Biographie de Jean Racine

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Sud Ouest

Un lycéen américain joue du Jean Racine
Sud Ouest
(1) « Britannicus » de Jean Racine au lycée de L'Assomption les 21, 22, 23 et 24 mai, à partir de 20 h 30, par la troupe Talma. Avec Houyane Lahsibi, Corentine de Kerdrel, Adrien Arnaud, Samuel Boureau et Adrien Lalanne. Mise en scène de Marcel ...




Chaissac, le cordonnier mirobolant
Libération
Je l'ai découvert grâce à Jean Paulhan qui, dans une collection à tout petits tirages (Métamorphoses, Gallimard) eut le culot de publier en 1951 son Hippobosque au bocage. Depuis, ses objets peints, collages, dessins, ont atteint une sacrée cote et on ...

et plus encore »



retraites (suite)
Le Club de Mediapart
On refuse de s'attaquer à la racine de certains maux (trop de politiques payés sur nos deniers...trop de fonctionnaires payés à rien foutre...trop de gâchis dans tous les coins...mais s'attaquer au portefeuille des "retraités" qui n'ont quand même pas ...




EN IMAGE. Les écoliers de Jean Racine exposent en mairie
Le Progrès
EN IMAGE. Les écoliers de Jean Racine exposent en mairie. Publiée le 06/06/2013 à 22:20. Les écoliers de Jean Racine exposent en mairie. Pour la 3e année, les élèves du cours préparatoire de Fabien Dworczak, chercheur en sciences politiques à l'IEP, ...




Economie Matin

Chômage, fiscalité, relance... et si les entrepreneurs avaient leurs ...
Economie Matin
En présence de Jean-François Copé, de l'économiste et historien Nicolas Baverez, de l'économiste Christian Saint-Etienne et des anciens minsitres Jean Arthuis et Hervé Novelli, élus et entrepreneurs ouvriront le dialogue et tenteront d'esquisser des ...




La tâche la plus difficile de la bioéthique
Le Huffington Post
Car, comme le remarquait le philosophe Jean Ladrière en 1983, tout le décor technologique qui nous entoure semble s'orienter vers une modification du mode d'être de l'homme. Celui-ci risque de passer de l'univers du donné à ... Deuxièmement, parce que ...




Musique Hauteville-lès-Dijon : Hautevoix a donné son concert annuel
Bien Public
... le chœur a repris des extraits de La Messe allemande et de La Petite Messe solennelle de Gioachino Rossini. La chorale a envoûté la petite église Saint-Pierre, bondée de spectateurs ravis, en concluant par Le Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré.




Françoise Héritier : « Le travail ? Une jouissance ! »
La Tribune.fr
Apprendre à repérer, à ressentir, à goûter les émotions démarre à l'école et prend racine dans la famille. L'une et l'autre sont-elles dignes de l'enjeu ? Sans doute pas à l'heure ... Les émotions que je relate dans le livre ne sont pas récentes, mais ...




Sud Ouest

le ponton de la discorde
Sud Ouest
Jean-Bernard Nicolas a inventé Port Bastide. Dès 1980, il a pris racine sur cette rive droite de Bordeaux pour y fabriquer des planches de surf et de windsurf. Puis, au fil de rencontres et au gré du hasard et du vent, il découvre la passion de la ...




Démission de la ministre des haïtiens vivant à l'étranger
Radio Kiskeya
Le parlementaire avait également promis d'apporter bientôt les résultats de son investigation sur la nationalité d'une autre ministre, Magalie Racine, titulaire du portefeuille de la jeunesse, des sports et de l'action civique. Faisant référence à Mme ...


Jean Racine, né à La Ferté-Milon le 22 décembre 1639 et meurt à Paris le 21 avril 1699, est un poète tragique français considéré, à l'égal de son aîné Pierre Corneille, comme l’un des deux plus grands dramaturges classiques français.



Né dans une famille de petits notables et d'écrivains: son père était procureur de ak47 son grand-père et son bisaïeul avaient été contrôleurs du grenier à sel de La Ferté-Milon et de Crespy-en-Valois ; l'on vit longtemps, sur la façade de la maison des Racine, rue de la Pêcherie, leurs armes parlantes[1] : D'azur, au rat et au cygne d'argent[2]. Orphelin dès quatre ans (sa mère décède en 1641 et son père en 1643), il est recueilli par ses grands-parents et reste chez eux jusqu'à la mort de son grand père en 1649. Sa grand-mère entre alors au couvent de Port-Royal où Racine rejoint sa marraine qui y est religieuse. Ce malheur lui permet en fait de recevoir une solide éducation janséniste (courant moral du 17e qui a connu son apogée à la fin du siècle et qui consiste à diviser les nantis de la grâce et ceux qui ne l'ont pas, on dit de Phèdre que c'est une "chrétienne à qui la grâce aurait manqué"...) aux Petites écoles de Port-Royal qui l'accueillent gratuitement. Il reçoit une large culture, comprenant la littérature et surtout l'apprentissage du grec et du latin. Il a pour maîtres les célèbres Pierre Nicole, Claude Lancelot et Antoine Le Maistre, ainsi que Jean Hamon. Cependant le théâtre y est très peu présent, car les Jansénistes le méprisaient.

À 18 ans, Racine est donc orphelin et pauvre, mais cependant il possède une très forte culture et il peut s'appuyer sur le réseau de relations des jansénistes. Il étudie alors la philosophie au collège d'Harcourt. L'enseignement qu'il reçoit est fondé sur l'étude de la Bible, de la rhétorique et des auteurs grecs et latins. Il découvre la vie mondaine grâce à un cousin qui habite l'hôtel de Luynes. Il écrit ses premiers poèmes. Dans un premier temps, il tente de concilier ses aspirations littéraires avec la carrière ecclésiastique, mais finalement, après un échec de cette dernière, il choisit de se consacrer entièrement à la littérature.

En 1660, il reçoit une pension du roi grâce à des odes : la Convalescence du Roi et la Renommée aux Muses et la Nymphe de la Seine.

En 1664, il est introduit à la cour, grâce à un poème à l'éloge de Louis XIV. Il fait enfin jouer l'une de ses pièces par Molière, la Thébaïde, la même année. Celle-ci n'a pas un grand succès.

En 1665, il fait jouer Alexandre le Grand qui est son premier succès. La pièce plaît notamment au roi, car elle est à son honneur. Elle est retirée à Molière pour être jouée par une troupe de comédiens plus prestigieux, à l'Hôtel de Bourgogne [3]. C'est cette affaire qui entraîne une brouille définitive entre Molière et Racine.

Racine publie alors deux pamphlets contre Port Royal et ses anciens maîtres qui désapprouvent fortement sa carrière théâtrale, il se brouille avec Port Royal.

L'important succès de la tragédie Andromaque, placée sous la protection de Madame Henriette d'Angleterre, (1667) assure sa réputation . Après une unique comédie, les Plaideurs, en 1668, il revient définitivement à la tragédie et donne successivement Britannicus (1669), Bérénice (1670) (qui est l'occasion d'une joute théâtrale avec Corneille dont la pièce est : Tite et Bérénice. C'est Racine qui l'emporte indéniablement), Bajazet (1672), Mithridate (1673), Iphigénie (1674) et Phèdre (1677). Ébranlé par les critiques et les cabales, Racine renonce au théâtre malgré le succès populaire de son chef-d'œuvre Phèdre. Membre de l'Académie française depuis 1673, Racine reçoit en décembre 1690 une charge de « gentilhomme ordinaire de Sa Majesté »[4] . Il est également trésorier de France ce qui lui assure un revenu. Enfin il est nommé historiographe du roi en 1677, c'est-à-dire en même temps que Boileau. Racine décide de se ranger (il a eu de nombreuses maîtresses notamment parmi ses actrices : La du Parc, La Champmeslé) et épouse en 1677 Catherine de Romanet, qui lui donnera sept enfants. Il s'agissait d'un mariage d'intérêt.

A la demande de Madame de Maintenon, il écrivit encore pour les élèves de Saint-Cyr les tragédies bibliques Esther (1689) et Athalie (1691). Racine à l'époque est toujours hostile au théâtre vivant, mais il considère ces pièces comme des œuvres pédagogiques et poétiques.

Depuis 1666, Racine, attaqué sur ses moeurs et son théâtre par Pierre Nicole, s'était brouillé avec les jansénistes. Malgré les persécutions dont ils sont victimes, Racine se réconcilie avec eux. Il les soutient notamment dans leurs démêlés avec le pouvoir (Louis XIV leur étant hostile). Sa présence aux funérailles d'Arnauld en 1694 prouve la réconciliation de Racine avec ses anciens maîtres. Il écrit un Abrégé de l'Histoire de Port-Royal qui parut après sa mort. En 1696, il est nommé conseiller-secrétaire du roi, auquel il fait très souvent la lecture.

Racine meurt à Paris le 21 avril 1699, à l'âge de cinquante neuf ans, des suites d'un abcès ou d'une tumeur au foie. Louis XIV accéda à la demande qu'il avait formulé d'être inhumé à Port-Royal, auprès de la tombe de son ancien maître Jean Hamon[5] (après la destruction de Port Royal ses cendres ont été déplacées à l'église Saint-Étienne-du-Mont de Paris).



Longtemps après sa mort, les historiens ont découvert dans les archives de La Bastille que Racine avait été suspecté dans l'affaire des poisons qui éclate entre 1679 et 1681. La Voisin avait accusé Racine d'avoir fait assassiner, dix ans plus tôt, son ancienne maitresse "Du Parc". En réalité, l'actrice connue de Racine, nommée "Du Parc", est morte au cours d'un avortement raté. Elle avait été confondue avec une autre Du Parc, qui était une avorteuse et victime dans l'affaire des poisons. Racine a donc été "blanchi" en interne par la police. Il n'a jamais su qu'il aurait pu être inquiété.[6]



Le théâtre de Racine peint la passion comme une force fatale qui détruit celui qui en est possédé. On retrouve ici les théories jansénistes : soit l'homme a reçu la grâce divine, soit il en est dépourvu, rien ne peut changer son destin, il est condamné dès sa naissance. Réalisant l'idéal de la tragédie classique, le théâtre racinien présente une action simple, claire, dont les péripéties naissent de la passion même des personnages.

Les tragédies profanes (c'est-à-dire Esther et Athalie exclues) présentent un couple de jeunes gens innocents, à la fois unis et séparés par un amour impossible parce que la femme est dominée par le roi (Andromaque, Britannicus, Bajazet, Mithridate) ou parce qu'elle appartient à un clan rival (Aricie dans Phèdre). Cette rivalité se double souvent d'une rivalité politique, sur laquelle Racine n'insiste guère.

Dans ce cadre aristocratique qui, à partir de Bajazet devient un lieu commun prétexte à la naissance d'une crise, les personnages apprennent que le roi est mort ou vaincu : ils se sentent alors libres de déchaîner leurs passions. Or, l'information est rapidement démentie. Le retour du roi met les personnages devant leurs fautes et les pousse, selon leur nature intérieure, à se repentir ou à aller jusqu'au bout de leur rébellion.



Jean Racine est aussi très connu pour son penchant pour les femmes, et en grand nombre. Dans sa vie, on aurait dénombré pas moins de 20 maîtresses et il aurait eu 17 enfants illégitimes. C'est peut-être cette infidélité constante qui lui a valu la disgrâce du Roi à la fin de sa vie.





Traductions :

- Le Banquet de Platon, (entre 1678 et 1686) - Vie de Diogène le Cynique, par Diogène Laërte (pas de date donnée) - Textes d'Eusèbe de Césarrée - Fragments de La Poétique, d'Aristote

Gabriel Fauré a mis en musique un de ses poèmes dans le fameux Cantique de Jean Racine



  • Georges Forestier, Jean Racine, Paris, Gallimard, 2006 (ISBN 2070755290)
  • Christian Biet, Racine, in collection Portraits Littéraires, Paris, Hachette Education, 1996.
  • Jean Dubu, Racine aux miroirs, Paris, Sedes, 1992.
  • Jean Rohou, Jean Racine : entre sa carrière, son œuvre et son Dieu, Paris, Fayard, 1992.
  • Jean Rohou, L'Evolution du tragique racinien, Paris, Sedes, 1991.
  • Alain Viala, Racine, la stratégie du caméleon, Paris, Seghers, 1990.
  • Alain Niderst, Racine et la tragédie classique, Paris, PUF, 1978.
  • Lucien Goldmann, Situation de la critique racinienne, Paris, L'Arche, 1971 (réed. 1997).
  • Jean-Jacques Roudine, Lectures de Racine, Paris, Armand Colin, 1971.
  • Maurice Delcroix, Le sacré dans les tragédies profanes de Racine, Paris, Nizet, 1970.
  • Roland Barthes, Sur Racine, Paris, Seuil, 1963 (ce livre, emblème de la "nouvelle critique", a été sévèrement - et justement, selon ses adversaires, mais injustement, selon ses partisans - critiqué par Raymond Picard dans Nouvelle critique ou nouvelle imposture et par René Pommier dans Le "Sur Racine" de Roland Barthes).
  • Raymond Picard, La Carrière de Jean Racine, Paris, Gallimard, 1961.
  • Jean Jasinsky, Vers le vrai Racine, Paris, Armand Colin, 1958.
  • Charles Mauron, L'inconscient dans l'œuvre et la vie de Jean Racine, Paris, Ophrys, 1957.
  • Maurice Descotes, Les grands rôles du théâtre de Racine, Paris, PUF, 1957.
  • Lucien Goldmann, Le Dieu caché. Étude sur la vision tragique dans les Pensées de Pascal et dans la théâtre de Racine, Paris, Gallimard, 1955.
  • Eugène Vinaver, Racine et la poésie tragique, Paris, Nizet, 1951.
  • Roy Clement Knight, Racine et la Grèce, Paris, Boivin, 1950.
  • Jean Giraudoux, Jean Racine, Paris, Grasset, 1950.
  • Thierry Maulnier, Racine, Paris, Gallimard, 1934.
  • François Mauriac, La vie de Jean Racine, Paris, Plon, 1928.
  • Gustave Larroumet, Racine, in collection Les grands écrivains français, Paris, Hachette, 1887.


  1. Formées ici sur un rébus (C. Wenzler, le Guide de l'héraldique, éditions Ouest-France, 2002, p. 64)
  2. Racine n'en conserva que le cygne, que l'on peut voir sur sa pierre tombale, à Saint-Étienne-du-Mont, jugeant le rat malséant
  3. Patrice Gélinet, 2000 ans d'histoire sur France Inter, 5 juin 2006
  4. in Louis Racine, Mémoires sur la vie et les ouvrages de Jean Racine
  5. Jean Racine, « enfant de Port-Royal » (1639-1699), Société des amis de Port-Royal, novembre 2006
  6. France Inter 2000 ans d'histoire, 2 mai 2007
  7. À partir de 1687. La pièce était initialement appelée Phédre et Hippolyte.


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