Biographie de Jörg Haider

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L'homme lige de Haider perd son procès contre un satiriste
Le Monde
Il est très mince, toujours bronzé, adore la couleur turquoise et fut le porte-parole dévoué de Jörg Haider, le tribun de la droite populiste autrichienne, ...




L'Italie mafieuse - La déliquescence
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... sein du gouvernement, lorsqu'un Jörg Haider fait une percée inattendue en Autriche, des deux côtés de l'Atlantique on crie à hue et à dia, avec raison. ...




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Décès de l'architecte austro-américain Raimund Abraham dans un ...
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Pour protester contre l'entrée dans le gouvernement autrichien du parti populiste d'extrême-droite de Jörg Haider, décédé depuis en 2008, il avait renoncé ...

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And Now Europe's Uber-Right Is Surging
The Business Insider
In Austria, Nazy sympathist Jörg Haider had bouts of electoral success. But the huge surge in the right never really amounts to much, or a huge trend. ...
Blond bombshell Geert Wilders returns to Britain, looking for a fightTimes Online
Dutch anti-Islam politician creates stir in UKThe Associated Press
Is Geert Wilders the new William of Orange?Telegraph.co.uk (blog)
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Berlusconi et les dérives italiennes
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La dérive de l'Italie peut-elle évoquer, ne serait-ce qu'indirectement, celle de l'Autriche en 2000, lorsque ce pays faisait entrer le parti de Jörg Haider ...
Le regard sur le monde de dominique moïsi Berlusconi et les ...Les Échos

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Incorrigible Autriche
Causeur
Elle est candidate au nom du FPOe, le parti d'extrême droite xénophobe naguère dirigé par feu Jörg Haider. Les chrétiens-démocrates, qui participent au ...

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Batiweb
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Des amis virtuels peu conventionnels
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... avait affirmé « je ne nie pas certaines affinités avec Jörg Haider, ni non plus avec Jean-Marie Le Pen, mais ça ne veut pas dire que j'endosse tout ». ...




Un candidat autrichien "pure race"
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L'affiche du FPO, parti nationaliste et populiste autrichien de feu Jorg Haider. "Agriculture nationale, plutôt qu'asservissement à la politique agricole de ...




"Die Grenze" im TV: Nazi-Stasi-Utopie - frei nach Haider
DiePresse.com
Jörg Haider diente als Vorbild für den Rechtsextremisten. Die Utopie ist nah: In zweieinhalb Monaten, am 31.Mai 2010, greift al-Qaida die sieben weltweit ...

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Jörg Haider, né le 26 janvier 1950 à Bad Goisern (Haute-Autriche) et mort à la suite d'un accident de la route le 11 octobre 2008 à Klagenfurt (capitale du land de Carinthie), était un homme politique autrichien, membre dirigeant du Parti autrichien de la liberté (FPÖ) de 1977 à 2005 et président-fondateur de l'Alliance pour l'avenir de l'Autriche (BZÖ) de 2005 à 2008, tous deux des partis populistes et nationalistes, situés à l'extrême droite de l'échiquier politique autrichien. Il est Landeshauptmann (gouverneur) du land de Carinthie de 1989 à 1991 et de 1999 jusqu'à sa mort, en 2008.

Marié, il avait deux filles.



Fils d'un cordonnier, il fait des études de droit et entre en 1977 au Parti autrichien de la liberté (FPÖ), parti populiste et nationaliste qui fut membre de la coalition gouvernementale menée par le Parti social-démocrate d'Autriche (SPÖ) du chancelier Fred Sinowatz de 1983 à 1986. Haider devient le président du FPÖ en 1986 et le demeure jusqu'en 2000, année où il est remplacé à ce poste par Susanne Riess-Passer, Herbert Haupt et enfin Ursula Haubner (sa sœur).

Lorsqu'il prend la tête du FPÖ, celui-ci ne recueille que 250 000 voix lors des élections et n'est qu'un petit parti contestataire.

En 1989, Jorg Haïder se fait élire gouverneur de Carinthie mais doit renoncer à ce poste deux ans plus tard suite au scandale provoqué par son éloge de la politique de l'emploi du Troisième Reich[1].

En 1995, il qualifie la Waffen-SS de « partie de l'armée allemande à laquelle il faut rendre honneur ». Il fera par la suite plusieurs autres déclarations de même nature.

En 1999, il est de nouveau élu gouverneur de Carinthie, avec le soutien des conservateurs de l'ÖVP, puis réélu en 2004, avec le soutien des sociaux-démocrates du SPÖ.

Entre-temps, en 2000, son parti recueille 26,9 % des voix ce qui l'amène à négocier l'entrée du FPÖ au gouvernement formé par Wolfgang Schüssel.

En avril 2005, il fait sécession du FPÖ et fonde l'Alliance pour l'avenir de l'Autriche (BZÖ) pour poursuivre la politique d'alliance avec le parti conservateur, ÖVP. Les six ministres ainsi que plusieurs députés du FPÖ rejoignent alors le nouveau parti. Mais lors des élections du 1er octobre 2006, le BZÖ obtient seulement 8 sièges avec 4,2 % des suffrages exprimés sur l'ensemble de l'Autriche, contre 11,2 % au FPÖ (21 sièges), avec qui les relations restent très tendues. Après la chute de la grande coalition SPÖ-ÖVP, les deux partis doublent leurs scores respectifs lors des élections législatives du 28 septembre 2008, la BZÖ obtenant 21 élus (contre 35 au FPÖ).



Haider meurt le 11 octobre 2008, dans un accident de voiture au retour du Stadtkrämer, un bar gay de Klagenfurt[2], capitale de la Carinthie dont il était gouverneur depuis 1999. Selon le parquet, il roulait à 142 km/h à bord de sa voiture de fonction, une Volkswagen Phaeton, dans une zone limitée à 70 km/h lorsque l'accident s'est produit[3], avec un taux d'alcoolémie de 1,8 gramme, largement supérieure à la limite de 0,5 gramme autorisée en Autriche[4]. Grièvement blessé à la tête et au thorax, il est mort peu après des suites de ses blessures[5].

Son décès provoque une émotion considérable en Autriche alors que Jörg Haider venait de se positionner comme un partenaire possible de la future coalition gouvernementale et se rapprocher du chef du FPÖ. Le président de la République, Heinz Fischer, parle de « tragédie humaine » et d'« un homme politique de grand talent », qui a su « susciter l'enthousiasme mais aussi de fermes critiques » alors que le chef des sociaux-démocrates et premier ministre potentiel, Werner Faymann, déplore la disparition d'un « homme politique d'exception » dont la disparition le touchait « profondément ». À droite, le vice-chancelier conservateur sortant, Wilhelm Molterer, se dit « profondément choqué » par la mort de Haider, soulignant son « profond respect » pour son courage politique tandis que Heinz-Christian Strache, à qui Jörg Haider avait été contraint en 2005 de céder la présidence du FPÖ, déplore la « perte d'un homme politique de premier plan[6],[7] ». La disparition de Jörg Haider a donné lieu à l'émergence d'une théorie du complot selon laquelle il aurait été assassiné[8].

Les funérailles de Jörg Haider, retransmises en direct à la télévision publique, ont lieu le 18 octobre 2008 en présence de plus de 25 000 personnes, dont une grande partie de la classe politique du pays, comme le président de la république, Heinz Fischer, le chancelier social-démocrate Alfred Gusenbauer, le chef du parti social-démocrate Werner Faymann, ses homologues des autres partis et des présidents de régions. La cérémonie funèbre s'est conclue par l'hymne national et par un requiem[9].



Dès le lendemain de sa mort, Haider est remplacé à la tête du BZÖ par Stefan Petzner, considéré comme son fils adoptif avant son décès et qui fut son porte-parole avant de devenir le cosecrétaire général du BZÖ en 2006. Petzner est cependant démis de ses fonctions dès le 24 octobre 2008 (et remplacé par Joseph Buchner[10]) suite à ses déclarations au sujet de ses liens avec Jörg Haider : « notre relation allait plus loin qu'une simple amitié. Moi et Jörg étions liés par quelque chose de spécial. C'était l'homme de ma vie », confirmant ainsi les rumeurs[11] sur la bisexualité présumée de Haider.

Selon plusieurs médias [12][13], la bisexualité de Jörg Haider et ses différentes liaisons homosexuelles au sein de son parti sont établies et connues des journalistes et hommes politiques autrichiens depuis plusieurs années — certains surnommaient le BZÖ « l'écurie à amants[10] » —, mais étaient un sujet tabou dans son pays par bienséance et respect de la vie privée.



Jörg Haider s'est fait connaître de l'Europe entière pour sa politique de défense nationale et contre les écoles slovènes et les panneaux routiers bilingues (la Carinthie dont il a été gouverneur abrite une importante minorité slovène). Il est également l'auteur de dérapages antisémites, de propos cherchant à minimiser les responsabilités de l'Autriche dans la traque des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale[6] et de campagnes islamophobes et anti-immigrés[6]. Il défendit également la politique de l'emploi mené par Hitler :

« Dans le Troisième Reich, ils ont fait une politique de l'emploi convenable, ce que n'arrive même pas à sortir votre gouvernement à Vienne[14]. »
Il a attaqué le prix Nobel de littérature, Elfriede Jelinek, qualifiant son œuvre de « dégénérée[6] ». Il se liera aussi avec des responsables des régimes irakiens, sous Saddam Hussein, et libyens[6].

Mais aux yeux de nombreux Autrichiens, il apparaissait comme le défenseur du peuple contre les élites viennoises ou bruxelloises[6].

Le 7 mai 2007, dans les colonnes du quotidien populaire Österreich, celui-ci s’est qualifié de « modèle » pour le nouveau chef d’État français, Nicolas Sarkozy : « C’est une ironie de l’histoire que les Français élisent maintenant leur Jörg Haider, et une satisfaction que le « Napoléon de poche », Jacques Chirac, appartienne désormais au passé. »



  • 1979-1983 : député au Conseil national (Nationalrat) pour le Parti autrichien de la liberté (FPÖ) et benjamin de l'assemblée
  • 1983-1986 : membre du gouvernement régional de Carinthie
  • 1986-1989 : député au Conseil national
  • 1989-1991 : gouverneur de Carinthie
  • 1992-1999 : député au Conseil national
  • 1999-2008 : gouverneur de Carinthie


  1. « Jörg Haider, le bronzé de l'extrême-droite autrichienne », Libération, 11 octobre 2008.
  2. « Avant son accident, Jörg Haider était dans un bar gay », 20minutes.ch, 17 octobre 2008.
  3. « Jörg Haider roulait à 142 km/h lors de son accident », Libération, 12 octobre 2008.
  4. « Autriche: Jörg Haider était ivre », Le Figaro, 15 octobre 2008.
  5. « Jörg Haider, leader de l'extrême droite autrichienne meurt dans un accident de voiture », Le Monde, 11 octobre 2008.
  6. ↑ a  b  c  d  e  f  « L'Autriche sous le choc de la mort de Jörg Haider », L'Express, 11 octobre 2008.
  7. « L'Autriche salue un homme d'exception », Le Figaro, 11 octobre 2008.
  8. « Nouvelle théorie du complot : Jörg Haider victime d’un assassinat politique », Conspiracy Watch, 15 octobre 2008.
  9. « Des milliers d'Autrichiens ont pris part aux obsèques de Jörg Haider », Le Monde, 18 octobre 2008.
  10. ↑ a  b  Marc Epstein, « La liaison gay de Jörg Haider », L'Express, 24 octobre 2008.
  11. (en) « Jorg Haider successor tells of their 'relationship' », The Daily Telegraph, 22 octobre 2008 ; « Mr Petzner, 27, now head of the Alliance of the Future of Austria, said: "We had a relationship that went far beyond friendship. Me and Jorg were connected by something truly special. He was the man of my life." »
  12. (fr) «La bisexualité de Jörg Haider exposée au grand jour », LCI, 23 novembre 2008
  13. (de) Ulrich Weinzierl, « Wie Österreich mit Haiders Bisexualität umgeht », Die Welt, 20 octobre 2008 ; « Auch wenn Journalisten und politische Gegner längst Bescheid wissen – in Österreich spricht keiner öffentlich über Jörg Haiders Bisexualität. »
  14. „Im Dritten Reich haben sie ordentliche Beschäftigungspolitik gemacht, was nicht einmal Ihre Regierung in Wien zusammenbringt.“, cité par la GdG Jugend, mouvement de jeunesse de la Gewerkschaft der Gemeindebediensteten, le quatrième groupe le plus important de l'ÖGB.








  • Friede durch Sicherheit Freiheitliches Bildungswerk, Wien, 1992
  • Europa der Regionen Stocker, Graz: ISBN 3702006761, 1993 (Umberto Bossi, Joze Pucnik, Jörg Haider)
  • Die Freiheit, die ich meine Ullstein Verlag GmbH, Frankfurt/Main - Berlin, 1993
  • The Freedom I Mean Swan Books, New York 12567, Juli 1995
  • Befreite Zukunft jenseits von links und rechts Ibera Verlag/European University Press GmbH, Wien, 1997
  • Zu Gast bei Saddam - Im Reich des Bösen Ibera Verlag/European University Press GmbH, Wien, 2003
  • Bewegung Ibera Verlag: ISBN 3850521745, 2004


  • Brigitte Bailer-Galanda et Wolfgang Neugebauer, Haider und die Freiheitlichen in Österreich, Berlin 1997
  • Brigitte Bailer-Galanda et Wolfgang Neugebauer, Handbuch des österreichischen Rechtsextremismus, Wien 1996
  • Michael Jungwirth: Von Haider bis Le Pen - Europas Rechtspopulisten Styria, 2002

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