Jean Talon est né le 8 janvier 1626 à Châlons-en-Champagne, fils de Philippe Talon et Anne Bury. Il est reconnu principalement comme étant le premier intendant de Nouvelle-France. À son arrivée en Nouvelle-France on lui concéda quelques titres locaux, ceux de Baron des îlets et de Comte d'Orsainville.
Comme intendant au cours de ses deux mandats, il a essayé de diversifier l'économie de la colonie en encourageant l'agriculture, la pêche, l'exploitation forestière et l'industrie ainsi que le traditionnel commerce des fourrures. Visionnaire, il encouragea l'autosuffisance de la colonie. Jean-Talon pouvait se vanter, à la fin de son intendance, de pouvoir s'habiller de la tête aux pieds, avec que des produits manufacturés au pays. Il fut le premier à encourager la culture du houblon et de l'orge et créa ainsi la première brasserie commerciale de la Nouvelle-France, même si son entreprise ne fut pas un succès. Il a recommandé de faire venir les filles du Roi pour accélérer le peuplement de la colonie et rééquilibrer le ratio entre les hommes et les femmes. Son plan de peuplement, avec les filles du Roi, permit de tripler la population en seulement quinze ans. Il fit aussi le premier recensement de la jeune colonie en 1666, qui comptait alors 3 215 habitants.
Il a approuvé le projet de Robert Cavelier de La Salle de monter des expéditions vers l'ouest pour chercher un passage vers la Chine. Talon a travaillé aussi en étroite collaboration avec le gouverneur de Prouville de Tracy pour obtenir la capitualtion des Iroquois en 1667, mettant ainsi fin à la menace qui a pesé sur la colonie pendant plus de 20 ans. Bien que Talon n'ait pas rejoint les troupes sur le terrain, à la demande de Tracy, il a eu une très grande part dans le succès des armées françaises, par l'intermédiaire de ses constants et méticuleux soins de mettre à la disposition de l'armée tout ce qui était nécessaire pour la guerre, malgré la pauvreté de la colonie, le manque de ressources, de routes et les distances.
Il est mort le 23 novembre 1694 à Paris et inhumé en 1695 à Châlons-en-Champagne, lieu de sa naissance. Il lègue sa fortune et ses biens à ses neveux et nièces, car bien qu'ayant préconisé le mariage pour peupler la Nouvelle-France, il est lui-même resté célibataire jusqu'à sa mort.
Comme intendant au cours de ses deux mandats, il a essayé de diversifier l'économie de la colonie en encourageant l'agriculture, la pêche, l'exploitation forestière et l'industrie ainsi que le traditionnel commerce des fourrures. Visionnaire, il encouragea l'autosuffisance de la colonie. Jean-Talon pouvait se vanter, à la fin de son intendance, de pouvoir s'habiller de la tête aux pieds, avec que des produits manufacturés au pays. Il fut le premier à encourager la culture du houblon et de l'orge et créa ainsi la première brasserie commerciale de la Nouvelle-France, même si son entreprise ne fut pas un succès. Il a recommandé de faire venir les filles du Roi pour accélérer le peuplement de la colonie et rééquilibrer le ratio entre les hommes et les femmes. Son plan de peuplement, avec les filles du Roi, permit de tripler la population en seulement quinze ans. Il fit aussi le premier recensement de la jeune colonie en 1666, qui comptait alors 3 215 habitants.
Il a approuvé le projet de Robert Cavelier de La Salle de monter des expéditions vers l'ouest pour chercher un passage vers la Chine. Talon a travaillé aussi en étroite collaboration avec le gouverneur de Prouville de Tracy pour obtenir la capitualtion des Iroquois en 1667, mettant ainsi fin à la menace qui a pesé sur la colonie pendant plus de 20 ans. Bien que Talon n'ait pas rejoint les troupes sur le terrain, à la demande de Tracy, il a eu une très grande part dans le succès des armées françaises, par l'intermédiaire de ses constants et méticuleux soins de mettre à la disposition de l'armée tout ce qui était nécessaire pour la guerre, malgré la pauvreté de la colonie, le manque de ressources, de routes et les distances.
Il est mort le 23 novembre 1694 à Paris et inhumé en 1695 à Châlons-en-Champagne, lieu de sa naissance. Il lègue sa fortune et ses biens à ses neveux et nièces, car bien qu'ayant préconisé le mariage pour peupler la Nouvelle-France, il est lui-même resté célibataire jusqu'à sa mort.
- Daniel de Rémy de Courcelles
- Recensement de 1666 en Nouvelle-France
- Biographie du Dictionnaire biographique du Canada en ligne
