Biographie de Jacques Chirac

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Jacques Chirac, né le 29 novembre 1932 dans le 5e arrondissement de Paris, est un homme d'État français qui a exercé les plus hautes responsabilités de la Ve République.

Il fut premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing (1974-1976) puis, inaugurant la première cohabitation, celui du socialiste François Mitterrand (1986-1988). Il est le 5e président de la Ve République (22eprésident de la République) du 17 mai 1995 au 16 mai 2007, période incluant la troisième cohabitation (1997-2002). Il fut également le premier maire de Paris (1977-1995) après le rétablissement de cette fonction (supprimée entre 1871 et 1977, son prédécesseur était Jules Ferry). Il siège au Conseil constitutionnel dont il est membre de droit depuis la fin de son second mandat de chef de l'État.





Né le 29 novembre 1932 à la clinique Geoffroy Saint-Hilaire (Ve arrondissement de Paris), Jacques René Chirac est le fils d'Abel François Chirac (1893-1968), administrateur de la société aéronautique et de Marie-Louise Valette (1902-1973). Tous deux proviennent de familles corréziennes, ses deux grands-pères sont instituteurs — de Sainte-Féréole, en Corrèze. D'après Jacques Chirac, son nom « a pour origine la langue d'oc, celle des troubadours, donc celle de la poésie ».

Le jeune Jacques, élevé en enfant unique (sa sœur aînée, Jacqueline est décédée en bas-âge avant sa naissance), commence ses études à l'école communale de Sainte-Féréole en Corrèze avant de les poursuivre à Paris au lycée Carnot puis entre au lycée Louis-le-Grand. Après son baccalauréat, il fait une campagne de trois mois comme matelot sur un navire charbonnier. Il intègre en 1951 l'Institut d'études politiques de Paris dont il est diplômé en 1954. Durant cette période, brièvement, il milite dans la mouvance du Parti communiste avec notamment le futur éditeur Christian Bourgois. Il vend L'Humanité rue de Vaugirard, et participe au moins à une réunion de cellule communiste comme il l'a raconté[1]. Il signe en 1950 l'Appel de Stockholm, contre l'armement nucléaire, d'inspiration communiste[2] (cela lui vaudra d'être interrogé lorsqu'il demandera son premier visa pour les États-Unis, pays pour lequel il nourrit une réelle admiration) ; il sera ainsi diplômé de la Summer school de Harvard.

Ses fiançailles avec Bernadette Chodron de Courcel sont célébrées dans l'appartement des Chodron de Courcel, boulevard Raspail, le 17 octobre 1953. À l'automne 1954, il est reçu à l'ENA, avant d'être classé huitième à l'École de la Cavalerie (i.e. les blindés) de Saumur[3]. On lui refuse cependant le grade d'officier en raison de son passé communisant et il faut l'intervention des relations de la famille Chodron de Courcel (le général Kœnig) pour l'obtenir. Il en sort sous-lieutenant de cavalerie. En 1954, il soutient une thèse de géographie économique à l'Institut d'études politiques de Paris, où il était entré trois ans auparavant, intitulée Le port de La Nouvelle-Orléans, dirigée par le professeur Jean Chardonnet.

Le 16 mars 1956, il épouse Bernadette Chodron de Courcel, malgré les réticences de la famille de celle-ci face à un jeune homme issu d'un milieu différent. Les Chodron de Courcel refusent un mariage solennel dans la basilique Sainte-Clotilde, habituée des familles de la haute société du faubourg Saint-Germain. La cérémonie a donc lieu dans la chapelle de Jésus-Enfant (29 rue Las-Cases), annexe de l'église, réservée alors au catéchisme et aux cérémonies plus intimes. Il a avec elle deux filles, Laurence, en 1958 et Claude en 1962.

Juste après son mariage, de 1956 à 1957, il effectue son service militaire. En tant que jeune diplômé prometteur, il aurait pu éviter de faire la guerre d'Algérie (pendant 18 mois), mais il se porte volontaire et est affecté au 2e Chasseur d'Afrique (il est en poste à Souk-el-Barba). Il est libéré de son service le 3 juin 1957. Jacques Chirac explique qu'il n'est devenu gaulliste qu'en 1958, et qu'en 1947, il a pris sa carte du Rassemblement du peuple français « sans savoir ce [qu'il] faisait ».

Grâce à son mariage, et à son ambition, il change complètement de milieu social. Il rejoint en 1957 l'École nationale d'administration dans la promotion Vauban, dont il sort seizième en 1959, celle-ci étant détachée en Algérie par Charles de Gaulle entre le 17 avril 1959 et avril 1960. Jacques Chirac est détaché en tant que « renfort administratif », auprès du directeur général de l'Agriculture en Algérie, Jacques Pélissier.

À son retour en France métropolitaine, Jacques Chirac est nommé auditeur à la Cour des comptes et devient maître de conférences à l'Institut d'études politiques. En juin 1962, il devient chargé de mission (pour la « construction, les travaux publics, et les transports ») auprès du secrétariat général du gouvernement Pompidou, puis au cabinet du premier ministre. Un an plus tard, il est conseiller référendaire à la Cour des comptes.

En 1965, il est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole, en Corrèze, berceau de la famille Chirac, sans qu'il se soit présenté. Un an plus tard, Georges Pompidou l'envoie en Corrèze arracher la circonscription d'Ussel à l'opposition. Bénéficiant du soutien de Marcel Dassault et de son journal, menant une campagne acharnée, il bat son adversaire Georges Émon, du Parti communiste français, de justesse[4], dans un bastion du parti. Dans cette victoire à l'arrachée sur une gauche divisée[5], il bénéficie de la neutralité bienveillante de la gloire locale Henri Queuille et de l'inamovible maire d'Égletons, le socialiste Charles Spinasse, ancien ministre de Léon Blum[6]. Charles Spinasse affirme à cette occasion que Jacques Chirac est un type très « Front populaire »[7]



Moins d'un mois plus tard le 8 mai 1967, Jacques Chirac — surnommé « mon bulldozer » par Georges Pompidou — est nommé sous-secrétaire d'État à l'Emploi, dans le troisième gouvernement Pompidou (et servira encore dans tous les gouvernements successifs, dirigés par Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer jusqu'en 1974). L'une de ses premières réalisations est la création de l'Agence nationale pour l'emploi. Durant mai 1968, il joue un rôle capital lors des Accords de Grenelle et devient l'archétype du jeune énarque brillant, parodié dans Astérix. Aussitôt après mai 68, il est nommé secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances, chapeauté par le jeune ministre Valéry Giscard d'Estaing. Les deux hommes se méfient l'un de l'autre tout en travaillant ensemble : Jacques Chirac n'est pas mis dans la confidence de la dévaluation du franc, en 1969.

En 1971 il devient ministre chargé des relations avec le Parlement, puis, le 5 juillet 1972, il est nommé ministre de l'Agriculture et du Développement rural, dans le gouvernement Messmer, où il se fait remarquer en obtenant massivement les voix des agriculteurs. En novembre 1973, soutenu par le président, il revient sur des décisions de Valéry Giscard d'Estaing, alors en voyage.

En mars 1974, probablement à la suite de l'affaire des écoutes du Canard enchaîné, il « échange » son poste avec celui de Raymond Marcellin, jusque-là ministre de l'Intérieur. À la mort de Georges Pompidou, peu de temps après, il choisit de soutenir Pierre Messmer, un temps candidat, puis Valéry Giscard d'Estaing contre le candidat gaulliste Jacques Chaban-Delmas. Il rallie contre ce dernier 39 parlementaires et 4 ministres, dit « Appel des 43 » et contribue ainsi largement à la victoire de Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle. Il bénéficie aussi d'une bonne connaissance du terrain et des élus locaux acquis en moins de deux ans au ministère de l'Agriculture, et surtout de sa position dans un ministère « stratégique » où il a la haute main sur les préfets, les Renseignements généraux, etc.



Le 27 mai 1974, en raison de son rôle décisif dans son élection, Valéry Giscard d'Estaing nomme Jacques Chirac premier ministre. Il conserve l'appui de l'Union pour la défense de la République (qui ne compte que cinq ministres) dont il devient le secrétaire général, sans même en avoir été membre. À Matignon, il instaure un style détendu et studieux, tout en débutant un bras de fer avec le président. Tous deux désirent gouverner le pays et possèdent un caractère très différent : leur rivalité est la même depuis leurs tensions au ministère des Finances. De plus, Jacques Chirac se voit imposer par le président un grand nombre de ministres qu'il n'apprécie pas. C'est notamment le cas de Michel Poniatowski et Jean-Jacques Servan-Schreiber, tous deux fermement anti-gaullistes. Jacques Chirac se débarrasse rapidement du co-fondateur de L'Express sur la question des essais nucléaires. « JJSS » y est opposé et le fait savoir, ce qui le pousse à la démission. Pour le remplacer, Valéry Giscard d'Estaing impose à Jacques Chirac le second co-fondateur de L'Express en la personne de Françoise Giroud, qui devient secrétaire d'État.

Les réformes entreprises par Valéry Giscard d'Estaing surprennent puis agacent les gaullistes. Majorité à 18 ans, loi sur l'avortement, extension de la couverture de sécurité sociale, la « poignée de main » à des détenus en prison, tout cela n'est pas du goût de l'UDR et va à l'encontre des idéaux de l'électorat de droite. Les relations se tendent entre les deux têtes de l'exécutif. Les deux conseillers personnels de Jacques Chirac, Pierre Juillet et Marie-France Garaud, le poussent même à la rupture avec Valéry Giscard d'Estaing.

Le 11 janvier 1976, le président effectue un remaniement ministériel contre l'avis du premier ministre, qui dénonce le pouvoir exercé par Valéry Giscard d'Estaing et demande une refonte complète de sa politique. Après une rencontre au fort de Brégançon, Jacques Chirac décide de démissionner de son poste, geste qu'il annonce le 25 août 1976. Il déclare à la télévision : « Je ne dispose pas des moyens que j’estime aujourd'hui nécessaires pour assumer efficacement mes fonctions de premier ministre et dans ces conditions, j'ai décidé d'y mettre fin ». Jacques Chirac aurait affirmé à Valéry Giscard d'Estaing « qu'il voulait quitter la vie politique […] et qu'il s'interrogeait sur sa vie, et qu'il parlait même de monter une galerie d'art ».





Après avoir annoncé sa candidature au poste de Maire de Paris (il était initialement hostile au changement statutaire de la Ville), il crée le Rassemblement pour la République. Ce parti gaulliste reprend les bases de l'UDR et Jacques Chirac en devient le président. Le 20 mars 1977, malgré l'opposition de Raymond Barre qui soutient Michel d’Ornano, il devient le premier maire de Paris depuis Jules Ferry. Le poste qu'il obtient, nouvellement créé, est très important : quinze milliards de francs de budget, 40 000 fonctionnaires. C'est aussi et surtout un excellent tremplin électoral. Il est accusé d'avoir utilisé, pour l'appareil du RPR et à des fins purement électorales, un certain nombre de moyens de la municipalité parisienne : emplois fictifs, marchés publics du bâtiment (voir les affaires), frais de bouche.



En vue de l'élection présidentielle de 1981, Jacques Chirac fait du RPR une puissante machine politique : toujours dans la majorité et plus important, avec 150 députés, que l'Union pour la démocratie française (parti créé en 1978 pour soutenir l'action du président), il est très critique vis-à-vis du gouvernement. Le 26 novembre 1978, Jacques Chirac est victime d'un accident sur une route de Corrèze et est transporté à l'hôpital Cochin à Paris. De là, il lance l'« Appel de Cochin » qui dénonce le « parti de l'étranger », c'est-à-dire l'UDF, en accusant le parti de Valéry Giscard d'Estaing d'agir au nom de l'Europe et contre les intérêts de la France.

En 1979, il est tête de liste aux élections européennes, auxquelles il échoue, sa liste ne recueillant que 16,3 % des voix, derrière les 27,6 % de Simone Veil, tête de liste de l'UDF. Élu député européen, il ne siègera jamais à Strasbourg, démissionnant de sa nouvelle fonction, préférant ses mandats nationaux.

Lors de l'élection présidentielle, il fait campagne sur le sujet de la réduction des impôts — suivant l'exemple de Ronald Reagan — et obtient 18 % des voix au 1er tour, et se retrouve largement distancé par Valéry Giscard d'Estaing (28 %) et François Mitterrand (26 %), qui remporte le second tour (parmi les slogans de campagne, on retrouve la chanson Jacques Chirac Maintenant[8]). Jacques Chirac annonce que « personnellement » il votera pour le chef de l'UDF. Ses militants, et surtout ses jeunes militants, retiennent le peu de conviction du message et votent massivement pour le candidat de l'opposition. Selon Valéry Giscard d'Estaing[9], Raymond Barre et Christian Bonnet, la permanence du RPR conseille de voter pour François Mitterrand entre les deux tours ; Valéry Giscard d'Estaing explique que François Mitterrand lui aurait confirmé avoir rencontré Jacques Chirac chez Édith Cresson à cette occasion. Toujours selon Valéry Giscard d'Estaing, la stratégie de Jacques Chirac étant de faire élire François Mitterrand puis d'essayer d'obtenir une nouvelle fois la majorité au parlement, François Mitterrand étant obligé de dissoudre la chambre issue de 1978. Pour Jacques Chirac, la présence de ministres communistes créera chez les Français un sentiment de peur comparable à celui de mai 1968, ce qui provoquera un nouveau raz-de-marée gaulliste. Pierre Messmer confirme cette version des faits. Le candidat socialiste est élu.

Affaibli par le faible score du premier tour, le RPR ne remporte que 83 sièges aux élections législatives. Jacques Chirac est l'un des rares de son camp à voter pour l'abrogation de la peine de mort, contre l'avis de la majorité des Français. Il devient cependant de plus en plus populaire chez les électeurs de droite comme maire de Paris, notamment en développant une politique de transports en commun, en venant en aide aux personnes âgées, aux handicapés et aux mères célibataires, tout en incitant les entreprises à rester dans la ville mais en organisant la destruction des quartiers populaires. En 1983, il est réélu en remportant, avec sa coalition RPR-UDF le « grand chelem » : la totalité des vingt arrondissements. Fort de cette victoire, il s'affirme comme le chef de l'opposition sur le plan national.



En mars 1986, lors des élections législatives à la proportionnelle, l'union RPR-UDF obtient de justesse la majorité, avec seulement deux sièges, et survient ce que Raymond Barre baptise « cohabitation ». Jacques Chirac, chef de la majorité, devient premier ministre.

La cohabitation est l'occasion d'une guerre de tranchées entre le premier ministre et le président. François Mitterrand, critiquant ouvertement l'action de son premier ministre, se pose en président impartial. Il refuse de signer des ordonnances et Jacques Chirac doit recourir à l'article 49 al 3. La stratégie du président favorise la lassitude de l'opinion vis-à-vis de la méthode et des réformes du gouvernement, et le premier ministre doit se résoudre à en abandonner certaines. Il réussit à freiner la progression du chômage, mais pas à l'arrêter. Il paye également la défiance de la jeunesse, à laquelle son ministre Alain Devaquet s'est heurté en novembre 1986 et l'image de son ministre Charles Pasqua, populaire à droite mais détesté à gauche. Ce dernier négocie en secret la libération des otages[10] du Liban. La version officielle, commune dans les affaires de prise d'otages, est qu'il n'y a pas eu de rançon ; on accuse le premier ministre d'avoir vendu la technologie nucléaire française à l'Iran et de vouloir manipuler l'opinion publique.



En 1988, Jacques Chirac se présente à l'élection présidentielle. Confronté à la remontée spectaculaire de François Mitterrand dans les sondages, il se lance dans une tournée dans toute la France pour expliquer sa politique. Au premier tour, il obtient seulement 19,94 % et est talonné à droite par Raymond Barre qui en attire 16,6 %, et se trouve largement distancé par François Mitterrand et ses 34,1 %. Le journaliste Éric Zemmour a rapporté que Jacques Chirac aurait eu une entrevue secrète avec Jean-Marie Le Pen entre les deux tours, ce qu'il a toujours nié. En fait, il y aurait eu deux rencontres selon Franz-Olivier Giesbert. La première se serait déroulée un mois avant le premier tour par l'intermédiaire d'un ami commun, le général Pierre de Bénouville. Il s'agissait d'une prise de contact afin de que les deux hommes puissent se jauger. Une seconde rencontre aurait eu lieu entre les deux tours. Cette fois, Charles Pasqua est l'intermédiaire qui organise l'entrevue chez un ami armateur[11]. Cette fois-ci, Chirac a pris sa décision et fait preuve d'une « inflexible intransigeance » à la grande stupéfaction de Jean-Marie Le Pen[12]. Opposant une fin de non recevoir, Chirac aurait demandé au chef du Front national de ne pas lancer le moindre appel en sa faveur[13]. Lors de son allocution du 1er mai 1988, Jean-Marie Le Pen ne pouvait plus que déclarer : « Pas une voix pour Mitterrand ! » laissant ses électeurs libres de choisir entre le vote blanc et le bulletin Chirac[14]. Depuis cette date, Jean-Marie Le Pen nourrit une rancune envers Jacques Chirac.

Lors d'un débat télévisé rugueux, Jacques Chirac affronte le président sortant (Mitterrand) durant lequel le président affirme « dans les yeux » qu'il n'était pas au courant des tractations pour libérer les otages[10] du Liban.

Au soir du second tour de l'élection le 8 mai 1988, Jacques Chirac subit une défaite cuisante en n'obtenant que 45,98 % des voix. Son camp est démoralisé, et sa femme va jusqu'à affirmer : « les Français n'aiment pas mon mari ».

De nouveau dans l'opposition, il reste maire de Paris, réélu triomphalement en 1989 et travaille à se maintenir en tête de l'opposition. En 1991, il déclare qu'il est « absolument hostile au plan Delors tendant à instituer en Europe une monnaie unique ».



Face aux grandes difficultés du gouvernement de gauche, il participe à la campagne législative de 1993 qui voit la victoire écrasante de la droite. Échaudé par l'expérience précédente, il préfère rester en retrait et laisse Édouard Balladur devenir premier ministre, formant ainsi la Deuxième cohabitation. L'accord tacite entre les deux hommes est simple : à Édouard Balladur l'Hôtel Matignon, à Jacques Chirac le Palais de l'Élysée en 1995.

Cependant Édouard Balladur, au vu de sa popularité, décide de se présenter à l'élection présidentielle : les partisans du président du RPR crient à la trahison, d'autant que le premier ministre entraîne avec lui une large partie des chiraquiens du premier cercle, la plupart membres de son gouvernement, dont Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua. Philippe Seguin, un temps hésitant, se lance dans la bataille auprès du candidat « légitime » et devient avec Alain Juppé et Alain Madelin un des principaux soutiens de Jacques Chirac. Celui-ci, espérant devancer Édouard Balladur, annonce sa candidature tôt, le 4 novembre 1994. Il entame une campagne dynamique et centrée sur le thème de la « fracture sociale ». Jacques Chirac réussit à éliminer Édouard Balladur au premier tour, avant de remporter le second face à Lionel Jospin, candidat socialiste, avec 52,64 % des voix : il devient président de la République.





À son arrivée à l'Élysée, le 17 mai, il nomme Alain Juppé premier ministre. Ce dernier met l'accent sur la lutte contre le déficit de budgétaire et la dette de l'État afin de respecter le pacte de stabilité de l'Union européenne et d'assurer l'arrivée de l'Euro.

Le 16 juillet 1995 à l'occasion du 53e anniversaire de la rafle du vélodrome d'hiver, Jacques Chirac reconnait « la faute collective » de la France et déclare : « ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français[15]. »

Dès juillet 1995, une de ses toutes premières décisions est d'effectuer une ultime campagne d'essais nucléaires avant la signature du TICE, afin de permettre au CEA de développer son programme Simulation. Cette décision, arrivée au moment du cinquantenaire des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki, provoque un tollé, en particulier en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Japon, aux États-Unis et dans les milieux écologistes, sans qu'il cède : la campagne d'essais a lieu.

La politique internationale de la France change subitement en Yougoslavie, où le président ordonne des représailles suite au meurtre de soldats français, conjointes avec l'OTAN, qui met fin à la guerre civile. Il mène parallèlement une politique qui le rapproche des pays arabes tout en travaillant au processus de paix dans le conflit israélo-palestinien. La France rejoint le commandement intégré de l'OTAN, après avoir tenté d'obtenir pour un militaire européen (en fait, français), le commandement sud de l'Otan, basé à Naples.

Le 22 février 1996, le président annonce sa décision de professionaliser les armées et de suspendre le service national. Ce choix de suspension, et non d'abolition, doit permettre de le rétablir en cas de conflit armé.

Le 22 octobre 1996, il se rend en Israel et se met en colere contre le chef de la securite israelienne en l'accusant de provocation à l'egard des commercants palestiniens.

De plus en plus impopulaire, le gouvernement d'Alain Juppé doit affronter des grèves massives durant l'hiver 1995-1996, dues à la réforme des retraites du public et au gel du salaire des fonctionnaires. Devant l'essoufflement de sa majorité, il risque une dissolution, attendue par beaucoup et probablement conseillée par Dominique de Villepin, de l'Assemblée nationale le 21 avril 1997, soit onze mois avant la date prévue. Pris de court, ni son parti ni son électorat ne comprennent son geste tandis que l'opposition crie à la manœuvre. Les élections qui suivent voient la victoire de la « gauche plurielle », menée par Lionel Jospin. Jacques Chirac nomme ce dernier premier ministre.



La Troisième cohabitation est bien plus longue que les précédentes, puisqu'elle dure cinq ans. Le président et le premier ministre tentent de parler d'une seule voix dans le cadre de l'Union européenne ou de la politique étrangère, se rendant ensemble aux sommets européens (comme lors des deux autres cohabitations), même si on y assiste parfois à des passes d'armes verbales entre les deux hommes.

C'est à cette époque qu'éclatent les affaires politico-financières au sujet du RPR et de la mairie de Paris (voir ci-dessous). À l'initiative d'un député socialiste, Arnaud Montebourg, trente députés (dix-neuf PS, quatre « verts », quatre radicaux, deux PCF et un MDC) déposent une motion demandant la traduction de Jacques Chirac devant la Haute cour. La motion est rejetée. Dans une décision du 22 janvier 1999[16], le Conseil constitutionnel, présidé alors par Roland Dumas, confirme au président son immunité telle qu'elle est définie dans la constitution.

Le gouvernement Jospin connaît une popularité importante, marquée par la loi des 35 heures, la baisse du chômage et la reprise économique mondiale de la fin du siècle. Partant favori, le premier ministre décide de rétablir le calendrier initial des élections (la présidentielle avant les législatives) et surtout obtient du président (et pressé également par l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing) d'abord très réticent, qu'il propose la modification de la Constitution pour transformer le septennat en quinquennat. Le 24 septembre 2000 la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans est adoptée par un référendum marqué par une abstention record. (30,19% de participation, 73,21% de oui 26,79% de non).

Face à la pression de ses soutiens, les sondages lui étant peu favorables, Jacques Chirac décide d'annoncer plus tôt que prévu sa candidature pour l'élection présidentielle, le 11 février 2002 lors d'un meeting à Avignon, devançant ainsi Lionel Jospin (ce dernier annonce sa propre candidature le 20 février).

S'appuyant sur la jeune garde des députés RPR, il favorise la formation progressive d'un nouveau parti qui doit voir la fusion du RPR, de l'UDF et de DL : l'Union pour la majorité présidentielle. Les futurs éléments de ce nouveau parti (que l'UDF, dirigée par François Bayrou, refuse de rejoindre) développent les thèmes de la sécurité et de la baisse des impôts.

Après un début de campagne moyen, Jacques Chirac prend du poil de la bête suite aux erreurs de Lionel Jospin (la phrase « Un président vieilli et usé » choque). Fort de sa grande expérience des campagnes présidentielles, Jacques Chirac mène alors une campagne dynamique, notamment sur les thèmes de la baisse des impôts (promesse de baisse de 33 % de l'impôt sur le revenu) et de l'insécurité, très largement relayé et diffusé par les médias (les Guignols de l'info de Canal + accusent TF1 et son journal de 13h d'amplifier le mouvement ; la gauche parle de « sentiment d'insécurité ») qui multiplient le temps d'audience sur le sujet et celui de la violence urbaine. Lionel Jospin voit dans le même temps sa campagne s'essouffler. Le 21 avril, c'est la surprise, « comme un coup de tonnerre » : Lionel Jospin est battu dès le premier tour. Jacques Chirac, arrivé en tête avec 19,88 % (le plus faible score pour un président sortant) se voit opposé à Jean-Marie Le Pen. Souvent décrit comme un antiraciste viscéral, assuré de l'emporter, il décide de refuser de débattre avec son adversaire, déclarant que « face à l'intolérance et à la haine, il n'y a pas de transaction possible, pas de compromission possible, pas de débat possible ». Il laisse alors la gauche et la jeunesse manifester en appelant à voter pour lui (le slogan de ses opposants les plus farouches est « Votez escroc, pas facho ») et est élu avec un score sans commune mesure : 82,21 %.





Lionel Jospin lui ayant aussitôt remis sa démission, il nomme un membre de Démocratie libérale, Jean-Pierre Raffarin comme premier ministre, lequel gouverne par ordonnances pendant quelques semaines : l'UMP, alors créée par l'association du RPR, de Démocratie libérale et d'une large partie de l'UDF, remporte largement les élections législatives suivantes, et obtient la majorité absolue à l'Assemblée Nationale, avec 365 des sièges. Jacques Chirac peut à nouveau s'appuyer sur une majorité parlementaire. Il s'appuie également sur un groupe de députés UDF réduit à 30 membres, et nomme un seul ministre issu de ce parti, Gilles de Robien, député-maire d'Amiens.

Jean-Pierre Raffarin entame la mise en œuvre de certaines des promesses de la campagne : baisse de l'impôt sur le revenu et multiplication d'actions ciblées contre la délinquance, avec son très médiatique et populaire ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, et contre l'insécurité routière, avec le ministre des transports Gilles de Robien. Viendront ensuite l'assouplissement des 35 heures, la réforme des retraites et de la sécurité sociale, la décentralisation.

Du 26 août au 4 septembre 2002, Jacques Chirac est présent au sommet de la Terre qui s'est tenu à Johannesburg. Il est accompagné par des représentants de quelques entreprises françaises des secteurs des services essentiels, et par des ONG. Il affirme, dans le cadre d'une intervention restée célèbre : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».

La situation internationale, marquée par l'attentat du 11 septembre, voit l'intensification de la politique étrangère du président des États-Unis, George W. Bush, avec qui Jacques Chirac s'entend mal. S'il l'avait soutenu lors de l'intervention en Afghanistan, il place la France, aux côtés de l'Allemagne dirigée par Gerhard Schröder, la Russie dirigée par Vladimir Poutine et la Chine Populaire de Hu Jintao, comme l'opposante principale des États-Unis contre l'invasion de l'Irak. Épaulé par son ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, il obtient que les États-Unis passent par l'ONU avant toute intervention. Profitant d'un large consensus national sur la question, Jacques Chirac se fait le chantre d'un « monde multipolaire ». Soutenu par les opinions publiques européennes mais seulement par quelques dirigeants (le belge Guy Verhofstadt et l'allemand Gerhard Schröder), il s'oppose aux États-Unis, soutenus par huit gouvernements ouest-européens (dont la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Espagne) et dix pays est-européens et laisse entendre qu'il utilisera son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies tant que la situation n'évoluera pas. Cette annonce lui vaut une campagne hostile, notamment dans une partie des médias anglo-saxons (The Sun titre alors « Chirac is a worm » — « Chirac est un ver »). Les relations avec les États-Unis deviennent exécrables, ne commençant à se normaliser qu'à partir de la commémoration du débarquement en Normandie, quinze mois plus tard.

Lors du défilé militaire du 14 juillet 2002, Maxime Brunerie, un jeune militant d'extrême-droite, tente d'assassiner Jacques Chirac.

Au lendemain d'une défaite massive aux élections cantonales et régionales de 2004 (20 des 22 régions de France métropolitaine passent ou repassent à gauche), il nomme Nicolas Sarkozy ministre d'État, ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie : la plupart des éditorialistes politiques (dont ceux du Canard enchaîné, du Nouvel observateur et de l'Express) y voient un moyen de contrer sa popularité toujours aussi forte (contrairement à celle du premier ministre, au plus bas dans les sondages). Face aux ambitions présidentielles affichées par Nicolas Sarkozy, il le met en demeure, lors de son allocution du 14 juillet 2004, de choisir entre son fauteuil et le poste de président de l'UMP. En novembre, Nicolas Sarkozy est élu président du parti et quitte son ministère, alors confié à Hervé Gaymard. En février 2005, celui-ci est contraint à la démission suite à un scandale très médiatisé et est remplacé par le PDG de France Télécom, Thierry Breton.

Pour impliquer les Français dans la Constitution européenne, Jacques Chirac décide qu'un référendum sera organisé pour la ratification de celle-ci, à organiser au plus vite afin de remporter le scrutin. Désormais favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne (son « vœu le plus cher »), il voit une partie de sa majorité s'opposer à cette perspective, ce qui vient brouiller les cartes du référendum : le 17 décembre 2004, les Vingt-cinq décident l'ouverture de négociations avec la Turquie. Le projet de directive Bolkestein détourne une partie de l'inquiétude sociale grandissante sur l'Europe, malgré les tentatives de désamorçage du président. Pis, Jaques Chirac, pour la première fois aux yeux du public, semble déconnecté des attentes sociales, notamment des jeunes, lors d'un débat télévisé bien encadré, le 14 avril 2005 sur TF1. Dans un contexte de quasi-unanimmité en faveur du « oui » des partis de gouvernement et des médias, les sondages s'inversent trois fois, le débat enflamme les Français et mobilise les médias jusqu'au jour du référendum.



Le 29 mai 2005, après une campagne marquée par l'implication personnelle du président, le « non » l'emporte avec 54,87 % des voix et avec une forte participation de 69,74 %. Le surlendemain, Jean-Pierre Raffarin démissionne ; Jacques Chirac annonce son remplacement par un duo formé par Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy : l'un comme premier ministre, l'autre comme ministre d'État, rejoignant le ministère de l'Intérieur. La presse se déchaîne contre le peu de changement des membres du gouvernement mais est intriguée par la « cohabitation » des deux (on parle de « vice-premier Ministre »). Jean-Louis Borloo, un temps pressenti, élargit son ministère en devenant ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement.

Jacques Chirac entame alors un bras de fer avec Tony Blair (qui prend la présidence de l'Union), sur le budget de l'Union. Cette confrontation s'étend à la candidature de Paris et Londres pour les Jeux Olympiques d'été de 2012 où les deux hommes s'impliquent personnellement. Les Français partent favoris et espèrent contrer la morosité qui s'abat sur le pays, mais, le 6 juillet, Londres est choisie par le CIO. Le 4 octobre 2005, lors d'un sommet franco-italien, Jacques Chirac reproche à la Commission européenne de ne pas lutter contre des licenciements chez Hewlett-Packard, ce qui fait réagir le président de la Commission qui qualifie cette accusation de « démagogie », estimant que le sujet est du domaine national.

Le projet de Charte de l'environnement voit le jour. Il a été voulu par le président Chirac, conseillé par une commission d'experts. Le texte de la Charte de l'environnement est adopté le 28 février 2005 par le Parlement réuni en congrès, et promulgué officiellement par Jacques Chirac le 1er mars. Il figure désormais dans le préambule de la Constitution de la Ve République. C'est la Cour de cassation qui reprend maintenant les travaux d'adaptation juridique nécessaires.

Depuis le référendum, les sondages de popularité le concernant sont au plus bas et ne remontent que lentement. Le 2 septembre 2005, il est hospitalisé à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, pour un accident vasculaire cérébral (ou attaque cérébrale) ayant entraîné un léger trouble de la vision qui disparaît en quelques jours[17]. Il en sort le 9 septembre 2005, mais ne doit pas prendre l'avion pendant quelques semaines. Le premier ministre Dominique de Villepin représente alors la France au sommet de l'ONU le 13 septembre 2005. Il peine à masquer la rivalité qui l'oppose à Nicolas Sarkozy, rendue plus aigüe depuis l'accident du président. Fin 2005, selon un sondage[18], 1 % des Français souhaitent que Jacques Chirac soit le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007. En outre, un Français sur trois déclare souhaiter que le chef de l'État démissionne de l'Élysée pour provoquer une présidentielle anticipée[19]. La plupart des éditorialistes affirment que Jacques Chirac ne se représentera pas en 2007 mais Patrick Devedjian pense le contraire[20]; Jacques Chirac demande au début de l'année 2006 à Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, « de la retenue » en attendant que la question de sa succession vienne à l'ordre du jour.

À partir de la fin du mois d'octobre 2005, suite à la mort de deux jeunes à Clichy-sous-Bois électrocutés en se réfugiant dans un transformateur EDF[21], puis à des déclarations du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, les actes de violence se multiplient les nuits suivantes, les médias finissant par parler d'émeutes, se propageant dans de nombreuses banlieues en France (des milliers de voitures brûlées, des entreprises et bâtiments publics détruits, etc.). Le 8 novembre, Jacques Chirac décrète en Conseil des ministres l'état d'urgence (qui sera levé environ 2 mois plus tard, le 4 janvier 2006), les préfets pouvant déclarer le couvre-feu dans toute ou partie du territoire. Jacques Chirac s'adresse pour la première fois sur ces émeutes en banlieues directement aux Français via la télévision et la radio le lundi 14 novembre, regardé par plus de vingt millions de télespectateurs[22].

En visite le 19 janvier 2006 à l'Île Longue, base opérationnelle des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) français, Jacques Chirac y réaffirme les principes de la politique de dissuasion nucléaire française, marquant une inflexion de la doctrine nucléaire du pays : ne plus raisonner « du faible au fort » mais « du fort au fou », dans une période marquée par le terrorisme et les ambitions nucléaires de pays comme l'Iran et la Corée du Nord. Si les États-Unis et le Royaume-Uni réagissent positivement à cette annonce, la classe politique allemande s'inquiète de cette position, alors que l'Iran proteste.

Après le Contrat nouvelle embauche (CNE), Dominique de Villepin décide, au début de l'année 2006, de lancer un nouveau contrat de travail similaire, pour les jeunes, baptisé Contrat première embauche (CPE). La mobilisation syndicale et étudiante contre ce projet en particulier, et contre la dite loi pour l'égalité des chances plus généralement, se met lentement en place mais finit par prendre des proportions très importantes, et le premier ministre est mis en difficulté. Jacques Chirac prend plusieurs fois la parole pour le soutenir, mais n'intervient pas avant le 31 mars, où, dans une allocution devant 21 millions de téléspectateurs, il annonce la promulgation de la loi qui contenait le CPE mais demande de ne pas appliquer cette mesure en attendant une nouvelle loi sur le sujet, confiant le dossier à l'UMP, ce qui fait dire à un proche de Nicolas Sarkozy : « en réalité, le CPE est bel et bien suspendu, mais on ne le dit pas pour ne pas vexer Villepin »[23]. La presse se montre très critique sur ces demi-mesures et le 10 avril, le premier ministre annonce le remplacement rapide du CPE par une autre loi.

L'affaire Clearstream 2 vient ensuite bousculer l'emploi du temps du gouvernement. Dominique de Villepin, mais aussi Jacques Chirac, sont soupçonnés par la presse d'avoir commandité des enquêtes confidentielles sur des hommes politiques français, entre lesquels Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Chevènement et Alain Madelin, qui ont été accusés anonymement et faussement d'avoir profité de rétrocommissions en marge de l'affaire des frégates de Taiwan. Nicolas Sarkozy porte plainte contre X en janvier 2006 pour « dénonciation calomnieuse », rapidement rejoint par une série d'autres personnalités françaises.

L'affaire Clearstream 2 dévie par la suite vers l'affaire du compte japonais de Jacques Chirac, puisque le Canard enchaîné affirme dans son édition du 10 mai 2006 que le procès-verbal du général Rondot, membre de la DGSE, indiquait aussi que Jacques Chirac aurait détenu un compte de 300 millions de francs (45 millions d'euros) au Japon, à la Tokyo Sowa Bank appartenant à Soichi Osada, un ami de Jacques Chirac (fait chevalier de la Légion d'honneur en 1994), arrêté en 2000 au Japon pour faillite frauduleuse. Le général ajoutait que ce compte avait été ouvert en 1992 mais il s'est rétracté par voie de presse. Jacques Chirac a nié aussitôt détenir tout compte au Japon, affirmant que le Canard faisant référence à une enquête ouverte par la DGSE en 2000 (juste avant la présidentielle) au sujet de comptes supposés qu'il aurait détenus au Japon, enquête qui elle-même aurait été ouverte sur la base d'un article dans la presse japonaise. Le 9 novembre 2006, est publié dans un livre la note interne de la DGSE du 11/11/1996 parlant de ce compte bancaire japonais, Gilbert Flam ayant enquêté autour de cette affaire a déclaré que cette histoire de compte bancaire secret était une manipulation de la presse japonaise. Dans son édition du 23 mai 2007, le Canard Enchaîné affirme que les juges en charge de l'affaire Clearstream ont des preuves concrètes (telle que des relevés de comptes) de l'existence de ce compte bancaire japonais de Jacques Chirac[24]. Les déclarations de patrimoine de Jacques Chirac publiées en 1995 et en 2007 ne mentionnent pas la détention de compte bancaire à l'étranger. S'il a menti dans ces déclarations, Jacques Chirac pourrait être poursuivi fausse déclaration en 1995, puisque la Cour de cassation a considéré que la prescription de trois ans est suspendue pendant l'exercice de son mandat présidentiel. À noter que cette banque japonaise ayant fait faillite en 1999, Jacques Chirac a pu y perdre beaucoup, s'il avait réellement un compte dans cette banque[25],[26],[27].

Lors de ses vœux du 31 décembre 2006[28], Jacques Chirac annonce la décision du gouvernement de Dominique de Villepin de mettre en place un droit au logement opposable dans les toutes prochaines semaines.

Dominique de Villepin lui remet la démission de son gouvernement le 15 mai 2007 à la veille de la passation de pouvoir entre le président sortant et Nicolas Sarkozy.



Le 11 mars 2007 il annonce lors d'un discours télévisé qu'il ne se présentera pas à l'élection présidentielle de 2007 et que par conséquent il ne briguera pas de troisième mandat : « Je ne solliciterai pas vos suffrages pour un nouveau mandat », ajoutant : « Au terme du mandat que vous m'avez confié, le temps sera venu pour moi de vous servir autrement ». Le 21 mars suivant, il dit « donner son vote et son soutien à Nicolas Sarkozy » dans le cadre de cette élection[29]. L'encore actuel président accorde ce soutien au nom du parti qu'il a créé, à savoir l'UMP. « Cette formation politique [l'UMP] a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy [...]. C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien ». Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu président de la République et la passation des pouvoirs a lieu le 16 mai.






Le 16 mai 2007, Jacques Chirac quitte l'Élysée pour un appartement quai Voltaire à Paris, prêté par la famille de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri[30], assassiné dans un attentat à Beyrouth en février 2005.

Comme tous les anciens Présidents de la République, il est désormais membre de droit à vie du Conseil constitutionnel où il côtoie Valery Giscard d'Estaing. En tant que tel, il touche une indemnité mensuelle de 12 000 €. Selon l'association 1901 « Sauvegarde retraites »[31], il est de plus éligible à une retraite cumulée estimée en juin 2007 à 18 781 €, répartie de la manière suivante :

D'après des documents saisis au quai d'Orsay et à la Chancellerie, et cités par le journal Le Monde le 12 juin 2007, Jacques Chirac lui-même aurait suggéré au président djiboutien de saisir la Cour internationale de justice afin de contourner la juge d'instruction française dans l'affaire Borrel[32], affaire dans laquelle il se voit ainsi mis en cause.

Le 21 novembre 2007, Jacques Chirac se voit notifier sa mise en examen par la juge Xavière Siméoni du pôle financier de Paris dans le cadre de l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris employés au cabinet de celui qui était alors maire de la ville. C'est la première fois qu'un ancien président de la République française est mis en examen par la justice.

Le 11 avril 2008, il se fait poser avec succès un stimulateur cardiaque, quelques jours après un examen de routine[33].

Il se consacre à la Fondation Jacques Chirac pour le développement durable et le dialogue des cultures[30], afin qu'elle soit active en juin 2008, installée en juin au Musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Au titre de sa fondation, il se rend dans plusieurs pays d'Afrique pour inaugurer des projets d'accès à l'eau, aux médicaments, à l'éducation[30].

Il se rend également à deux reprises en Russie à l'invitation personnelle de Vladimir Poutine[30]. Toutefois, Jacques Chirac refuse de donner des conférences pour lesquelles il est fréquemment sollicité par diverses universités dans le monde[30].





Le 21 septembre 2000, est publié dans le journal Le Monde un aveu posthume de Jean-Claude Méry, promoteur et financier occulte du RPR, lequel accuse Jacques Chirac, alors maire de Paris, d'avoir été au cœur du système. Le RPR (tout comme l'UDF, le PS et le PC) est accusé d'avoir alimenté son budget à l'aide de commissions versées par des entreprises du bâtiment auxquelles la région Île-de-France a confié en contrepartie d'importants travaux publics. Jacques Chirac était alors le président du RPR. Il était également maire de Paris lors des faits de l'affaire des faux électeurs du Ve arrondissement. Une enquête a lieu dans le cadre du financement de voyages en avion à caractère privé de l'ancien maire. Bertrand Delanoë, nouveau maire de Paris, ignorant ces premières accusations, rend public durant la campagne présidentielle de 2002 un rapport détaillant les 2,13 millions d'euros (soit 700 euros par jour) dépensés en « frais de bouche » par Jacques Chirac et sa femme entre 1987 et 1995 ; un non-lieu pour prescription est prononcé par le juge d'instruction Philippe Courroye en 2003.

Au total, depuis les années 1990, le nom de Jacques Chirac est régulièrement évoqué dans huit affaires judiciaires impliquant notamment la Mairie de Paris, parmi lesquelles l'affaire des emplois fictifs, l'affaire des faux chargés de mission, ou encore l'affaire des HLM de Paris. La plupart de ces affaires ont été jugées (certains de ses proches collaborateurs comme Michel Roussin, Louise-Yvonne Casetta ou Alain Juppé ont été condamnés) ou classées sans suite ou sont en cours. Jacques Chirac a toujours refusé de témoigner devant la justice et de se rendre aux convocations des juges lorsqu'il était président de la République en raison du statut pénal de ce dernier, le tenant à l'abri de poursuites judiciaires durant toute la période de son mandat. En conséquence, des personnalités politiques de gauche comme Jack Lang, Noël Mamère ou Arnaud Montebourg ont réclamé un changement de la législation et la fin de « l'immunité présidentielle ». Le 16 juin 2007 (un mois après la fin de son mandat) cette immunité est arrivée à son terme. Le 19 juillet 2007, Jacques Chirac est entendu une première fois par la justice sur cette affaire dans ses bureaux de la rue de Lille. Cette audition porterait sur une des affaires des emplois fictifs du RPR. Pour cette première affaire il a été entendu par les juges en tant que témoin assisté, à la différence de la deuxième affaire en cours en tant que mis en examen.

Convoqué pour une seconde audition le 21 novembre 2007, il est mis en examen dans cette même affaire[34], pour détournement de fonds publics. Il est ainsi le premier ancien président de la République à faire l'objet d'une telle mesure pénale sous la Ve République.





Depuis 2004, les autorités djiboutiennes souhaitent se voir reconnues compétentes pour mener l'enquête sur l'assassinat du juge Borrel survenu à Djibouti le 18 octobre 1995 (l'instruction sur l'assassinat de Bernard Borrel est encore en cours, actuellement dirigée par le juge Sophie Clément du tribunal de Paris). Or, le 29 janvier 2005, le ministère des affaires étrangères français assure publiquement, par communiqué de presse, qu'une copie du dossier d'instruction français relatif au décès de Bernard Borrel serait « prochainement transmise à la justice djiboutienne », qui en avait fait la demande. Cette communication est intervenue dix jours avant que la juge Sophie Clément ne soit officiellement saisie de cette demande d'entraide judiciaire. La juge refusera le 8 février 2005 la transmission, estimant notamment que la demande de Djibouti avait « pour unique but de prendre connaissance […] de pièces mettant en cause le procureur de la République de Djibouti ».

Le comportement d'Hervé Ladsous, alors porte-parole du quai d'Orsay, s'analyse, selon Élisabeth Borrel, en une pression sur la juge Clément[35]. Elle dépose alors une plainte avec constitution de partie civile, et une enquête est confiée aux juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia le 2 mars 2006 (instruction toujours en cours)[36].

Jacques Chirac et la présidence de la République seraient mêlés à ces pressions sur la justice. D'après des documents saisis au quai d'Orsay, et à la Chancellerie et cités par le journal Le Monde[37], l'idée de saisir la Cour internationale de justice contre la France pour contourner la juge d'instruction Sophie Clément et avoir accès au dossier a été suggérée par Jacques Chirac au président djiboutien.





Les réformes budgétaires de l'État ont conduit à faire assumer par le budget de fonctionnement de l'Élysée des crédits qui n'étaient auparavant pas de sa compétence. C'est le même principe que pour les budgets des collectivités territoriales avec la décentralisation. Les charges existaient auparavant mais l'État en transfère la responsabilité avec les moyens nécessaires pour l'assumer. Les modifications en question ont eu lieu pendant la présidence de Jacques Chirac.





  • Grand-Croix de la Légion d'Honneur (1995, en tant que président de la République)
  • Grand-Croix de l'Ordre National du Mérite (1974, en tant que premier ministre)
  • Croix de la Valeur Militaire
  • Médaille de l'Aéronautique
  • Chevalier du Mérite agricole (1972, en tant que ministre de l'agriculture)
  • Chevalier des Arts et des Lettres
  • Chevalier de l'Étoile Noire (Bénin)
  • Chevalier du Mérite Sportif
  • Grand-Croix pro Merito Melitensi de l'Ordre de Malte
  • Officier de l'Ordre national du Québec
  • Condor de oro « Grand Condor »[39] (la plus haute distinction de la fédération sportive de Bolivie)
  • Prix d'État (Russie)[40]
  • Chevalier grand-croix au grand cordon (Ordre du Mérite de la République italienne)[41]


  • Dans Obélix et compagnie, Jacques Chirac est caricaturé à travers le Romain nommé « Caius Saugrenus ».
  • Dans le Bébête show (1982-1993), de Jean Roucas et de Stéphane Collaro, Jacques Chirac est « Black Jacques », un aigle aux plumes bleues.
  • Les Guignols de l'info parodient régulièrement Jacques Chirac qui est présenté comme un personnage franchouillard et débonnaire, suffisamment sympathique dans son genre pour qu'on ait dit que c'est aux Guignols de l'info que Jacques Chirac doit son succès contre Édouard Balladur en 1995 (mais pas en 2002 où ces mêmes Guignols le présentent sous le personnage peu flatteur de « Super-Menteur »).
  • Prix Ig Nobel de la Paix 1996 : « pour avoir commémoré le cinquantième anniversaire du bombardement de Hiroshima avec des essais nucléaires dans le Pacifique ».
  • Le 31 mai 2006 sort le film Dans la peau de Jacques Chirac, un documentaire ayant un ton très critique et satirique sur la carrière de Jacques Chirac, et ayant pour narration une imitation de la voix du président.


Ses principaux succès lui sont généralement crédités dans le domaine de la Défense et des Affaires étrangères - passage à l'armée de métier, création de la Force de réaction rapide en 1995 pendant la guerre de Bosnie, en rupture avec la passivité des années Mitterrand[42]. Son opposition farouche au projet américain de guerre en Irak, fin 2002- début 2003 est également largement vue comme un des moments forts de ses deux mandats, dans la continuité gaullienne d'une certaine "idée de la France" [43]. D'autres commentateurs, sans contester la validité de la position de fond, ont cependant estimé que la forme brutale, sans nuance, et possiblement teintée d'une idéologie anti-américaine de cette opposition a eu pour effet de la rendre contre-productive[44]. Ils ont souligné la maladresse et l'arrogance du commentaire de Jacques Chirac estimant que les pays de l'Est de l'Europe, nouvellement entrés dans l'Union, et plutôt favorables à la position américaine avaient "perdu une bonne occasion de se taire". Et lorsque Jacques Chirac a affirmé que "la guerre est toujours la pire des solutions", beaucoup y ont vu la tentation dévastatrice d'un pacifisme intégral aux relents munichois[45]. Devenu très proche durant son second mandat, et après la crise de l'invasion de l'Irak, du chancelier allemand Gerhard Schröder, il incarne avec celui-ci un nouveau « couple » franco-allemand succédant à ceux formés par le passé par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing et Helmut Kohl et François Mitterrand.

Mais c'est surtout au plan intérieur que le bilan de Jacques Chirac est jugé particulièrement sévèrement par les commentateurs politiques[46]. À l'issue de ses douze années de mandats, il laisse une France profondément divisée (comme l'ont montré les émeutes dans les banlieues de la fin 2005 ou le "non" au référendum sur la Constitution Européenne), endettée (1142 millards d'euros en 2006, soit 63,7% du PIB[47]), et en décrochage économique par rapport à ses partenaires européens et au reste du monde. Jacques Chirac s'est surtout révélé profondément incapable de mettre en œuvre les réformes nécessaires à la modernisation de la France[48], alors que dans le même temps les voisins européens de la France réformaient leurs économies en profondeur - et en particulier le gouvernement de Gerhard Schröder en Allemagne, pourtant socialiste et Verts, faisant par exemple passer l'âge de la retraite à 67 ans. Après l'échec des projets de réforme du gouvernement Juppé et le traumatisme des grandes grèves de la fin 1995[49], Jacques Chirac a semblé comme tétanisé par la menace de la rue et des syndicats (qui ne représentent pourtant que moins de 10% des salariés[50]), et a renoncé à entreprendre toute réforme qui aurait pu être impopulaire[51] - à l'exception de la demi-réforme des retraites par François Fillon en 2003. Dans son livre La tragédie du Président, le commentateur politique Franz-Olivier Giesbert estime que la devise de Jacques Chirac, au fil du temps, a semblé devenir : "je suis leur chef, donc je les suis"[52]. Cette tendance a pu également s'observer dans les "chantiers prioritaires" proclamés du second mandat, comme la lutte contre l'insécurité routière, le cancer, ou pour les handicapés, sujets de nature compassionnelle plus que politique, qui ont fait dire à certains observateurs que Jacques Chirac avait quitté le champ de l'action politique pour devenir une "dame d'œuvres" [53].

Au final, si Jacques Chirac a commencé sa carrière politique comme gaulliste autoproclamé, avant de passer par diverses phases comme le "travaillisme à la française" ou le "libéralisme à la française", les commentateurs politiques ont estimé que sa véritable sensibilité politique s'était progressivement révélée être plus proche du radical-socialisme d'antan[54]. Et qu'au fond son véritable maître à penser aurait pu être le "bon docteur" Henri Queuille, comme lui figure emblématique de la Corrèze, et qui estimait qu'"il n'est pas de problème dont une absence de solutions ne finisse par venir à bout"[55] .

La carrière politique de Jacques Chirac, qui aura duré plus de quarante ans, aura indéniablement été l'une des plus impressionnantes de la Cinquième République. Mais avec son départ de l'Elysée, c'est aussi une page qui se tourne, et sans doute la fin d'une certaine manière de faire de la politique "à l'ancienne" [56].



  • Dans leur livre Les frères invisibles, les journalistes Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre affirment que Jacques Chirac a été initié dans la loge maçonnique Alpina.
  • De par sa fonction de président de la République française, Jacques Chirac a été coprince d'Andorre durant ses deux mandats, conformément à l'article 43.2 de la Constitution andorrane et chanoine de Saint-Jean-de-Latran (Saint-Siège).
  • Pour son action au Proche-Orient, Jacques Chirac est apparu sur un bloc de quatre timbres de la poste de l'Autorité palestinienne dans la série des « Amis de la paix »[57].
  • Jacques et Bernadette Chirac ont « adopté de cœur » une Vietnamienne : Anh Dao Traxel, à son arrivée en France en 1979. Elle a publié un livre autobiographique début 2006.
  • Jacques Chirac est passionné par les arts premiers. En 1994, passionné des Indiens Taïnos, Indiens d'Amérique centrale, il est venu présenter sa passion dans l'émission le Cercle de Minuit de Michel Field. Cette passion est à la source de sa rencontre avec le collectionneur Jacques Kerchache, ce qui donne lieu à la création ambitieuse du Musée du quai Branly, en 2006.
  • Sa décision de reprendre les essais nucléaires à son arrivée à la présidence de la République est largement condamnée à l'étranger. Cela donne lieu à une compilation musicale en Allemagne : Stop Chirac, d'après une idée de Die Ärzte avec notamment Die Fantastischen Vier, Die Toten Hosen ou encore Fettes Brot. L'illustration de cet album compare implicitement la bombe nucléaire avec un pénis en érection.
  • Le couple Chirac fait l'acquisition, le 3 mars 1969, du château de Bity, situé à Sarran en Corrèze. Un mois jour pour jour après cet achat, les façades et les toitures du château et des deux pavillons situés sur le domaine sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 3 avril 1969.[58]
  • En février 1988, il déclenche un incident diplomatique sur un aparté tenu sur Margaret Thatcher qui a fait la une de la presse britannique. Le tabloïd The Sun titre : Le premier ministre français est ordurier.[59]
  • Jacques Chirac est un grand amateur de sumo, et plus généralement du Japon, pays dans lequel il s'est rendu près d'une cinquantaine de fois. Le petit chien de Bernadette Chirac, un bichon maltais, a d'ailleurs été prénommé "Sumo".
  • Son personnage est apparu dans plusieurs téléfilms et films : Les Prédateurs (téléfilm de Lucas Belvaux de 2007 traitant de l'affaire Elf et dans lequel son rôle est joué par Michel Ruhl), W. - L'improbable président, film d'Oliver Stone de 2008, sur le président américain George W. Bush, son rôle est joué par l'acteur et doubleur américain J. Grant Albrecht qui est crédité sous le nom de Charles Fathy [60]. Il apparaît en personne (dans des images d'archives prises lors du défilé militaire du 14 juillet), aux côtés notamment de Lionel Jospin, dans Taxi 2 de Luc Besson en 2000. Sa voix y est doublée par Yves Lecoq.






  • 1950, milite pour la paix dans un mouvement proche du Parti communiste français.
  • à partir de 1962, collaborateur de Georges Pompidou.
  • 1967, élu député de la Corrèze, entame sa carrière ministérielle.
  • 1974, nommé premier ministre par le président Giscard d'Estaing
  • 1976, démissionnaire, il est remplacé par Raymond Barre et crée le RPR.
  • 1977, élu maire de Paris ; il le restera 18 années (réélu en 1983 et 1989)
  • 1978, le 6 décembre, il lance l'appel de Cochin.
  • 1981, il se présente pour la première fois à une élection présidentielle. Réunissant 18 % des suffrages au premier tour, il n'est pas qualifié pour le second.
  • 1986, victoire du RPR et de l'UDF aux législatives. Il devient premier ministre de la première cohabitation avec François Mitterrand.
  • 1988 : à l'élection présidentielle, il est battu au second tour par François Mitterrand (avec 45,98 % des voix).
  • depuis les années 1990, le nom de Jacques Chirac est régulièrement évoqué dans huit affaires judiciaires impliquant notamment la Mairie de Paris.
  • 1995, élu président de la République face à Lionel Jospin avec 52,64% des voix. Alain Juppé est nommé premier ministre.
  • 1997, dissolution de l'Assemblée nationale. La gauche remporte les élections législatives. Contraint à la cohabitation, il nomme Lionel Jospin (PS) comme premier ministre (1997-2002).
  • 2002, il est réélu président de la République avec 82,21% des voix au second tour face au candidat du Front national, la plupart des partis politiques appelant à voter en sa faveur.
  • 2002, Jean-Pierre Raffarin est nommé premier ministre.
  • 2005, rejet du traité constitutionnel européen par référendum. Démission du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, remplacé par Dominique de Villepin.
  • Depuis le 16 mai 2007, il est membre à vie du Conseil constitutionnel.
  • 22 novembre 2007: mis en examen dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.


Conseiller municipal et maire 
1965-1971 : membre du conseil municipal de Sainte-Féréole, Corrèze
1971-1977 : membre du conseil municipal de Sainte-Féréole, Corrèze
1977-1983 : membre du Conseil de Paris et maire de Paris
1983-1989 : membre du Conseil de Paris et maire de Paris
1989-1995 : maire de Paris, mandat interrompu après son élection à la présidence de la République en mai 1995, le mandat de conseiller de Paris s'étant normalement achevé lors des élections municipales le mois suivant, en juin 1995.
Conseiller général 
1968-1970 : membre du conseil général de la Corrèze
1970-1976 : membre et président du conseil général de la Corrèze
1976-1979 : membre et président du conseil général de la Corrèze
1979-1982 : membre du conseil général de la Corrèze.
Député 
1967 : Député de la Corrèze et remplacé par son suppléant Henri Belcour (1)
1968 : Député de la Corrèze (1)
1973 : Député de la Corrèze (1)
1976-1978 : Député de la Corrèze (2)
1978-1981 : Député de la Corrèze
1981-1986 : Député de la Corrèze
1986 : Député de la Corrèze (3)
1988-1993 : Député de la Corrèze
1993-1995 : Député de la Corrèze (4).
Député européen 
1979-1980 : Membre du Parlement européen, démissionnaire.
Président de la République 
1995-2002 : Président de la République
2002-2007 : Président de la République
Le 11 mars 2007, en direct, Jacques Chirac informe la France qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle de 2007. Il achève ainsi son dernier mandat en « ne sollicitant pas un nouveau suffrage des Français ».

(1) mandats interrompus 3 fois après nomination au gouvernement, remplacé à chaque fois par son suppléant Henri Belcour
(2) élection partielle après démission de son suppléant Henri Belcour
(3) mandat interrompu après nomination au gouvernement, remplacé par le suivant de liste Jean-Pierre Bechter
(4) démission après son élection à la présidence de la République, remplacé par Jean-Pierre Dupont par élection partielle



Secrétaire d’État
Secrétaire d’État aux Affaires sociales, chargé des problèmes de l'emploi du gouvernement Georges Pompidou (4) (du 6 avril 1967 au 31 mai 1968)
Secrétaire d’État à l'Économie et aux Finances du gouvernement Georges Pompidou (5) (du 31 mai au 10 juillet 1968)
Secrétaire d’État à l'Économie et aux Finances du gouvernement Maurice Couve de Murville (du 12 juillet 1968 au 20 juin 1969)
Secrétaire d’État auprès du ministre de l'Économie et des Finances du gouvernement Jacques Chaban-Delmas (du 22 juin 1969 au 7 janvier 1971)
Ministre délégué
Ministre délégué auprès du premier ministre, chargé des relations avec le Parlement du gouvernement Jacques Chaban-Delmas (du 7 janvier 1971 au 6 juillet 1972)
Ministre
Ministre de l'Agriculture et du Développement rural du gouvernement Pierre Messmer (1) (du 6 juillet 1972 au 2 avril 1973)
Ministre de l'Agriculture et du Développement rural du gouvernement Pierre Messmer (2) (du 5 avril 1973 au 27 février 1974)
Ministre de l'Intérieur du gouvernement Pierre Messmer (3) (du 1er mars au 28 mai 1974)
Premier ministre
Premier ministre du 27 mai 1974 au 25 août 1976
Premier ministre du 20 mars 1986 au 11 mai 1988




  • Thèse à l'Institut d'études politiques de l'Université de Paris sur Le Développement du port de la Nouvelle-Orléans, 1954 ;
  • Discours pour la France à l'heure du choix, 1978 ;
  • La lueur de l'espérance : Réflexion du soir pour le matin, 1978 ;
  • Une nouvelle France, Réflexions 1, 1994, Nils Éditions, ISBN 2841110117 ;
  • La France pour tous, 1995, Nils Éditions, ISBN 2841110249 ;
  • Mon combat pour la France T1, 2007, Éditions Odile Jacob, 656p, ISBN 2738119840 ;
  • Mon combat pour la paix T2, 2007, Éditions Odile Jacob, 562p, ISBN 2738119859.




  • Henri Deligny, Chirac ou la fringale du pouvoir, éditions Alain Moreau, 1977 ; réédité sous le titre : Chirac ? On vous avait prévenus, Éditions Syllepse, 2002
  • Franz-Olivier Giesbert, Jacques Chirac, Paris, Éditions du Seuil, 1987. ISBN 2-02009-771-0
  • Joseph Valynseele et Denis Grando, À la découverte de leurs racines, tome I, chapitre « Jacques Chirac », éditions l'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1988
  • Les dossiers du Canard enchaîné. La Famille Chirac, 1993
  • Nicolas Domenach et Maurice Szafran : De si bons amis, 1994. Le récit des années noires.
  • Emmanuel Ratier, Le Vrai Visage de Jacques Chirac, 1995
  • Anne Fulda, Un président très entouré, Paris, Éditions Grasset, 1997
  • Nicolas Domenach et Maurice Szafran : Le Roman d'un président, 1997, Feuilleton d'un élection ambiguë.
  • Annie Collowald, Jacques Chirac et le gaullisme. Biographie d'un héritier à histoires, éd. Belin, 1999
  • Nicolas Domenach et Maurice Szafran : Le Miraculé, 2000. Portrait d'un septennat fracassé par une dissolution ratée, miné par les "affaires" et asphyxié par la cohabitation.
  • Claude Angeli et Stéphanie Mesnier, Chirac père & fille, Paris, Éditions Grasset, septembre 2000. ISBN 2-246-59371-9
  • Éric Zemmour, L'Homme qui ne s'aimait pas, Éditions L.G.F., 2002. ISBN 2-25315-397-4 ;
  • Philippe Madelin, Jacques Chirac : une biographie, Éditions Flammarion, 2002
  • Nicolas Domenach et Maurice Szafran : Le Sacre, éd. Plon, 228 pages, 2003. Chronique d'une résurrection.
  • Bernard Billot, D'un Chirac l'autre, Paris, Éditions Bernard de Fallois, 2005, 558 p. ISBN 2-87706-555-3
  • Franz-Olivier Giesbert, La Tragédie du président - Scènes de la vie politique (1986-2006), Éditions Flammarion, 2006. ISBN 2-08-068948-7
  • L'Histoire n° 313, octobre 2006, dossier « L'énigme Chirac »
  • Pierre Péan, L'Inconnu de l'Élysée, Fayard, 2007.
  • Jean-François Probst Chirac, mon ami de trente ans Denoël, 2007.


  • Hervé Liffran, Les Paris de Chirac, éd. Ramsay, 1988
  • Yves Hervaux, Le Paris d'un maire, éd. Albin Michel, 1995
  • Philippe Madelin, Le Clan des chiraquiens, Éditions du Seuil, 1997


  • Éric Aeschimann et Christophe Boltanski, Chirac d'Arabie, éd. Grasset, 2006
  • Marie-Bénédicte Allaire et Philippe Goulliaud, L'Incroyable septennat : Jacques Chirac à l'Elysée (1995-2002), éd. Fayard, 2002
  • Jean-Marie Colombani, Le Résident de la République, éd. Stock, 1998 ; rééd. LGF/Le Livre de poche, 1999
  • René Dosière, L'Argent caché de l'Élysée, éd. du Seuil, 2007
  • Bernard Dupaigne, Le Scandale des arts premiers. La véritable histoire du musée du quai Branly, éd. Fayard/Mille et une nuits, 2006
  • Denis Jeambar, Accusé Chirac, levez-vous !, Paris, éd. du Seuil, 2005. ISBN 2-02-084585-7 ; rééd. revue et augmentée « Points-document », 2006
  • Laurent Mauduit, Jacques le petit, éd. Stock, 2005
  • Robert Schneider, Le Gâchis, Paris, éd. Bourin, 2005. [Robert Schneider est rédacteur en chef au service politique du Nouvel Observateur.]
  • Hervé Gattegno, L'Irresponsable, éd. Stock, 2006
  • Richard Labévière, Le Grand Retournement. Bagdad-Beyrouth, éd. du Seuil, 2006
  • Henri Amouroux, Trois fins de règne, éd. JC Lattès, 2007


  • Jérôme Duhamel, Jacques a dit, 1997
  • Damon Mayaffre, Paroles de président, éd. Honoré Champion, 2004
  • Yves Michaud, Chirac dans le texte. La parole et l'impuissance, éd. Stock, 2004


  • Pierre Péan, Affaires africaines, éd. Fayard, 1983
  • Alain Guédé et Hervé Liffran, La Razzia, Éditions Stock, 1995 (Enquête sur le financement du RPR) ;
  • Alain Guédé et Hervé Liffran, Péril sur la Chiraquie, Éditions Stock, 1996 (Enquête sur le financement du RPR, suite du précédent) ;
  • Philippe Madelin, Les Gaullistes et l'Argent, éd. L'Archipel, 2001 ;
  • Laurent Valdiguié, Notre honorable président, Éditions Albin Michel, 2002 ; « Comment Jospin a perdu la présidentielle » dans Sophie Coignard (dir.), Le Rapport Omertà 2003, éd. Albin Michel, 2003 ;
  • François-Xavier Verschave, Noir Chirac, Éditions Les Arènes, 2002. ISBN 2-91248-540-1 ;
  • Karl Laske et Laurent Valdiguié, Machinations. Anatomie d'un scandale d'État, éd. Denoël, 2006 ;
  • Alain Riou, Des dépenses de bouche des époux Chirac Yvelinédition 2004, ISBN 2-84668-038-8 ;


  • Roland Dumas, Affaires étrangères, tome 1, 1981-1988 éd. Fayard, 2007
  • Philippe Séguin, Itinéraire dans la France d'en bas, d'en haut et d'ailleurs, éd. du Seuil, 2003
  • Jean Mauriac, L'Après de Gaulle. 1969-1989, éd. Fayard, 2006
  • Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, éd. Denoël, 2007




  • A Table avec Chirac de Frédéric Lepage.


  1. France 3, 12 novembre 1993
  2. L'Humanité
  3. Pierre Péan, l'Inconnu de l'Elysée
  4. 18 522 voix contre 17 985 pour son adversaire
  5. Le candidat envoyé par la FGDS pour remplacer Maurice Audy, sénateur-maire de Meymac, un temps pressenti mais convaincu par Jacques Chirac de ne pas se présenter, n'est autre que le propre frère de François Mitterrand, Robert, lequel fait un score calamiteux
  6. Ce soutien s'explique sans doute par la volonté de Charles Spinasse de faire oublier son pétainisme de 1940 et de soutenir le premier gaulliste qui ne le boude pas. Il faut aussi compter avec la haine fratricide qui oppose socialistes et communistes dans ce département depuis les années 1920
  7. Jean-Pierre Rioux, « La saga corrézienne », revue L'Histoire, n° 313, octobre 2006, p.54-57.
  8. La chanson Jacques Chirac maintenant
  9. Le pouvoir et la vie', Tome III, 2006
  10. ↑ a  b  Affaire des otages du Liban
  11. Pour Charles Pasqua, Le Pen était un potache attardé mais il ne le voyait pas s'entêter dans une opposition systématique. « Je ne comprenais pas qu'il voulait juste des députés et le fric qui vient avec ». Interview de Charles Pasqua à Franz-Olivier Giesbert le 10 juin 2003, La Tragédie du Président.
  12. Selon les mots de Franz-Olivier Giesbert, La Tragédie du Président, p. 39.
  13. Franz-Olivier Giesbert, La tragédie du Président, 2006, p. 39, donne là une version différente d'Eric Zemmour selon lequel dans, L'homme qui ne s'aimait pas (éd. Balland, 2002), Jacques Chirac aurait « supplié » Jean-Marie Le Pen de le soutenir.
  14. Lors d'un entretien avec l'auteur le 14 octobre 2005, Jean Marie Le Pen déclare à Franz-Olivier Giesbert : « Toute cette histoire est étrange. Alors que je ne lui avais rien demandé, il est venu me signifier une fin de non recevoir (...). Il a tout de suite fermé la discussion en affirmant qu'il n'y avait pas d'accords possibles entre nous. Avec le temps, j'ai acquis la conviction qu'il est venu à ce rendez-vous pour s'assurer que je ne ferais pas voter pour lui. Ou si j'en avais l'intention de me dissuader. »
  15. Allocution de Jacques Chirac le 16 juillet 1995
  16. Décision n° 98-408 DC du 22 janvier 1999 - Traité portant Statut de la Cour Pénale Internationale
  17. version donnée par l'Élysée
  18. IFOP pour le JDD du 11 décembre 2005
  19. sondage BVA pour l'Express du 22 décembre 2005
  20. 2007 : Devedjian voit Chirac candidat, propos daté du 6 septembre 2005, Nouvel Observateur
  21. leur poursuite éventuelle par la police fait l'objet d'une enquête
  22. un record en politique, avant l'allocution suivante, sur le CPE
  23. - L'Express (Archive, Wikiwix, que faire ?)
  24. « Le compte de Chirac au Japon, "Des preuves concrètes ajoutées par les juges" », Le nouvel Observateur, 23 mai 2007
  25. Japon : le compte de Chirac confirmé ?, Le Nouvel Observateur, 11 mai 2006
  26. « Chirac aurait un compte au Japon, selon le général Rondot », Reuters, 9 mai 2006
  27. Archives
  28. http://www.elysee.fr/elysee/francais/accueil.2.html Allocution du 31 décembre 2006 de Jacques Chirac
  29. Jacques Chirac accorde son soutien à Nicolas Sarkozy, Le Figaro du 21 mars 2001.
  30. ↑ a  b  c  d  e  « Raphaëlle Bacqué et Béatrice Gurrey, Chirac : guérir de l'Élysée », Le Monde, 15 novembre 2007.]
  31. Les 10 retraités les mieux rémunérés, L'internaute, novembre 2007
  32. LeMonde.fr : M. Chirac serait intervenu pour aider Djibouti dans l'affaire Borrel
  33. Dépêche de l'AFP : Jacques Chirac se fait poser un pacemaker
  34. Gérard Davet, « Affaire des chargés de mission de la Ville de Paris : Jacques Chirac mis en examen », Le Monde
  35. Art. 434-16 du Code pénal français :
    « La publication, avant l'intervention de la décision juridictionnelle définitive, de commentaires tendant à exercer des pressions en vue d'influencer les déclarations des témoins ou la décision des juridictions d'instruction ou de jugement est punie de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende.
    Lorsque l'infraction est commise par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. »

  36. « Elisabeth Borrel porte plainte », dans Nouvelobs interactif (archives), 8 février 2005
  37. Alain Salles, « M. Chirac serait intervenu pour aider Djibouti dans l'affaire Borrel », dans Le Monde, 12 juin 2007 (ISSN 0395-2037) [résumé (page consultée le 28 août 2007)]
  38. Quid 2005, également publié ici : Qui fixe la rémunération des politiques ?
  39. Réponse de Jacques Chirac : Réponse du président Jacques Chirac
  40. http://www.liberation.fr/actualite/monde/331551.FR.php
  41. [http://www.quirinale.it/onorificenze/DettaglioDecorato.asp?idprogressivo=98372&iddecorato=34893 CHIRAC S.E. Jacques Decorato di Gran Cordone Presidente della Repubblica Francese Di iniziativa del Presidente della Repubblica Quirinale.it]
  42. Voir par exemple Bernard-Henri Lévy, Le Point, 1995.
  43. Voir par exemple Pascal Boniface, Institut de relations internationales et stratégiques.
  44. Voir par exemple Claude Imbert, Le Point, 2003.
  45. Ibidem. Voir aussi, entre autres, Alain Finkielkraut ou André Glucksman.
  46. Par exemple Franz-Olivier Giesbert, Le Point, 2007.
  47. Dette publique au sens de Maastricht. Source : Insee.
  48. Nicolas Baverez, La France qui tombe, Perrin, 2003.
  49. Voir par exemple Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur, 1995.
  50. Source OCDE, 2004. [1]
  51. Voir par exemple Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur, 2006.
  52. Franz-Olivier Giesbert, La Tragédie du président - Scènes de la vie politique (1986-2006), Flammarion, 2006.
  53. Voir par exemple Claude Imbert, Le Point, 2007.
  54. Voir par exemple Jean-Marie Colombani, Le Monde, 2007.
  55. Franz-Olivier Giesbert, La tragédie du président, op.cit.
  56. Analyse que l'on retrouve chez la plupart des commentateurs à propos du bilan de Jacques Chirac. Notamment : Claude Imbert (Le Point), Nicolas Baverez (Le Point), Jacques Julliard (Le Nouvel Observateur), Catherine Nay (Europe 1), Jean-Marie Colombani (Le Monde), etc.
  57. Image du bloc émis par l'Autorité palestinienne.
  58. En 1972, Le Canard enchaîné révèle que le château qu'il avait acquis devait être restauré ; les dispositions fiscales en vigueur lui permirent de déduire de ses revenus la totalité des travaux qu'il fit effectuer à ses frais. Il ne paya pas d'impôts pendant deux ans de façon légale. Il y gagne le surnom de Château-Chirac
  59. Selon Le Canard enchaîné, Jacques Chirac, exaspéré par les exigences de Margaret Thatcher s'était à mi-voix exprimé en indiquant Mais qu'est ce qu'elle veut de plus, cette ménagère ? Mes couilles sur un plateau ?
  60. Fiche sur l'internet media database
  61. Premier depuis la restauration de la fonction











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