Jacques Chailley est un musicologue et compositeur français né à Paris le 24 mars 1910, mort à Montpellier le 21 janvier 1999.
Sa mère était la pianiste Céliny Chailley-Richez (1884–1973), son père le violoniste Marcel Chailley. Adolescent, il fut pensionnaire à l’Abbaye de Fontgombault (Indre) où il apprit à jouer de l’orgue et s'initia à la direction de chœurs. Agé de 14 ans, il composa un Domine non sum dignus à quatre voix. En 1933, il fonda la Psalette Notre-Dame dans le but de faire revivre la musique du Moyen-Âge, à laquelle il consacrera une grande part de son activité musicologique. Au Conservatoire de Paris, il étudie l’harmonie avec Nadia Boulanger, le contrepoint avec Claude Delvincourt, l’histoire de la musique avec Maurice Emmanuel et André Pirro, l’orgue avec Yvonne Rokseth et la composition avec Henri Busser. De 1946 à 1961, il dirige la chorale L’Alauda. Il fut secrétaire général (1937) puis sous-directeur (1941) du Conservatoire de Paris, dont il dirigea également un ensemble vocal. En 1952 il crée la première chaire d'histoire de la musique à la Sorbonne. Il fut également inspecteur général de la musique au Ministère de l'Éducation nationale et directeur, en 1982, de la Schola Cantorum.
Jacques Chailley a publié de nombreux ouvrages marquants, aussi bien sur la musique grecque que sur celle du Moyen-Âge, sur les Passions, les chorals pour orgue et l’Art de la fugue de J. S. Bach ; sur les aspects maçonniques de La Flûte enchantée de Mozart, le Carnaval de Schumann, le Winterreise de Schubert ou le Tristan de Wagner. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’harmonie et son histoire, la question de la modalité (L’imbroglio des modes), ainsi qu’une importante histoire de la musique en plusieurs volumes et des ouvrages de vulgarisation, comme son 40 000 ans de musique. On lui doit également diverses publications (Adam de la Halle, Guillaume de Machault, Gautier de Coinci, etc.) et une Petite histoire de la chanson populaire française. Son érudition et son éclectisme, mais aussi son caractère tranché et ses opinions marquées firent de lui un des principaux personnages de la vie musicale française de l’après-guerre. Compositeur conservateur, fermement opposé aux avant-gardes atonales et sérielles, il laisse une œuvre de 129 numéros d’opus, davantage oubliée aujourd’hui que son œuvre théorique. Son œuvre musicologique comporte 53 livres et 429 articles divers.
Sa mère était la pianiste Céliny Chailley-Richez (1884–1973), son père le violoniste Marcel Chailley. Adolescent, il fut pensionnaire à l’Abbaye de Fontgombault (Indre) où il apprit à jouer de l’orgue et s'initia à la direction de chœurs. Agé de 14 ans, il composa un Domine non sum dignus à quatre voix. En 1933, il fonda la Psalette Notre-Dame dans le but de faire revivre la musique du Moyen-Âge, à laquelle il consacrera une grande part de son activité musicologique. Au Conservatoire de Paris, il étudie l’harmonie avec Nadia Boulanger, le contrepoint avec Claude Delvincourt, l’histoire de la musique avec Maurice Emmanuel et André Pirro, l’orgue avec Yvonne Rokseth et la composition avec Henri Busser. De 1946 à 1961, il dirige la chorale L’Alauda. Il fut secrétaire général (1937) puis sous-directeur (1941) du Conservatoire de Paris, dont il dirigea également un ensemble vocal. En 1952 il crée la première chaire d'histoire de la musique à la Sorbonne. Il fut également inspecteur général de la musique au Ministère de l'Éducation nationale et directeur, en 1982, de la Schola Cantorum.
Jacques Chailley a publié de nombreux ouvrages marquants, aussi bien sur la musique grecque que sur celle du Moyen-Âge, sur les Passions, les chorals pour orgue et l’Art de la fugue de J. S. Bach ; sur les aspects maçonniques de La Flûte enchantée de Mozart, le Carnaval de Schumann, le Winterreise de Schubert ou le Tristan de Wagner. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’harmonie et son histoire, la question de la modalité (L’imbroglio des modes), ainsi qu’une importante histoire de la musique en plusieurs volumes et des ouvrages de vulgarisation, comme son 40 000 ans de musique. On lui doit également diverses publications (Adam de la Halle, Guillaume de Machault, Gautier de Coinci, etc.) et une Petite histoire de la chanson populaire française. Son érudition et son éclectisme, mais aussi son caractère tranché et ses opinions marquées firent de lui un des principaux personnages de la vie musicale française de l’après-guerre. Compositeur conservateur, fermement opposé aux avant-gardes atonales et sérielles, il laisse une œuvre de 129 numéros d’opus, davantage oubliée aujourd’hui que son œuvre théorique. Son œuvre musicologique comporte 53 livres et 429 articles divers.
- Jacques Chailley, Histoire musicale du Moyen Âge. Paris, Presses Universitaires de France, 1950, 2ème édition : 1969, Index, 336 p.
- Jacques Chailley, Traité historique d’analyse harmonique, Leduc, 1951, 1977
- Jacques Chailley, 40.000 ans de musique. Paris, Plon, [1961], 326 p. Réédition : Paris, L'Harmattan, 2000, 328 p.

