Jean Meyer, né le 11 juin 1914 et décédé le 8 janvier 2003, est un homme de théâtre français, comédien, metteur en scène et réalisateur de cinéma. C'est aussi un auteur.
Jean Meyer est né le 11 juin 1914 dans une famille d'artisans boulangers qui, au début des années 1920, est installée à Créteil dans la banlieue parisienne. Très jeune, il a le goût du théâtre et veut être comédien, bien que dans son milieu rien ne le prédispose à faire du théâtre, il persistera jusqu'à la fin de son adolescence ; c'est une véritable vocation. Ses parents le soutiendront sans faillir dans sa passion. Son besoin de voir jouer la comédie le poussera souvent à aller à Paris assister à des représentations théâtrales gratuites. Il décida, après l'une d'elles, de devenir comédien et de rentrer à la Comédie Française.
En attendant en 1931, âgé de 17 ans, il devient employé de banque à Saint-Germain-en-Laye. Cette même année, se présentant au concours d'entrée au Conservatoire d'Art Dramatique de Paris il fut recalé, et se retrouva chômeur, car croyant qu'il serait reçu, il avait imprudemment démissionné de son emploi. Il subira un second échec l'année suivante. La troisième tentative sera la bonne ; en 1934 il est enfin reçu, mais il a pendant deux ans travaillé avec Jeanne Delvair, l'épouse de Georges le Roy, qui comme son mari est sociétaire à la Comédie Française.
À la rentrée de 1934, il est admis dans la classe de Louis Jouvet, qui débute lui-même sa première année de professeur au Conservatoire. Comme tous les élèves et parallèlement aux cours de Louis Jouvet, il poursuit son apprentissage de futur comédien en jouant de petits rôles à la Comédie Française, mais aussi dans d'autres théâtres parisiens, comme les Gobelins, ou chez de grands comédiens comme Georges Pitoëff; et bien sûr à l'Athénée, qui est à cette époque le théâtre de Jouvet, dans de petites pièces qui servaient de lever de rideaux et de faire valoir, aux grandes pièces du répertoire dans lesquelles jouait Louis Jouvet. Il jouera aussi dans des écoles de Paris et de la banlieue parisienne etc.
Début juillet 1937, aprés trois années de Conservatoire, il est reçu à l'examen de sortie (il présenta une scène de Knock de Jules Romains) et prépara le concours d'entrée à la Comédie Française. Conseillé par son maître Louis Jouvet il présenta en théâtre classique le personnage de Pancrace et en théâtre moderne Le chant du cygne de Tchekhov. Il fut reçu et sera engagé le 15 juillet 1937 à la Comédie Française, c'est Édouard Bourdet qui à cette période en est l'administrateur général.
Engagé le 15 juillet 1937, il restera 22 ans à la Comédie française dont il démissionnera le 31 décembre 1959.
Ses débuts officiels de pensionnaire ont lieu en octobre 1938; il y joue à cette occasion son premier grand rôle: celui d'Harpagon dans l'Avare de Molière. Dix huit mois après son entrée à la Comédie française, Marie Bell, le voyant très intéressé par la mise en scène, lui obtient de monter sa première pièce, Le Médecin malgré lui de Molière avec Fernand Ledoux dans Géronte et Pierre Dux dans Sganarelle. Dès lors à partir de cette période il commence à se partager entre jouer et mettre en scène, voire les deux ensemble. Il sera amené au cours de sa carrière à rencontrer et à travailler avec les plus grands auteurs français (André Gide, Jean Cocteau, François Mauriac, Jules Romains etc.), ainsi qu'avec les plus grands comédiens ou comédiennes du XXe siècle.
Il est difficile de citer toutes les pièces que Jean Meyer a jouées ou a montées pendant les vingt deux ans où il sera à la Comédie française tant le nombre en est grand. Il jouera plus de deux cents rôles, dont plus de cinquante dans l'œuvre de Molière, qui est son auteur de prédilection ; où il a pratiquement tout joué et tout mis en scène. Il montera plus de deux cents pièces tant à la Comédie française, que dans d'autres théâtres de province. S'ajouteront les mises en scène et les rôles joués à l'étranger, et plus tard dans d'autres théâtres dont il aura la direction.
En 1940 après la défaite et l'armistice, il est sollicité afin d'organiser une représentation pour les prisonniers français. Il y réussit non sans difficulté, car la guerre a éparpillé les comédiens dans toute la France. Après l'armistice en 1940 les théâtres rouvrent, et malgré l'occupation la vie reprend. Peu de temps après il joue avec Fernand Ledoux et André Bruneau dans Vingt neuf degrés à l'ombre, de Eugène Labiche. La même année Jacques Copeau reprend un de ses succès : Le paquebot Tenacity de Charles Vildrac, J. Meyer y tient le rôle d'un marin britannique.
À cette période troublée, la Comédie française connaîtra une certaine instabilité due aux changements répétés de ses administrateurs. De 1940 à 1947 il lui en faudra sept avant de retrouver son équilibre alors que dix avaient suffi pour la gérer pendant un siècle.
Par la suite les rôles ainsi que les mises en scène vont s'enchaîner. En 1941 il montera, entre autres, La Poudre aux yeux d'Eugène Labiche ; en 1942 il jouera au théâtre Montparnasse La Célestine de Fernando de Rojas, avec Marcelle Géniat ; en 1943 il assurera la mise en scène du Bourgeois gentilhomme de Molière pour la rentrée de Raimu à la Comédie française. Le succés sera immense et la pièce est jouée plusieurs mois ; puis toujours en 1943 Le Chevalier à la mode de Dancourt ; en 1944 Le Malade imaginaire de Molière; la même année Barberine d'Alfred de Musset etc.
C'est en cette année 1944, qu'il est nommé Directeur artistique du Centre d'Art Dramatique situé 21 rue Blanche à Paris. Le Centre a été transféré à Lyon en 1997.
En 1945 la guerre tire à sa fin et la Comédie française va jouer en Allemagne des classiques du répertoire, notamment Les Fourberies de Scapin à Constance et à Stuttgart, devant la 1re Armée française. Il y a là, outre Jean Meyer: Jacques Charon, Jean Desailly, Pierre Dux, Robert Manuel, Alfred Adam etc. La même année il monte, entre autres, L'Avare et L'école des maris de Molière.
À la rentrée, la paix étant revenue, un gala est organisé à la Comédie Française pour retracer l’histoire des comédiens français et de leurs auteurs ; Jean Meyer sollicite André Roussin pour L’Illustre Théâtre, Paul Raynal pour Corneille, Jean Cocteau pour Molière, Marcel Achard pour Victor Hugo, Stève Passeur pour Henry Becque. En moins de cinq jours le spectacle est écrit, répété et joué, et c’est un triomphe.
Dans l’année 1946, il mettra en scène et jouera le rôle de Figaro dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais; il montera Le voyage de Monsieur Perrichon de Labiche et Édouard Martin, Le Tourbillon de Bernard Zimmer etc. En 1947 il montera entre autres, la pièce de Théodore Barrière et Lambert Thiboust Les Jocrisses de L’Amour.
À cette époque d’après guerre, le répertoire est représenté au Luxembourg pour le moderne et à Richelieu pour le classique.
En 1948 il sera engagé par le réalisateur Henri Decoin pour tourner dans le film Entre onze heures et minuit, où il jouera le rôle de « Victor », un mauvais garçon.
Cette même année, il montera, entre autres, la pièce de François Mauriac Le passage du Malin avec Marie Bell; il assurera la mise en scène de la pièce de Prosper Mérimée Les Espagnols en Danemark, ainsi que Le Malade imaginaire et Monsieur de Pourceaugnac de Molière ; en 1949, celle de Jeanne la Folle de François Aman-Jean, etc.
À la demande d’André Gide, il mettra en scène en 1950 Les Caves du Vatican. Il s’y distribuera dans le rôle de Protos, Jeanne Moreau y fera ses débuts à la Comédie Française dans le rôle de « la petite prostituée » (La pièce sera jouée 80 fois) ; en 1951 il jouera le rôle de Vatelin dans Le Dindon de Feydeau (immense succès) ; la même année il monte Donogoo de Jules Romains ; puis en 1952 Six personnages en quête d'auteur de Luigi Pirandello; en 1953 il montera une pièce de Jules Romains Monsieur le Trouhadec saisi par la débauche ; il fera débuter Françoise Fabian en 1954 dans La pièce de Raymond Castans Le Pirate ; la même année, au théâtre Antoine, il mettra en scène La Main passe de Georges Feydeau.
En 1955 il est nommé professeur au Conservatoire, (Annie Girardot sera l’une de ses élèves) et à la Comédie Française il fait parti du comité de lecture.
En cette même année de 1955, au Théâtre Antoine, il monte Nekrassov de Jean Paul Sartre; (la pièce la plus pénible que j’ai eu à réaliser dira-t-il !) ; toujours la même année, à la Comédie Française, il met en scène, entre autres, Les femmes savantes et L'Amour médecin de Molière et se distribue dans cette dernière pièce, puis toujours la même année, il monte le Barbier de Séville de Beaumarchais où il joue le rôle de Bazile ; en 1956, de nouveau au théâtre Antoine, il monte L’Ombre de Julien Green; la même année, à la Comédie Française, il met en scène Coriolan de Shakespeare ainsi que La Machine à écrire de Jean Cocteau dans laquelle débute Annie Girardot; il y joue le rôle de « Fred » le policier.
En 1957 il est engagé pour jouer dans un film Les Violents du réalisateur Henri Calef. Il est entouré de Paul Meurisse, Françoise Fabian, Fernand Ledoux etc. Il y joue le rôle « d’Eugène. »
En 1957 en province, il montera et jouera (toujours avec Annie Girardot) le rôle de Trivelin dans une pièce de Marivaux La Fausse Suivante ; puis à la Comédie Française il met en scène et joue dans Domino de Marcel Achard; en 1958 Les trente millions de Gladiator de Labiche et Philippe Gille, ainsi que L'École des maris de Molière; du même auteur il montera à la fin de 1959, sa dernière pièce à la Comédie Française: L'École des femmes, où il joue Arnolphe, avec Danielle Ajoret dans le rôle d’Agnès.
C’est à cette période qu’il réalisera deux films, tirés du répertoire classique, pour le cinéma: en 1958, Le bourgeois gentilhomme de Molière où il se distribuera, avec Louis Seigner, Jacques Charon, Robert Manuel, Micheline Boudet, et en 1959 Le Mariage de Figaro d’après Beaumarchais ou il jouera avec Georges Descrières, Louis Seigner, Jean Piat, Micheline Boudet etc.[1]
Ayant démissionné de la Comédie Française à la fin de l’année 1959, Jean Meyer est nommé Directeur artistique du Théâtre Français et demeure professeur au Conservatoire de la rue Blanche. Il continue toujours à monter et à jouer dans différents théâtres parisiens ou de province. En 1960, il monte, entre autres, au Théâtre du Palais-Royal Crime parfait, où il met en scène Raymond Souplex et Françoise Fabian. Il crée en 1962 sa première pièce, Mic-Mac. Pour la télévision, en 1963 il met en scène Le Tartuffe de Molière, pièce dans laquelle il joue Orgon.
En 1964 il devient codirecteur du Théâtre Michel, théâtre non subventionné, où il connaît au départ beaucoup de difficultés qui l’amèneront parfois à fermer momentanément son théâtre. Il y montera, entre autres, en 1966, Les Trois mariages de Mélanie, avec notamment Anny Duperey à ses débuts. Mais la pièce la plus importante qu’il aura à monter dans ce théâtre, La Ville dont le Prince est un enfant, il la devra à Henri de Montherlant qui la lui proposera (sa demande était un don, dira Jean Meyer) en 1967. Celui-ci la lui avait refusée en 1960 et en 1962, mais il l’avait aussi refusée à la Comédie Française prétextant que la salle ne s’y prêtait pas. Par contre, la salle du Théâtre Michel avait paru lui convenir.
Montherlant étant un peu superstitieux, il restait à savoir quand la pièce pourrait être créée. Ce dernier tenait à la même date de création que La Reine morte et Port Royal qui avaient été créées un 8 décembre. [2] Il fut donc décidé que la 8 décembre 1967 serait retenue. La pièce sera créée avec Paul Guers dans le rôle de de Prats et Didier Haudepin dans celui de Sevrais. Jean Deschamps a pour sa part créé le rôle du Supérieur. Ce sera un grand succès, la pièce sera jouée 1200 fois, uniquement à Paris. [3] Les événements de mai 1968 obligeront à fermer le théâtre, mais mi-juin, à sa réouverture, la pièce connaîtra le même succès.
En 1964, et alors que le Théâtre Michel se trouvait au creux de la vague, Charles Gantillon directeur du Théâtre des Célestins de Lyon, l’avait invité pour jouer dans son théâtre le rôle d’Arnolphe dans L'École des femmes de Molière. Quatre années plus tard, le 26 janvier 1968, à la suite du décès de celui-ci survenu à la fin de novembre 1967, Jean Meyer est nommé avec Albert Husson codirecteur de ce théâtre.
Ensemble, ils monteront dans ce théâtre de Lyon des dizaines de spectacles, jusqu’à la mort d’Albert Husson en 1978, date à laquelle Jean Meyer en deviendra l’unique directeur, et continuera sur cette lancée. Durant cette période, seront montées des pièces où il se distribuera quelquefois. Il mettra en scène notamment : À quoi rêvent les jeunes filles de Musset ; Le Barbier de Séville ainsi que Le Mariage de Figaro de Beaumarchais ; Le Bourgeois gentilhomme et Le Misanthrope de Molière ; Le Voyage de Monsieur Perrichon, et 29° à l’ombre de Labiche ; Le Marchand de Venise, et Macbeth de Shakespeare; Les Misérables de Marcel Achard avec Jean Marais, (1976) ; La Dame de chez Maxim's de Feydeau (1977). En 1980, L’Arlésienne d’Alphonse Daudet, où il joue avec Orane Demazis.
Le 1er décembre 1972, dans ce théâtre, Jean Meyer avait créé sa cinquième pièce, Le jour le plus court avec Jean-Marc Thibault, il récidiva en 1982 avec sa sixième création, L’Héritage, avec Patrick Préjean ; cette même année il se met en scène dans Mon père avait raison de Sacha Guitry; en 1983, il se distribuera dans Le Dindon de Feydeau avec Francis Perrin, etc.
Jean Meyer fera la connaissance de la comédienne Claude Jade en 1975, au moment où celle-ci joue au Théâtre des Célestins, la pièce de Jean Giraudoux La Guerre de Troie n’aura pas lieu, sur une mise en scène de Jacques Mauclair. Il souhaita travailler avec elle et l’engagea en 1977 pour jouer dans ce théâtre Port Royal, de Montherlant, où il incarne Péréfixe, l’archevêque de Paris ; puis en 1978 dans Intermezzo de Giraudoux, où il interprète le rôle du droguiste.
Au Théâtre Marigny, cette même année, il montera dans le cadre de l’émission « Au Théâtre ce soir », Volpone de Jules Romains et Stéphan Zweig d’après Ben Jonson, où il proposera à Claude Jade de jouer le rôle de Colomba ; pour sa part il se distribuera dans le rôle de Corbaccio.
En 1980, dans son théâtre des Célestins, il engage à nouveau Claude Jade pour jouer dans Britannicus de Racine, puis, trois années plus tard, dans Les Exilés de James Joyce (1983) , et enfin, en 1984, dans Les Faiseurs de Balzac où il joue Mr. Mercadet.
De ces sept années de travail en commun, naîtra entre Claude Jade et Jean Meyer une solide amitié qui durera jusqu'à la mort de ce dernier en 2003. Dans son autobiographie Claude Jade notera : « Jean Meyer était un homme d’une grande érudition, qui a voué toute sa vie au théâtre (...) Il avait été l’élève de Louis Jouvet qui l’avait beaucoup marqué (...) Il avait dirigé de très grands interprètes en signant des mises en scène qui ont fait dates à la Comédie française. (...) C’était un grand metteur en scène, très précis dans ses indications, qui accordait une importance primordiale à la justesse du ton. (...) Jean Meyer était doublement exigeant à la fois sur le fond et sur la forme. Notre amitié demeura, se manifestant au travers des cartes de vœux que nous échangions et de conversations téléphoniques. »
En 1985 Jean Meyer ne fut pas reconduit à la direction du Théâtre des Célestins. (Il a alors 71 ans). Il continuera à monter d’autres pièces comme le Dindon de Feydeau, qu’il avait mis en scène le 7 septembre 1984 et qui sera jouée jusqu’au 13 octobre 1986 au Théâtre du Palais Royal. Plus tard il se consacra à l’écriture, son autre passion.
Quelques années avant sa mort nous dit Claude Jade « il avait décidé de tourner la page, de dire adieu au théâtre qui était toute sa vie, car il ne comprenait plus son évolution, » et, continue-t-elle, « il écrivit des romans, qu’il trouvait plus intéressants ». Jean Meyer s’éteignit le 8 janvier 2003 à l’âge de 87 ans.
Jean Meyer est né le 11 juin 1914 dans une famille d'artisans boulangers qui, au début des années 1920, est installée à Créteil dans la banlieue parisienne. Très jeune, il a le goût du théâtre et veut être comédien, bien que dans son milieu rien ne le prédispose à faire du théâtre, il persistera jusqu'à la fin de son adolescence ; c'est une véritable vocation. Ses parents le soutiendront sans faillir dans sa passion. Son besoin de voir jouer la comédie le poussera souvent à aller à Paris assister à des représentations théâtrales gratuites. Il décida, après l'une d'elles, de devenir comédien et de rentrer à la Comédie Française.
En attendant en 1931, âgé de 17 ans, il devient employé de banque à Saint-Germain-en-Laye. Cette même année, se présentant au concours d'entrée au Conservatoire d'Art Dramatique de Paris il fut recalé, et se retrouva chômeur, car croyant qu'il serait reçu, il avait imprudemment démissionné de son emploi. Il subira un second échec l'année suivante. La troisième tentative sera la bonne ; en 1934 il est enfin reçu, mais il a pendant deux ans travaillé avec Jeanne Delvair, l'épouse de Georges le Roy, qui comme son mari est sociétaire à la Comédie Française.
À la rentrée de 1934, il est admis dans la classe de Louis Jouvet, qui débute lui-même sa première année de professeur au Conservatoire. Comme tous les élèves et parallèlement aux cours de Louis Jouvet, il poursuit son apprentissage de futur comédien en jouant de petits rôles à la Comédie Française, mais aussi dans d'autres théâtres parisiens, comme les Gobelins, ou chez de grands comédiens comme Georges Pitoëff; et bien sûr à l'Athénée, qui est à cette époque le théâtre de Jouvet, dans de petites pièces qui servaient de lever de rideaux et de faire valoir, aux grandes pièces du répertoire dans lesquelles jouait Louis Jouvet. Il jouera aussi dans des écoles de Paris et de la banlieue parisienne etc.
Début juillet 1937, aprés trois années de Conservatoire, il est reçu à l'examen de sortie (il présenta une scène de Knock de Jules Romains) et prépara le concours d'entrée à la Comédie Française. Conseillé par son maître Louis Jouvet il présenta en théâtre classique le personnage de Pancrace et en théâtre moderne Le chant du cygne de Tchekhov. Il fut reçu et sera engagé le 15 juillet 1937 à la Comédie Française, c'est Édouard Bourdet qui à cette période en est l'administrateur général.
Engagé le 15 juillet 1937, il restera 22 ans à la Comédie française dont il démissionnera le 31 décembre 1959.
- Il est pensionnaire en octobre 1938
- Sociétaire le 1er janvier 1942
- Sociétaire honoraire en 1960
- Doyen des sociétaires Honoraires le 1er janvier 2003
Ses débuts officiels de pensionnaire ont lieu en octobre 1938; il y joue à cette occasion son premier grand rôle: celui d'Harpagon dans l'Avare de Molière. Dix huit mois après son entrée à la Comédie française, Marie Bell, le voyant très intéressé par la mise en scène, lui obtient de monter sa première pièce, Le Médecin malgré lui de Molière avec Fernand Ledoux dans Géronte et Pierre Dux dans Sganarelle. Dès lors à partir de cette période il commence à se partager entre jouer et mettre en scène, voire les deux ensemble. Il sera amené au cours de sa carrière à rencontrer et à travailler avec les plus grands auteurs français (André Gide, Jean Cocteau, François Mauriac, Jules Romains etc.), ainsi qu'avec les plus grands comédiens ou comédiennes du XXe siècle.
Il est difficile de citer toutes les pièces que Jean Meyer a jouées ou a montées pendant les vingt deux ans où il sera à la Comédie française tant le nombre en est grand. Il jouera plus de deux cents rôles, dont plus de cinquante dans l'œuvre de Molière, qui est son auteur de prédilection ; où il a pratiquement tout joué et tout mis en scène. Il montera plus de deux cents pièces tant à la Comédie française, que dans d'autres théâtres de province. S'ajouteront les mises en scène et les rôles joués à l'étranger, et plus tard dans d'autres théâtres dont il aura la direction.
En 1940 après la défaite et l'armistice, il est sollicité afin d'organiser une représentation pour les prisonniers français. Il y réussit non sans difficulté, car la guerre a éparpillé les comédiens dans toute la France. Après l'armistice en 1940 les théâtres rouvrent, et malgré l'occupation la vie reprend. Peu de temps après il joue avec Fernand Ledoux et André Bruneau dans Vingt neuf degrés à l'ombre, de Eugène Labiche. La même année Jacques Copeau reprend un de ses succès : Le paquebot Tenacity de Charles Vildrac, J. Meyer y tient le rôle d'un marin britannique.
À cette période troublée, la Comédie française connaîtra une certaine instabilité due aux changements répétés de ses administrateurs. De 1940 à 1947 il lui en faudra sept avant de retrouver son équilibre alors que dix avaient suffi pour la gérer pendant un siècle.
Par la suite les rôles ainsi que les mises en scène vont s'enchaîner. En 1941 il montera, entre autres, La Poudre aux yeux d'Eugène Labiche ; en 1942 il jouera au théâtre Montparnasse La Célestine de Fernando de Rojas, avec Marcelle Géniat ; en 1943 il assurera la mise en scène du Bourgeois gentilhomme de Molière pour la rentrée de Raimu à la Comédie française. Le succés sera immense et la pièce est jouée plusieurs mois ; puis toujours en 1943 Le Chevalier à la mode de Dancourt ; en 1944 Le Malade imaginaire de Molière; la même année Barberine d'Alfred de Musset etc.
C'est en cette année 1944, qu'il est nommé Directeur artistique du Centre d'Art Dramatique situé 21 rue Blanche à Paris. Le Centre a été transféré à Lyon en 1997.
En 1945 la guerre tire à sa fin et la Comédie française va jouer en Allemagne des classiques du répertoire, notamment Les Fourberies de Scapin à Constance et à Stuttgart, devant la 1re Armée française. Il y a là, outre Jean Meyer: Jacques Charon, Jean Desailly, Pierre Dux, Robert Manuel, Alfred Adam etc. La même année il monte, entre autres, L'Avare et L'école des maris de Molière.
À la rentrée, la paix étant revenue, un gala est organisé à la Comédie Française pour retracer l’histoire des comédiens français et de leurs auteurs ; Jean Meyer sollicite André Roussin pour L’Illustre Théâtre, Paul Raynal pour Corneille, Jean Cocteau pour Molière, Marcel Achard pour Victor Hugo, Stève Passeur pour Henry Becque. En moins de cinq jours le spectacle est écrit, répété et joué, et c’est un triomphe.
Dans l’année 1946, il mettra en scène et jouera le rôle de Figaro dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais; il montera Le voyage de Monsieur Perrichon de Labiche et Édouard Martin, Le Tourbillon de Bernard Zimmer etc. En 1947 il montera entre autres, la pièce de Théodore Barrière et Lambert Thiboust Les Jocrisses de L’Amour.
À cette époque d’après guerre, le répertoire est représenté au Luxembourg pour le moderne et à Richelieu pour le classique.
En 1948 il sera engagé par le réalisateur Henri Decoin pour tourner dans le film Entre onze heures et minuit, où il jouera le rôle de « Victor », un mauvais garçon.
Cette même année, il montera, entre autres, la pièce de François Mauriac Le passage du Malin avec Marie Bell; il assurera la mise en scène de la pièce de Prosper Mérimée Les Espagnols en Danemark, ainsi que Le Malade imaginaire et Monsieur de Pourceaugnac de Molière ; en 1949, celle de Jeanne la Folle de François Aman-Jean, etc.
À la demande d’André Gide, il mettra en scène en 1950 Les Caves du Vatican. Il s’y distribuera dans le rôle de Protos, Jeanne Moreau y fera ses débuts à la Comédie Française dans le rôle de « la petite prostituée » (La pièce sera jouée 80 fois) ; en 1951 il jouera le rôle de Vatelin dans Le Dindon de Feydeau (immense succès) ; la même année il monte Donogoo de Jules Romains ; puis en 1952 Six personnages en quête d'auteur de Luigi Pirandello; en 1953 il montera une pièce de Jules Romains Monsieur le Trouhadec saisi par la débauche ; il fera débuter Françoise Fabian en 1954 dans La pièce de Raymond Castans Le Pirate ; la même année, au théâtre Antoine, il mettra en scène La Main passe de Georges Feydeau.
En 1955 il est nommé professeur au Conservatoire, (Annie Girardot sera l’une de ses élèves) et à la Comédie Française il fait parti du comité de lecture.
En cette même année de 1955, au Théâtre Antoine, il monte Nekrassov de Jean Paul Sartre; (la pièce la plus pénible que j’ai eu à réaliser dira-t-il !) ; toujours la même année, à la Comédie Française, il met en scène, entre autres, Les femmes savantes et L'Amour médecin de Molière et se distribue dans cette dernière pièce, puis toujours la même année, il monte le Barbier de Séville de Beaumarchais où il joue le rôle de Bazile ; en 1956, de nouveau au théâtre Antoine, il monte L’Ombre de Julien Green; la même année, à la Comédie Française, il met en scène Coriolan de Shakespeare ainsi que La Machine à écrire de Jean Cocteau dans laquelle débute Annie Girardot; il y joue le rôle de « Fred » le policier.
En 1957 il est engagé pour jouer dans un film Les Violents du réalisateur Henri Calef. Il est entouré de Paul Meurisse, Françoise Fabian, Fernand Ledoux etc. Il y joue le rôle « d’Eugène. »
En 1957 en province, il montera et jouera (toujours avec Annie Girardot) le rôle de Trivelin dans une pièce de Marivaux La Fausse Suivante ; puis à la Comédie Française il met en scène et joue dans Domino de Marcel Achard; en 1958 Les trente millions de Gladiator de Labiche et Philippe Gille, ainsi que L'École des maris de Molière; du même auteur il montera à la fin de 1959, sa dernière pièce à la Comédie Française: L'École des femmes, où il joue Arnolphe, avec Danielle Ajoret dans le rôle d’Agnès.
C’est à cette période qu’il réalisera deux films, tirés du répertoire classique, pour le cinéma: en 1958, Le bourgeois gentilhomme de Molière où il se distribuera, avec Louis Seigner, Jacques Charon, Robert Manuel, Micheline Boudet, et en 1959 Le Mariage de Figaro d’après Beaumarchais ou il jouera avec Georges Descrières, Louis Seigner, Jean Piat, Micheline Boudet etc.[1]
Ayant démissionné de la Comédie Française à la fin de l’année 1959, Jean Meyer est nommé Directeur artistique du Théâtre Français et demeure professeur au Conservatoire de la rue Blanche. Il continue toujours à monter et à jouer dans différents théâtres parisiens ou de province. En 1960, il monte, entre autres, au Théâtre du Palais-Royal Crime parfait, où il met en scène Raymond Souplex et Françoise Fabian. Il crée en 1962 sa première pièce, Mic-Mac. Pour la télévision, en 1963 il met en scène Le Tartuffe de Molière, pièce dans laquelle il joue Orgon.
En 1964 il devient codirecteur du Théâtre Michel, théâtre non subventionné, où il connaît au départ beaucoup de difficultés qui l’amèneront parfois à fermer momentanément son théâtre. Il y montera, entre autres, en 1966, Les Trois mariages de Mélanie, avec notamment Anny Duperey à ses débuts. Mais la pièce la plus importante qu’il aura à monter dans ce théâtre, La Ville dont le Prince est un enfant, il la devra à Henri de Montherlant qui la lui proposera (sa demande était un don, dira Jean Meyer) en 1967. Celui-ci la lui avait refusée en 1960 et en 1962, mais il l’avait aussi refusée à la Comédie Française prétextant que la salle ne s’y prêtait pas. Par contre, la salle du Théâtre Michel avait paru lui convenir.
Montherlant étant un peu superstitieux, il restait à savoir quand la pièce pourrait être créée. Ce dernier tenait à la même date de création que La Reine morte et Port Royal qui avaient été créées un 8 décembre. [2] Il fut donc décidé que la 8 décembre 1967 serait retenue. La pièce sera créée avec Paul Guers dans le rôle de de Prats et Didier Haudepin dans celui de Sevrais. Jean Deschamps a pour sa part créé le rôle du Supérieur. Ce sera un grand succès, la pièce sera jouée 1200 fois, uniquement à Paris. [3] Les événements de mai 1968 obligeront à fermer le théâtre, mais mi-juin, à sa réouverture, la pièce connaîtra le même succès.
En 1964, et alors que le Théâtre Michel se trouvait au creux de la vague, Charles Gantillon directeur du Théâtre des Célestins de Lyon, l’avait invité pour jouer dans son théâtre le rôle d’Arnolphe dans L'École des femmes de Molière. Quatre années plus tard, le 26 janvier 1968, à la suite du décès de celui-ci survenu à la fin de novembre 1967, Jean Meyer est nommé avec Albert Husson codirecteur de ce théâtre.
Ensemble, ils monteront dans ce théâtre de Lyon des dizaines de spectacles, jusqu’à la mort d’Albert Husson en 1978, date à laquelle Jean Meyer en deviendra l’unique directeur, et continuera sur cette lancée. Durant cette période, seront montées des pièces où il se distribuera quelquefois. Il mettra en scène notamment : À quoi rêvent les jeunes filles de Musset ; Le Barbier de Séville ainsi que Le Mariage de Figaro de Beaumarchais ; Le Bourgeois gentilhomme et Le Misanthrope de Molière ; Le Voyage de Monsieur Perrichon, et 29° à l’ombre de Labiche ; Le Marchand de Venise, et Macbeth de Shakespeare; Les Misérables de Marcel Achard avec Jean Marais, (1976) ; La Dame de chez Maxim's de Feydeau (1977). En 1980, L’Arlésienne d’Alphonse Daudet, où il joue avec Orane Demazis.
Le 1er décembre 1972, dans ce théâtre, Jean Meyer avait créé sa cinquième pièce, Le jour le plus court avec Jean-Marc Thibault, il récidiva en 1982 avec sa sixième création, L’Héritage, avec Patrick Préjean ; cette même année il se met en scène dans Mon père avait raison de Sacha Guitry; en 1983, il se distribuera dans Le Dindon de Feydeau avec Francis Perrin, etc.
Jean Meyer fera la connaissance de la comédienne Claude Jade en 1975, au moment où celle-ci joue au Théâtre des Célestins, la pièce de Jean Giraudoux La Guerre de Troie n’aura pas lieu, sur une mise en scène de Jacques Mauclair. Il souhaita travailler avec elle et l’engagea en 1977 pour jouer dans ce théâtre Port Royal, de Montherlant, où il incarne Péréfixe, l’archevêque de Paris ; puis en 1978 dans Intermezzo de Giraudoux, où il interprète le rôle du droguiste.
Au Théâtre Marigny, cette même année, il montera dans le cadre de l’émission « Au Théâtre ce soir », Volpone de Jules Romains et Stéphan Zweig d’après Ben Jonson, où il proposera à Claude Jade de jouer le rôle de Colomba ; pour sa part il se distribuera dans le rôle de Corbaccio.
En 1980, dans son théâtre des Célestins, il engage à nouveau Claude Jade pour jouer dans Britannicus de Racine, puis, trois années plus tard, dans Les Exilés de James Joyce (1983) , et enfin, en 1984, dans Les Faiseurs de Balzac où il joue Mr. Mercadet.
De ces sept années de travail en commun, naîtra entre Claude Jade et Jean Meyer une solide amitié qui durera jusqu'à la mort de ce dernier en 2003. Dans son autobiographie Claude Jade notera : « Jean Meyer était un homme d’une grande érudition, qui a voué toute sa vie au théâtre (...) Il avait été l’élève de Louis Jouvet qui l’avait beaucoup marqué (...) Il avait dirigé de très grands interprètes en signant des mises en scène qui ont fait dates à la Comédie française. (...) C’était un grand metteur en scène, très précis dans ses indications, qui accordait une importance primordiale à la justesse du ton. (...) Jean Meyer était doublement exigeant à la fois sur le fond et sur la forme. Notre amitié demeura, se manifestant au travers des cartes de vœux que nous échangions et de conversations téléphoniques. »
En 1985 Jean Meyer ne fut pas reconduit à la direction du Théâtre des Célestins. (Il a alors 71 ans). Il continuera à monter d’autres pièces comme le Dindon de Feydeau, qu’il avait mis en scène le 7 septembre 1984 et qui sera jouée jusqu’au 13 octobre 1986 au Théâtre du Palais Royal. Plus tard il se consacra à l’écriture, son autre passion.
Quelques années avant sa mort nous dit Claude Jade « il avait décidé de tourner la page, de dire adieu au théâtre qui était toute sa vie, car il ne comprenait plus son évolution, » et, continue-t-elle, « il écrivit des romans, qu’il trouvait plus intéressants ». Jean Meyer s’éteignit le 8 janvier 2003 à l’âge de 87 ans.
- 1962 Mic Mac (comédie)
- 1963 L'Âge idiot (comédie)
- 1965 Le Vice dans la peau (comédie)
- 1967 La courte paille (comédie)
- 1972 Le jour le plus court (comédie d’après Euripide)
- 1982 L’Héritage (comédie d’après Maupassant)
- Molière, (essai) Jean Meyer - Librairie Académique Perrin 1963
- Gilles Shakespeare ou les aventures de Jean Perrin, (essai) Jean Meyer - Librairie Académique Perrin 1964
- Molière - Edition historique et critique, analyse des situations et des personnages, Jean Meyer, 11 volumes - Maurice Gonon/Les Heures Claires. 1968-1972.
- Place au théâtre, Jean Meyer - Edition du Fallois 1991
- Au théâtre ce soir (Sélection)
- Les affaires sont les affaires d’Octave Mirbeau Théâtre Marigny
- Le médecin malgré lui de Molière Théâtre Marigny
- Détective story de Kingsley Théâtre Marigny
- Noix de Coco de Marcel Achard Théâtre Marigny
- Le boulingrin de Courteline Théâtre Marigny
- Lidoire de Courteline Théâtre Marigny
- Volpone de Jules Romains et Stéphan Zweig Théâtre Marigny
- Mademoiselle de Jacques Deval Théâtre Marigny
- 1958 – Le Bourgeois gentilhomme de Molière
- 1959 – Le Mariage de Figaro de Beaumarchais
- 1964 : Le Deuxième Coup de feu de Robert Thomas, mise en scène Pierre Dux, Théâtre Edouard VII
- 1965 : Le Vice dans la peau de et mise en scène Jean Meyer, Théâtre Michel
- 1986 : La Prise de Berg-Op-Zoom de Sacha Guitry, mise en scène Jean Meyer, Théâtre des Nouveautés, Théâtre de la Michodière
- 1942 : La Célestine de Fernando de Rojas, Théâtre de la Renaissance
- 1943 : L'École des ménages d'Honoré de Balzac, Théâtre Saint-Georges
- 1946 : La Sainte Famille d'André Roussin, Théâtre Saint-Georges
- 1953 : La Reine blanche de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy, Théâtre Michel
- 1954 : La Main passe de Georges Feydeau, Théâtre Antoine
- 1955 : Nekrassov de Jean-Paul Sartre, Théâtre Antoine
- 1956 : Histoire de rire d'Armand Salacrou, Théâtre Saint-Georges
- 1956 : L'Ombre de Julien Green, Théâtre Antoine
- 1958 : La Bagatelle de Marcel Achard, Théâtre des Bouffes-Parisiens
- 1960 : Histoire de rire d'Armand Salacrou, Théâtre de la Madeleine
- 1960 : Crime parfait de Frederick Knott, Théâtre du Palais-Royal
- 1961 : L'Idiote de Marcel Achard, Théâtre Antoine
- 1961 : La Coquine d'André Roussin, Théâtre du Palais-Royal
- 1961 : Noix de coco de Marcel Achard, Théâtre de Paris
- 1962 : Bichon de Jean de Létraz, Théâtre Edouard VII
- 1962 : Turlututu de Marcel Achard, Théâtre Antoine
- 1963 : L'Âge idiot de Jean Meyer, mise en scène Maurice Guillaud, Théâtre du Gymnase, Théâtre Edouard VII
- 1964 : Machin chouette de Marcel Achard, Théâtre Antoine
- 1965 : Le Vice dans la peau de Jean Meyer, Théâtre Michel
- 1965 : Les Trois Mariages de Mélanie de Charlotte Frances, Théâtre Michel
- 1967 : La ville dont le Prince est un enfant d'Henry de Montherlant, Théâtre Michel
- 1973 : Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux, Théâtre des Célestins
- 1974 : Les Bienfaits de la culture de Léon Tolstoï, Théâtre des Célestins
- 1974 : Les affaires sont les affaires d'Octave Mirbeau, Théâtre Marigny
- 1975 : Le Pain de ménage de Jules Renard, Théâtre des Célestins
- 1976 : L'Impromptu de Versailles de Molière, Théâtre des Célestins
- 1977 : La Dame de chez Maxim de Georges Feydeau, Théâtre des Célestins
- 1977 : La ville dont le Prince est un enfant d'Henry de Montherlant, Théâtre des Mathurins
- 1978 : Topaze de Marcel Pagnol, Théâtre Saint-Georges
- 1979 : L'Avare de Molière, Théâtre des Célestins
- 1979 : Mademoiselle Julie d'August Strindberg, Théâtre des Célestins
- 1979 : Tovaritch de Jacques Deval, Théâtre de la Madeleine
- 1980 : Les Fausses Confidences de Marivaux, Théâtre des Célestins
- 1980 : Une maison de poupée d'Henrik Ibsen, Théâtre des Célestins
- 1981 : Le Misanthrope de Molière, Théâtre des Célestins
- 1981 : La guerre de Troie n'aura pas lieu de Jean Giraudoux, Théâtre des Célestins
- 1981 : Mademoiselle de Jacques Deval, Théâtre de la Michodière
- 1982 : Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, Théâtre des Célestins
- 1983 : Le Dindon de Georges Feydeau, Théâtre des Célestins
- 1983 : Six personnages en quête d'auteur de Luigi Pirandello, Théâtre des Célestins
- 1984 : Le Dindon de Georges Feydeau, Théâtre du Palais-Royal
- 1984 : Tartuffe de Molière, Théâtre des Célestins
- 1985 : Gigi de Colette, Théâtre des Nouveautés
- 1986 : La Prise de Berg-Op-Zoom de Sacha Guitry, Théâtre des Nouveautés, Théâtre de la Michodière
- Tartuffe de Molière, Théâtre du Palais Royal
- L'Avare de Molière, Théâtre du Palais Royal
- Les Femmes savantes de Molière, Théâtre du Palais Royal
- Le Misanthrope de Molière, Théâtre du Palais Royal
- George Dandin de Molière, Théâtre du Palais Royal
- Les Précieuses ridicules de Molière, Théâtre du Palais Royal
- 1941 : Ne bougez plus de Pierre Caron
- 1942 : Huit hommes dans un château de Richard Pottier
- 1942 : Coups de feu dans la nuit de Robert Péguy
- 1943 : Adieu Léonard de Pierre Prévert
- 1943 : Je suis avec toi d'Henri Decoin
- 1945 : La Route du bagne de Léon Mathot
- 1945 : L'Insaisissable Frédéric de Richard Pottier
- 1947 : Capitaine Blomet d'Andrée Feix
- 1948 : Entre onze heures et minuit d'Henri Decoin
- 1950 : Clara de Montargis d'Henri Decoin
- 1952 : Procès au Vatican d'André Haguet
- 1952 : Le Plaisir de Max Ophuls, dans le sketch : La Maison Tellier
- 1956 : Pitié pour les vamps de Jean Josipovici
- 1957 : Les Violents d'Henri Calef
- 1958 : Le Bourgeois gentilhomme de Jean Meyer
- 1959 : Le Mariage de Figaro de Jean Meyer
- 1961 : 121, rue Blanche de Quinto Albicocco - documentaire -
- 1965 : Le Corniaud de Gérard Oury
- 1977 : Britannicus de Jean Meyer : Narcisse
- Place au théâtre, Jean Meyer - Edition du Fallois 1991
- Baisers envolés. Souvenirs, Claude Jade - Edition Milan. 2004
- INA
- ↑ Dictionnaires des films - Bernard Rapp et Jean-Claude Lamy, Larousse 2000.
- ↑ Successivement le 8 décembre 1942 et le 8 décembre 1954
- ↑ S’ajoutent en plus les représentations en province et à l’étranger



