Biographie de Jean Lorrain

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105 députés contre le juge : vives critiques
Le Républicain Lorrain
La députée UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a expliqué hier ne pas avoir signé le texte de soutien à son collègue Henri Guaino face au juge Jean-Michel Gentil au nom d'une nécessaire « retenue » des politiques vis-à-vis de la justice. Une centaine de ...

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Des ossements humains découverts dans le Verdon
Le Républicain Lorrain
«Des analyses sont en cours afin de vérifier le sexe de la victime et éventuellement dater les ossements», a dit le procureur de la République par intérim à Digne-les-Bains, Jean-Louis Persicot. Selon une source proche de l'enquête, des papiers d ...

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Santé - polémique sur le manuel psychiatrique qui sera publié le 18 ...
Le Républicain Lorrain
commente le Pr Jean-Louis Terra. « À trop multiplier les maladies mentales, on va perdre l'essentiel », juge ce psychiatre lyonnais, tout en soulignant « une demande croissante faite à la psychiatrie » pour le deuil, le mal-être, les douleurs ...

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faits divers - meuse Le meurtrier se suicide en prison
Le Républicain Lorrain
Un peu plus de deux mois après le décès d'Armelle Rondeau, 56 ans, et d'un de ses fils, Jean-Philippe, 30 ans, tués de plusieurs coups de fusil par le père de famille Noël Rondeau, 60 ans, Brillon-en-Barrois (Meuse) est une nouvelle fois sous le choc.

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L'Alsace.fr

Sonntag coiffe Barbier
L'Alsace.fr
Le champion d'Alsace Pro 1 Frédéric Sonntag (Volgelsheim), qui s'élançait le dernier lors du barrage à neuf du Grand Prix Pro 2 à 1,35 m hier à Eckwersheim, a coiffé le Lorrain Arnaud Barbier au poteau et l'a ainsi privé du doublé. Arnaud Barbier a ...




Jœuf/Homécourt : une partie du chemin est faite
Le Républicain Lorrain
Après les dix minutes initiales, animées par Medikeche et Jean pendant que Schumacher et Hanen protégeaient leur cercle, l'écart ne cessa de croître jusqu'à la pause. Ce + 24, on le retrouvera vingt minutes plus tard. C'est dire si la gestion fut ...




« Un véritable outil économique »
Le Républicain Lorrain
Jean-Georges Vernet est le président des régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardennes de la fédération nationale de la vente directe, qui regroupe 150 entreprises adhérentes. Comment en est-on arrivé à ce statut de vendeur indépendant à domicile ?




Haute-Loire : un islamiste assigné à résidence s'enfuit
Le Républicain Lorrain
C'est le juge antiterroriste, Jean-Louis Bruguière, qui l'avait, alors, mis en examen et écroué en 2004 après son extradition depuis les geôles syriennes dans le cadre d'une enquête sur les filières de recrutement de combattants en Tchétchénie. Les ...

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Strasbourg : une patrouille de faux policiers interpellée
Le Républicain Lorrain
Le trio a reconnu avoir régulièrement effectué des sorties depuis quatre mois dans les rues de l'agglomération strasbourgeoise, évitant toutefois les quartiers chauds et le centre-ville, a précisé le commissaire divisionnaire Jean-François Illy. Leur ...

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Montigny-lès-Metz Le pourvoi en cassation de Francis Heaulme ...
Le Pays BHM
L'information, également révélée par le Républicain Lorrain, n'est pas confirmée par l'avocate de Francis Heaulme Me Liliane Glock, qui juge toutefois la date du 11 juin « plausible ». Le 21 mars dernier, la chambre de l'instruction de la cour ... Ils ...

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Paul Alexandre Martin Duval, dit Jean Lorrain, est un écrivain français à très forte tendance parnassienne, né à Fécamp le 9 août 1855 et mort à Paris le 30 juin 1906.

Jean Lorrain a été l'un des écrivains scandaleux de la Belle Époque, au même titre que son amie Rachilde, Hugues Rebell et Fabrice Delphi.



Fils d'Amable Duval, armateur, et de sa femme née Pauline Mulat, Paul Duval fait ses études au Lycée du Prince impérial à Vanves (1864-1869) puis comme interne chez les dominicains d'Arcueil au collège Albert-le-Grand (1869). C'est alors qu'il compose ses premiers vers.

En 1873, il rencontre Judith Gautier lors de vacances à Fécamp : elle s'intéressera assez peu à lui, mais le subjuguera littéralement. En 1875, il est volontaire au 12e hussards, à Saint-Germain-en-Laye et à Rocquencourt. Il commence des études de droit à Paris en 1876 mais les abandonne en 1878 et commence à fréquenter les salles de rédaction et les cafés, ainsi que la bohème qui gravite autour de Rodolphe Salis et du cabaret du Chat noir, où il rencontre les Hydropathes et les Zutistes, Jean Moréas, Maurice Rollinat, Jean Richepin, Émile Goudeau, etc. En 1880, il éprouve ses premières crises de spasmophilie cardiaque et s'installe définitivement à Paris, logeant dans des meublés à Montmartre.

En 1882, il publie à compte d'auteur chez l'éditeur Lemerre son premier recueil de poèmes, Le Sang des dieux et collabore à des revues comme Le Chat noir ou Le Décadent. En 1883, il publie un nouveau recueil de poésies, La Forêt bleue, et fréquente le salon de Charles Buet, où il rencontre Jules Barbey d'Aurevilly, Joris-Karl Huysmans, François Coppée, Léon Bloy, Laurent Tailhade

En 1884, il commence à collaborer au Courrier français dans lequel il publie une série de portraits dont l'un de Rachilde qui marque le début de l'amitié entre les deux auteurs. L'année suivante, il publie un nouveau recueil de poèmes, Modernités, et son premier roman, Les Lépillier, qui scandalise sa ville natale de Fécamp. Il rencontre Edmond de Goncourt avec qui il restera lié jusqu'à la mort de ce dernier en 1896.

Lorrain se crée un personnage, avec une volonté affichée de provoquer le scandale. Il affiche avec tapage son homosexualité et son goût pour les lutteurs de foire, n'hésitant pas à paraître au bal des Quat'z'Arts en maillot rose avec le caleçon en peau de panthère de son ami, le lutteur Marseille. Il se veut esthète et dandy en même temps qu'explorateur tapageux du vice et de la vulgarité, curieux assemblage qui verse souvent dans le pire mauvais goût, et qui lui vaut le mépris hautain de Robert de Montesquiou, dont Lorrain, pour sa part, fait volontiers sa tête de turc pour sa prétention à l'élégance et sa chasteté. « Lorrain, écrit Léon Daudet dans ses Souvenirs, avait une tête poupine et large à la fois de coiffeur vicieux, les cheveux partagés par une raie parfumée au patchouli, des yeux globuleux, ébahis et avides, de grosses lèvres qui jutaient, giclaient et coulaient pendant son discours. Son torse était bombé comme le bréchet de certains oiseaux charognards. Lui se nourrissait avidement de toutes les calomnies et immondices. »

Son père meurt en 1886. Il rencontre Sarah Bernhardt, pour qui il écrira sans succès quelques pièces de théâtre, et publie son deuxième roman, Très Russe, qui manque provoquer un duel avec Guy de Maupassant, son camarade d'enfance, détesté, qui a cru se reconnaître dans le personnage de Beaufrilan. Il publie des articles dans La Vie moderne et commence une collaboration avec L'Évènement (1887) et L'Écho de Paris en 1888.

En 1891, son recueil de nouvelles Sonyeuse lui vaut son premier succès de librairie. En 1892, il fait un voyage en Espagne et en Algérie. Sa mère le rejoint à Auteuil et restera près de lui jusqu'à sa mort. L'année suivante, il rencontre Yvette Guilbert, pour qui il compose quelques chansons mais qui le tiendra à distance. Le docteur Pozzi l'opère de neuf ulcérations à l'intestin, consécutives à l'absorption d'éther.

Il rencontre en 1894 Liane de Pougy, qu'il aidera à se hisser au premier rang de la galanterie. À partir de 1895, il collabore au Journal où il publie ses « Pall-Mall Semaine », devenant l'un des chroniqueurs les mieux payés de Paris. Ses chroniques au vitriol sont goûtées autant que redoutées. En 1896, il figure sur la liste des membres de la première Académie Goncourt.

En 1897, la critique salue son roman Monsieur de Bougrelon comme un chef d'œuvre. Le 6 février, il se bat en duel avec Marcel Proust, à Meudon, après une critique violente des Plaisirs et les Jours. Il effectue en 1898 son premier voyage à Venise où il retournera en 1901 et 1904. En 1900, Jean Lorrain s'installe sur la côte d'Azur et, en 1901, publie son œuvre maîtresse, Monsieur de Phocas. En 1904, pour payer la très lourde amende à laquelle il a été condamné à la suite du procès perdu contre Jeanne Jacquemin, il publie La Maison Philibert.

Sa santé se dégrade sous l'effet de l'abus des drogues – l'éther en particulier – et de la syphilis. Il voyage et effectue plusieurs cures à Peira-Cava, Le Boréon, et Châtel-Guyon. Il meurt le 30 juin 1906 d'une péritonite provoquée par une tentative d'administration d'un lavement à l'âge de cinquante ans. Il est enterré à Fécamp.



  • 1880-1885 : Montmartre (divers meublés)
  • 1885-1887 : 20 boulevard de Clichy (18e arrondissement)
  • 1887 : 8 rue de Courty (VIIe arrondissement) (appartement décrit dans les Contes d'un buveur d'éther)
  • 1900-1906 : Nice, villa Bounin
  • 1906 : Nice, place Cassini


Poésie
  • Le Sang des dieux (1882)
  • La Forêt bleue (1882)
  • Modernités (1885)
  • Les Griseries (1887)
  • L'Ombre ardente (1897) Texte en ligne
Romans
  • Les Lépillier (1885 et 1908) Texte en ligne
  • Très russe (1886)
  • Un démoniaque (1895)
  • Monsieur de Bougrelon (1897)
  • La Dame turque (1898)
  • Monsieur de Phocas (1901) Texte en ligne
  • Le Vice errant (1901) Texte en ligne
  • La Maison Philibert (1904), adaptée par José de Bérys, Noré Brunel et Georges Normandy et représentée sur la scène du Moulin de la Chanson à Paris en février 1932.
  • Monsieur Monpalou (1906)
  • Ellen (1906)
  • Le Tétreau (1906)
  • L'Aryenne (1907)
  • Maison pour dames (1908)
  • Hélie, garçon d'hôtel (1908) Texte en ligne
Nouvelles et contes
  • Sonyeuse (1891) Texte en ligne
  • Buveurs d'âmes (1893)
  • La Princesse sous verre (1896)
  • Âmes d'automne (1897)
  • Lorelei (1897)
  • Contes pour lire à la chandelle (1897)
  • Ma petite ville (1898)
  • Princesses d'Italie (1898)
  • Histoires de masques (1900) Texte en ligne
  • Princesses d'ivoire et d'ivresse (1902)
  • Vingt femmes (1903)
  • Quelques hommes (1903)
  • La Mandragore (1903) Texte en ligne
  • Fards et poisons (1904) Texte en ligne
  • Propos d'âmes simples (1904)
  • L'École des vieilles femmes (1905)
  • Le Crime des riches (1906) Texte en ligne
  • Narkiss (1909)
  • Les Pelléastres (1910)
Théâtre
  • Viviane, conte en 1 acte (1885) Texte en ligne
  • Très russe, pièce en 3 actes, avec Oscar Méténier, Paris, Théâtre-d'application (La Bodinière), 3 mai 1893
  • Yanthis, comédie en 4 actes, en vers (1894) Texte en ligne
  • Prométhée, avec André-Ferdinand Hérold (1900)
  • Neigilde (1902)
  • Clair de lune, drame en un acte et deux tableaux, avec Fabrice Delphi, Paris, Concert de l'Époque, 17 décembre 1903
  • Deux heures du matin, quartier Marbeuf, avec Gustave Coquiot (1904)
  • Hôtel de l'Ouest, chambre 22, avec Gustave Coquiot (1905)
  • Théâtre : Brocéliandre, Yanthis, La Mandragore, Ennoïa (1906)
Chroniques et récits de voyage


  • Thibaut d'Anthonay, Jean Lorrain : miroir de la Belle Époque, Paris, Fayard, 2005.
  • Ernest Gaubert, Jean Lorrain, Paris, E. Sansot & cie, 1905.
  • Philippe Jullian, Jean Lorrain ou Le satiricon 1900, Paris, Fayard, 1974.
  • Pierre Kyria, Jean Lorrain, Paris, Seghers, 1973.
  • José Santos, L'art du récit court chez Jean Lorrain, Paris, Nizet, 1995.
  • Phillip Winn, Sexualités décadentes chez Jean Lorrain : le héros fin de sexe, Amsterdam ; Atlanta, Ga., Rodopi, 1997.


  • Morgane Leray, Mirages barbaresques : l'impossible exil dans Heures d'Afrique, de Jean Lorrain, dans la Revue des jeunes chercheurs en Lettres (R.J.C.L.), n°2, sld Morgane Leray, préf. François MOUREAU, 2007 : http://pagesperso-orange.fr/rjcl/deuxiemenumero.html


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