Biographie de Jean-Pierre Brard

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Xénophobie et PCF, le triste cas montreuillois
NPA
Des « citoyens » rassemblés au petit matin, en présence de l'ancien maire (apparenté PCF) Jean-Pierre Brard, du conseiller général PCF du canton, de sa suppléante et de quelques militants PCF, étaient là pour dire « non au ghetto, oui au jardin ».




Ouest-France

Ils gagnent le concours régional de reconnaissance des végétaux
Ouest-France
De gauche à droite, Julien Pigné, Jérémy Féron et Benjamin Brard, les lauréats du concours régional de reconnaissance des végétaux de l'Unep. Une quarantaine de plantes en pots, de brindilles d'arbres et de fleurs est posée sur les tables de la salle ...




Les Iraniens mettent en garde contre un prochain massacre au ...
Le Club de Mediapart
... ancien premier ministre algérien, le préfet Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, Jean-Pierre Bequet maire d'Auvers-sur-Oise et conseiller général du Val d'oise, Mgr Gaillot, l'ancien député Jean-Pierre Brard, Pierre Bercis président des ...

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L'Express

Montreuil: "Les méthodes de Dominique Voynet ne sont pas celles d ...
L'Express
Le député (PS) Razzy Hammadi et l'ancien maire (apparenté communiste) Jean-Pierre Brard ont aussi fait part de leurs ambitions. Mais cette proche de Claude Bartolone est décidée à "aller jusqu'au bout". Interview. Envoyer par email. Imprimer. Zoom ...

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Courrier Picard

Ils relancent la réderie de la fête de Ch'Gué
Courrier Picard
Ça nous faisait mal au coeur de voir qu'il n'y avait plus que les attractions foraines rue des Déportés le jour de cette fête de quartier, alors on a proposé de s'occuper de cette réderie », précise Claude Brard, responsable de la section des ...




Celebration of Nowrouz, the Iranian New Year, in the French ...
EIN News (press release)
In addition, Jean-Pierre Brard, and François Colcombet former members of the National Assembly, Sid Ahmed Ghozali, former Prime Ministre of Alegria, Michel Joli representing France-Liberté Fondation of Danielle Mitterrand, Bishop Jacques Gaillot, Mr.

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Slate.fr

Quand le jeune député Cahuzac pourfendait la fraude fiscale
Slate.fr
Le 8 septembre 1999, à l'occasion de la présentation en commission des Finances d'un rapport du député PCF Jean-Pierre Brard sur la fraude et l'évasion fiscale, le compte-rendu de la réunion précise que «M. Jérôme Cahuzac a […] jugé préférable de se ...

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Nouvel An iranien (Norouz), à l'Assemblée nationale, en présence ...
Le Club de Mediapart
Le sénateur Alain Néri coprésident du Comité français pour un Iran démocratique au sénat (CFID) représentait ce comité. Il faut signaler également la présence d'ancien députés comme Jean-Pierre Brard, ou le magistrat François Colcombet co-fondateur du ...

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L'Express

La greffe Voynet peine à prendre à Montreuil
L'Express
en kiosque mercredi 24 avril. Montreuil: la greffe Voynet peine à prendre. Il y a cinq ans, en ravissant la mairie à l'indéboulonnable Jean-Pierre Brard, Dominique Voynet a vite pu jauger l'ampleur de la tâche qui l'attendait. Lors du conseil municipal ...




Nouvelle-Calédonie: les 25 ans du drame Ouvéa célébrés dans la ...
TAHITI INFOS
Une messe a été célébrée par Mgr Jean-Pierre Brard, aumônier militaire en Nouvelle-Calédonie au moment des faits, dans la petite église de Saint-Michel puis une plaque commémorative a été dévoilée dans l'enceinte de la brigade, face au magnifique ...

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Jean-Pierre Brard, né le 7 février 1948 à Flers (Orne), est un homme politique français, député de Seine-Saint-Denis et ancien maire de Montreuil.



D'abord instituteur, il a été élu maire adjoint de Montreuil en 1971, puis maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) de 1984 à 2008 et député depuis 1988. Politiquement, il est apparenté au Groupe communiste. Jean-Pierre Brard fut en effet membre du Parti communiste français (PCF) jusqu'en 1996 avant de rejoindre la Convention pour une alternative progressiste (CAP).[1]

Il est membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Il participe également à divers groupes d'études et commissions sur les sectes, sur l'économie et les finances. Son engagement dans la lutte contre les sectes lui vaut d'être particulièrement controversé et attaqué en justice par ces mouvements religieux ou sectaires.

En mars 2008, briguant un cinquième mandat à la mairie de Montreuil, sa liste arrive en tête avec 39,4% des voix, devant celle de Dominique Voynet, à 32,5%, mais est battue le 16 mars 2008 par la sénatrice verte qui emporte 54,2% des suffrages.





  • Mandat : Réélu le 17/06/2007 député de la septième circonscription de la Seine-Saint-Denis


  • 12/06/1988 -01/04/1993  : député de la septième circonscription de la Seine-Saint-Denis
  • Réélu le 28/03/1993 -21/04/1997  : député de la septième circonscription de la Seine-Saint-Denis
  • Réélu le 01/06/1997 - 18/06/2002 : député de laseptième circonscription de la Seine-Saint-Denis
  • Réélu le 16/06/2002 - 03/02/2003  : député de la septième circonscription de la Seine-Saint-Denis
(Annulation de l'élection sur décision du Conseil constitutionnel)

  • Réélu le 23/03/2003 - 19/06/2007  : député de la septième circonscription de la Seine-Saint-Denis
(élection partielle)



  • Conseiller municipal et maire :
    • 1971-1984 : conseiller municipal et maire adjoint de Montreuil
    • 1984-1989 : maire de Montreuil
    • 1989-1995 : maire de Montreuil
    • 1995-2001 : maire de Montreuil
    • 2001-2008 : maire de Montreuil
    • 2008-2014 : conseiller municipal de Montreuil (opposition)
  • Conseiller régional :
    • 1986-1988 : membre du conseil régional d'Ile-de-France.




  • Vice-président du groupe d'études sur les sectes
  • Vice-président de la commission d'enquête sur les sectes (1995)
  • Rapporteur de la commission d'enquête sur les sectes et l'argent (1999)
  • Secrétaire de la commission d'enquête sur l'influence des sectes sur la santé physique et mentale des mineurs (2006)
  • Membre du Conseil d'Orientation de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES)


  • Vice-président de la commission des finances, de l'économie générale et du plan de 1997 à 2002, Secrétaire depuis juin 2002
  • Membre de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations de 1997 à 2002
  • Membre de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques depuis juin 2002
  • Membre de l'Observatoire des cartes bancaires (2002)
  • Rapporteur pour information sur le renforcement de la sécurisation du commerce électronique (2001)
  • Rapporteur pour information sur l'introduction des coûts environnementaux en comptabilité nationale (1993 et 1995)
  • Rapporteur pour information sur la fraude fiscale (1998 et 1999)






Le 5 octobre 2004[2], la Cour de cassation a rejeté le recours introduit par l’organisation des Témoins de Jéhovah contre un redressement fiscal de près de 23 millions d'euros. L’administration des impôts, recourant à la procédure de taxation d’office, a adressé une notification de redressement suivie d’un avis de mise en recouvrement des droits, pénalités et intérêts en retard dus par l’organisation des Témoins de Jéhovah pour des dons non déclarés. Les sommes dues à l’Etat, telles qu’elles figurent dans l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles du 28 février 2002, confirmé par la Cour de cassation le 5 octobre 2004, sont de 22 920 382,10 euros à titre principal, et de 22 418 484,48 euros au titre des pénalités et intérêts de retard.

Dans un communiqué de presse daté du 18 octobre 2005 [3], le député Jean-Pierre Brard annonce qu’il va déposer un amendement au projet de loi de finances 2006 « pour que les Témoins de Jéhovah paient leurs dettes » au fisc ; les ministres Nicolas Sarkozy et Thierry Breton n'ayant jamais répondu aux questions des parlementaires à propos du recouvrement de cette créance. Le 24 octobre 2005, en l’absence de Jean-Pierre Brard en déplacement à l’étranger, le député Georges Fenech défend cet amendement. Lors de la séance, le ministre délégué explique que les Témoins de Jéhovah ont déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme en mars 2005 « en invoquant la violation de la liberté religieuse » et ajoute que ce dossier fait l’objet d'un traitement normal en matière de recouvrement des sommes dues, que toutes les garanties immobilières ont été prises, que plusieurs versements ont déjà eu lieu, mais que la règle légale du secret fiscal lui interdit d'en dire davantage. Mis aux voix, l'amendement 244 n'a pas été adopté [4].

Le 3 novembre 2005, dans une question écrite au ministre de l'économie, Jean-Pierre Brard rappelle que les voies de recours en droit interne sont épuisées pour les Témoins de Jéhovah, puisque la cour de cassation a tranché le 5 octobre 2004 dans l'affaire de leur dette fiscale. Le recours déposé par les Témoins de Jéhovah devant la Cour européenne des droits de l'homme n’étant pas suspensif, Jean-Pierre Brard lui demande, en conséquence, le montant des versements d'ores et déjà intervenus dans le cadre du recouvrement des 45 millions d’euros que les Témoins de Jéhovah sont condamnés à verser à l’Etat.[5]

Le 5 mai 2006, le ministère de l'économie répond dans le JO, à la question écrite de Jean-pierre Brard publiée au JO le 08/11/2005 : "Les règles légales du secret fiscal édictées au profit des contribuables s'imposent à l'administration. Elles ne permettent pas d'apporter toutes les précisions qu'il demande dès lors que la réponse fera l'objet d'une publication au Journal officiel." [6]

Suite à la publication du rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes et les mineurs, des informations supplémentaires publiées dans la presse apportent des explications à ces hésitations du gouvernement français. En fait, l'État français prévoit de trouver une solution amiable dans cette affaire qui l'oppose aux Témoins de Jéhovah[7]. Le Canard enchaîné a révélé dans son édition du 1er novembre 2006 que la MIVILUDES (Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a réuni le 20 octobre 2006 les représentant de différents cabinets ministériels, qui ont proposé un possible " aménagement " de la dette fiscale. Ils suggéraient notamment de réduire les pénalités de retard. Le 23 octobre, le ministère des Affaires étrangères a répondu à la Cour européenne, qui lui a demandé de transmettre ses observations : " Le gouvernement français a l’honneur de vous informer qu’il est favorable au principe d’un règlement amiable de cette affaire, ainsi qu’à toute offre de médiation de la Cour (…) afin de favoriser la recherche d’un accord entre les parties ". Selon le journal La Croix[8], une personne bien au courant de cette affaire a dit : " Tous les experts qui ont eu affaire à ce dossier considèrent que l’on a de bonnes chances de se faire condamner ". Jusque-là, l'association a déjà remboursé 5 millions d'euros, et ses biens, meubles et immeubles, ont été saisis à titre conservatoire par l'administration. Mais la valeur estimée de ces biens ne couvriraient même pas la moitié du redressement, toujours selon La Croix.



Le 5 août 2004, dans une lettre ouverte à la presse, le député a accusé le docteur Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF), d'être proche des Témoins de Jéhovah, arguant d'une proximité supposée entre le médecin syndicaliste et un avocat des Témoins de Jéhovah[9], ainsi que d'une supposée participation à un colloque organisé par une association proche des Témoins de Jéhovah. Le médecin attaqué par le député riposte le lendemain par une plainte en diffamation, et rétorque qu'il pratique vaccinations et transfusions sanguines à longueur d'année, ce qui serait, d'après lui, incompatible avec une supposée proximité idéologique avec les Témoins de Jéhovah. Il dément également sa participation au colloque de l'ANDP (Association Nationale des droits du Patient) du 12 avril 2002, affirmée par le député [10] .

Dans cette affaire, Patrick Pelloux annonçait cependant, le 30 janvier 2006, sa décision de se désister de sa plainte en diffamation qui devait être plaidée, le lendemain, mardi 31 janvier 2006 devant la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Ce désistement de monsieur Pelloux a pour conséquence de ne pas permettre à la justice de trancher, ce qu'a regretté le député Brard dans un communiqué de presse [11], où l'on peut aussi lire :

«  Je renouvelle donc mon appel à l’adresse de monsieur Pelloux afin que la notoriété dont il bénéficie ne puisse être exploitée par cette organisation dont la dangerosité a été soulignée par deux rapports parlementaires successifs. N’oublions pas que l’organisation des Témoins de Jéhovah prône, notamment, le refus de la transfusion sanguine. Ce refus peut, dans biens des cas, conduire à la mort. Après ce désistement, il est du devoir de monsieur Pelloux de dire publiquement qu’il est criminel, lorsqu’il y a risque vital pour le patient, de refuser la transfusion sanguine. »

Durant les auditions de la commission parlementaire sur les sectes de 2006, Jean-Pierre Brard affirme encore que Patrick Pelloux est le secrétaire général fondateur de l'association ANDP et qu'il en était toujours le secrétaire général, quelques semaines avant que commencent les auditions de cette commission parlementaire [12].



Les Témoins de Jéhovah ont loué le stade Félix Bollaert de Lens (Pas-de-Calais) pour organiser leur grande assemblée d'été, suscitant la colère des anti-sectes. Le maire socialiste de Lens, Guy Delcourt, a déclaré regretter de ne pouvoir interdire pour des raisons légales le rendez-vous annuel de Témoins de Jéhovah, prévu dans le stade de football de la ville. Il a constaté le manque de courage politique des gouvernements et le manque de clarté dont profite, selon lui, ce mouvement. [13]

Le 18 juillet 2006, dans une interview radio-diffusée sur Europe 1, Nicolas Sarkozy a rétorqué que "Les Témoins de Jéhovah sont une association cultuelle reconnue expressément par le Conseil d'Etat et qui bénéficie à ce titre de la liberté de réunion", en ajoutant toutefois qu'il pouvait avoir « à titre personnel beaucoup de réserves » sur les Témoins de Jéhovah.[14]

Aussitôt, Jean-Pierre Brard a déclaré dans un communiqué de presse, que Nicolas Sarkozy "a cru devoir dédouaner l'organisation des Témoins de Jéhovah de ses actes délictueux", soulignant que le Conseil d'État s'était prononcé sur la seule forme juridique dans un contentieux fiscal. Il a ajouté que "Nos concitoyens attendent du ministre de l'Intérieur qu'il protège leurs libertés individuelles et collectives contre ceux qui les violent". Il a rappellé ensuite au ministre, les différentes condamnations et critiques faites contre ce mouvement. Il a cité la non dénonciation de faits de pédophilie dans une affaire jugée par la Cour d’assises de la Gironde, où les Témoins de Jéhovah avaient jugé le coupable en le traduisant devant le Conseil des Anciens et l'avaient exclu, mais n’avaient pas saisi la justice de la République ( voir L'excommunication chez les Témoins de Jéhovah) ; la dénonciation par l'Académie de médecine des pressions exercées pour refuser toute transfusion sanguine ; et la condamnation en 2004 par la cour de cassation à 45 millions d'euros de redressement fiscal avec pénalités.[15]



En décembre 2004, les habitants de Deyvillers, un village des Vosges de 1.400 habitants, se sont mobilisés contre un projet de construction d'un vaste bâtiment des Témoins de Jéhovah dans leur commune et ont décidé d'organiser un référendum à ce sujet[16]. Sur 1 082 inscrits, 795 suffrages ont été exprimés et 767 personnes se sont prononcées contre le projet, soit 97,87% des votants, tandis que 16 autres s'y sont déclarées favorables.

Dans un communiqué de presse, le 4 janvier 2005, Jean-Pierre Brard et d'autres députés annoncent qu'ils seront à leurs côtés le 8 janvier pour les soutenir face à ce projet de construction d’une salle du royaume.[17] Le maire de Deyvillers prend la décision de refuser le permis de construire déposé par les Témoins de Jéhovah, le motivant par des raisons "techniques". Cependant, dans un autre communiqué de presse [18], Jean-Pierre Brard déclare qu'il se rendra quand même à Deyvillers car :

«  il appartient aux responsables politiques, de droite, comme de gauche, de les soutenir. Il est de la responsabilité du pouvoir politique de défendre les libertés individuelles et collectives de nos concitoyens. »

En mars 2005, les Témoins de Jéhovah déposent un recours devant le tribunal administratif de Nancy, contre le refus de la mairie de Deyvillers (Vosges) de leur délivrer ce permis de construire.

Le 18 janvier 2006, les députés Philippe Vuilque, Martine David, Jean-Pierre Brard, Georges Fenech, Alain Gest et Michel Heinrich reçoivent à l’Assemblée nationale, les responsables de l’association de défense de l'environnement de Deyvillers ainsi que les habitants de ce village des Vosges venus manifester leur opposition au projet d'implantation de cette salle du Royaume de 1500 places par l’organisation des Témoins de Jéhovah dans leur commune. Au chef de cabinet de Jean-François Copé, ministre délégué au budget, la quarantaine de représentants des habitants de Deyvillers, ont exprimé leur étonnement que les Témoins de Jéhovah aient pu acquérir pour 600 000 euros un terrain de 6 hectares situé sur leur commune alors qu'ils n'ont toujours pas réglé une dette fiscale de 45 millions d'euros, confirmée par la Cour de cassation le 5 octobre 2004. "On nous a dit qu'ils avaient commencé à payer leur dette et que des sûretés avaient été prises. Nous demandons que le Trésor saisisse le terrain de Deyvillers pour parer tout risque d'insolvabilité organisée", a expliqué plus tard Hubert Sylvestre, président de l'ADED (association de défense de l'Environnement de Deyvillers), aux députés du groupe d'étude sur les sectes, en leur remettant une lettre-pétition réclamant leur soutien. M. Brard a trouvé l'idée "géniale" et leur a déclaré qu'ils allaient bientôt être "aussi célèbres que le village d'Astérix". [19]



Jean-Pierre Brard est notamment connu pour ses activités politiques contre les sectes. Ses déclarations lui causent quelques démêlés judiciaires, dont une condamnation en appel à verser un euro symbolique au titre de dommages-intérêts à la Fédération chrétienne des Témoins de Jéhovah de France, pour avoir affirmé que « des sectes comme les Témoins de Jéhovah ou la Scientologie fonctionnent aujourd'hui sur le mode de la criminalité internationale, avec des ramifications insoupçonnées et un immense pouvoir, y compris de lobbying »[20]. La Cour de cassation a confirmé l'arrêt de la Cour d'appel de Versaillles, qui a condamné le député pour diffamation publique en lui a refusant le bénéfice de l'immunité parlementaire et celui de la bonne foi :

« Attendu que, pour écarter les moyens de défense des intimés, qui invoquaient l'immunité prévue par l'article 41, alinéa 2, de la loi du 29 juillet 1881 et le bénéfice de la bonne foi, infirmer le jugement entrepris et dire l'infraction établie, la cour d'appel retient que les propos litigieux, qui insinuent que les Témoins de Jéhovah se livreraient à des activités de type mafieux en relation avec le grand banditisme, ne constituent pas un compte rendu fidèle du rapport de la commission d'enquête précité, lequel ne faisait pas état de "mises en cause précises et significatives" des Témoins de Jéhovah devant les juridictions pénales ; que les juges ajoutent que, s'il était légitime de chercher à informer de jeunes lecteurs sur les différents aspects de la lutte contre les sectes, il appartenait néanmoins à Jean-Pierre X..., expert réputé en la matière, de veiller, dans un entretien "minutieusement préparé", à ne pas user de termes approximatifs et à ne pas procéder à des amalgames hâtifs ; que les juges concluent que l'intéressé, qui ne s'est pas fondé sur des éléments d'appréciation sérieux, a manqué de mesure dans l'expression de sa pensée ; qu'ils précisent qu'en sa qualité de directeur de la publication, Hakim Y... aurait dû faire apparaître le caractère polémique des propos litigieux, présentés comme objectifs, et permettre à l'association violemment mise en cause de présenter son argumentation ; Attendu qu'en prononçant ainsi, par des motifs exempts d'insuffisance ou de contradiction et répondant aux chefs péremptoires des conclusions qui lui étaient soumises, lesquelles ne citaient aucun passage du rapport de la commission d'enquête de nature à corroborer les propos critiqués, la cour d'appel a justifié sa décision ;[21] »

Dans une autre affaire initiée par les Témoins de Jéhovah à son encontre, Jean-Pierre Brard ayant pris la défense de Mme Geneviève Preterre, maire de Darnétal, avait déclaré, le 2 octobre 1997, sur la station de radio BFM : « Je la soutiens, parce qu’elle combat une secte, l’une des plus dangereuses qui a, à son bilan, un grand nombre de suicides. » Le tribunal a débouté les Témoins de leur plainte pour diffamation religieuse et relaxé M. Brard, le 27 mai 1998. Jugement qui a été confirmé par l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles, rendu le 3 novembre 1998, qui a admis le caractère diffamatoire des propos incriminés mais pas une " diffamation à raison de l'appartenance à une religion déterminée ".

Les témoins de Jéhovah ont annoncé, le vendredi 21 juillet 2006, qu'ils allaient porter plainte en diffamation contre le député Jean-Pierre Brard. Celui-ci s'en est pris aux responsables de ce mouvement, jeudi 20 juillet sur TF1, les qualifiant de " parfaits délinquants ". Interrogé à propos de la tenue d'un rassemblement de 10 000 Témoins, du 20 au 22 juillet dans le stade de Lens, M. Brard avait donné trois exemples : " Se soustraire à l'impôt, condamner des personnes à mort en leur refusant la transfusion sanguine, ou couvrir des délits très graves comme la pédophilie. " [22] (cf. infra interview radio-diffusée du 18 juillet 2006.) Il a été relaxé le 11 juillet 2008 en première instance au bénéfice de la bonne foi, bien que les propos aient été jugés diffamatoires[23].



L'Assemblée nationale a adopté le 28 juin 2006, à l'unanimité, la proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête parlementaire relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs, "cosignée par 129 parlementaires siégeant sur l’ensemble des bancs de cette assemblée". Durant la discussion générale, la parole avait été donnée à Mme Martine David et à M. Philippe Vuilque pour le groupe socialiste, à M. Guy Geoffroy pour le groupe de l’UMP, à M. Olivier Jardé pour le groupe UDF, à M. Jean-Pierre Brard pour le groupe des députés communistes et républicains[24].

Suite à ce vote, dans un communiqué de presse, les porte-parole des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale dont Jean-Pierre Brard, ainsi que Georges Fenech (UMP) rapporteur pour la commission des lois, ont déclaré qu’ en matière de lutte contre les dérives sectaires, l’adoption de la proposition de résolution, à l’unanimité par la Commission puis par le vote de l’Assemblée nationale en séance publique, a fait une nouvelle fois la démonstration que le phénomène sectaire interpelle les pouvoirs publics, au plus haut niveau de leurs responsabilités. Ils ont ajouté que les parlementaires ont su créer les conditions pour que les grands principes qui fondent l'État républicain ne soient pas des sujets de discorde ou d'affrontement partisan et que ce consensus prévaut aujourd'hui encore, plus de 10 ans après l'adoption, du premier rapport parlementaire sur les sectes[25].

Jean-Pierre Brard (app. PCF, Seine-Saint-Denis) et Rudy Salles (UDF, Alpes-Maritimes) ont été nommés secrétaires de cette commission qui est composée de 30 membres et a jusqu'à décembre pour rendre son rapport [26].





Après une rencontre survenue le 30 août 2004 entre Nicolas Sarkozy, ministre français de l'Économie et des Finances, et l'acteur américain Tom Cruise, connu pour sa proximité avec la scientologie, M. Brard a mis en cause le ministre, lui reprochant cette rencontre. L'entourage du ministre s'est défendu de tout soutien à la scientologie, arguant que cette rencontre avait eu lieu à la demande de l'acteur, de passage à Paris, curieux de connaître le ministre, dont la notoriété américaine est en nette hausse. Selon les proches du ministre, la rencontre a essentiellement porté sur leurs carrières respectives, sans aborder de sujets polémiques. Cependant, le journal Libération dans son édition du mardi 7 septembre 2004 titrait sur le fait que si Tom Cruise voulait aussi convertir Chirac, l'Elysée avait refusé une demande d'audience de l'acteur scientologue.[27] Enfin, contrairement aux affirmations de Nicolas Sarkozy, Tom Cruise lui-même reconnaîtra dans une interview publiée dans le quotidien Le Parisien, avoir parlé de tout, y compris de la Scientologie avec le ministre. Dans une question écrite, Jean-Pierre Brard demande, en conséquence, si le Ministre d’État a bien participé au même entretien et dans l’affirmative s’il confirme avoir parlé de tout, y compris de la scientologie, avec Tom Cruise.[28]

Le député anti-sectes avait toutefois déclaré, à l'époque des faits :

« Par analogie, on pourrait se demander si le ministre recevrait un membre d'un réseau international de trafic de drogue ou de proxénétisme en disant « on n'a pas parlé de drogue ou de prostitution ». »

Le 14 février 2008, il signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne[29]



Le dimanche 6 février 2005, Jean-Pierre Brard a effectué une série de visites dans 6 lieux de culte accueillant du public et pour lesquels la municipalité aurait reçu des signalements de riverains pour nuisances sonores, stationnements gênants, etc.[30] Sur les six lieux contrôlés, deux étaient fermés et avaient visiblement définitivement fermés leurs portes. Il a aussi visité quatre temples protestants situés dans sa ville et serait intervenu en pleine célébration des cultes. M. Brard, justifie son action par sa qualité de maire de Montreuil, agissant « en vertu de son pouvoir de police administrative pour contrôler la sécurité de ces lieux de culte », tandis que la Fédération protestante de France (FPF), présidée par Jean-Arnold de Clermont, annonce que trois associations cultuelles envisageraient porter plainte contre l'édile pour « pour abus de pouvoir et violation de l'article 32 de la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l'État » (l'article 32 prévoyant en effet des mesures répressives à l'encontre de « ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d'un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices ») et que sa fédération, ainsi que la Fédération évangélique de France (FEF) escomptaient se porter parties civiles aux côtés des trois associations locales. Seul M. de Clermont a déposé plainte.

Selon M. de Clermont, la présence de M. Brard aurait créé une interruption du culte, de que celui ci dément. L’hebdomadaire protestant La Réforme affirme que deux des églises ont été évacuées[31].

Selon Jean-Pierre Brard, ces incidents s'inscrivent dans la suite logique d'un contentieux de longue date l'opposant à M. de Clermont, le député accusant celui-ci de vouloir remettre en cause la loi de 1905, en s'appuyant sur plusieurs déclarations publiques de monsieur de Clermont. M. de Clermont a reçu le renfort du pasteur Marcel Manoël, président de l'Église réformée de France (partie prenante de la FPF), qui souligne que « Le maire n'a rien à dire sur le contenu de ce que prêchent et croient les fidèles d'une communauté » ou encore que « dès lors qu'il n'existe pas de trouble à l'ordre public et que la loi est respectée, il ne revient pas à l'État d'intervenir dans les croyances » (cette dernière remarque étant probablement à comprendre, compte tenu du contexte, comme « l'État ou aux collectivités locales »).



Lors de la séance du conseil municipal de Bobigny, le 8 novembre 2006, Jean-Pierre Brard avait coupé le micro à Patricia Vayssière, conseillère municipale MNR, en exigeant de "faire disparaître toute forme d'exhibitionnisme religieux provocateur, qui est une violation de la laïcité"

Lors de la comparution au tribunal correctionnel de Bobigny pour "refus du bénéfice d'un droit par chargé de mission de service public à raison de la religion", Patricia Vayssière devait déclarer: "Je porte toujours une croix pour montrer mon attachement à la civilisation chrétienne", considérant qu'il s'agissant d'un prétexte pour lui enlever la parole dans un but politique.

Lors du procès au tribunal correctionnel de Bobigny pour "refus du bénéfice d'un droit par chargé de mission de service public à raison de la religion", elle précisa qu'elle portait toujours une croix pour montrer son attachement à la civilisation chrétienne.

Jean-Pierre Brard a été condamné le 18 décembre 2008 à 1.500 euros d'amende, à 2000€ de frais de procédure et 5000€ de dommages-intérêts pour discrimination religieuse.[32]



Le mardi 23 janvier 2007, Jean-Pierre Brard déclare en 3e séance à l'Assemblée nationale dans le cadre du débat autour des projets de lois relatifs à l’outre-mer

« il règne à Saint-Barthélemy un apartheid de fait [...] les édiles de Saint-Barthélemy veillent à maintenir la pureté ethnique de la population ! [...] Certes, on y rencontre parfois des personnes qui ne sont pas blanches : ce sont celles qui travaillent au service des privilégiés. Mais les autres, en d’autres temps et en d’autres lieux, on les aurait appelé des Aryens ! [...] Ce n’est pas de la transparence, c’est de la blancheur ! L’apartheid ! »[33]
Un peu plus d'un an plus tard, toujours dans l'Hémicycle de l'Assemblée nationale mais cette fois dans le cadre de la discussion sur la Modernisation des institutions de la Ve République, le député Brard explique en Deuxième séance du lundi 26 mai 2008

« Saint Barth, terre d’apartheid en République française ! [...] c’est le seul territoire de la République française où règne l’apartheid. [...] Les gens de couleur sont reconduits au bateau une fois leur journée de travail accomplie, car ils ne sont pas acceptés dans l’entre-soi. »[34].


  1. Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 19 juin 2007
  2. Com. 5 octobre 2004, pourvoi n° 03-15709, Bulletin 2004 IV N° 178 p. 201
  3. COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN-PIERRE BRARD
  4. COMPTE RENDU ANALYTIQUE OFFICIEL de l'Assemblée nationale
  5. QUESTION ECRITE de JP Brard
  6. Assemblée nationale - Réponse . J.P Brard - Contentieux TJ
  7. Libération, mercredi 20 décembre 2006, p. 15.
  8. La Croix, jeudi 21 décembre 2006, p. 10
  9. La Mission interministérielle de lutte contre les sectes, dans son rapport de 2001, estimait que le dudit avocat était lui même témoin de jéhovah rapport 2001 de la MILS p 95
  10. La surprenante charge de Jean-Pierre Brard contre Patrick Pelloux Le Parisien, Samedi 7 août 2004, par Bertrand Parent
  11. COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN-PIERRE BRARD 30 janvier 2006
  12. [1] Rapport r3507-auditions, p 500
  13. Le maire de Lens "désarmé" face aux Témoins de Jéhovah L'Express, 19/07/06
  14. Le débat sur le caractère sectaire des Témoins de Jéhovah relancé
  15. COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN-PIERRE BRARD
  16. Affaire Deyvillers contre les Témoins de Jéhovah
  17. COMMUNIQUE DE PRESSE DE Philippe VUILQUE, Georges FENECH et Jean-Pierre BRARD
  18. Communiqué de presse de Jean-Pierre BRARD
  19. Deyvillers ne veut pas devenir "Jéhovah City" Le Monde, 19 janvier 2006 par Patrick Roger
  20. AFP, 20 décembre 2002
  21. Crim. 30 septembre 2003, pourvoi n°03-80039, Bulletin criminel 2003 N° 173 p. 685.
  22. Le statut administratif des Témoins de Jéhovah fait débat Le Monde, 22/07/06 par Xavier Ternisien
  23. Les Témoins de Jéhovah perdent un procès en diffamation contre un député Dépêche AFP du 11/07/08
  24. Assemblée nationale-Compte rendu intégral.
  25. COMMUNIQUE DE PRESSE
  26. Commission d'enquête sectes AFP, 29 juin 2006
  27. Tom Cruise voulait aussi convertir Chirac Libération
  28. QUESTION ECRITE
  29. L'Appel républicain de Marianne dans Marianne nº565 du 16 février 2008.
  30. Interview de Jean-Pierre Brard
  31. Entraves à la liberté de culte Réforme n°3115 du 17-23 février 2005
  32. [2]
  33. Compte rendu analytique officiel de l'Assemblée nationale, Troisième séance du mardi 23 janvier 2007
  34. Compte rendu analytique officiel de l'Assemblée nationale, Deuxième séance du lundi 26 mai 2008


Intervention au séminaire Sectes et Laïcité organisé par la Miviludes (2003)



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