Biographie de Jean Renoir

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Le Figaro

Wes Anderson retombe en enfance
Le Figaro
La Règle du jeu de Jean Renoir, un chef-d'œuvre. Un roman de PG Wodehouse pour garder le moral au beau fixe. Un tableau de Mondrian pour le dépaysement! Un cinéaste singulier ll aime les excentriques et les univers décalés. Wes Anderson n'est pas un ...
Le merveilleux conte de Wes AndersonParis Match

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“La Grande Illusion” fait peau neuve au Film Forum
French Morning
La version restaurée du chef d'oeuvre de Jean Renoir est projetée au Film Forum jusqu'au 24 mai. La Grande Illusion comme vous ne l'avez jamais vue. Jusqu'au 25 mai, le Film Forum projette la version restaurée du film français, sorti en 1937.




20minutes.fr

Exclusif: Découvrez quels sont les cinq meilleurs films français ...
20minutes.fr
Voici donc en exclusivité le top 5: 1: La Règle du jeu, de Jean Renoir 2: La Maman et la putain, de Jean Eustache 3: Les Enfants du Paradis, de Marcel Carné 4: Pierrot le fou, de Jean-Luc Godard 5: Les Yeux sans visage, de Georges Franju >> Et vous, ...




« La Règle du jeu », meilleur film français
20minutes.fr
La Règle du jeu de Jean Renoir, d'après la centaine de professionnels du cinéma sondée par Time Out Paris. Parmi eux, Serge Hazanavicius, Zabou Breitman, Marc Caro, Catherine Corsini, des artistes internationaux tels que Kiyoshi Kurosawa ou John ...

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Photographie.com

Le déjeuner sur l'herbe / Jean-Claude Bélégou
Photographie.com
et les grandes baigneuses (Cézanne, Auguste Renoir) ou "Une partie de campagne" de Jean Renoir. Mais la photographie n'est pas de la peinture : matérialité et naturalisme photographiques. Hors de la souffrance, hors de l'ennui, il n'y a guère que la ...




Lavelanet. J.Renoir en première du Ciné-Club
LaDépêche.fr
Premier cycle proposé : Jean Renoir, du 16 au 20 mai. Trois films majeurs du cinéaste français, en versions restaurées, seront projetés, trois le vendredi 18, avec un buffet de tapas. Le mercredi 16, à 18 heures ; le vendredi 18, à 16 heures, ...




La Voix du Nord

Le Pen en tête 10 fois, Hollande 8, Sarkozy 3, et Mélenchon une seule
La Voix du Nord
À Douchy, on a voté au cinéma Jean-Renoir du fait de la démolition du centre Fernand-Léger. On pensait que Jean-Luc Mélenchon allait cartonner dans les fiefs communistes du Denaisis. Eh bien non et c'est Marine Le Pen qui en profite !

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« Bibliothèque et handicap : quelle accessibilité numérique ? »
Actualitté.com
Présentation de la réorganisation de l'espace effectuée en 2011, et de la mise en place d'un support de communication pour les personnes en difficulté face à la lecture. À la médiathèque Jean-Renoir (1 quai Bérigny, à Dieppe).




Ouest-France

Falaise. Une séance de cinéma pour les seniors, cet après-midi
Ouest-France
Le film projeté est French Cancan, un long-métrage de Jean Renoir avec Jean Gabin. La copie a été restaurée en 2011. L'occasion de découvrir ou de redécouvrir ce chef-d'œuvre. Cette séance est ouverte à tous dans la limite des places disponibles.




LaDépêche.fr

Lavelanet. Cycle Jean Renoir au ciné-club du Casino
LaDépêche.fr
Premièr cycle proposé : Jean Renoir, du 16 au 20 mai. Mercredi, à 18 heures, sera projeté « Boudu sauvé des eaux » (1932), avec Michel Simon, qui, en magnifique clochard parisien, se jette dans la Seine depuis le pont des Arts pour sauver son chien.


Jean Renoir est un réalisateur de cinéma et scénariste français né à Paris (quartier de Montmartre) le 15 septembre 1894, décédé à Beverly Hills (Californie, États-Unis) le 12 février 1979 à l'âge de 84 ans.

Jean Renoir est le deuxième fils du peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir.

Ses films ont profondément marqué les mutations du cinéma français entre 1930 et 1950, avant d'ouvrir la porte à la Nouvelle Vague du cinéma français. François Truffaut a été particulièrement influencé par Jean Renoir.





Après des études médiocres, Jean Renoir s'engage dans l'armée et rejoint le corps des dragons en 1912. En 1914, quand commence la Première Guerre mondiale, il est maréchal des logis au 3ème escadron du 1er régiment de dragons sous les ordres du capitaine Louis Bossut, modèle possible du capitaine Boëldieu de La Grande illusion.

En avril 1915, Renoir a le col du fémur fracturé par une balle, lors d'un combat à Gérardmer dans les Vosges, blessure qui le fera boiter toute sa vie. En juin 1915, hospitalisé à Besançon, il apprend la mort de sa mère à l'hôpital de Nice. Convalescent à Paris, aux côtés de son père, Jean passe sa vie dans les cinémas, voyant jusqu'à vingt-cinq films par semaine, dont Les Mystères de New York et les films de Charlie Chaplin. En 1916, il retourne au front et sert dans l'aviation, où sa mauvaise jambe ne le gêne pas. Il est affecté dans une escadrille de reconnaissance, et y apprend la photographie.

En 1920, il épouse l'un des modèles de son père, Andrée Heuchling, et s'installe comme céramiste. Jean aime sa femme, elle est très belle, « d'une beauté insolite », il veut faire d'elle une vedette de cinéma. Pour elle, il écrit un petit sujet, Catherine , qu'il finance lui-même et fait réaliser par Albert Dieudonné. Andrée Heuchling devient Catherine Hessling. Le film fini est pour Renoir une déception, mais dit-il, « le démon de la mise en scène était en moi ». La découverte, en 1924, du film d'Erich von Stroheim, Folies de femmes (Foolish Wives) l'enthousiasme et le fait décider définitivement de la suite de sa carrière.

Son premier long métrage, La Fille de l'eau (1924), est une fable bucolique à l'esthétique impressionniste, dans lequel jouent sa jeune épouse et son frère aîné, Pierre Renoir. L'accueil mitigé réservé au film ne décourage cependant pas le cinéaste. Il se lance peu après dans une production coûteuse, Nana d'après le roman d'Émile Zola, en 1926. Pour financer ce film au coût élevé, il vend plusieurs toiles héritées de son père. L'échec commercial du film le détourne pour longtemps de la production. Suivent une série de réalisations aux inspirations très diverses, La Petite marchande d'allumettes (1928), d'après Andersen, incursion dans l'expressionnisme ; Tire-au-flanc (1928 ), comédie militaire ; On purge bébé (1931), d'après Georges Feydeau, son premier film parlant.



La Chienne (1931) marque un tournant dans l'œuvre de Jean Renoir. C'est un des premiers films parlants, adapté d'un roman de Georges de La Fouchardière ; la Chienne offrait à Michel Simon l'un de ses plus beaux rôles, celui d'un petit bourgeois jaloux, assassin et veule.

Après la Nuit du carrefour (d'après Georges Simenon, 1932), dans lequel Pierre Renoir interprétait le commissaire Maigret, le réalisateur tourne une série impressionnante de chefs-d'œuvre : Boudu sauvé des eaux (avec, de nouveau, Michel Simon, 1932), le Crime de Monsieur Lange (avec Jules Berry, 1935), Partie de campagne (1936, sorti en 1946) dont son neveu, Claude Renoir, signe la photographie, et les Bas-fonds (avec Louis Jouvet, 1936). Puisant son inspiration dans les romans de Gorki ou dans les nouvelles de Maupassant, Jean Renoir fait preuve d'un sens aigu du réel, qu'il met au service d'un véritable naturalisme poétique.



La vraie rupture politique pour Jean Renoir, c'est la rencontre avec Marguerite Houllé (qui deviendra Marguerite Houllé-Renoir), fille de militants communistes qui le convainc d'épouser la cause du peuple, elle deviendra la monteuse de ses chefs-d'œuvre des années 30, Le Bled, La Chienne, La Nuit du Carrefour, Boudu sauvé des Eaux, Chotard et &, Madame Bovary, Toni, Le Crime de Monsieur Lange, La Vie est à Nous, Partie de Campagne, Les Bas-Fonds, La Grande Illusion, La Marseillaise, La Bête Humaine et La Règle du Jeu. C'est elle qui le présente au Groupe Octobre (Jacques Prévert, Roger Blin, Maurice Baquet). A partir de là, sa production prend une dimension ouvertement politique, marquée par les idées du Front populaire : Le Crime de Monsieur Lange (1935), Les Bas-Fonds, La vie est à nous (1936), La Marseillaise (1937). Renoir ne sera jamais membre du PCF, mais écrira régulièrement dans le quotidien "Ce Soir", la Revue "Regards" et "Ciné-Liberté", tous de gauche. Avant la Seconde Guerre mondiale, Jean Renoir essaye, avec la Grande Illusion (1937), de promouvoir un message de paix, faisant tourner, en manière d'hommage, le cinéaste qu'il admire le plus, Erich von Stroheim, aux côtés de Jean Gabin. Dans La Bête humaine (1938), il s'efforce de mettre en scène les enjeux sociaux de l'époque. "Les Bas-Fonds" est produit par le PCF, avec l'approbation de l'auteur, Maxime Gorki, et La Marseillaise coproduit par la CGT avec un système de participation originale des spectateurs qui achetaient leur place à l'avance. Ce film sera un semi-échec. Dans son chef-d'œuvre, La Règle du jeu (1939), il prévoit l'effondrement des valeurs humanistes et brosse un tableau sans complaisance des mœurs de la société française. Sa liaison avec Marguerite est terminée, il vit désormais avec Dido Freire, scripte rencontrée sur le tournage de La Règle du Jeu, qui deviendra sa dernière épouse. En janvier 1940, il part en Italie pour tourner La Tosca, d'après la pièce de Victorien Sardou, avec Michel Simon. Sur les conseils de l'ambassadeur de France, en mai 1940, il quitte prématurément le tournage (une seule séquence tournée par Renoir, le reste par son ami et scénariste Carl Koch) et l'Italie pour rentrer à Paris. En juillet, grâce à Robert Flaherty, Renoir obtient un visa de travail pour les États-Unis. Il quitte Marseille, avec Dido, en octobre 1940 pour Lisbonne et les Etats-Unis. Sur le bateau, il rencontre un passager de marque, Antoine de Saint-Exupéry.



Renoir arrive à Hollywood le 10 janvier 1941. Après de nombreuses et longues négociations, il signe enfin un contrat avec la Fox et dirige L'Étang tragique (Swamp Water) en 1941, écrit par Dudley Nichols, scénariste attitré de John Ford, film tronqué par les contraintes du studio qui exigea de nombreux plans tournés en studio. Néanmoins le film poursuit le cheminement de Renoir dans sa réflexion sociale, qui met en relief la différence, l'exclusion, puis la réhabilitation des personnages incarnés par Anne Baxter et Walter Brennan. Le film est un échec commercial et Renoir doit défendre ses convictions pour poursuivre son œuvre (il tournera 6 films aux Etats-Unis). Il épouse Dido Freire, avec Burgess Meredith et Charles Laughton comme témoins.

Renoir qui s'adapte difficilement au système hollywoodien, réalise en 1943 et 1944 deux films de résistance Vivre libre (This Land is mine), avec Charles Laughton et Salut à la France (A Salute to France). En 1945, il tourne L'Homme du sud (The Southerner), film proche de thémes chers à John Ford (Les Raisins de la colère, La route du tabac, Qu'elle était verte ma vallée) : la misère, la communauté, la famille, la relation étroite avec la terre, le terroir, le territoire. L'Homme du sud lui vaut une nomination pour l'Oscar du meilleur réalisateur. En 1946, dans Le Journal d'une femme de chambre (The Diary of a Chambermaid), d'après le roman d'Octave Mirbeau, Renoir a le plaisir de faire tourner Paulette Goddard, épouse de son ami Burgess Meredith et ex-épouse de Charlie Chaplin. Jean Renoir termine sa période américaine avec La Femme sur la plage (The Woman on the Beach) en 1947, avec Robert Ryan et Joan Bennett, un film noir intéressant (amputé au montage) qui ne trouva pas son public. Daryl F. Zanuck déclare, après cet échec : « Renoir a beaucoup de talent, mais il n'est pas des nôtres ». C'est la fin de sa carrière américaine ; sans aucune amertume, Jean Renoir sera toujours profondément reconnaissant envers les Etats-Unis, il prend d'ailleurs la double nationalité, comme son fils Alain Renoir.

En 1949, Renoir découvre le roman de Rumer Godden, The River, et décide de partir en Inde tourner son premier film en couleurs, Le Fleuve (The River), film d'une fulgurante beauté, épousant le rythme du Gange, avec une attention intense à l'égard des êtres vivants. Ce film aura une influence durable sur le cinéma indien et sur Satyajit Ray



De retour en Europe en 1952, Jean Renoir tourne le Carrosse d'or (d'après Prosper Mérimée, 1952), French Cancan (avec Jean Gabin et Françoise Arnoul, 1955), Elena et les Hommes (avec Ingrid Bergman et Jean Marais, 1956) et le Caporal épinglé (d'après Jacques Perret, 1962).

Rencontrant des difficultés de plus en plus importantes à produire ses films, il se tourne alors vers la télévision (Le Testament du docteur Cordelier, 1959 ; le Petit Théâtre de Jean Renoir, 1969-1971) et se consacre plus largement à l'écriture : il publie un livre sur son père, Renoir, mon père (1962), son autobiographie, Ma vie et mes films (1974), un essai (Écrits 1926-1971, 1974), quelques pièces de théâtre (Orvet, 1955) ainsi que plusieurs romans (les Cahiers du capitaine Georges, 1966 ; le Crime de l'Anglais, 1979).

Il reçoit en 1975 un Oscar d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre, et se voit élever au rang de Commandeur de la Légion d'Honneur deux ans plus tard.

Jean Renoir meurt à Beverly Hills, où il s'était retiré, le 12 février 1979. Il est enterré à Essoyes dans l'Aube, près de son père.





  • 1967 : Jean Renoir, le patron de Jacques Rivette dans la série Cinéastes de notre temps
    • 1ère partie: La recherche du relatif
    • 2ème partie: La direction d'acteur
    • 3ème partie: La règle et l'exception
  • 1968 : La Direction d'acteur par Jean Renoir de Gisèle Braunberger


Adaptation
  • 1957 : Le Grand Couteau de Clifford Odets, mise en scène Jean Serge, Théâtre des Bouffes-Parisiens
Metteur en scène
  • 1955 : Orvet de Jean Renoir, Théâtre de la Renaissance


  • Orvet. – Paris : Gallimard, 1955.
  • Renoir. Paris : Hachette, 1962. (réédition, sous le titre Pierre-Auguste Renoir, mon père : Paris : Gallimard, coll. « Folio », 1981)
  • Les Cahiers du capitaine Georges. – Paris : Gallimard, 1966.
  • Ma vie et mes films. – Paris : Flammarion, 1974. – Réédition corrigée : Ma vie et mes films. – Paris : Flammarion, coll. « Champs » n° 501, 2005. – 265 p. 18 cm. – ISBN 2-08-081501-6.
  • Écrits 1926-1971. – Paris : Pierre Belfond, 1974.
  • Carola, in L'Avant-Scène Cinéma, 1er novembre 1976.
  • Le Cœur à l'aise. – Paris : Flammarion, 1978.
  • Julienne et son amour suivi de En avant Rosalie. – Éditions Henri Veyrier, 1978.
  • Le Crime de l'Anglais. – Paris : Flammarion, 1979.
  • Geneviève. – Paris : Flammarion, 1979.
  • Lettres d'Amérique. – Paris : Presses de la Renaissance, 1984.




  • Célia Bertin, Jean Renoir.
    • Première édition : Paris : Perrin, 1986. 481 p.-[16] p. de pl., 23 cm. ISBN 2-262-00422-6.
    • Dernière édition : Monaco : Éditions du Rocher, coll. « Documents », 2005. 479 p.-[16] p. de pl., 23 cm. ISBN 2-268-05657-0.
  • Célia Bertin, Jean Renoir, cinéaste. Paris, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard : cinéma » n° 209, 1994. 144 p., 18 cm. ISBN 2-07-053264-X.
  • Claude Beylie, Jean Renoir : le spectacle, la vie, revue Cinéma d'aujourd'hui, n° 2, mai-juin 1975
  • Claude Gauteur, Jean Renoir, la double méprise, Les Editeurs Français Réunis, 1980.
  • Claude-Jean Philippe, Jean Renoir, une vie en œuvres. – Paris : Bernard Grasset, 2005. – 460 p., 23 cm. – ISBN 2-246-65851-9
  • Roger Viry-Babel, Jean Renoir, la règle ou le jeu. Paris, Denoël, 1986. 133 p.
    • Première édition : Paris : Denoël, 1986. 186 p.
    • Dernière édition : Paris : Ramsay poche, 1994.
  • Roger Viry-Babel, Jean Renoir. Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1991. 133 p.
  • Diane Morel, La Règle du Jeu de Jean Renoir. Paris, Editions Breal, 1998. 127 p - ISBN : 284291161X


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