl, il ne s'y maintint que 20 semaines.
Et Lendl de reprendre et garder sa première place jusqu’à l'été 1990. Il parvint à s'imposer en Australie à deux reprises (face à Mečíř et Edberg) mais échoua à Roland-Garros en 1989 en huitième de finale dans un match, resté dans les mémoires, face au jeune Américain Michael Chang. En 5 sets, cet adolescent de 17 ans, perclus de crampes à la fin de son match, triompha du favori et numéro un mondial. Usant de tous les stratagèmes possibles, n'hésitant pas à servir à la cuiller ou à se placer à proximité de la ligne de carré de service pour retourner, Chang provoqua la fureur du Tchécoslovaque qui quitta Roland-Garros et n'y revint qu'en 1992 : il voulait se consacrer à Wimbledon, son tournoi maudit.
Cela ne lui fut d'aucune utilité : il ne gagna jamais à Londres. Pour un joueur de fond de court comme lui, il aurait fallu arriver dans une période moins féconde en excellents joueurs de gazon (McEnroe, Edberg et Becker). Il perdit également la finale de l'US Open 1989, sa 8e consécutive à New York (record absolu).
Les dernières années ne furent qu'un lent recul : dernière finale en grand chelem face à Becker à l'Australian 91, dernière demi-finale à l'US Open la même année face à Edberg, il quitte les 10 meilleurs à la fin 1992 (alors qu'il venait de prendre la nationalité américaine), puis, rattrapé par des problèmes de dos, abandonna le tennis professionnel à l'automne 1994. Il se reconvertit alors quelque temps dans le golf, où il ne connut guère de succès.
- (Abréviation concernant les surfaces : Tb : Terre battue, He : Herbe, D : Dur, D (i) : Dur indoor, M : Moquette.)
Il est le joueur qui a disputé le plus de finales de Grand Chelem dans l'histoire (19), celui qui a gagné le plus de matches au Masters (40), le 2e plus long règne de l'ère open à la première place mondiale de l'ATP (270 semaines) derrière Pete Sampras (286). Il fut considéré par les experts comme le meilleur joueur du monde trois années de suite, de 1985 à 1987. Il est aussi le deuxième joueur le plus titré de l'ère open avec 144 tournois remportés juste derrière Jimmy Connors qui en totalise quant à lui 147.
- La Quinta (futur Masters d' Indian Wells) : finaliste en 1981 et 1982.
- Key Biscayne : vainqueur en 1986 et 1989; finaliste en 1987.
- Monte Carlo : vainqueur en 1985 et 1988; finaliste en 1982.
- Rome : vainqueur en 1986 et 1988; demi finaliste en 1981.
- Hambourg : vainqueur en 1987 et 1989; demi finaliste en 1980.
- U.S. Pro Boston : vainqueur en 1992, 1993 et 1994.
- Montréal-Toronto : vainqueur en 1980, 1981, 1983, 1987, 1988 et 1989; finaliste en 1982, 1985 et 1992; demi finaliste en 1979 et 1991.
- Cincinnati : vainqueur en 1982; finaliste en 1992; demi finaliste en 1983.
- Wembley pro : vainqueur en 1984, 1985 et 1987.
(Voir Records divers depuis les débuts du tennis pour les joueurs les plus titrés de l'histoire)
- 1 : T.O.C. = Tournament of Champions.
- (ces 2 finales ne sont pas recensées par le site Web de l'ATP mais figurent dans le guide de l'ATP.)
- 1) Finale définitivement arrêtée suite à une alerte à la bombe alors que Lendl menait 6-0, 1-0.
- 2) Finale arrêtée à 4-1 au deuxième set et non reprise suite au mauvais temps (pluie).
- John Barrett, éditeur, World of Tennis Yearbooks, London, de 1976 à 1983.
- Michel Sutter, Vainqueurs Winners 1946-2003, Paris, 2003. Sutter a, dans un premier temps, essayé de recenser tous les tournois internationaux de 1946 à l'automne 1991. Pour chaque tournoi il a indiqué la ville, la date de la finale, le vainqueur, le finaliste et le score de la finale. Un tournoi est inclus dans sa liste si : (1) le tableau comprend au moins huit joueurs (à quelques exceptions près comme les tournois Pepsi Grand Slam de la seconde moitié des années 1970; et (2) le niveau du tournoi fut au moins égal à celui des tournois challenger de maintenant. Le livre de Sutter est probablement la source la plus exhaustive de tournois depuis la Seconde Guerre mondiale, même si quelques tournois professionnels de la période précédent l'ère open ne sont pas enregistrés. Par la suite Sutter a publié une deuxième édition, avec pour seules indications les joueurs, leurs victoires et les années correspondantes, sur la période 1946 - 27 avril, 2003.
- ↑ Dans sa biographie are you serious ? , McEnroe évoque les sorties avec Vitas Gerulaitis
- Joueurs de tennis numéros 1 mondiaux
- (en) Ivan Lendl sur le site officiel de l'ATP Tour
- (en) Ivan Lendl sur le site officiel du International Tennis Hall of Fame
- Fiche technique sur Lendl Caractéristiques majeures de son jeu et quelques citations
