Biographie de Jean Renoir

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Ciné-jazz au Jean-Renoir de Douchy ce 3 mai : mini-concert, film et ...
L'Observateur du Douaisis
Nicole Garcia et ses garçons, un mini-concert et de Jazz Couleur Soul et une collation, passez une belle soirée au cinéma Jean-Renoir de Douchy ce vendredi 3 mai. 2 places offertes. En savoir plus · Ciné-jazz au Jean-Renoir de Douchy ce 3 mai ...
Ciné-agora à Douchy : "Free Angela and all political prisoners" le 24 ...L'Observateur du Cambrésis
The iceman : l'histoire vraie d'un célèbre tueur à gagesL'Observateur du Valenciennois

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Renoir: symbiose entre un réalisateur et un peintre
TVQC
Gilles Bourdos a fait le choix judicieux de centrer Renoir dans un espace-temps précis (été 1915). Cette décision artistique se prête justement bien au film qui est marqué d'un rythme assez lent. On prend le temps de suivre Renoir, Jean et Andrée dans ...

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LaDépêche.fr

Gaillac. Les 400 Coups retrouvent Jean Renoir
LaDépêche.fr
Ces séances, intitulées «Cinérépertoire» permettent une session de rattrapage: la prochaine, le lundi 6 mai, à 20h 30, sera consacrée au film de Jean Renoir «Le fleuve» (de 1952), le premier film que le réalisateur ait tourné en couleurs, adapté du ...




Renoir : le test complet du Blu-ray
DVDFr
Au crépuscule de sa vie, Auguste Renoir est éprouvé par la perte de son épouse, les douleurs du grand âge, et les mauvaises nouvelles venues du front : son fils Jean est blessé… Mais une jeune fille, Andrée, apparue dans sa vie comme un miracle, ...




« Le Démantèlement » et « Grand central », le monde du travail et ...
La Croix
Sur cet arrière-fond, la réalisatrice installe une histoire d'amours contrariées, dans un cadre bucolique et luxuriant, qui rappelle le Toni, de Jean Renoir et l'île de l'Aurore, le film mythique de Murnau. Héritière de Pialat pour la rudesse des ...

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Evene

Cannes 2013 : Grand Central, atomes crochus entre Léa Seydoux et ...
Evene
La réalisatrice est cinéphile, mais les références à Toni de Jean Renoir, Casque d'or de Jacques Becker ou Le démon s'éveille la nuit de Fritz Lang, ne seront reconnues que par les aficionados et, de surcroît, elle n'a pas à en rougir. À partir de la ...

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France 3

Le trophée du Prix Jean Renoir des lycéens 2013 réalisé par des ...
France 3
Lundi prochain, le Prix Jean Renoir des lycéens 2013 prendra fin pour les élèves du lycée professionnel Lavoisier, à Brive. Le film lauréat "César doit mourir" sera projeté et les spectateurs pourront poser leurs questions aux participants au concours.




L'Alsace.fr

Les bavures iconoclastes de Boudu
L'Alsace.fr
Je me souviens qu'on célébrait déjà le culte du scandale et de la liberté dans le Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir. Michel Simon y est un clochard que le libraire Lestingois sauve de la noyade près du pont des Arts. Voilà donc, en 1932, le premier ...

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Un jumelage très actif, depuis 30 ans !
lepopulaire.fr
L'année a commencé par la rencontre annuelle avec la mairie, la participation à une soirée franco-allemande au lycée Renoir avec les élèves du Simon Marius Gymnasium de Gunzenhausen, l'accueil à la gare de Limoges et au collège Jean-Rebier de six ...




Slate.fr

Cannes 2013, jour 7: «Les Salauds» de Claire Denis, par delà le ...
Slate.fr
C'est le spectre de Jean Renoir, invité inattendu de plusieurs films par ailleurs fort différents. Voilà Grand Central de Rebecca Zlotowski (Un certain regard), remake un peu pesant de La Bête humaine où la centrale atomique aurait remplacé la ...

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Jean Renoir est un réalisateur de cinéma et scénariste français né à Paris (quartier de Montmartre) le 15 septembre 1894, décédé à Beverly Hills (Californie, États-Unis) le 12 février 1979 à l'âge de 84 ans.

Jean Renoir est le deuxième fils du peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir.

Ses films ont profondément marqué les mutations du cinéma français entre 1930 et 1950, avant d'ouvrir la porte à la Nouvelle Vague du cinéma français. François Truffaut a été particulièrement influencé par Jean Renoir.





Après des études médiocres, Jean Renoir s'engage dans l'armée et rejoint le corps des dragons en 1912. En 1914, quand commence la Première Guerre mondiale, il est maréchal des logis au 3ème escadron du 1er régiment de dragons sous les ordres du capitaine Louis Bossut, modèle possible du capitaine Boëldieu de La Grande illusion.

En avril 1915, Renoir a le col du fémur fracturé par une balle, lors d'un combat à Gérardmer dans les Vosges, blessure qui le fera boiter toute sa vie. En juin 1915, hospitalisé à Besançon, il apprend la mort de sa mère à l'hôpital de Nice. Convalescent à Paris, aux côtés de son père, Jean passe sa vie dans les cinémas, voyant jusqu'à vingt-cinq films par semaine, dont Les Mystères de New York et les films de Charlie Chaplin. En 1916, il retourne au front et sert dans l'aviation, où sa mauvaise jambe ne le gêne pas. Il est affecté dans une escadrille de reconnaissance, et y apprend la photographie.

En 1920, il épouse l'un des modèles de son père, Andrée Heuchling, et s'installe comme céramiste. Jean aime sa femme, elle est très belle, « d'une beauté insolite », il veut faire d'elle une vedette de cinéma. Pour elle, il écrit un petit sujet, Catherine , qu'il finance lui-même et fait réaliser par Albert Dieudonné. Andrée Heuchling devient Catherine Hessling. Le film fini est pour Renoir une déception, mais dit-il, « le démon de la mise en scène était en moi ». La découverte, en 1924, du film d'Erich von Stroheim, Folies de femmes (Foolish Wives) l'enthousiasme et le fait décider définitivement de la suite de sa carrière.

Son premier long métrage, La Fille de l'eau (1924), est une fable bucolique à l'esthétique impressionniste, dans lequel jouent sa jeune épouse et son frère aîné, Pierre Renoir. L'accueil mitigé réservé au film ne décourage cependant pas le cinéaste. Il se lance peu après dans une production coûteuse, Nana d'après le roman d'Émile Zola, en 1926. Pour financer ce film au coût élevé, il vend plusieurs toiles héritées de son père. L'échec commercial du film le détourne pour longtemps de la production. Suivent une série de réalisations aux inspirations très diverses, La Petite marchande d'allumettes (1928), d'après Andersen, incursion dans l'expressionnisme ; Tire-au-flanc (1928 ), comédie militaire ; On purge bébé (1931), d'après Georges Feydeau, son premier film parlant.



La Chienne (1931) marque un tournant dans l'œuvre de Jean Renoir. C'est un des premiers films parlants, adapté d'un roman de Georges de La Fouchardière ; la Chienne offrait à Michel Simon l'un de ses plus beaux rôles, celui d'un petit bourgeois jaloux, assassin et veule.

Après la Nuit du carrefour (d'après Georges Simenon, 1932), dans lequel Pierre Renoir interprétait le commissaire Maigret, le réalisateur tourne une série impressionnante de chefs-d'œuvre : Boudu sauvé des eaux (avec, de nouveau, Michel Simon, 1932), le Crime de Monsieur Lange (avec Jules Berry, 1935), Partie de campagne (1936, sorti en 1946) dont son neveu, Claude Renoir, signe la photographie, et les Bas-fonds (avec Louis Jouvet, 1936). Puisant son inspiration dans les romans de Gorki ou dans les nouvelles de Maupassant, Jean Renoir fait preuve d'un sens aigu du réel, qu'il met au service d'un véritable naturalisme poétique.



La vraie rupture politique pour Jean Renoir, c'est la rencontre avec Marguerite Houllé (qui deviendra Marguerite Houllé-Renoir), fille de militants communistes qui le convainc d'épouser la cause du peuple, elle deviendra la monteuse de ses chefs-d'œuvre des années 30, Le Bled, La Chienne, La Nuit du Carrefour, Boudu sauvé des Eaux, Chotard et &, Madame Bovary, Toni, Le Crime de Monsieur Lange, La Vie est à Nous, Partie de Campagne, Les Bas-Fonds, La Grande Illusion, La Marseillaise, La Bête Humaine et La Règle du Jeu. C'est elle qui le présente au Groupe Octobre (Jacques Prévert, Roger Blin, Maurice Baquet). A partir de là, sa production prend une dimension ouvertement politique, marquée par les idées du Front populaire : Le Crime de Monsieur Lange (1935), Les Bas-Fonds, La vie est à nous (1936), La Marseillaise (1937). Renoir ne sera jamais membre du PCF, mais écrira régulièrement dans le quotidien "Ce Soir", la Revue "Regards" et "Ciné-Liberté", tous de gauche. Avant la Seconde Guerre mondiale, Jean Renoir essaye, avec la Grande Illusion (1937), de promouvoir un message de paix, faisant tourner, en manière d'hommage, le cinéaste qu'il admire le plus, Erich von Stroheim, aux côtés de Jean Gabin. Dans La Bête humaine (1938), il s'efforce de mettre en scène les enjeux sociaux de l'époque. "Les Bas-Fonds" est produit par le PCF, avec l'approbation de l'auteur, Maxime Gorki, et La Marseillaise coproduit par la CGT avec un système de participation originale des spectateurs qui achetaient leur place à l'avance. Ce film sera un semi-échec. Dans son chef-d'œuvre, La Règle du jeu (1939), il prévoit l'effondrement des valeurs humanistes et brosse un tableau sans complaisance des mœurs de la société française. Sa liaison avec Marguerite est terminée, il vit désormais avec Dido Freire, scripte rencontrée sur le tournage de La Règle du Jeu, qui deviendra sa dernière épouse. En janvier 1940, il part en Italie pour tourner La Tosca, d'après la pièce de Victorien Sardou, avec Michel Simon. Sur les conseils de l'ambassadeur de France, en mai 1940, il quitte prématurément le tournage (une seule séquence tournée par Renoir, le reste par son ami et scénariste Carl Koch) et l'Italie pour rentrer à Paris. En juillet, grâce à Robert Flaherty, Renoir obtient un visa de travail pour les États-Unis. Il quitte Marseille, avec Dido, en octobre 1940 pour Lisbonne et les Etats-Unis. Sur le bateau, il rencontre un passager de marque, Antoine de Saint-Exupéry.



Renoir arrive à Hollywood le 10 janvier 1941. Après de nombreuses et longues négociations, il signe enfin un contrat avec la Fox et dirige L'Étang tragique (Swamp Water) en 1941, écrit par Dudley Nichols, scénariste attitré de John Ford, film tronqué par les contraintes du studio qui exigea de nombreux plans tournés en studio. Néanmoins le film poursuit le cheminement de Renoir dans sa réflexion sociale, qui met en relief la différence, l'exclusion, puis la réhabilitation des personnages incarnés par Anne Baxter et Walter Brennan. Le film est un échec commercial et Renoir doit défendre ses convictions pour poursuivre son œuvre (il tournera 6 films aux Etats-Unis). Il épouse Dido Freire, avec Burgess Meredith et Charles Laughton comme témoins.

Renoir qui s'adapte difficilement au système hollywoodien, réalise en 1943 et 1944 deux films de résistance Vivre libre (This Land is mine), avec Charles Laughton et Salut à la France (A Salute to France). En 1945, il tourne L'Homme du sud (The Southerner), film proche de thémes chers à John Ford (Les Raisins de la colère, La route du tabac, Qu'elle était verte ma vallée) : la misère, la communauté, la famille, la relation étroite avec la terre, le terroir, le territoire. L'Homme du sud lui vaut une nomination pour l'Oscar du meilleur réalisateur. En 1946, dans Le Journal d'une femme de chambre (The Diary of a Chambermaid), d'après le roman d'Octave Mirbeau, Renoir a le plaisir de faire tourner Paulette Goddard, épouse de son ami Burgess Meredith et ex-épouse de Charlie Chaplin. Jean Renoir termine sa période américaine avec La Femme sur la plage (The Woman on the Beach) en 1947, avec Robert Ryan et Joan Bennett, un film noir intéressant (amputé au montage) qui ne trouva pas son public. Daryl F. Zanuck déclare, après cet échec : « Renoir a beaucoup de talent, mais il n'est pas des nôtres ». C'est la fin de sa carrière américaine ; sans aucune amertume, Jean Renoir sera toujours profondément reconnaissant envers les Etats-Unis, il prend d'ailleurs la double nationalité, comme son fils Alain Renoir.

En 1949, Renoir découvre le roman de Rumer Godden, The River, et décide de partir en Inde tourner son premier film en couleurs, Le Fleuve (The River), film d'une fulgurante beauté, épousant le rythme du Gange, avec une attention intense à l'égard des êtres vivants. Ce film aura une influence durable sur le cinéma indien et sur Satyajit Ray



De retour en Europe en 1952, Jean Renoir tourne le Carrosse d'or (d'après Prosper Mérimée, 1952), French Cancan (avec Jean Gabin et Françoise Arnoul, 1955), Elena et les Hommes (avec Ingrid Bergman et Jean Marais, 1956) et le Caporal épinglé (d'après Jacques Perret, 1962).

Rencontrant des difficultés de plus en plus importantes à produire ses films, il se tourne alors vers la télévision (Le Testament du docteur Cordelier, 1959 ; le Petit Théâtre de Jean Renoir, 1969-1971) et se consacre plus largement à l'écriture : il publie un livre sur son père, Renoir, mon père (1962), son autobiographie, Ma vie et mes films (1974), un essai (Écrits 1926-1971, 1974), quelques pièces de théâtre (Orvet, 1955) ainsi que plusieurs romans (les Cahiers du capitaine Georges, 1966 ; le Crime de l'Anglais, 1979).

Il reçoit en 1975 un Oscar d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre, et se voit élever au rang de Commandeur de la Légion d'Honneur deux ans plus tard.

Jean Renoir meurt à Beverly Hills, où il s'était retiré, le 12 février 1979. Il est enterré à Essoyes dans l'Aube, près de son père.





  • 1967 : Jean Renoir, le patron de Jacques Rivette dans la série Cinéastes de notre temps
    • 1ère partie: La recherche du relatif
    • 2ème partie: La direction d'acteur
    • 3ème partie: La règle et l'exception
  • 1968 : La Direction d'acteur par Jean Renoir de Gisèle Braunberger


Adaptation
  • 1957 : Le Grand Couteau de Clifford Odets, mise en scène Jean Serge, Théâtre des Bouffes-Parisiens
Metteur en scène
  • 1955 : Orvet de Jean Renoir, Théâtre de la Renaissance


  • Orvet. – Paris : Gallimard, 1955.
  • Renoir. Paris : Hachette, 1962. (réédition, sous le titre Pierre-Auguste Renoir, mon père : Paris : Gallimard, coll. « Folio », 1981)
  • Les Cahiers du capitaine Georges. – Paris : Gallimard, 1966.
  • Ma vie et mes films. – Paris : Flammarion, 1974. – Réédition corrigée : Ma vie et mes films. – Paris : Flammarion, coll. « Champs » n° 501, 2005. – 265 p. 18 cm. – ISBN 2-08-081501-6.
  • Écrits 1926-1971. – Paris : Pierre Belfond, 1974.
  • Carola, in L'Avant-Scène Cinéma, 1er novembre 1976.
  • Le Cœur à l'aise. – Paris : Flammarion, 1978.
  • Julienne et son amour suivi de En avant Rosalie. – Éditions Henri Veyrier, 1978.
  • Le Crime de l'Anglais. – Paris : Flammarion, 1979.
  • Geneviève. – Paris : Flammarion, 1979.
  • Lettres d'Amérique. – Paris : Presses de la Renaissance, 1984.




  • Célia Bertin, Jean Renoir.
    • Première édition : Paris : Perrin, 1986. 481 p.-[16] p. de pl., 23 cm. ISBN 2-262-00422-6.
    • Dernière édition : Monaco : Éditions du Rocher, coll. « Documents », 2005. 479 p.-[16] p. de pl., 23 cm. ISBN 2-268-05657-0.
  • Célia Bertin, Jean Renoir, cinéaste. Paris, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard : cinéma » n° 209, 1994. 144 p., 18 cm. ISBN 2-07-053264-X.
  • Claude Beylie, Jean Renoir : le spectacle, la vie, revue Cinéma d'aujourd'hui, n° 2, mai-juin 1975
  • Claude Gauteur, Jean Renoir, la double méprise, Les Editeurs Français Réunis, 1980.
  • Claude-Jean Philippe, Jean Renoir, une vie en œuvres. – Paris : Bernard Grasset, 2005. – 460 p., 23 cm. – ISBN 2-246-65851-9
  • Roger Viry-Babel, Jean Renoir, la règle ou le jeu. Paris, Denoël, 1986. 133 p.
    • Première édition : Paris : Denoël, 1986. 186 p.
    • Dernière édition : Paris : Ramsay poche, 1994.
  • Roger Viry-Babel, Jean Renoir. Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1991. 133 p.
  • Diane Morel, La Règle du Jeu de Jean Renoir. Paris, Editions Breal, 1998. 127 p - ISBN : 284291161X


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