Biographie de Jean Forton

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Du Méjean à Port-Ariane
Midi Libre
La nouvelle équipe se présentera au public lors d'une réunion prévue samedi 20 février, à 18 h 30, à la salle de Forton de la Maison des associations. ...




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Dr Jane Barton: hospital painkiller prescriptions doctor 'should ...
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Dr Barton is now a partner at Forton Medical Centre in Gosport, Hants but is subject to a temporary ban imposed by the GMC on prescribing the painkiller ...

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'We won't stop until we get justice'
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It said Dr Barton, who is a partner at the Forton Medical Centre, Gosport, should have been struck off. The Council for Healthcare Regulatory Excellence ...

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LE COIN DU PATRIMOINE BD : Sirius
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Cette dernière série, destinée à un public plus adulte, était dessinée avec la complicité de son ami Gérald Forton, du moins pour les premiers épisodes. ...


Jean Forton, né le 16 juin 1930 à Bordeaux où il est mort le 11 mai 1982, était un écrivain français.

Fils d’un père chirurgien, il perd celui-ci à l’âge de huit ans. Sa mère reprend des études de pharmacie pour finir d’élever son jeune fils et ses deux filles cadettes. À seize ans, Jean Forton, qui a contracté une pleurésie, interrompt ses études pour aller se soigner dans le Valais suisse et prend conscience de sa vocation littéraire.

Revenu à Bordeaux, il envisage des études de cinéma, puis de libraire et, en 1950, il fonde une revue culturelle, La Boite à clous, avec son ami Michel Parisot. Il y écrit aussi bien des articles sur la littérature que sur le cinéma et la musique, ses deux autres passions. La revue accueille, aux côtés de jeunes auteurs inconnus, des noms célèbres comme Max Jacob, Pierre Seghers, Armand Lanoux, Louis Émié et Raymond Guérin. De ce dernier, Forton publie, en 1950, un texte inédit, Du côté de chez Malaparte, qui raconte la visite de Guérin au célèbre auteur italien dans sa villa de Capri.

L’année suivante, Seghers édite une longue nouvelle de Forton, Le Terrain vague. Sur le plan privé, l’année 1951 marque aussi un tournant pour le jeune romancier, puisqu’il épouse Janine Franza, avec qui il aura deux enfants, et ouvre la librairie Montaigne, qui se spécialisera assez vite dans les ouvrages techniques de droit.

En 1954, Forton est accepté par Gallimard pour son premier roman, La Fuite, dont l’action se situe à Bayonne. Six autres romans suivent au rythme d’un par an en moyenne, tous publiés chez Gallimard : L'Herbe haute, en 1955, roman paysan qui prend pour cadre la campagne pyrénéenne, L'Oncle Léon, en 1956, qui met en scène un vaincu de la vie dont le seul don est de prédire l’issue des matches de boxe, La Cendre aux yeux, en 1957, considéré comme son chef-d’œuvre, où l'on voit un Don Juan sans envergure séduire une toute jeune fille, et qui obtiendra le prix Fénéon en 1959, Cantemerle, roman pour enfants, également en 1957, Le Grand Mal en 1959, qui traite l’un des sujets de prédilection de Forton : l’ambiguïté de l’enfance et de l’adolescence, et L'Épingle du jeu, en 1960, qui marque l’apogée de sa carrière et le début de sa chute. Car ce roman, qui dénonce les méthodes sadiques d’un collège jésuite sous l’Occupation à Bordeaux, déchaîne une violente polémique dans le milieu littéraire. Victime d’une véritable cabale de dévots, Forton voit le Goncourt lui échapper de très peu.

Six ans de silence précèdent la parution, toujours chez Gallimard, du dernier roman publié du vivant de l’auteur : Les Sables mouvants, en 1966. Forton se verra ensuite refuser le manuscrit de L’Enfant roi par son éditeur de toujours. Il meurt en 1982 d’un cancer du poumon, sans avoir publié d’autres œuvres que des nouvelles dans la presse locale. Il a fallu attendre 1995 pour que Le Dilettante le fasse redécouvrir au public en publiant L’Enfant roi, resté inédit, et en rééditant Les Sables mouvants en 1997.

En 2002 et en 2003, l’éditeur bordelais Finitude a publié deux recueils de nouvelles inédites de Forton : Pour passer le temps et Jours de chaleur. L’art de Forton a été salué unanimement par la critique dans ces nouvelles qui sont des bijoux d’humour et de sensibilité.



  • Le Terrain vague, Pierre Seghers, éditeur, Paris, 1951, réédit. dans Jean Forton, un écrivain dans la ville, ouvrage collectif, Le Festin, Bordeaux, 2000.
  • La Fuite, Gallimard, Paris, 1954 (réédit. 1983).
  • L'Herbe haute, Gallimard, Paris, 1955.
  • L'Oncle Léon, Gallimard, Paris, 1956.
  • La Cendre aux yeux, Gallimard, Paris, 1957 (réédit. 1983), édition italienne : La Cenere negli occhi, Aldo Gorzanti, 1958, édition américaine : Isabelle, Criterion Books (New-York), 1959, édition anglaise : A wolf adventuring, Jonathan Cape Limited (Londres), édition de poche par Penguin books.
  • Cantemerle, « La Bibliothèque blanche », Gallimard, Paris, 1957.
  • Le Grand Mal, Gallimard, Paris, 1959, édition anglaise : The Harm is done, Jonathan Cape Limited (Londres), 1961, édition de poche chez Editions Panther Book, édition américaine, Criterion Books (New-York), 1961, édition italienne chez Gorzanti, 1960.
  • L'Épingle du jeu, Gallimard, Paris, 1960 (réédit. 1997) ; réédit. « L'Imaginaire », Gallimard, Paris, 2001, édition anglaise : The better part of valour, Jonathan Cape Limited, 1963.
  • Les Sables mouvants, Gallimard, Paris, 1966 ; réédit. (postface de Dominique Gaultier), Le Dilettante, Paris, 1997.
  • L'Enfant roi, (préface de Pierre Veilletet), Le Dilettante, Paris, 1995.
  • Pour passer le temps, (avant-propos de David Vincent), Finitude, Bordeaux, 2002.
  • Jours de chaleur, Finitude, Bordeaux, 2003.


  • Jean Forton, un écrivain dans la ville, ouvrage collectif, Le Festin, Bordeaux, 2000
  • Catherine Rabier-Darnaudet, "Les mécanismes de la revie littéraire. Jean Forton, revie ou survie ?", Roman 20-50, n° 44, déc. 2007.


  • Catherine Rabier-Darnaudet, Étude de la réception d'une œuvre littéraire : Jean Forton, écrivain oublié ? , Thèse de littérature française, dir. Jean-Pierre Goldenstein et Joëlle Réthoré, Université du Maine, Le Mans, 2006

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