Biographie de Jean-Jacques Koechlin

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Jean-Jacques Koechlin (Mulhouse, 10 mars 1776 - Mulhouse, 16 novembre 1834), était un homme politique français.

Petit-fils de Samuel Koechlin (confondateur de l'industrie textile mulhousienne en 1746) et frère de Nicolas Koechlin, Jean-Jacques Koechlin s'associa à ce dernier dans l'entreprise familiale d'indiennage.
Nommé maire de Mulhouse en 1814 et reconduit pendant les Cent-Jours, il démissionna à la Restauration, mais fut renommé à ce poste entre 1819 et 1820.
Il créa à ses frais un orphelinat communal en 1819.

Élu député en 1820, il siégea parmi la gauche libérale, dont il fut un des principaux leaders. A ce titre, il prit part, avec Voyer d'Argenson, au complot libéral du colonel Caron (19 août 1820).
Il participa également au complot avorté de Belfort (1er - 2 janvier 1822), qui devait le porter au gouvernement, et dont il protégea l'instigateur, La Fayette, en faisant disparaître la voiture qui prouvait l'implication du général dans cette conjuration.
En juillet de la même année, une nouvelle tentative de Caron se solda par l'arrestation puis l'exécution du colonel (1er octobre 1822). Indigné par le fait que la garnison de Colmar avait joué un double jeu en ne faisant que semblant de se mutiner pour compromettre Caron et ses complices libéraux, Koechlin (réélu en mai) tenta de protester à la Chambre et fit publier une brochure intitulée Relation historique des événements qui ont précédé, accompagné et suivi l'arrestation du lieutenant-colonel Caron.
Ses accusations, jugées séditieuses, lui valurent d'être condamné à une peine de prison à Sainte-Pélagie (ramenée en appel d'un an à six mois) et à une lourde amende (payée par une souscription patriotique) pour crime de lèse-majesté.
A sa sortie de prison, il fut célébré en héros par ses concitoyens et triomphalement réélu député en mars 1824. Il continua à siéger à gauche, combattant le gouvernement Villèle, jusqu'à sa démission, en 1826.

Quelques mois après sa mort, la municipalité de Mulhouse lui érigea une colonne commémorative (visible de nos jours dans le square de la place de la Bourse, entre les cafés Moll et Rey).

Deux de ses cousins, André Koechlin et Joseph Koechlin-Schlumberger, de même qu'un de ses neuveux, Émile Koechlin, devinrent maires de Mulhouse après lui.



  • Adolphe Robert, Dictionnaire des parlementaires français..., Bourloton, Paris, 1889, vol. III (Fes-Lav), p. 466.
  • Marie-Claire Vitoux, Paupérisme et assistance à Mulhouse au XIXe siècle, PUS, Strasbourg, 1986, p. 80.
  • Paul Schmitt, Mulhouse au XIXe siècle - La montée du catholicisme, Coprur, Strasbourg, 1992, pp. 66-67 et 133.


Fiche sur le site officiel de la famille Koechlin